Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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Imoto
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Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par Imoto » 28 déc. 2018, 11:21

Hello,

Je viens vers vous en toute bienveillance avec un questionnement qui me travaille depuis longtemps. Comment identifier ce qu'est l'attirance sexuelle étant donné que nous ne l'expérimentons justement pas? Comment nous définir par l'absence de quelque chose qui nous est donc inconnu?

J'ai tendance à me dire que je ne ressens pas d'attirance sexuelle car rien dans les attirances que je peux ressentir, aussi fortes soient-elles, ne me semble reliable à quelque forme de sexualité.
Mais, au fond, qu'est-ce que la sexualité? Quand une caresse, un baiser, même un regard devient-il part de la sexualité? N'est-ce pas immensément subjectif? Et, est-ce que, si j'avais l'habitude que mes caresses mènent à des gestes "sexuels", ceux-ci feraient spontanément surface lors de mon attirance physique "tactile"? Pourtant, je sais que certaines personnes se disent asexuelles même en vivant régulièrement leur sexualité. J'en ai plus ou moins fait partie. Il me semble simplement que mes raisons étaient différentes de celles des autres. Pas l'envie du sexe en lui-même, celui de faire plaisir, de me laisser recevoir aussi une forme de plaisir, de vivre une connexion avec l'autre ou moi-même, un état particulier... Mais au fond, quelles sont les raisons des autres? Sont-elles vraiment autres? Même la libido peut être ressentie par une personne asexuelle, donc la différence ne s'y situe pas. L'obligation sociale est une pression qui concerne a priori tout le monde également (qu'on arrive ou pas à s'en libérer).

Mais alors, où est la différence? Qu'est-ce que c'est, cette fameuse "attirance sexuelle"? Une construction des personnes asexuelles pour justifier leur décalage par rapport à La Sexualité, sacralisée, romancée, dégradée par les blagues, les films, et ce qu'on veut bien nous en dire? Et si nous avions juste une vision tellement biaisée de la sexualité, que nous serions incapables de nous l'approprier, de la réinventer d'une façon qui nous attire?

Souvent, je me dis que, du moment où pour l'instant ça ne m'attire pas, je n'ai qu'à éviter tout ce que j'appelle "sexualité", et ne pas me remettre en question. Je n'ai pas l'impression que je manque quelque chose qui me soit nécessaire. Pourtant, d'une part, je sais que la sexualité peut apporter une dimension pleine de sens à certaines relations, d'une autre, l'éviter pour moi revient également à l'empêcher pour les autres qui voudraient l'expérimenter avec moi, et enfin, eh bien, j'aime me remettre en question et cette espèce de blocage et de conflit interne me frustre autant qu'il m'intrigue.

Avec toute ma bienveillance et le respect de votre ressenti, aussi différent puisse-t-il être du mien 💕 Et beaucoup de gratitude pour votre soutien
L'anormalité n'est pas anormale ; c'est une parfaite normalité qui ne serait pas normale :¤@µ:
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PassionA
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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par PassionA » 28 déc. 2018, 12:55

Je suis assez d'accord. Devoir se définir par l'absence d'attirance pour quelque chose montre à quel point l'importance de cette chose est déformée dans le contexte culturel. Il devrait être possible pour tout le monde d'envisager de ne pas avoir de rapports sexuels dans une relation. Ce n'est juste pas le cas à notre époque et donc nous devons mettre les points sur les i.

Je ne sais pas pour vous, mais moi c'est ce qui me paraissait le moins naturel dans mes relations intimes... de me retrouver à devoir préciser que je ne souhaitais pas avoir de relations sexuelles, et de ne pas être compris.

Par contre, ça ne remet pas en question l'existence de l'asexualité. Tu prends le problème à l'envers en tentant d'imaginer quelque chose qui t'échappe. Avec ce même raisonnement on peut invalider tout ce qui est différent de l'hétérosexualité... Ce n'est pas parce que beaucoup de gens ressentent quelque chose qui nous échappe que ça invalide notre ressenti. On peut être désolé d'avoir à se catégoriser par rapport à quelque chose d'aussi trivial pour nous que l'attirance sexuelle, mais ça ne change pas le fait qu'à l'heure actuelle ce n'est pas quelque chose de trivial pour l'essentiel de la population.

Oui, les personnes asexuelles peuvent avoir une sexualité donc elles sont tout à fait à même de se l'approprier. Malgré son nom, l'asexualité ne correspond pas à l'absence de sexualité mais seulement à l'absence d'attirance sexuelle pour autrui.

