Bonjour à tous·tes
La fin de l'année 2025 a été assez riche en émotions, notamment parce que l'une de mes partenaires s'est installée dans mon appart et que nous vivons maintenant ensemble depuis plus d'un mois. Mais aussi parce qu'une intimité s'est installée entre nous, maintenant que nous étions sous le même toit.
J'avais déjà eue des réflexions sur l'aromantisme il y a quelques mois après m'être rendue compte de mon incapacité à hiérarchiser les relations que j'ai sans partir dans des catégories que je juge arbitraire. De fil en aiguille, j'en suis arrivée à la conclusion que le romantisme, je le comprends en théorie, mais en pratique, je trouve ça juste arbitraire et pas cohérent avec ma manière de ressentir les choses.
Lorsqu'est venue l'occasion d'avoir plus régulièrement des relations sexuelles avec ma partenaire, c'est l'expérience d'une première fois avec elle qui m'a fait questionner ma sexualité.
Pour le contexte, je suis une personne enby (assigné·e garçon) transfem. J'ai découvert bcp de choses sur le tard à cause de mon éducation religieuse qui n'était pas propice du tout au questionnement. En partie à cause de la culpabilité religieuse concernant la sexualité, mon rapport au sexe a toujours été très traumatique (si j'ose dire). A ceci s'ajoute un premier contact avec la pornographie à 9 ans, suivi d'un rapport très malsain à la pornographie et au corps. Mes parents ne m'ont quasiment aucune éducation sexuelle pendant assez longtemps. Et bien sûr, on te fait miroiter du sexe dès que tu es marié (et qu'on te précise de préférence pas avec des gens autres que ceux de ta propre religion). J'avais une très forte libido et de grosses envies.
J'ai eue ma première relation sexuelle à 28 ans et c'était pas une relation complète (juste une fellation quoi). Avant et après ça, mes relations avec ma partenaire était juste des câlins, sans aller jusqu'au sexe. En vrai, j'avais pas tant envie que ça mais je restais convaincue qu'il fallait juste que j'ai une première "vraie expérience" une fois qu'on habiterais tous·tes les deux ensembles.
Sauf que... ben j'ai pas spécialement eu du plaisir. J'étais vraiment en train de me dire "bah en fait, c'est pas si ouf que ce que je pensais". Pire, je commençais à comprendre que le sexe et le porn devenait juste un moyen de passer le temps (TDAH toussa). Ca a mûrit pendant quelques temps jusqu'à ce que je me rende à l'évidence : le sexe est cool en théorie, mais en pratique c'est chiant. Et aussi, je préfère mille fois imaginer des personnages fictifs le faire que de le faire moi-même.
Je pense que ma transition a pas mal calmé ma libido, vu que je suis passé·e du statut de personne testostéroné·e à oestrogéné·e. Mais même en revenant à mon ancien statut, je ne suis même pas sûr·e de voir le sexe comme je le faisais avant. J'ai pas mal évolué et surtout, je me dis que si je suis pan, c'est pas à cause du sexuel ou de la romance. Je suis juste attachée à des gens. Je suis dans les relations les plus neutres possibles.