asexualité affective?

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
frania
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asexualité affective?

Message par frania » 08 juil. 2006, 09:38

Je m'interroge et je me demande si mon asexualité c'est-à-dire mon absence totale de désir pour les autres n'est pas une façon de mettre une distance entre moi et les autres pour me protéger, parce que je suis fragile affectivement.
Quand j'étais sexuelle, c'est-à-dire à peine quelques fois dans ma vie, j'avais envie de relations intimes, mais curieusement je mettais une distance émotionnelle, c'est-à-dire que j'avais envie de baiser mais je n'étais pas amoureuse, ou en tout cas c'est ce que je me disais.
On peut approcher le problème sous des snalges très différent:
- pourquoi dissocier sexe et émotions (immaturité psycho-sexuelle?)
- pourquoi ces rares envies de baiser étaient dirigées vers des hommes et pourquoi a-t-il toujours été si difficile d'aimer un homme (peur du rejet, peur de la sexualité = immaturité psycho-sexuelle?)
- pourquoi à l'inverse a-t-il toujours été si facile d'éprouver des sentiments tendres pour les femmes, mais sans parvenir à avoir envie de faire l'amour avec elles? (immaturité encore: recherche de la mère?).
Bref j'en viens à poser le diagnostic d'immaturité psycho-affective ou psycho-sexuelle, ce qui expliquerait que je suis très bien quand je suis seule, sans responsabilité c'est-à-dire sans pressions, et qu'on ne m'approche pas de trop près).

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Renaud
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Message par Renaud » 08 juil. 2006, 12:39

Tu es toujours dans un questionnement très stimulant, dis donc !

En fait, tu sais, je crois qu'on es tous plus ou moins immatures au niveau affectif, sans quoi il n'y aurait probablement pas tant de problèmes relationnels. Mais bien sur a des degrès divers.

En tout cas c'est certain que les résistences affectives peuvent facilement découler de la peur de l'engagement, ou la crainte d'être rejeté(e) maintenant ou plus tard... "aimer, ça peut faire très mal... je ne veux prends pas ce risque".

Dans une relation d'amour, on se rend aussi très vulnérable à l'autre, ce qui est possible grâce à la confiance. Si on a pas confiance, on se protège, et il manque quelque chose de fondamental à la relation. Si on a pas une assez bonne estime de soi, on peut aussi refuser de se livrer à l'autre en qui on a pourtant confiance.

De toute manière, on est vulnérable, quelles que soient les cuirasses dont on essaie de se parer. Je crois que vivre c'est accepter le risque d'être blessé(e). D'ailleurs, ça me rapelle cet aphorisme tellement profond : "La vie, c'est ce qui passe pendant qu'on est occupé à penser à autre chose."

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Message par Renaud » 08 juil. 2006, 13:03

homoromantique heterosexuelle en somme ;)

Tu cherches à te protéger de quelque chose... tes sentiments s'expriment vers les femmes car cette chose ne te semble pas te manacer avec elles. Alors qu'avec les hommes la crainte est là, même si sexuellement ce sont eux qui te tentent davantage. Quelle est donc cette chose ?

Pas la relation sexuelle "telle quelle", a priori...

Peur de l'engagement... ou du jugement (des autres et de toi) si pratique de la bagatelle sans sentiment/couple/engagement ? (qui te "forcerait" à t'engager, ce qui te ferait peur)

Peur d'être "aimée" comme objet sexuel plus que comme personne ?

Des idées en l'air... s'il m'en vient d'autres je les ajouterais. Y'a que toi qui peut savoir, n'hésites pas à creuser le sujet. Je suis curieux de savoir où tout cela va te mener.

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Syd
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Message par Syd » 08 juil. 2006, 18:52

L'asexualité affective, c'est de l'aromantisme non ?

