Anamitisme ???

Vous avez des questions sur l'asexualité ?
C'est ici que ça se passe.
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mimosa
Amène
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Re: Anamitisme ???

Message par mimosa »

Oui il y avait bien besoin de ce ? pour certaines questions. J'ai fait d'autres tests et il y a des questions auxquelles un A ne peut que répondre par la négative comme voulez vous avoir des relations sexuelles?
Alea jacta est :mrgreen:
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Re: Anamitisme ???

Message par mimosa »

Pour l'anamitisme, le fait que les gens deviennent personnels est justement une façon de créer du lien social. On attendra effectivement d'un ami qu'il supporte nos diaporamas de nos vacances d'été, ce qu'on n'infligera pas à quelqu'un avec qui on n'est pas amis. Il n'y a pas vraiment moyen d'échapper à ça, à part rencontrer toujours les gens dans le cadre d'une activité (sportive, artistique etc où vous pourrez parler de l'activité en soi). Pour une expérience de la vie en communauté tu peux faire un chantier solidaire, j'étais partie avec rempart mais t'en as d'autres. En général on reste focalisé sur le chantier et la découverte de la ville, il n'y a pas trop de discussions personnelles (même si ça peut déjà faire trop pour toi, je ne connais pas ton seuil de tolérance à ce sujet). En tout cas dans mes souvenirs l'ambiance était super bonne et si tu préfères découvrir la ville seul tu peux aussi. Bref je n'ai pas vraiment de solution à ton problème à part prendre sur toi lol
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Zimou
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Re: Anamitisme ???

Message par Zimou »

mimosa a écrit :Oui il y avait bien besoin de ce ? pour certaines questions. J'ai fait d'autres tests et il y a des questions auxquelles un A ne peut que répondre par la négative comme voulez vous avoir des relations sexuelles?
Non, être A et ne pas vouloir avoir de relation sexuel est bien distinct, c'est une chose à bien comprendre pour aussi se définir A. être A c'est ne pas avoir d'attirance sexuel pour les autre, pas ne pas avoir de relation sexuel du tout (on supposera qu'un A qui a des relations sexuel n'y sera pas contraint et/ou forcé, que c'est bien un choix et que c'est donc voulu). un A peut donc répondre oui à cette question et être A quand même, si il souhaite donner du plaisir à son/sa partenaire, ou si il souhaite avoir un enfant. Vouloir ou ne pas vouloir (dans le sens refuser, "je ne veux pas de relation sexuel" = "je les refuse") est un choix et donc a une cause. pour les S, c'est entre autre leur attirance sexuel la cause, mais ce n'est pas que ça, c'est aussi le plaisir, l’intimité, le désir d'enfant, le plaisir de donner du plaisir, etc... Nous n'avons pas l'attirance sexuel mais rien n'interdit un A d'avoir le reste et de vouloir des relation sexuel pour l'une de ses raisons. La différence avec un A c'est qu'il n'aura jamais de frustration sexuel (il ne pourra avoir que la frustration de pas avoir d'enfant, de pas donner de plaisir, de pas partager d'intimité ou ce genre de chose... qui peut généralement être comblé autrement : par l'adoption, en faisant plaisir autrement que sexuellement à l'autre, par la masturbation, etc...). Pour ma part j'ai connu la frustration de ne pas pouvoir donner de plaisir à ma partenaire, puis cette frustration s'est envolé quand j'ai découvert d'autre moyen de le faire (en préparant de bon petit plat par exemple). j'étais pourtant pas moins A avant et ne le suis pas plus aujourd'hui que j'ai trouvé un autre moyen de faire... Je le suis pas plus mais j'ai été conforté dans ce que je pensais être, je souhaitait avoir de relations sexuel et j'avais besoin de comprendre pourquoi pour me définir A car il y avait une cause (comme toujours quand on fait le choix de vouloir quelque chose). Il en est exactement de même pour ceux qui refusent d'avoir une sexualité, s'assurer que la cause de l'absence d'envie n'est pas la cause d’être A (tout comme j'ai compris que les causes des envis que j'avais ne remettait pas en cause mon asexualité). se comprendre et comprendre les causes de nos choix ne sont pas simple, qu'on fasse le choix d'accepter d'avoir des relation sexuel ou qu'on fasse le choix de les refuser. Mais c'est nécessaire pour comprendre que c'est bien notre orientation qui fait de nous ce qu'on est et pas autre chose.
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Antéri
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Re: Anamitisme ???