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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par Michaël » 28 déc. 2018, 18:04

Messages intéressants!

Définir l'asexualité est aussi complexe que définir la sexualité. On ne peut que définir des termes en les comparant à d'autres termes. Comme on ne peut que se définir soi-même en se comparant aux autres. En tout cas, dans une très large mesure.

fiffi
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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par fiffi » 29 déc. 2018, 00:11

C' est l' inconvénient de notre orientation ; on se définit par une négation : Ne Pas ressentir d' attirance sexuelle .

Je ne sais pas ce que ressent un S mais je sais qu' il ressent une attirance sexuelle en voyant certaines personnes . Pour moi , un baiser , un regard ou une caresse font partie de la sexualité , je considère donc que j' ai une sexualité .

Je crois cependant qu' il faut désacraliser la sexualité , lui rendre sa vrai place . L' acte sexuel ne doit pas donner lieu à des concours de performance , à celui qui le fera le plus et le plus longtemps ou qui aura le plus grand nombre de conquêtes à son tableau de chasse . La pression sociale étant très forte , le rire peut être une solution pour éviter un certain stress , une peur de ne pas être à la hauteur , d' être mal vue par manque de performance ou de ne pas être dans la " norme " .

Chaque personne a une sexualité qui lui est propre , il n' y a pas de norme mais simplement des idées reçues ou des moyennes issues de statistique . Dans le meilleur des mondes , chacun devrait pouvoir vivre sa sexualité tout en étant respectueux de son ou sa partenaire .

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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par cyclodocus » 29 déc. 2018, 09:56

fiffi a écrit :
29 déc. 2018, 00:11
C' est l' inconvénient de notre orientation ; on se définit par une négation : Ne Pas ressentir d' attirance sexuelle .
attention
quand l'asexualité a été définie aux US
ce n'est pas l'absence de désir ou d'attirance qui a été mise en avant
c'est l'absence de besoin ou d'envie copulatoire (qui peut être issue d'absence de désir, mais pas que)
si on reprend le forum à ses débuts
c'est d'ailleurs ce qui y prévaut
nuance :void:

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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par PassionA » 29 déc. 2018, 14:43

Cyclodocus, je pense néanmoins que c'est aux personnes qui se reconnaissent asexuelles de définir ce qu'est l'asexualité. La notion a certainement évoluée depuis la création et l'emploi du mot, ainsi aujourd'hui est-elle fixée par rapport à l'attirance sexuelle non ressentie. Ça ne veut pas dire que dans le futur il n'y aura pas une façon encore meilleure de la définir.

Pour moi, comme le dit fiffi le problème c'est avant tout la norme qui existe actuellement en matière de sexualité, et qui pousse les individus à devoir se définir par rapport à cela. C'est vrai aussi bien pour les S, notamment en termes compétitifs... C'est regrettable pour une chose qui devrait avant tout se définir dans l'intimité, dans le cadre d'une relation. Bien que certaines personnes le comprennent instinctivement (A et S) et donc qu'on puisse avoir une vie tout à fait équilibrée sans mettre en avant sa sexualité, la société dans son ensemble est indubitablement tournée vers les prouesses et l'idéologie sexuelle, ce qui ne manque pas d'influencer les comportements et les pensées.

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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par clotaire » 01 janv. 2019, 11:08

Ben pour avoir récemment changé de paradigme, je peux dire que quand je suis en situation, les caresses susceptibles de me conduire à un "geste sexuel" provoquent assez facilement (et presque mécaniquement) une excitation. Je pense pouvoir me considérer comme "demi", c'est venu petit à petit et avec une seule personne. Après, dans l'intimité, on ne se sent pas vraiment dans la norme. On se dit souvent que de toute façon, on ne sait pas ce que font les autres, donc c'est quoi la norme ?

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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par Vinn88 » 22 janv. 2019, 18:23

Attention de ne pas confondre excitation et désir c'est deux chose assez différente. L'une et plus psychologique et l'autre plus mécanique.

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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par Hestia » 22 janv. 2019, 21:29

L'excitation et l'attirance sexuelle sont effectivement 2 choses différentes. De ce que j'en sais, l'excitation est une réaction provoqué soit par notre état psychologique vis-à-vis de quelque chose, soit c'est la réaction du corps face à un contact précis.

