le féminisme

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L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Aphélie » 30 janv. 2017, 19:49

Surtout qu'être féministe n'a rien à voir avec le sexe, il y a bien des hommes féministes (et heureusement).
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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Sleepless Knight » 31 janv. 2017, 13:27

Ce genre de poste ne me choque pas, j'en ai vu pas mal. Souvent dans deux cas : Se débarrasser de pulsions non voulu (considèrer comme déviantes ou même criminelle) ou pour "s'élever" au dessus des basses pulsions sexuelle. Dans le second cas Y'a même un mouvement russe dont j'ai oublié le nom.

A propos de Russie y a un article bien étrange sur les A que j'ai lu récemment.
http://www.pravdareport.com/society/fam ... xuality-0/
Si on ignore toutes les bêtises sur l'asexualité (et y en as, au mon Dieu, y en a).
On peut lire que le journaliste pensent qu'on veut conquérir le monde car on est les gens du "futur"!!! C'est Philippe qui l'a dit :p
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Ramón

Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Ramón » 31 janv. 2017, 14:41

Hmmmm... Je ne suis pas d'accord Aphélie : le féminisme appartient aux femmes, c'est votre lutte. Un homme féministe je trouve ça plutôt louche pour ma part, ça parasite plus qu'autre chose. Que l'on se fasse relai du féminisme (ou de certains courants) ça oui, mais que l'on se l'approprie, je tique. Cela voudrait dire que des hommes pourraient donc construire un discours féministe à la place des femmes, je trouve cela douteux. Autant se dire libéral car le libéralisme est la philosophie politique dédiée aux droits individuels, au droit de disposer de soi-même, à ne pas empiéter sur le territoire de l'autre sans avoir à respecter les clauses fixées par l'autre (la propriété donc).
Même le mot "allié" je le trouve louche et douteux.

Perso, j'adhère au féminisme en tant que libéral, mais je ne suis pas féministe, je vous laisse ce mouvement et je participe au mouvement si on m'y invite => la non-mixité est quelque chose de vital pour ne pas qu'un mouvement soit phagocyté.

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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Hestia » 31 janv. 2017, 15:46

Je ne vois pas en quoi être un homme féministe soit douteux; le féminisme est un movement qui demande à ce que les femmes aient les memes droits que les hommes; les hommes féministes sont des hommes qui approuvent cela. Il n'y a pas besoin d'être concernée par quelque chose pour vouloir defendre une cause qui nous semble juste. Moi ce que je trouverais douteux c'est un homme qui lance un discourt misandre pas féministe.

Pour l'article Russe, je vais le lire.
Je suis une personne non-binaire, et j'apprécie qu'on parle de moi avec des mots et des phrases épicènes, et j'accepte qu'en m’accorde au féminin lorsqu'il est difficile de faire autrement.

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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Baelfire » 31 janv. 2017, 15:55

+1 avec Hestia.

Si les choses étaient inversées ça ne me dérangerait pas d'être masculiniste. Il n'y aurait rien de douteux là dedans
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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par shironimo » 31 janv. 2017, 16:00

Mr.Nya a écrit :Hmmmm... Je ne suis pas d'accord Aphélie : le féminisme appartient aux femmes, c'est votre lutte. Un homme féministe je trouve ça plutôt louche pour ma part, ça parasite plus qu'autre chose. Que l'on se fasse relai du féminisme (ou de certains courants) ça oui, mais que l'on se l'approprie, je tique. Cela voudrait dire que des hommes pourraient donc construire un discours féministe à la place des femmes, je trouve cela douteux. Autant se dire libéral car le libéralisme est la philosophie politique dédiée aux droits individuels, au droit de disposer de soi-même, à ne pas empiéter sur le territoire de l'autre sans avoir à respecter les clauses fixées par l'autre (la propriété donc).
Même le mot "allié" je le trouve louche et douteux.