Mais pourquoi être bien quand on est seul, devrait forcément être de l'immaturité ?

frania
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Message par frania » 08 juil. 2006, 19:03

Eh bien la seule chose dont je suis vraiment sûre à 100% c'est que je suis asexuelle, et je le suis à 99%. Le reste du temps soit 1% je suis hétérosexuelle. Voilà pour le sexe. Sur le plan affectif j'ai des blocages avec les hommes (dissociation du sexe et des sentiments), et avec les femme je peux éprouver des sentiments très tendres, mais ce n'est pas sexuel, donc.
D'ici vous voyez les problèmes que ça pose: j'ai eu des malentendus avec les hommes parce qu'ils voulaient coucher, et, avec les femmes, je me demandais si j'étais lesbienne ou quoi.
Eh bien à 41 ans et JE PEUX FAIRE MON COMING OUT: JE SUIS ASEXUELLE.
Quand je dis asexuelle, cela signifie que je n'ai pas de désir pour autrui, et le plus souvent pas de désir tout court. Mes sensations corporelles sont très émoussées voire inexistantes sur le plan sexuel, je n'ai pas de sensations érotiques. Même quand ma libido réapparaît, la volupté est concentrée dans la zone génitale (ce qui est déjà pas mal).
Pour employer un langage technique, j'oscille donc entre une asexualité faite d'anaphrodisie ET d'anorgasmie, et une asexualité faite d'anaphrodisie seule (avec possibilité de me donner du plaisir toute seule).
Quand ma libido apparaît (enfin) vraiment, soit 1% de ma vie ou deux-trois ans en 41 ans d'existence, je ressens des sensations voluptueuses dans tout le corps et je pourrais même avoir du plaisir avec un partenaire (masculin).
Beaucoup de gens considèrent l'asexualité comme une phase transitoire de la vie. Ce petit 1% de sensations pleines, où j'ai eu l'impression d'être comme les autres c'est-à-dire normale, suffirait donc à dire que mon asexualité n'est pas un état constitutif de ma vraie personnalité mais un avatar. Je ne suis pas d'accord. Certes, il n'est pas exclu qu'un jour je "guérisse", que ce 1% devienne ma norme.
Mais c'est comme Amélie Mauresmo à qui on a demandé si elle se voyait un jour vivre avec un homme. Elle a répondu: "J'en doute", et ça voulait qu'elle n'y croit pas, mais qu'elle ne veut pas complètement l'exclure, un peu comme on ne peut pas exclure qu'une météorite tombe sur la terre. Alors voilà, d'accord, peut-être que c'est un état transitoire. Et cet état transitoire peut durer toute la vie, car la vie est un état transitoire de toute façon, haha!

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Message par Renaud » 08 juil. 2006, 19:18

Syd a écrit :L'asexualité affective, c'est de l'aromantisme non ?
Ah oui ! tiens, je vais écrire une thèse sur l'aromantisme dans la Rome antique. ;)
Syd a écrit :Mais pourquoi être bien quand on est seul, devrait forcément être de l'immaturité ?
1000 fois raison ! Je suis dans ce cas, et ne crois pas être beaucoup plus immature que la moyenne. Le problème éventuel, ce n'est pas d'être bien quand on est seul, mais d'être incapable d'être bien avec un(e) autre (et d'en souffrir).

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Message par frania » 09 juil. 2006, 10:28

"le problème, ce n'est pas d'être bien quand on est seul, mais de ne pas être bien quand on est avec quelqu'un, et d'en souffrir".
C'EST EXACTEMENT CA, LE "SEUL PROBLEME EVENTUEL" !!!!!!!

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Message par Syd » 09 juil. 2006, 11:36

Je ne dirais pas ça... Pourquoi être incapable d'être bien avec un(e) autre devrait être un problème ? C'est plutôt si on est incapable d'être bien avec un autre et qu'on s'entête à être avec un autre qu'il y a un problème (et en général si on est très bien tout seul, c'est parce qu'on est mal avec un autre, non ? :P ).