L'attirance sexuelle, c'est le fait d'être attiré par quelqu'un, attirance qui cause le désir d'avoir un rapport sexuel avec la personne qu'on désir, et en principe, il ne devrait pas avoir besoin d'avoir un contact physique, comme la pratique des caresses pour que le désir se manifeste.

Les caresses peuvent, selon ,moi, stimuler le désir sexuel, mais je dirais attention de ne pas confondre désir sexuel, qu'on associe à la libido et l'attirance sexuelle, qui est un désir dirigé vers une personne ou des individus.

J'ai toujours eu du mal à comprendre ce qui est une attirance sexuelle, et je suppose que je ne pourrais jamais comprendre ce que c'est. Par contre, j'ai compris que l'attirance sexuelle pousse les S, Demi et Grey à désirer des personnes sexuellement, et que l'absence à moyen et surtout longue termes des relations sexuelles cause de la frustration chez les S, et je suppose que cela peut être aussi le cas pour les demi.
Je suis une personne non-binaire, et j'apprécie qu'on parle de moi avec des mots et des phrases épicènes, et j'accepte qu'en m’accorde au féminin lorsqu'il est difficile de faire autrement.

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Re: Définir l'asexualité : une impasse remettant en question son existence?

Message par Zimou » 23 janv. 2019, 10:22

Tu pose de très bonne et très pertinente questions :D je me les suis déjà posé aussi, j'ai pas lu les réponses déjà donné donc je vais peut être répéter des choses mais je vais te donner celle que j'ai :
Imoto a écrit :
28 déc. 2018, 11:21
Comment identifier ce qu'est l'attirance sexuelle étant donné que nous ne l'expérimentons justement pas? Comment nous définir par l'absence de quelque chose qui nous est donc inconnu?
en effet, c'est compliqué. en fait, l'absence de quelque chose est improuvable, impossible à identifier à 100%. mais on peut s'en rapprocher en se testant. et plus on se sera tester, plus on approchera de la certitude de 100% d’être A. mais impossible d’être sur à 100%, il y a toujours un mince possibilité pour qu'on ne le soit pas, qu'il y ai un petit blocage quelque part, un truc médical qui n'influe sur rien d'autre que l'attirance qui n'a pas été analysé et détecté... un très bon article qui parle de l'impossibilité de prouver une absence et de comment scientifiquement on peut dire qu'il y a une absence ou pas, avec l'exemple d'essayer de prouver qu'il n'y a pas de dragon dans le garage de Carl Sagan et Ann Dryuan : https://cortecs.org/materiel/le-dragon- ... n-dryuand/
Pour ma part, j'ai mené pas mal de test psy et physique pour être à peut prêt sur de pas être simplement déréglé ou bloqué. ayant des problèmes de poids, j'ai eu droit à de nombreux test pour en chercher la cause. alors la recherche portait pas sur l'absence d'attirance mais différente choses qui ont comme symptôme l'absence d'attirance ont été vérifié et tout va bien chez moi physiquement (mon problème avec mon poids étant lié à une addiction, donc l’extrême opposé d'une absence d'attirance).
Imoto a écrit :
28 déc. 2018, 11:21
Mais, au fond, qu'est-ce que la sexualité? Quand une caresse, un baiser, même un regard devient-il part de la sexualité? N'est-ce pas immensément subjectif? Et, est-ce que, si j'avais l'habitude que mes caresses mènent à des gestes "sexuels", ceux-ci feraient spontanément surface lors de mon attirance physique "tactile"?
c'est en effet tout à fait subjectif et est une raison de la diversité des asexuels. en fait l'attirance sexuel est un sentiment, qui sera ressenti différemment par chacun et qui sera physiquement traduit aussi différemment suivant les gens. donc la sexualité ne sera que ce qu'elle est pour toi. Mais si nos points peuvent diverger sur les détails tel que les bisous ou les caresses, ils ne différent cependant pas sur des points tel que la pénétration par exemple.
Imoto a écrit :
28 déc. 2018, 11:21
Pourtant, je sais que certaines personnes se disent asexuelles même en vivant régulièrement leur sexualité. J'en ai plus ou moins fait partie. Il me semble simplement que mes raisons étaient différentes de celles des autres. Pas l'envie du sexe en lui-même, celui de faire plaisir, de me laisser recevoir aussi une forme de plaisir, de vivre une connexion avec l'autre ou moi-même, un état particulier... Mais au fond, quelles sont les raisons des autres? Sont-elles vraiment autres? Même la libido peut être ressentie par une personne asexuelle, donc la différence ne s'y situe pas. L'obligation sociale est une pression qui concerne a priori tout le monde également (qu'on arrive ou pas à s'en libérer).