Perso, j'adhère au féminisme en tant que libéral, mais je ne suis pas féministe, je vous laisse ce mouvement et je participe au mouvement si on m'y invite => la non-mixité est quelque chose de vital pour ne pas qu'un mouvement soit phagocyté.
Je ne suis pas d'accord avec ton propos. Surtout le " c'est votre lutte" .
Le dire comme cela, revient à dire "c'est ton problème, pas le notre" même si je suis sûr que tu ne le pense pas ainsi.
Comme Hestia le dit, le féminisme combat pour l'égalité des droits entre les hommes/femmes et non juste défendre les femmes.
L'égalité des droits aide aussi les hommes, car si on impose des "devoir" aux femmes, c'est pareil pour les hommes (même si du coup moindre dans une société patriarcal)
Je trouve l'idée de séparer les hommes et les femmes, est un non-sens quand on combat justement "pour l'égalité". Tu ne peux pas dire "je suis pour l'égalité des droits, sexe" si à côté du refuse l'autre. Enfin, c'est mon opinion.
Après l'expression "je ne suis pas féministe"...Si tu es pour l'égalité des sexes, mais que tu te dis "non féministe" euh... :?: (même si je préfère plus le mot "humaniste" que féministe, je ne comprends pas quelqu'un qui se dit "non féministe" à moins qu'iel soit pour la non-égalité :roll: )
Je ne te juge pas, hein, juste j'entends souvent ce discours et ça me laisse perplexe.

Ramón

le féminisme

Message par Ramón » 31 janv. 2017, 16:28

Le seul devoir est de respecter le droit de l'autre, rien de plus.
Le féminisme est construit par et pour les femmes. Je ne nie en rien que cela concerne toute la société, au même titre que l'inventeur, l'écrivain,... => pour autant, l'invention, l'oeuvre appartient-elle à tout le monde ? Non, l'inventeur touche son pécule pour son invention parce qu'elle lui appartient, l'écrivain (et son éditeur) le leur pour l'oeuvre qu'ils ont contribué à diffuser. C'est le principe de propriété.
Le féminisme c'est le droit des femmes dans les institutions (travail, éducation,...). C'est historiquement ainsi qu'il est construit. C'est la propriété des femmes, et cela concerne toute la société de garantir cette propriété, qu'elle ne soit pas spoliée. C'est d'ailleurs ce qu'il se passe chez les militants anar et rouges, les hommes qui se revendiquent féministes spolient la parole aux féministes. J'ai suffisamment rencontré de féministes gavées par cette mentalité. Et elles ont raison, et la non-mixité (discrimination) c'est leur protection (comme j'ai le droit de refuser l'entrée de mon chez moi à qui je veux, de défendre ma propriété), leur garantie de pouvoir développer un féminisme épuré au maximum du patriarcat qui vient s'insérer subrepticement dans le féminisme. Des hommes socialisés comme des hommes dans une société d'hommes qui viennent phagocyter le féminisme.
Les droits de l'homme, c'est le libéralisme. L'égalité des droits, c'est le libéralisme. La fin des privilèges, c'est le libéralisme. Mais le libéralisme est cantonné aux hommes à l'époque. Et Marie-Olympe de Gouges ou Mary Wollstonecraft, deux libérales, représentent l'idée selon laquelle les femmes aussi ont ces droits (Condorcet et John Stuart Mill défendront ce droit aussi, mais sans s'accaparer le discours féministe naissant).

Je suis pour l'égalité de tout le monde, je suis donc libéral. J'adopte la logique jusnaturaliste à cet égard, donc le respect de la liberté, de la propriété et de la sûreté et la possibilité de résister à l'oppression (donc du viol de la liberté, de la propriété et de la sûreté).
Et je ne spolierai pas le féminisme en m'auto-proclamant féministe, c'est-à-dire en m'arrogeant un droit de propriété sur un mouvement construit par et pour des femmes. Je suis bien trop attaché à la propriété individuelle pour le faire ;)
C'est d'ailleurs l'un des rares point commun que j'ai avec les féministes radicales anticapitalistes ^^

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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par shironimo » 31 janv. 2017, 21:53

Désolée, mais je reste totalement en désaccord avec toi.
Pour moi la non-mixité, et donc discrimination, n'amène jamais rien de bon.
Le féminisme est un combat non pas de la femme, mais de la société.
Je ne pense pas que le problème "que l'homme vole la parole aux femmes" provient de l'homme qui veut s'engager/aider, mais de ceux qui lui donne plus d'importance qu'aux femmes.

