A-A (ou asexuel(le)s aromantiques)

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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Message par leonor » 05 mars 2006, 15:57

Bonjour,
Eclora a écrit:
J'ai déjà lu quelque chose de similaire ici

Donc un A est un surdoué ? (attention, quand je démarre dans les sophismes, je ne peux plus m'arrêter ).

Plus sérieusement, sur le forum Aven en anglais, le sujet du syndrome d'asperger est abondemment débattu.
Je suis désolée si mon message paraissait borné, en fait je m'étonnais que personne n'ait soulevé ce point (la relation dans certains cas avec le syndrôme d'asperger) et donc je l'ai mis pour ne rien oublier et si jamais une personne en passant se sentait concernée.
Je ne passe pas souvent sur ce forum mais maintenant en tapant l'AFEJAS sur google il y a ce message qui apparaît en plus :mrgreen: donc bon voilà je répond.
Pour ma part je ne me sent pas asexuelle mais il y a plusieurs questions quand même que je me pose, je créé un autre fil histoire de ne pas trop faire dévier.

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Message par melancolie » 05 mars 2006, 18:04

Eclora a écrit :
Miaous a écrit :des personnes souffrant du syndrome d'Asperger
Je me suis pas mal intéressée au syndrome d'asperger, pour comprendre ce que ressentent ces autistes de "haut niveau" j'ai lu un roman passionnant de Marc Haddon "Le bizarre incident du chien pendant la nuit", Nil Editions, Paris, 2004
C'est très drôle et bien écrit, on rentre littéralement dans la peau d'un enfant ayant ce syndrome et on découvre sa vision du monde.
Mais ces personnes sont très douées pour certaines choses précises (calcul, musique... etc) et complètement incapable de choses anodines (changement quelconque dans leurs habitudes)

Quelques liens sur le syndrome d'Asperger et la douance :

http://perso.wanadoo.fr/asperweb/

http://www.aspergeraide.com/

http://autisme.asperger.free.fr/asperger.php

http://autisme.france.free.fr/

http://www.douance.be/douance-index-accueil.htm

http://www.douance.org/

http://www.mensa.fr/
Je pensai : "Pourquoi est-ce que quelqu'un ne fait pas quelquechose pour cela ?"
Et alors, je réalisai que j'étais quelqu'un.
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Message par Eclora » 05 mars 2006, 22:32

Syd a écrit :Plus sérieusement, sur le forum Aven en anglais, le sujet du syndrome d'asperger est abondemment débattu.
Tu peux détailler un peu ce qui en ressort, parce que j'ai peur que mes interprétations ne soient érronées (je ne mets jamais les mots dans le bon ordre, du coup une phrase peut vouloir dire quelque chose et je la comprends totalement différemment :oops: ).
Léonor a écrit :Je suis désolée si mon message paraissait borné, en fait je m'étonnais que personne n'ait soulevé ce point (la relation dans certains cas avec le syndrôme d'asperger) et donc je l'ai mis pour ne rien oublier et si jamais une personne en passant se sentait concernée.
En fait, il n'est pas impossible que certains asexuel(le)s souffrent de ce syndrôme, tout comme il est possible que l'asexualité de certains soit due à autres choses (ex.: personnalité borderline, traumatisme, etc...) ou encore qu'elle ne soit due à rien (et c'est là, je crois, la majorité des cas) :wink:
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Message par melancolie » 06 mars 2006, 20:46

Eclora a écrit :[En fait, il n'est pas impossible que certains asexuel(le)s souffrent de ce syndrôme, tout comme il est possible que l'asexualité de certains soit due à autres choses (ex.: personnalité borderline, traumatisme, etc...) ou encore qu'elle ne soit due à rien (et c'est là, je crois, la majorité des cas) :wink:
Le syndrome d'asperger est une maladie rare et dont les symptomes ne sont pas seulement l'indifférence affective (les personnes touchées donnent une impression de "bizarrerie" et ont des stéréotypes souvent bien marqués comme la façon de parler par exemple).
Pour le reste, je suis d'accord avec toi Eclora, du moins je l'espère :roll:
Je pensai : "Pourquoi est-ce que quelqu'un ne fait pas quelquechose pour cela ?"
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Message par Syd » 07 mars 2006, 19:03

Eclora, j'avais retenu d'une étude faite par un membre d'Aven US/UK sur la population A qu'il y avait plus de personnes atteintes de ce syndrome parmi les A que parmi la population en général (en pourcentage).
L'étude en question : Asexuality Psychology Research Report

Il se trouve aussi qu'il y a plus d'asexuels parmi les personnes asperger. Bref, j'en ai retenu que certains A peuvent être asperger et que certains asperger peuvent être asexuels.

