Anomal ou anormal? Les représentations et les normes sociales en psychopathologie -- Romain Revollon Scheidler https://theses.fr/s379725
Sujet déposé en 2023, la thèse n'est pas prête d'être soutenue. Mais les doctorants font des articles. A suivre donc.
Dans la description provisoire, il y a ceci :
[...]Une « représentation » est une construction sociale composée de savoirs et d’idéologies partagés par un groupe concernant un groupe « autre ». Il est souvent demandé: « Pourquoi es-tu célibataire? » Mais, on ne demande pas: « Pourquoi es-tu en couple? » Il est souvent demandé: « Pourquoi n’as-tu pas d’enfants? » Mais, on ne demande pas: « Pourquoi as-tu des enfants? » Il est souvent demandé: « Pourquoi fais-tu le choix de l’asexualité? » Mais, on ne demande pas: « Pourquoi as-tu des rapports sexuels? » Il est souvent dit d’un couple homosexuel: « Si ils/elles sont heureux(ses)…! » Mais, on ne le dit pas d’un couple hétérosexuel. Toutes ces assertions résultent de normes sociales. Du latin « norma » signifiant « équerre » et « normalis » signifiant « perpendiculaire », on comprend aisément que la « norme » et le « normal » imposent tous deux cette exigence de « faire droit » ou même de « redresser » une existence. [...]
Sinon...
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Sinon, lis ce texte et imagine que l'autrice parle d'êtres humains et non des algues.
"Des simulations individu-centrées ont montré qu’en l’absence de biais ou de changement environnemental, la population évolue vers l’asexualité. Cependant, avec un biais mutationnel, des taux de sexe intermédiaires peuvent évoluer même lorsque le coût du sexe est élevé. Des taux de sexe plus importants peuvent évoluer lorsque l’optimum phénotypique change dans le temps. La deuxième partie de la thèse consistait à développer un modèle expérimental pour tester les prédictions théoriques sur les éventuels avantages du sexe, en utilisant le rotifère à reproduction sexuée facultative Brachionus plicatilis. Les résultats démontrent l’existence de variabilité génétique dans l’investissement pour le sexe, entre des souches d’une même population naturelle, et celle d’effets maternels transgénérationels qui affectent le taux de sexe. Pour finir, les résultats d’une expérience d’évolution suggèrent que le sexe facilite l’adaptation à un environnement stressant."
Eloïse Vanhoenacker, L'évolution du sexe : étude théorique s'appuyant sur des modèles de génétique quantitative et approche expérimentale utilisant le rotifère à reproduction sexuée facultative Brachionus plicatilis, thèse 2018.
Dernière modification par Erialc le 06 mars 2025, 18:21, modifié 3 fois.