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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Hestia » 31 janv. 2017, 22:07

Je suis du même avis que Shironimo.
Modifié en dernier par Hestia le 31 janv. 2017, 22:13, modifié 2 fois.
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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Ptite Marie » 31 janv. 2017, 22:09

Je rejoins l'avis de Mr.Nya et je pose deux articles sur la non-mixité qui expliquent pas mal:
http://lechodessorcieres.net/la-non-mix ... es-autres/
http://www.crepegeorgette.com/2016/04/21/non-mixite/
" Vous pourriez arrêter de péter pendant que je sauve le monde ? "
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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Hestia » 31 janv. 2017, 22:20

Je signale juste au passage que toutes les féministes ne sont pas contre le fait que les hommes contribuent au féminisme. Ginger Force; qui est connue pour être une féministe explique clairement pourquoi selon elle les hommes ont parfaitement le droit de contribuer à la lutte du féminisme dans le pavé de la marre numéro 6.

Pour la non-mixté à mon sens il faut éviter de confondre le besoin des concernés de se réunir pour s'exprimer entre eux; je parle pour n'importe quel demaine, et le combat dans le sens propre du terme. Oui, les femmes féministes ont certainement besoin de se réunir dans un cadre non-mixte mais ce n'est pas pour cela que les hommes n'ont pas le droit de les aider à mener le combat pour l'égalité des droit des femmes et des hommes.
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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Ptite Marie » 31 janv. 2017, 22:42

Non bien sûr, les hommes peuvent aider. Ceux qui prétendent s'allier au féminisme doivent s'éduquer tout d'abord, écouter, apprendre, déconstruire leur conditionnement sexiste, et éduquer les autres hommes, leurs amis, leurs frères, pères, cousins... Réagir aux situations sexistes, protester quand un autre homme se permet de faire des blagues ou des remarques sexistes, renoncer à leurs privilèges, laisser parler les femmes... et tout ça sans réclamer de récompenses ou de félicitations.

Mais lorsque les féministes discutent du patriarcat, ils doivent se taire et écouter, sinon ça finit invariablement par des conseils sur comment mener le combat féministe, des chouineries sur leur pauvre ego blessé, et ça monopolise la parole, et personne n'avance.

Le problème c'est que peu d'hommes sont réellement prêts à s'engager et à se remettre en question dans leurs schémas de pensée et leur comportement quotidien et préfèrent voler la parole des femmes pour se faire mousser en réclamant des cookies. Tout en continuant à être sexistes. C'est toujours la même histoire.
" Vous pourriez arrêter de péter pendant que je sauve le monde ? "
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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Ramón » 01 févr. 2017, 09:48

Quand tu choisis un partenaire pour vivre avec en monogame, tu exclus toutes les autres personnes. C'est de la discrimination.
Quand tu vas, en groupe, manger dans un restaurant et que tu fermes ton groupe aux lourdeaux qui voudraient s'y inviter, c'est de la discrimination.
Quand un barman ne veut pas servir une personne parce qu'elle a trop bu, c'est de la discrimination.
... et il y a des tas d'exemples qui vont dans le sens : la discrimination c'est garantir la liberté d'association.
Imagine un peu que l'on t'impose un mari hypersexuel et que tu ne puisses discriminer. Discriminer => "distinguer". C'est avoir la liberté d'arbitrer, de choisir, de distinguer ce que tu aimes ou non et de vivre avec ou non. Je trouve cela plutôt sain.
Là où la discrimination devient problématique, c'est dans cette configuration : par une loi, le législateur décrète que seul un homme peut ouvrir un compte bancaire/seuls les chrétiens auront le droit d'accès aux magasins/seuls les majeurs et les nationaux ont le droit de choisir qui les représentent/... Cela pose un gros soucis, car tu limites la liberté d'une partie de la population de choisir par elle-même.
Il faut sortir de la logique : discrimination = mal. C'est une absurdité que l'on nous force à penser dès l'école et qui nous poursuit socio-politiquement dans les médias => c'est le législateur et l'exécuteur de la loi qui nous oblige à devoir tout accepter, sinon on représente "les heures les plus sombres de notre histoire" => culpabilisation abusive.
=> les féministes font ce qu'elles veulent du féminisme. En faire un mouvement inclusif ou non. Et ce n'est pas à nous, hommes, de nous prononcer sur ce choix qui concerne un groupe de personnes. Il y a 4 ans je disais que j'étais féministe, mais au contact de ces féministes qui m'ont expliqué les déboires (euphémisme car on parle de violences subies là encore) avec les hommes et trans "féministes", je me suis rangé à leur avis et je ne me revendique plus féministe. Cela ne m'empêche nullement de relayer le discours autour de moi et donc de participer à sa diffusion et à une plus grande acceptation du mouvement. Ce n'est juste pas à moi de construire ce discours, cela ne m'appartient pas.