Message par Antéri »

à part rencontrer toujours les gens dans le cadre d'une activité
En effet, c'était ma seconde option avant la très probable future grande dépression :lol:
Pour une expérience de la vie en communauté tu peux faire un chantier solidaire, j'étais partie avec rempart mais t'en as d'autres.
Très intéressant, j'adore l'idée :) Pour parler de Rempart justement, ne sont-ce pas des projets de courte durée ? Après ça peut être un bon début pour commencer, tâter le terrain, la façon de vivre avant de m'engager sur un projet de vie de longue durée. Si ce n'est pas trop indiscret, par MP si tu préfères, peux-tu m'en dire plus sur ton domaine d'activité, sa durée, si tu aurais envie de le refaire, le panel d'âge des membres, s'il y a beaucoup de 'turnover' ou au contraire des membres réguliers, s'il est nécessaire de s'investir hors chantier etc ... Aucune indication ne serait discriminatoire en elle-même, j'ai seulement besoin de cerner parfaitement la notion de chantier solidaire et ce qui gravite autour.
je ne connais pas ton seuil de tolérance à ce sujet
0, mais j'y travaille, j'y travaille.

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Re: Anamitisme ???

Message par Antéri »

HELP du frappé qui revient :void:

Pensée en voyant la photographie d'un cloître religieux.

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La comparaison entre cet endroit et une cour de récréation, lieux dans lesquels je ressens une mystérieuse quiétude, réside dans l'existence d'une enceinte faisant barrière avec l'extérieur. Même si j'avais déjà entamé cette réflexion dans le passé, notamment en évoquant une vie carcérale, voir il y a encore plus longtemps avec la ''puissance des grands bâtiments'', tout porte à croire que j'ai besoin d'avoir une liberté très limitée, comme pour pouvoir maîtriser mon environnement. Ce besoin se ressent d'abord sur le domaine géographique, ainsi que sur celui des activités, mais de manière légèrement moins probante. La présence des professeurs, que j'ai recherché par la reprise d'études, nous confine bel et bien dans un lieu. D'ailleurs, la corrélation entre liberté et âge semble assez claire, pour des raisons évidentes de croissance progressive de maturité et de discernement. Il est fortement possible que l'incompréhension (et son ignorance conséquente) que j'avais à propos de la vie des adultes étant petit provenait sans m'en rendre compte de ce phénomène. A y réfléchir de plus près, tous les moments m'ayant le plus marqué (positivement) furent sous le signe de cette absence de liberté : école (et sorties d'école), échecs, colonies de vacances … Un exemple actuel validant cette idée est ma satisfaction infiniment accrue de me restaurer en cafétéria, ou de m'amuser en compagnie de mes camarades dans l'enceinte de la fac, la même activité devenant vaine dans tout autre cadre, alors non soumis à contrainte. A l'inverse, les objets au service de la liberté m'oppressent : portable, voiture … Si cela laisse pour le moment planer le mystère de la cause originelle, je postule que cette pensée ancrée ne peut que résulter d'un caractère très fort, inné ou acquis. La notion de liberté entravée (donc d'autorité) est ici supérieure à celle de communauté, même si celle-ci m'est indispensable. Pour autant, le souci réside dans le fait de trouver cette liberté entravée (de manière absolue) tout en conciliant l'esprit de communauté (véritable, soit sans évocation de fuite) et le jeu ; ce qui ne semble difficile, puisque s'établissant sur un paradoxe : cette privation de liberté est déjà une manifestation de liberté en soi, autrement dit il est probable que beaucoup de membres d'une communauté aspirent à en sortir (physiquement ou mentalement, en évoquant l'extérieur). Le second obstacle est le fait qu'une communauté a souvent une raison d'existence (religion, naturalisme, armée …), autrement dit les membres auront un projet de vie, ce qui semble fortement impliquer une grande ''maturité'' (et le jeu ne sera pas pris en compte, ou en tout cas pas de manière primordiale). Par ailleurs, une communauté a de fortes chances de ne pas posséder de frontière claire avec l'autorité, quand celle-ci existe.

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Pour ceux qui ont suivi la discussion ... je tiens quelque chose ?
Merci d'avoir lu

Alexa
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Re: Anamitisme ???