Mélancolie, ce n'est pas une maladie mais un trouble ("disorder" ou "condition" en anglais). En fait, c'est une forme d'autisme sans déficience intellectuelle.

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Message par Eclora » 07 mars 2006, 21:21

Syd a écrit :Eclora, j'avais retenu d'une étude faite par un membre d'Aven US/UK sur la population A qu'il y avait plus de personnes atteintes de ce syndrome parmi les A que parmi la population en général (en pourcentage).
L'étude en question : Asexuality Psychology Research Report

Il se trouve aussi qu'il y a plus d'asexuels parmi les personnes asperger. Bref, j'en ai retenu que certains A peuvent être asperger et que certains asperger peuvent être asexuels.
Merci, ce que tu as retenue me semble très logique (il me semble même que ce soit un chiasme (schéma abba) :lol: :wink: )
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Message par melancolie » 07 mars 2006, 21:51

Syd a écrit :Eclora, j'avais retenu d'une étude faite par un membre d'Aven US/UK sur la population A qu'il y avait plus de personnes atteintes de ce syndrome parmi les A que parmi la population en général (en pourcentage).
L'étude en question : Asexuality Psychology Research Report

Il se trouve aussi qu'il y a plus d'asexuels parmi les personnes asperger. Bref, j'en ai retenu que certains A peuvent être asperger et que certains asperger peuvent être asexuels.

Mélancolie, ce n'est pas une maladie mais un trouble ("disorder" ou "condition" en anglais). En fait, c'est une forme d'autisme sans déficience intellectuelle.
Oui Syd, c'est un trouble qui a pour conséquence une déficience affective.
Je ne rentrerai pas dans la polémique de la différence entre trouble et maladie, simplement les médicaments et thérapies censés améliorer les troubles sont remboursés par la sécurité sociale (j'en sais quelquechose, je souffre de certains "troubles" et me soigne pour ça)
En ce qui concerne le syndrome d'Asperger, je vais voir dans mon DSMIV comment il est classifié...
Pour l'étude la majeure partie des sondés ne souffrent pas de ce syndrome, une grosse partie n'a pas été diagnostiquée (j'imagine que "unsure" ca veut dire ça ? :oops:
Il y a plus de sondés qui sont surs de fumer des joints, oui je :arrow:
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Message par melancolie » 07 mars 2006, 21:58

Ca n'a rien à voir mais je potasse mon DSM IV sur le trouble "aversion sexuelle" (F52.10 [302.79] pour les psy), j'adore car dès qu'ils savent pas trop d'où ca vient, ca devient "non spécifié" :roll:
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Message par Syd » 08 mars 2006, 19:10

Eclora a écrit :Merci, ce que tu as retenue me semble très logique (il me semble même que ce soit un chiasme (schéma abba) :lol: :wink: )
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:?:

Ok je :arrow:
melancolie a écrit :Oui Syd, c'est un trouble qui a pour conséquence une déficience affective.
Pas forcément, en fait l'affectivité peut être là mais pas perçue par les autres.
Les "unsure" de l'étude sont probablement des personnes non diagnostiquées (qui se sont reconnues comme ayant certaines caractéristiques, mais n'en souffrent pas).

L'aversion sexuelle dans le DSM... m'étonne pas, ils y avaient bien mis l'homosexualité... :roll:

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Message par melancolie » 09 mars 2006, 00:58

Les "unsure" de l'étude sont probablement des personnes non diagnostiquées (qui se sont reconnues comme ayant certaines caractéristiques, mais n'en souffrent pas).

Le syndrome d’Asperger: handicap ou différence ?

Source : Autism Research Review International, Vol. 14, No. 4, 2000, p.
10/04/2001




Le chercheur britannique Simon Baron-Cohen suscite la controverse en avançant que le syndrome d’Asperger, ou l’autisme de haut niveau, devrait être considéré comme une différence au lieu d’un handicap. Selon Baron-Cohen, « dans un monde où tous sont sensés être des individus sociaux, les personnes atteintes du syndrome d’Asperger, ou les autistes de haut niveau, sont considérés comme des handicapés ». Cependant, note-t-il, la faculté du détail chez une personne autiste, dans des domaines comme les mathématiques, l’informatique, la classification, la musique, la linguistique, les travaux manuels, l’ingénierie ou la science, est un atout plutôt qu’un handicap. Tout en reconnaissant que les autistes atteints d’un retard mental ou d’une altération importante du langage présentent des dysfonctionnements évidents, et que les Asperger éprouvent des difficultés réelles à affronter la vie de tous les jours, Baron-Cohen suggère que l’autisme de haut niveau devrait davantage être défini comme un modèle cognitif différent dont les difficultés résultent largement des besoins de la société moderne où un nombre considérable d’interactions sociales sont nécessaires.