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Message par Mystery » 09 juil. 2006, 11:44

Je partage cet avis Syd. Pourquoi s' obliger à avoir une relation si on se sent bien mieux seul. Je n' ai jamais vécu avec quelqu' un, et franchement, plus j' avance dans le temps, moins cela m' inspire. Lorsque je lis les différents témoingnages, quand je vois les problèmes que cela pose, je me dis que je suis bien mieux seul. Et je ne me prends pas la tête sur ce que peuvent penser les autres à mon sujet. Je n' aime pas me compliquer la vie. C' est déjà bien galère parfois alors, on ne va pas en rajouter ! :wink:

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Message par Renaud » 09 juil. 2006, 12:03

Syd a écrit :Je ne dirais pas ça... Pourquoi être incapable d'être bien avec un(e) autre devrait être un problème ? C'est plutôt si on est incapable d'être bien avec un autre et qu'on s'entête à être avec un autre qu'il y a un problème
Oui, c'est pour quela que je précise "si on en souffre". Je crois qu'aucun comportement ou attitude n'est en soi problématique, à moins que cela n'engendre une souffrance pour soi ou pour autrui.
A partir du moment ou l'on fait face à cette souffrance que l'on tente de réduire on essaie bien de résoudre un "problème".
Syd a écrit :et en général si on est très bien tout seul, c'est parce qu'on est mal avec un autre, non ? :P
Justement non. Préférer la voiture au train ne signifie pas qu'on ai la phobie du rail. Pour ma part, je suis un "solitaire sociable", à savoir que fréquenter les autres ne me pose aucun problème, et que j'y trouve même souvent du plaisir... sauf que je supporte aussi très bien la solitude, et que je pousse même le vice jusqu'à aimer ça ;).

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Message par Mystery » 09 juil. 2006, 12:24

Renaud a écrit :
Pour ma part, je suis un "solitaire sociable", à savoir que fréquenter les autres ne me pose aucun problème
C' est une définition que me correspondrait parfaitement ! :wink:

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Re: asexualité affective?

Message par Gianni » 16 juil. 2006, 11:40

frania a écrit : - pourquoi dissocier sexe et émotions (immaturité psycho-sexuelle?)
- pourquoi ces rares envies de baiser étaient dirigées vers des hommes et pourquoi a-t-il toujours été si difficile d'aimer un homme (peur du rejet, peur de la sexualité = immaturité psycho-sexuelle?)
- pourquoi à l'inverse a-t-il toujours été si facile d'éprouver des sentiments tendres pour les femmes, mais sans parvenir à avoir envie de faire l'amour avec elles? (immaturité encore: recherche de la mère?).
Pourquoi parler d'immaturité ?

Dissocier sexe et émotions ? Il suffit de regarder autour de nous pour constater que beaucoup de personnes ne se préoccupent pas forcément des sentiments pour coucher ! Beaucoup estiment même qu'il est ringard d'associer les deux...

Vu tes attractions sexuelles, on peut dire que tu es hétérosexuelle (A.hétéro) et que c'est pour cela que tu n'as pas de désirs pour les femmes. Pas (ou difficilement) amoureuse d'un homme ? Tu es clairvoyante ! car tu dissocies amour et sexualité ! Combien vont dire "je désire, donc j'aime" ? Et quand le désir s'envole... ruptures, divorces, haine... Ils se rendent compte parfois de leur totale incompatibilité ! Seuls les sens parlaient !

Dans l'amitié féminine, il y a souvent une grande part de tendresse (moins chez les hommes, pas peur de paraître homos; Alors pour les machos... !!!)

Peut-être te faudrait-il un homme qui assume bien sa part de féminité en lui, pas macho ?