(Par contre, on ne mettrait pas cette partie de la discussion ailleurs ? => droit des femmes/féminisme ?)

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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par Hestia » 01 févr. 2017, 10:22

Ptite Marie a écrit :Non bien sûr, les hommes peuvent aider. Ceux qui prétendent s'allier au féminisme doivent s'éduquer tout d'abord, écouter, apprendre, déconstruire leur conditionnement sexiste, et éduquer les autres hommes, leurs amis, leurs frères, pères, cousins... Réagir aux situations sexistes, protester quand un autre homme se permet de faire des blagues ou des remarques sexistes, renoncer à leurs privilèges, laisser parler les femmes... et tout ça sans réclamer de récompenses ou de félicitations.

Mais lorsque les féministes discutent du patriarcat, ils doivent se taire et écouter, sinon ça finit invariablement par des conseils sur comment mener le combat féministe, des chouineries sur leur pauvre ego blessé, et ça monopolise la parole, et personne n'avance.
Voilà en meme pas 2 paragraphes tu résumes ce qui est à mes yeux le rôle que les hommes doivent avoir dans le féminisme. D'autant plus que même si le féminisme a comme objectif de defendre les droits des femmes, elle sert surtout à conduire vers une égalité entre les hommes et les femmes.Par conséquent pour qu’une égalité des droits se fassent les hommes ne doivent pas être rejeté mais encouragé à adopté une mentalité plus respectueuse envers les femmes et les voir comme leur égales.

Je suis désolée Mr.Nya mais moi quelqu’un qui dit que le féminisme est un combat réservé pour les femmes a plus de chance d’encourager les misandres d’exprimer leur haines envers les hommes et les hommes à avoir des raisons de critiquer les féministes; et les confondre avec les misandres au passage, ou à les voir comme des demoiselles en détresses qu’ils doivent sauver ; ce qui n’arrange strictement rien au problème, au contraire.

Sinon, effectivement on est hors sujet.
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Re: L'asexualité est-elle un choix ?

Message par shironimo » 01 févr. 2017, 10:34

Mr.Nya a écrit :Quand tu choisis un partenaire pour vivre avec en monogame, tu exclus toutes les autres personnes. C'est de la discrimination.
Quand tu choisis un partenaire pour vivre avec en monogame, tu exclus toutes les autres personnes. C'est de la discrimination.
Quand un barman ne veut pas servir une personne parce qu'elle a trop bu, c'est de la discrimination.
... et il y a des tas d'exemples qui vont dans le sens : la discrimination c'est garantir la liberté d'association.
Imagine un peu que l'on t'impose un mari hypersexuel et que tu ne puisses discriminer. Discriminer => "distinguer". C'est avoir la liberté d'arbitrer, de choisir, de distinguer ce que tu aimes ou non et de vivre avec ou non. Je trouve cela plutôt sain.
Là où la discrimination devient problématique, c'est dans cette configuration : par une loi, le législateur décrète que seul un homme peut ouvrir un compte bancaire/seuls les chrétiens auront le droit d'accès aux magasins/seuls les majeurs et les nationaux ont le droit de choisir qui les représentent/... Cela pose un gros soucis, car tu limites la liberté d'une partie de la population de choisir par elle-même.
Il faut sortir de la logique : discrimination = mal. C'est une absurdité que l'on nous force à penser dès l'école et qui nous poursuit socio-politiquement dans les médias => c'est le législateur et l'exécuteur de la loi qui nous oblige à devoir tout accepter, sinon on représente "les heures les plus sombres de notre histoire" => culpabilisation abusive.
=> les féministes font ce qu'elles veulent du féminisme. En faire un mouvement inclusif ou non. Et ce n'est pas à nous, hommes, de nous prononcer sur ce choix qui concerne un groupe de personnes. Il y a 4 ans je disais que j'étais féministe, mais au contact de ces féministes qui m'ont expliqué les déboires (euphémisme car on parle de violences subies là encore) avec les hommes et trans "féministes", je me suis rangé à leur avis et je ne me revendique plus féministe. Cela ne m'empêche nullement de relayer le discours autour de moi et donc de participer à sa diffusion et à une plus grande acceptation du mouvement. Ce n'est juste pas à moi de construire ce discours, cela ne m'appartient pas.