Le chercheur est également intrigué par les différents facteurs qui pourraient avoir une influence sur l’augmentation du nombre de cas d’autisme de haut niveau. Selon lui, au moment où la société devient dépendante de la technologie, la sélection génétique commencerait à favoriser de plus en plus les individus qui présentent exactement le schéma de pensée orienté vers les objets observé chez les autistes. Il affirme qu’un tel changement serait d’abord noté dans des communautés où plusieurs personnes travaillent dans le domaine des technologies. Baron-Cohen mentionne en outre qu’un récent sondage effectué auprès de scientifiques de l’université de Cambridge « indique une connaissance accrue de l’autisme, ce qui constitue un premier indice que de tels effets pourraient s’opérer ».

Dans un travail précédent, Baron-Cohen avait découvert que les pères et les grand-pères d’enfants autistes et Asperger étaient deux fois plus susceptibles de travailler dans le domaine de l’ingénierie que les parents d’un groupe témoin. Un sondage plus récent réalisé auprès d’étudiants de Cambridge révèle que ceux qui se spécialisent dans le secteur des sciences comptent six fois plus d’autistes dans leur famille que ceux qui optent pour les sciences humaines, mais qu’on ne retrouve pas d'augmentation semblable pour des troubles comme que le syndrome de Down, la maniaco-dépression ou la schizophrénie. Selon Baron-Cohen, ces observations suggèrent que les gènes de l’autisme pourraient conférer un avantage marquant dans des domaines où la compréhension du fonctionnement des objets est plus importante que la compréhension des autres personnes.

___________________

"Is Asperger syndrome/high-functioning autism necessarily a disability?", Simon Baron-Cohen, Development and Psychopathology, Vol. 12, 2000, pp. 489-500.








Une traduction de Sébastien Boulanger
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Message par melancolie » 01 mai 2006, 22:37

L'amour est aussi compliqué que l'anamour :roll: :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amour#Essa ... A9finition
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Message par djarling » 24 mai 2006, 23:10

lili a écrit :[…]alors pour moi c'ets pas juste ne pas être amoureux c'est plutôt être incapable de tomber amoureux.[…]
Ah voila, j’ai la même impression. Pourtant, suite aux demandes pressantes de ma mère, j’ai essayé (pour lui faire plaisir, parce que ça lui fait de la peine)
lili a écrit :[…]C'ets pas que j'en ai pas envie mais c'ets que je ne le peux pas.[…]
Ce qui me dérange surtout, c’est ce sentiment de ne pas vivre dans la même dimension que les autres. Mais est-ce que ça me manque ? Non, pas en tant que tel, puisque je ne sais pas ce que c’est. Mais j’aimerais quand même ne pas me sentir ‘hors du coup’ quand les gens en parlent autour de moi. A ce moment-là, le vilain petit canard, c’est moi.
Miaous a écrit :[…]Tu veux qu'il y ai de l'amour dans ton couple, ni plus ni moins :wink:. Moi aussi, dans les couples qui se forment autour de moi, je vois qu'il y a une attirance mutuelle, mais pour ce qui est de l'amour, j'en suis pas certains :?[…]
Miaous a écrit :[…]Pour moi, l'attirance est surtout basé sur quelque chose de personnel, que l'autre peut ou ne peut partager. On voit en l'autre des qualités (très souvent la beauté physique), qui nous plaisent et qui font que l'on souhaite se rapprocher de cette personne. Etre attiré signifie aussi être séduit. Quand on parle de séduction, pour moi, il s'agit bien souvent du paraître. On met en avant des qualités (ou on en invente), et on occulte les défauts. L'attirance peut parfois conduire à l'amour, mais pas toujours. […]
Pour moi l'amour est un sentiment bien plus profond. On aime la personne pour ses qualités et ses défauts, il n'y a pas d'idéalisation de la personne parce que l'on accepte la personne telle qu'elle est, aucun des partenaires ne joue un jeu, ne prétend être quelqu'un d'autre. On aime l'être (ce qu'est la personne) et non plus le paraître.[…]
Ca veut dire que ces couples-là sont ‘neufs’ ?
NeeNoon a écrit :[…]Alors, je ne crois pas que ce soit une intolérance au moindre défaut dans la relation, par contre, c'est peut être de l'hyper-romantisme car je m'attend à plus d'une relation de couple que ce que ça semble être. […]
LOL
Moi j’ai ça avec mon job
Notez que je ne sais pas encore ce que je suis: hétéro, homo ou A...