Indirectement, tu soulèves la quasi-impossibilité amitié hommes/femmes, que beaucoup attribuent à cause de la sexualité, mais dont il ne faut pas oublier non plus les différences de mentalités. Si l'on oubliait la question de sexualité, combien se rendraient compte que le meilleur ami (la meilleure amie) compte beaucoup plus que le conjoint ? Que finalement, il y a une réelle inclination pour la personne du même sexe, sur un plan "sentimental" mais que l'on niera "parce qu'il n'est pas normal d'être en amour pour quelqu'un de son propre sexe" ?
Le sexe, c'est la rencontre de deux corps. Le bonheur, c'est la rencontre de deux personnes. [Hervé Desbois]
Notre ville: http://asexuellecity.miniville.fr/env

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Message par melancolie » 16 juil. 2006, 13:53

frania a écrit :Eh bien la seule chose dont je suis vraiment sûre à 100% c'est que je suis asexuelle, et je le suis à 99%. Le reste du temps soit 1% je suis hétérosexuelle. Voilà pour le sexe. Sur le plan affectif j'ai des blocages avec les hommes (dissociation du sexe et des sentiments), et avec les femme je peux éprouver des sentiments très tendres, mais ce n'est pas sexuel, donc.
D'ici vous voyez les problèmes que ça pose: j'ai eu des malentendus avec les hommes parce qu'ils voulaient coucher, et, avec les femmes, je me demandais si j'étais lesbienne ou quoi.
Eh bien à 41 ans et JE PEUX FAIRE MON COMING OUT: JE SUIS ASEXUELLE.
Quand je dis asexuelle, cela signifie que je n'ai pas de désir pour autrui, et le plus souvent pas de désir tout court. Mes sensations corporelles sont très émoussées voire inexistantes sur le plan sexuel, je n'ai pas de sensations érotiques. Même quand ma libido réapparaît, la volupté est concentrée dans la zone génitale (ce qui est déjà pas mal).
Pour employer un langage technique, j'oscille donc entre une asexualité faite d'anaphrodisie ET d'anorgasmie, et une asexualité faite d'anaphrodisie seule (avec possibilité de me donner du plaisir toute seule).
Quand ma libido apparaît (enfin) vraiment, soit 1% de ma vie ou deux-trois ans en 41 ans d'existence, je ressens des sensations voluptueuses dans tout le corps et je pourrais même avoir du plaisir avec un partenaire (masculin).
Beaucoup de gens considèrent l'asexualité comme une phase transitoire de la vie. Ce petit 1% de sensations pleines, où j'ai eu l'impression d'être comme les autres c'est-à-dire normale, suffirait donc à dire que mon asexualité n'est pas un état constitutif de ma vraie personnalité mais un avatar. Je ne suis pas d'accord. Certes, il n'est pas exclu qu'un jour je "guérisse", que ce 1% devienne ma norme.
Mais c'est comme Amélie Mauresmo à qui on a demandé si elle se voyait un jour vivre avec un homme. Elle a répondu: "J'en doute", et ça voulait qu'elle n'y croit pas, mais qu'elle ne veut pas complètement l'exclure, un peu comme on ne peut pas exclure qu'une météorite tombe sur la terre. Alors voilà, d'accord, peut-être que c'est un état transitoire. Et cet état transitoire peut durer toute la vie, car la vie est un état transitoire de toute façon, haha!
Je me retrouve dans tes questionnements Frania, sauf que j'ai eu du désir pour les hommes et les femmes mais pour les deux je dissocie sexe et sentiments et que même si je n'ai aucun désir, je n'ai jamais eu de problèmes techniques d'anorgasmie, juste un énorme desinteret pour la chose.
Enfin je parle au passé car maintenant non seulement je suis Asexuelle mais je vire aussi aromantique :wink: (même la tendresse me laisse froide)
J'adore les gens,les échanges, l'amitié, la fraternité ; j'ai un metier basé sur la communication mais je tiens plus que tout à ma solitude, je n'envisage plus de vivre en couple...