Mais alors, où est la différence? Qu'est-ce que c'est, cette fameuse "attirance sexuelle"? Une construction des personnes asexuelles pour justifier leur décalage par rapport à La Sexualité, sacralisée, romancée, dégradée par les blagues, les films, et ce qu'on veut bien nous en dire? Et si nous avions juste une vision tellement biaisée de la sexualité, que nous serions incapables de nous l'approprier, de la réinventer d'une façon qui nous attire?
je suis assez comme toi semble t'il sur ces points au moins. Mais pour moi, un S est une personne qui ne peut pas se passer de sexualité sans être malheureux. c'est comme ça que je définit l'attirance sexuel, la sexualité lorsqu'on est S est un truc que si on l'a pas, on est mal, on peut déprimer, c'est quelque chose dont les S ont besoin, pour aucune autre raison que cet attirance. mais au fond, combien de S se sont vraiment demandé, au moins autant que nous, pourquoi ils ont des relations sexuel? je pense qu'il y a des A qui ont une sexualité par pression social ou autre et qui se définissent S. c'était d'ailleurs exactement mon cas avant de découvrir l'asexualité. Je pense cependant qu'une bonne majorité de S le sont sans pression social ni rien. Ma chérie par exemple, demi-S, s'est définie A avec ses ex car n'avait aucune attirance sans lien affectif particulièrement fort avec eux. elle sait que je suis A et s'est définie pendant un moment elle même A, donc n'a pas de pression de ce coté là. pourtant, elle a aujourd'hui une attirance sexuel et se définie demi-S. alors impossible de savoir combien de personnes ont une sexualité par pression et n'en ont en réalité pas besoin... je pense que ça concerne surtout des A qui s'ignorent, comme je l'ai été avant de connaitre l'asexualité, et rare sont des A qui s'ignoraient parmi toutes les personnes à qui j'en ai parlé et qui ont donc découvert l'asexualité (j'en ai parlé a des dizaines de personne, j'ai eu de mémoire 1 couple qui m'a dit être comme moi alors qu'ils ne connaissaient pas l'asexualité avant).
Imoto a écrit :
28 déc. 2018, 11:21
Souvent, je me dis que, du moment où pour l'instant ça ne m'attire pas, je n'ai qu'à éviter tout ce que j'appelle "sexualité", et ne pas me remettre en question. Je n'ai pas l'impression que je manque quelque chose qui me soit nécessaire. Pourtant, d'une part, je sais que la sexualité peut apporter une dimension pleine de sens à certaines relations, d'une autre, l'éviter pour moi revient également à l'empêcher pour les autres qui voudraient l'expérimenter avec moi, et enfin, eh bien, j'aime me remettre en question et cette espèce de blocage et de conflit interne me frustre autant qu'il m'intrigue.
Pour ma part, je ne l'évite pas. un absence de quelque chose ne provoque pas de réaction, c'est neutre, ça ne provoque donc ni d'évitement (qui s'approche plus d'un comportement anti-sexuel) ni la recherche (qui s'approche du comportement sexuel). être asexuel, c'est neutre. c'est pour ça qu'on dit qu'on est A sex-positive ou A sex-negative pour exprimer, en plus de notre asexualité neutre, si on est pour ou contre d'avoir une sexualité. l'absence d'attirance ne "provoque" que l'absence de recherche (en fait c'est la présence d'attirance qui provoque la présence de recherche, l'absence d'attirance provoque... rien. donc pas la recherche de sexualité. ni le rejet). être pour ou contre est influencé par tellement de chose... mais une bonne chose à faire est aussi de déterminer ce qui influence notre comportement, pour savoir si ces choses ne définissent pas, à tort, notre asexualité. par exemple être atteint de Dyspareunie ou de vaginisme, qui provoque douleur de la sexualité et qui, forcement provoquera un rejet, rendra sex-negative. le rejet étant parfois interpréter comme une absence d'attirance (vu que lorsqu'il y a rejet, il n'y a pas d'attirance), l'absence d'attirance peut parfois être juste un symptôme du rejet. C'est pour ça qu'il est très bon de définir les causes de nos comportements et faire la distinction entre ceux ci et notre asexualité :)
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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