Stranger
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Localisation : L'enfer

Message par Stranger » 17 août 2006, 20:45

Difficile de dire si l'on est aromantique. Sans doute plus facile de dire si l'on est aromatique. :lol:

Je suis dehors.

Heimdall
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Message par Heimdall » 18 août 2006, 00:24

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:? ?

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Message par melancolie » 04 oct. 2006, 23:06

Miaous a écrit : Pour moi, l'attirance est surtout basé sur quelque chose de personnel, que l'autre peut ou ne peut partager. On voit en l'autre des qualités (très souvent la beauté physique), qui nous plaisent et qui font que l'on souhaite se rapprocher de cette personne. Etre attiré signifie aussi être séduit. Quand on parle de séduction, pour moi, il s'agit bien souvent du paraître. On met en avant des qualités (ou on en invente), et on occulte les défauts. L'attirance peut parfois conduire à l'amour, mais pas toujours.


Pour moi l'amour est un sentiment bien plus profond. On aime la personne pour ses qualités et ses défauts, il n'y a pas d'idéalisation de la personne parce que l'on accepte la personne telle qu'elle est, aucun des partenaires ne joue un jeu, ne prétend être quelqu'un d'autre. On aime l'être (ce qu'est la personne) et non plus le paraître.
.
Je fais remonter ce post car il me semble essentiel de se poser la question de l'amour avant de se jeter dans une relation et d'en parler avec l'autre si on souhaite se mettre en couple.
Pour moi l'attirance ou être amoureux ou la passion qui a duré chez moi un jour, une semaine, un mois et jusque sept ans (mais dans ce cas idealisation ++ jusqu'à ce qu'il se passe quelquechose) est le contraire de l'Amour, c'est l'eros, le manque, le sentiment que seul l'autre conditionne notre bonheur (d'ailleurs ne parle t-on pas de passion du jeu, de l'alccol, du pouvoir ?), c'est un sentiment ennivrant mais l'ivresse ne dure pas. C'est à ce moment là que peut se construire un veritable amour basé sur le respect mutuel de l'individualité et de la liberté de chacun (vouloir le bien de l'autre comme on dit en italien) et non du désir d'appropriation de l'autre ou de fusion.
Trouver cette "âme soeur" dans une relation qui grandit les deux personnes (1+1=3 c'est à dire qu'à deux on arrive à quelquechose qui nous depasse plus que la "reunion" de deux personnes) est rare;
J'ai été sexuelle, j'ai été amoureuse et celà m'a apporté avec du recul plus de souffrance que de bonheur (sachant que le plaisir qu'on vit à l'instant présent ne fait pas forcement notre bonheur), souffrance que j'ai fait endurer à l'autre aussi :cry:
Je ne desire plus être amoureuse mais je sais que ça pourrais encore m'arriver comme je ne desire plus de relation sexuelle car je n'en ai pas envie. Qui vivra, verra.

J'ai été et je suis asexuelle et j'ai aimé... des personnes sexuelles, ce qui a posé problème.
Aujourd'hui pour moi, l'amour serait plutot le desir d'une amitié "privilégiée", mais j'ai un coeur qui ne privilégie pas mes amis que je les connaisse depuis un an ou dix ans (sachant que mes amis sont peu nombreux et que ce ne sont pas des "relations"), je les aime tous de façon differente chacun avec leurs qualités et leurs defauts, nos points communs et nos differences car j'ai partagé et vécu des relations et des moments partagés authentiques avec chacun et je ne pourrais jamais l'oublier même si ces relations prennent fin.
Je les porte toutes dans mon coeur et souhaite vraiment qu'avec ou sans moi elles trouvent le bonheur;
En ce qui concerne le désir de vivre en couple, n'est-ce pas aussi la pression de la société normative car l'amour peut exister vraiment sans partage du quotidien ? j'ai vécu en couple et le fait de partager le quotidien et ses aléas n'a pas renforcé l'amour.

je me rends compte que l'Amour, c'est comme Dieu, chacun a sa conception, on y croit ou pas, on sait ou pas mais on ne peut le definir que par ce qu'il n'est pas mais on sens ce qu'il est indiciblement.
Je pensai : "Pourquoi est-ce que quelqu'un ne fait pas quelquechose pour cela ?"
Et alors, je réalisai que j'étais quelqu'un.
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