Je ne comprends pas bien pourquoi tu vis si mal le fait d'être asexuelle. Est-ce lié à la peur de la solitude ?
Les personnes "mures" affectivement sont rares, on s'accroche toujours à des images, des fantasmes de la soi disant norme et de notre passé qui nous dictent comment être heureux, ce que devrait être un "couple idéal" (car bien sûr pour la société solitude=souffrance)
Je pensai : "Pourquoi est-ce que quelqu'un ne fait pas quelquechose pour cela ?"
Et alors, je réalisai que j'étais quelqu'un.
(Anonyme)

http://encorpslibre.hautetfort.com/

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Message par frania » 20 juil. 2006, 19:27

Pourquoi je vis si mal en ce moment le fait d'être asexuelle?
Réponse: je l'ai très mal vécu pendant des années et des années car je souffrais de la solitude, je me sentais vide, et quand j'étais avec les autres très vite ma solitude posait un problème: soit les gens voulaient que je trouve quelqu'un, soit ils voulaient être ce quelqu'un. Je souffrais de ne pas pouvoir avoir de relation affective qui ne soit pas sexuelle. Nous vivons dans un monde tellement sexué! C'est tout ou rien: soit on est amis et l'autre ne veut de notre amitié que pour parler de ses problèmes de couple (et quand ils sont résolus il s'en va), soit on couche ensemble. Mais entre deux, il n'y a presque rien. Désolée, je suis un peu pessimiste.
Alors j'en ai eu marre et j'ai commencé à me dire que je n'avais besoin de personne, après tout. Je me suis construite une formidable personnalité (carapace?). En tout cas, j'étais bien toute seule. Les sensations sont revenues. Pas le désir pour les autres, mais le désir de plaisir, la capacité à m'en donner toute seule.
Et c'est là que ça a merdé. Parce qu'à force de me sentir bien toute seule, j'ai cru que j'étais "mûre" pour avoir une relation. Parce que j'ai cru que me sentir bien toute seule n'était pas une fin en soi, mais une étape. Et peut-être en était-ce une.
Alors j'ai trouvé quelqu'un, et ça ne m'a pas convenu du tout. Retour des angoisses (plus fortes que jamais), dépression (heureusement il y a des antidépresseurs).
Et maintenant je me retrouve avec un sommeil perturbé et des tas de questions.
Quand j'étais asexuelle et que je croyais que c'était parce que je n'étais pas faite pour les autres, c'est-à-dire que je croyais que c'était à cause des autres (je pensais tout simplement ne pas être arrivée à trouver la bonne personne), je n'avais pas besoin de me remettre en question puisque je ne souffrais pas: je pouvais donc penser que j'étais saine et que mon seul problème était de ne pas être comme les autres!
Maintenant je suis asexuelle et j'ai des angoisses, je me rends compte que cette relation n'a pas marché parce que j'ai des problèmes, je n'arrive pas à mettre de limites, je me laisse bouffer. C'est comme un retour à la case départ. La différence c'est que je ne me sens plus très bien toute seule, maintenant.
Je suis dans une phase où j'ai besoin d'être "cocolée", prise en charge, portée. Le temps que les angoisses diminuent, que j'arrive à me reprendre en main. A accepter enfin mon asexualité. Qui n'est pas une simple différence d'avec les autres, comme je le croyais, mais le résultat d'une souffrance attachée à mon enfance. Bref, je vais devoir ré-apprendre à vivre bien avec mon asexualité, en sachant maintenant ce qu'elle cache....

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Saison de l'espoir
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Message par Saison de l'espoir » 21 juil. 2006, 10:24


Salut Frania,

Je n'ai pas vraiment connu cette situation que tu vis, alors le seul truc que je peux te dire, c'est :

Bon Courage !

J'espère que tu arriveras à vivre mieux avec ton asexualité, avec toi-même.
Faut y croire !
On n'a qu'UNE vie, il faut s'adapter au mieux avec l'environnement qui nous entoure et s'y trouver son bonheur.

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