Message par Alexa »

Le sujet date un peu, mai tant pis, ça résonne tellement en moi...
Je crois que je comprend et que j'ai vécue la même chose que toi, cette envie de rester dans le monde de la cour d'école, des sorties scolaires.
J'avais aussi en horreur le monde des adultes.
C'est loin maintenant, mais les sensations refont surface.

L'école, c'est un cadre fait de non liberté, car les professeurs sont là pour nous guider et nous cadrer, mais aussi une forme de grande liberté, car on peut apprendre, jouer, rire, voyager dans un cadre très sécurisé, protégé, ou on est pas livré à nous même.
Comme on connais les règles, le rythme, les gens qui gravitent dans cette environnement, c'est rassurant. On connait bien cet environnement, il est familier et stable.

C'était pour moi un grand paradoxe, car j'étais très solitaire, plutôt inadaptée, je ne comprenais pas grand chose aux délires des autres, je restais souvent seule, et j'étais vraiment nulle a l'école. J'aurais normalement du être phobique scolaire, et pourtant ....
J' adorais y être, les vacances étaient une torture, et j'attendais la rentrée avec impatience.

En fait, l'environnement de l'école me paraissait léger, j'y étais en sécurité et entourée.

Je détestais rentrer à la maison, car j'y retrouvais le stress et le malheur de mes parents, qui étaient épuisés, agacés par leur boulot sans intérêt, ne pensaient qu'a gagner de l'argent pour qu'on puisse manger suffisamment et vivre correctement, toujours inquiet pour les factures à payer.... bref, c'était très oppressant.

Donc, le monde des adultes été fait d'angoisses, de tracas, de responsabilité, de faux semblant pour paraître de bonne gens polie et bien sous tout rapport, aucune fantaisies ni spontaneité, une routine bien rodé d'un ennui mortel. Tragique.

L'école, enfin surtout la cour de récré et les sorties scolaires, était une bulle d'air, malgré mon inadaptation sociale et ma nullité en classe.
De l'insouciance, des rires, des la joies, plus de franchises dans les émotions et le parler des enfants.

La ou je retrouve un peu cette bonne ambiance, c'est dans les festivals.
Les gens se lâchent, s'amusent, ne se prennent pas au sérieux, les organisateurs sont là si besoin, l'endroit est une zone délimité...

ça me fait tout drôle de repenser à tout ça.

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didou
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Re: Anamitisme ???

Message par didou »