(Par contre, on ne mettrait pas cette partie de la discussion ailleurs ? => droit des femmes/féminisme ?)
"Quand tu choisis un partenaire pour vivre avec en monogame, tu exclus toutes les autres personnes. C'est de la discrimination. "
Eh bien ça dépends de la relation. Pour moi, si j'étais en couple : ma meilleure amie aurait autant d'importance que cette personne. Je n'exclue personne, et puis bon je ne me vois pas vivre à deux. Donc ça règle le problème.
"Quand tu choisis un partenaire pour vivre avec en monogame, tu exclus toutes les autres personnes. C'est de la discrimination. "
Chose que je ne fais jamais. Si la personne m'ennuie, je lui fait comprendre, mais je n'empêche jamais personne de se joindre à nous.
"Quand un barman ne veut pas servir une personne parce qu'elle a trop bu, c'est de la discrimination. "
C'est plus du bon sens qu'autre chose. Lui redonner à boire serait dangereux pour cette personne.

"la discrimination c'est garantir la liberté d'association. "
Pour toi, pour moi la discrimination c'est garantir l'exclusion et le renfermement.

"Il faut sortir de la logique : discrimination = mal. C'est une absurdité que l'on nous force à penser dès l'école et qui nous poursuit socio-politiquement dans les médias => c'est le législateur et l'exécuteur de la loi qui nous oblige à devoir tout accepter, sinon on représente "les heures les plus sombres de notre histoire" => culpabilisation abusive. "

Pourquoi "il faut" ? Pour toi, encore là c'est ton opinion.
Je n'ai pas envie d'en sortir comme tu le dis, car je suis d'accord avec cette vision. Je n'accepte pas tout, juste je ne supporte pas qu'on juge/écarte une personne via son sexe ou je ne sais quoi d'autres.

" les féministes font ce qu'elles veulent du féminisme"
Justement, je suis une femme et du coup je me pose en féministe. Et ma vision du féminisme est un combat non pas réservé aux femmes, mais ouvert à tous. L'union fait la force, comme on dit souvent... S'il n'y avait que les femmes pour combattre, je ne crois pas qu'on irait loin.
Le fait de séparer homme et femme, revient à l'idée que les femmes doivent vivre là et les hommes ici...Au final on fait exactement ce que font les misogyne : juger une personne par son sexe et l'écarter de sa sphère.


"Il y a 4 ans je disais que j'étais féministe, mais au contact de ces féministes qui m'ont expliqué les déboires (euphémisme car on parle de violences subies là encore) avec les hommes et trans "féministes", je me suis rangé à leur avis et je ne me revendique plus féministe."
Tous les hommes ne sont pas ainsi. Et alors? Parce qu'il y a eu des déboires avec des hommes ont doit les écarter de notre sphère, de notre combat ?
Désolée, mais je ne comprends pas ta façon de pensée. Je respecte ton point de vue, mais je suis en désaccord.
Je n'arrive pas à comprendre que séparer les femmes des hommes puisse permettre d'aider le combat d'égalité et de vivre en harmonie.

C'est un peu comme si on disait que le racisme ne regardait que les noires, asiatiques ou autres :roll:
C'est un peu comme se refiler la patate chaude pour ne pas se brûler les doigts.

Par exemple :
Tu vis en couple, tu veux partager les tâches ménagère avec ton homme. Tu fais comment ?
Je veux dire, tu es la femme, mais ton combat ne regarde que toi...
Tu ne lui dis rien, et tu laisse la vaisselle s'accumuler ect ?
Non, tu vas lui en parler = Vous vous entraidez à deux.
Je vois le féminisme comme cela.
Après je ne suis pas vraiment de nature individualiste, donc ça doit jouer sur ma vision. Je ne pense pas qu'on doit sacrifier l'individu, si des femmes veulent parler entres elles, qu'elles le fassent. Mais de là à exclure l'autre sexe c'est juste du sexisme.

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