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L’asexualité, une orientation sexuelle souvent prise à tort pour une maladie

Posté : 03 nov. 2019, 14:04
par Hestia
Hello!

Je suis mitigé par cet article, car il y a du bon, mais il y a selon moi aussi quelques passages assez dérangeant.

L'article fut publié le 26 octobre 2019 sur le site "Le Figaro.

http://sante.lefigaro.fr/article/l-asex ... e-maladie/

Re: L’asexualité, une orientation sexuelle souvent prise à tort pour une maladie

Posté : 03 nov. 2019, 15:50
par Grignoteuse de bouquins
Mouais . Cet article est plus dérangeant que bon pour moi .

Cette phrase n'a aucun sens :
"Tout le monde ne cours pas après une sexualité épanouie" . Ah bon ? Ca veut dire qu'on court après une mauvaise sexualité ? Le mot "épanouie" change tout le sens de la phrase, il n'était pas nécessaire .

"Ce n'est pas un choix mais une tendance inscrite dans la personnalité" .
Donc maintenant les orientations sexuelles font partie de la personnalité . D'accord :lol: .

"Aucune envie de relations sexuelles ni de masturbation".
Il y a plusieurs asexuels qui se masturbent ici pourtant.

"Une orientation revendiquée" ; "militer" . Je suis désolée mais je ne pense pas que ce soit des mots à utiliser pour présenter ça dans un article . En tout cas j'ai trop souvent entendu ces mots là pour nier l'asexualité . Que ce n'est qu'une revendication, qu'une mode .

"L'asexualité ne dérange pas, contrairement a d'autres orientations qui interpellent".
Ici on nie totalement l'acephobie .
TW acephobie
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Et après on ose dire que l'asexualité ne dérange pas .

Je ne vais pas m'attarder plus que ça sur cet article , oui il a quelques bonnes phrases mais le contenu ne suis pas vraiment .

Re: L’asexualité, une orientation sexuelle souvent prise à tort pour une maladie

Posté : 03 nov. 2019, 17:51
par Hestia
Cette phrase n'a aucun sens :
"Tout le monde ne cours pas après une sexualité épanouie" . Ah bon ? Ca veut dire qu'on court après une mauvaise sexualité ? Le mot "épanouie" change tout le sens de la phrase, il n'était pas nécessaire .
Je pense que cela a du sens si on prend en compte qu'il y a des gens qui n'ont pas forcément conscience qu'il est possible d'avoir des relations sexuelles épanouie. Je pense notamment aux personnes victimes de la culture du viol, et qui de part leur éducation ou le conditionnement qu'elles ont subit de la part de leur société pensent qu'il est normal d'avoir une mauvaise sexualité.

Mais oui ce passage, tout comme les autres que tu as cité sont négatifs.

Re: L’asexualité, une orientation sexuelle souvent prise à tort pour une maladie

Posté : 03 nov. 2019, 23:49
par fiffi
L' article est assez ambigu , le titre parle d' une orientation sexuelle puis d' une tendance , ainsi de suite . Encore une fois , on retrouve beaucoup d' approximations qui nuisent à la compréhension et à la diversité du spectre de l' asexualité .

Re: L’asexualité, une orientation sexuelle souvent prise à tort pour une maladie

Posté : 04 nov. 2019, 01:38
par choooj
Je tique moins sur la "sexualité épanouie" que sur le reste.
L'introduction, je la comprends car l'auteur oppose sexualité accomplie et abstinence volontaire par exemple dans l'exercice de fonctions religieuses.

Je tique tout d'abord sur l'affirmation que la non-indifférence pour le sexe serait liée à un choix, ou un antécédent ou un état subi.

Puis sur l'idée que "l'absence totale de relation renforce l'orientation asexuelle". J'ai déjà entendu ça dans le mémoire d'une étudiante en sociologie : la "carrière d'asexuel". Mais ce dernier argument vient de ce que l'asexualité isole : les A qui se sentent exclus vont alors fréquenter de plus en plus exclusivement des lieux où l'on ne les discriminera plus.
La sexologue interrogée dans l'article reprend cette idée de renforcement mais dans un sens différent : si statistiquement on a pas d'orgasme, ben le corps ne reçoit pas les drogues endogènes, on est moins motivé à baiser et on a encore moins de chances à avoir des orgasmes etc. Je n'ai jamais lu une absurdité pareille. Le plus drôle est que des liens sont glissés dans l'article vers d'autre papiers où l'on explique bien que l'orgasme n'est pas le gage d'un rapport réussi. Et puis de ma propre expérience, je peux garantir qu'avoir des orgasmes ne m'a pas pour autant motivée à faire l'amour davantage. Bref, nawak.

Re: L’asexualité, une orientation sexuelle souvent prise à tort pour une maladie

Posté : 03 déc. 2019, 22:51
par Plume
choooj a écrit :
04 nov. 2019, 01:38
La sexologue interrogée dans l'article reprend cette idée de renforcement mais dans un sens différent : si statistiquement on a pas d'orgasme, ben le corps ne reçoit pas les drogues endogènes, on est moins motivé à baiser et on a encore moins de chances à avoir des orgasmes etc. Je n'ai jamais lu une absurdité pareille. Le plus drôle est que des liens sont glissés dans l'article vers d'autre papiers où l'on explique bien que l'orgasme n'est pas le gage d'un rapport réussi. Et puis de ma propre expérience, je peux garantir qu'avoir des orgasmes ne m'a pas pour autant motivée à faire l'amour davantage. Bref, nawak.
J'ai pensé exactement la même chose que toi en lisant ce passage. C'est assez simpliste et le sexologue (et l'auteur donc) part du principe que les asexuels n'ont jamais eu d'orgasme... Comment expliquent-ils l'absence de "motivation" pour les relations sexuelles chez les asexuels qui ont déjà eu/ont toujours des orgasmes ?
Et comme toi, j'ai déjà eu des orgasmes (seule ou en couple) et c'est pas pour autant que j'ai de l"attirance sexuelle...