Alexa a écrit : J'avais aussi en horreur le monde des adultes.
C'est loin maintenant, mais les sensations refont surface.
Oh, bin ça peut durer longtemps :) Personnellement, je le déteste depuis de nombreuses années. Cela dit, on fait contre mauvaise fortune bon cœur, et on se plie à ses règles par obligation bien souvent. Mais en dehors de ces obligations, rien ne force à rester dans ce monde :twisted:
Alexa a écrit :L'école, c'est un cadre fait de non liberté, car les professeurs sont là pour nous guider et nous cadrer,
Euh-là :D Moi je fais des parties de Nerf avec certains de mes élèves, je pars à la chasse aux pokémons aussi :P
Alexa a écrit :mais aussi une forme de grande liberté, car on peut apprendre, jouer, rire, voyager dans un cadre très sécurisé, protégé, ou on est pas livré à nous même.
Oui, "ou on est pas livré à nous même" ! A mon sens, un bon prof est quelqu'un de sévère mais juste, qui sait être à l'écoute. Et cette sévérité se mue ... en justesse. Mais ce n'est pas chose facile. Même du point de vue d'un prof: il est majoritairement considéré par les élèves comme le "chiant", le "méchant". Alors que ce n'est pas le cas (hormis des cas pathologiques). Il faut bien se rendre compte que sitôt qu'un(e) élève a cessé de croire que son prof est le Diable en personne, les rapports peuvent changer du tout au tout, et à la place d'un prof, on trouve un guide, une aide et pourquoi pas un mentor.
Alexa a écrit :C'était pour moi un grand paradoxe, car j'étais très solitaire, plutôt inadaptée, je ne comprenais pas grand chose aux délires des autres, je restais souvent seule, et j'étais vraiment nulle a l'école. J'aurais normalement du être phobique scolaire, et pourtant ....
J' adorais y être, les vacances étaient une torture, et j'attendais la rentrée avec impatience.
Ca n'a rien d'incompatible. On peut-être "à part" de la "normalité" et se plaire dans ce milieu scolaire. Je passerai des détails aussi ennuyeux que sordides sur mes années collège, mais les repères que les études posaient m'ont toujours été d'un grand secours.
Alexa a écrit :En fait, l'environnement de l'école me paraissait léger, j'y étais en sécurité et entourée.
C'est que tes profs ont bien fait leur boulot. Sans me prétendre bien faire le mien, je sais que 2 de nos élèves étaient en grande difficultés personnelles, la direction les avait mis dans leur viseur pour un futur tableau de chasse. Bon, bin en discutant avec eux, en échangeant des confidences, les choses se sont améliorées et ces élèves continuent leur parcours mieux qu'avant. Certes, en tant que prof, il faut accepter de montrer que l'on n'est pas aussi solide qu'un roc, qu'on a des trucs qui ne vont pas forcément bien... Bref, qu'on est aussi humain. Et malheureusement, bien souvent cette humilité n'est pas de mise. Le prof doit avoir sa stature au dessus du panier. Pouah, s'abaisser au niveau des élèves... :roll: Et pourtant, le secret de la communication passe par l'effondrement de la tour d'ivoire du Môssieur grand prof.
Alexa a écrit :Je détestais rentrer à la maison, car j'y retrouvais le stress et le malheur de mes parents, qui étaient épuisés, agacés par leur boulot sans intérêt, ne pensaient qu'a gagner de l'argent pour qu'on puisse manger suffisamment et vivre correctement, toujours inquiet pour les factures à payer.... bref, c'était très oppressant.
Bon, en même temps, lorsque les fins de mois sont difficiles pour les parents, il est inévitable que du stress soit généré. Lorsque j'étais gamin, chez ma mère, les conditions étaient un peu rudes. Donc bon, on faisait avec. Je faisais des ménages pour le faire de l'argent de poche, on n'avait pas de bonbons ni de gâteaux, le ciné c'était 1 fois par an, le resto jamais, la TV en rêve... Mais en fait... ça ne me manquait pas. Et j'ai gardé ça adulte. Trois fois rien me suffit, et surtout de pouvoir mettre les mains dans la terre sitôt que j'ai fini mes x heures de recherche au boulot.
Alexa a écrit :Donc, le monde des adultes été fait d'angoisses, de tracas, de responsabilité, de faux semblant pour paraître de bonne gens polie et bien sous tout rapport, aucune fantaisies ni spontaneité, une routine bien rodé d'un ennui mortel. Tragique.
Effectivement. Cela dit, garder son côté gamin / Shreck n'est pas impossible. Ca réduit juste le nombre de personnes qui viendront te serrer la main et te caresser le poil. Grosso merdo, ça éloigne les faux-culs. Bon, je ne te cacherais pas que ça m'a joué des tours. Mais bon, m'en fous, au moins je reste fidèle à mes convictions, certes un peu (beaucoup) idéalistes.
Alexa a écrit :ça me fait tout drôle de repenser à tout ça.
Bin dis-toi qu'il existe des profs qui pensent comme toi. Dans mon bureau trônent toutes sortes de peluches, biberons, lapins crétins, minions :wink: Les élèves s'habituent :D
Règle n°1 : pas avant le mariage. Règle n°2 : ne pas se marier

Mycrophone
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Re: Anamitisme ???

Message par Mycrophone »

Sleepless Knight a écrit :L'asexualité et l'aromantisme ont déjà pas grand choses en commun, donc je pense que c'est de même avec "l'anamitisme". Ne pas vouloir de relation proche avec des gens n'est pas le même concept que celui de "l'attraction", je vois pas pourquoi la proportion serait plus élevé dans X population.

Être très solitaire comme toi n'est pas rare, c'est juste que par définition ils vont pas t'en informer au cours d'un déjeuner à la cafeteria. C'es pas un caractère adulte non plus, l'aptitude social est lié à la personnalité et à l'expérience pas à l'âge. C'est juste un combinaison de traits de caractère plus ou moins commun.

Cependant, je comprends pas pourquoi il fait accepter la solitude émotionnelle si c'est que tu cherches à la base...
ça peut être lié dans le cas d'un trouble de la personnalité schizoïde

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