Expérimenter les relations... asexuelles ?

Vous avez des questions sur l'asexualité ?
C'est ici que ça se passe.
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Amireux
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Expérimenter les relations... asexuelles ?

Message par Amireux » 21 juil. 2013, 01:37

Bonsoir,

Je suis décidément fasciné par votre mode de vie, et du coup j'ai encore plein de questions à vous poser.

J'ai lu à plusieurs endroits que l'asexualité n'est pas un choix : on nait asexuel. De même que l'on nait hétéro, homo, bi, etc. Pourtant, certaines personnes, a priori hétéro, expérimentent les relations homo, pour voir, et parfois y trouvent une certaine satisfaction à laquelle elles n'avaient pas songé au départ et qui les conduit à renouveler l'expérience. Peut-être que ma question va vous paraître tordue mais, de même, ne pourrait-on pas être a priori sexuel, mais imaginer souhaiter expérimenter les relations asexuelles, pour voir, et parfois y trouver une certaine satisfaction à laquelle on n'avait pas songé au départ et qui conduise à renouveler l'expérience ? Il n'est quand même pas nécessaire d'être asexuel de naissance pour ne pas faire du sexe le centre d'une relation, non ?

En plus, je trouve cela tellement subversif, vraiment, de se dire : oui, on s'aime, on sort ensemble, on se fait des câlins, mais on ne couche pas ensemble. Ça place de facto ce genre de relation dans une sorte de frontière floue entre l'amitié telle qu'on la conçoit et l'amour tel qu'on le conçoit, qui échappe aux normes sociétales. Et ça rejoint un sujet qui m'est cher et dont j'ai déjà parlé ici : le polyamour. A deux titres :
- Déjà, en polyamour, cette notion de frontière floue est assez centrale. Sur trois femmes polyamoureuses revendiquées que je connais, j'ai, avec deux, une relation qui sort plus ou moins des canons de l'amitié stricte (quoique non-sexuelle). Car comme la non-exclusivité est la règle, dirais-je, il s'ensuit que les émotions peuvent se libérer plus facilement, et la tendresse/sensualité qu'on n'exprimerait peut-être pas en temps normal parce que telle ou telle personne nous plaît suffisamment pour être plus qu'un ami mais ne nous plaît pas suffisamment pour être un amoureux, peut là s'exprimer sans problème car personne n'est en compétition avec personne pour l'amour, donc on exprime simplement ce que l'on ressent, parce qu'on le ressent, sans risque d'être incompris ou mal jugé.
- Ensuite, le polyamour peut fort bien se vivre, en tant que tel, selon un mode asexuel, pour tout ou partie des amoureux avec qui ont est en relation, et cela est subversif également, car la tendance profonde dans la société est d'assimiler polyamour avec libertinage, débauche, adultère ou polygamie. Or si des recoupements sont possibles avec tout ça, le fait est que le polyamour ne se réduit aucunement à ces catégories. Le polyamour, comme son nom l'indique, a à voir avec l'amour (pas forcément au sens romantique du terme cependant : il peut s'agir aussi d'une sorte d'intimité un peu spéciale, d'une amitié particulière, d'une amitié amoureuse), pas avec le sexe (même si le sexe n'est pas forcément exclu).

Cordialement.

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Re: Expérimenter les relations... asexuelles ?

Message par Isilua » 21 juil. 2013, 09:05

Amireux a écrit :J'ai lu à plusieurs endroits que l'asexualité n'est pas un choix : on nait asexuel. De même que l'on nait hétéro, homo, bi, etc. Pourtant, certaines personnes, a priori hétéro, expérimentent les relations homo, pour voir, et parfois y trouvent une certaine satisfaction à laquelle elles n'avaient pas songé au départ et qui les conduit à renouveler l'expérience.
Pour ma part, je pense que si la personne fini par se définir homo, c'est qu'il l'était à la base.
Le soucie de la société telle qu'on la connait aujourdui, c'est qu'elle force la personne a se refouler.
Rien n’empêche de vivre x années en se définissant hétéro, et finir par se découvrir homo.

Pour le fait d'expérimenter, tu n'as rien à y perdre.
Maintenant, pour nous c'est naturel, à voir si tu sauras t'en passer :)
'Sachant que notre vie n'est pas la notre, du berceau au tombeau.
Nous sommes liés les uns au autres, dans le passé et le présent.
Et par chacun de nos crimes, chacune de nos attentions, nous enfantons notre avenir.'

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Re: Expérimenter les relations... asexuelles ?

Message par Amireux » 21 juil. 2013, 11:42

Isilua a écrit :
Amireux a écrit :J'ai lu à plusieurs endroits que l'asexualité n'est pas un choix : on nait asexuel. De même que l'on nait hétéro, homo, bi, etc. Pourtant, certaines personnes, a priori hétéro, expérimentent les relations homo, pour voir, et parfois y trouvent une certaine satisfaction à laquelle elles n'avaient pas songé au départ et qui les conduit à renouveler l'expérience.
Pour ma part, je pense que si la personne fini par se définir homo, c'est qu'il l'était à la base.
Le soucie de la société telle qu'on la connait aujourdui, c'est qu'elle force la personne a se refouler.
Rien n’empêche de vivre x années en se définissant hétéro, et finir par se découvrir homo.
... ou bi.
Isilua a écrit : Pour le fait d'expérimenter, tu n'as rien à y perdre.
Maintenant, pour nous c'est naturel, à voir si tu sauras t'en passer :)
Si on me donnait le choix entre ces deux options :
- avoir une vie sexuelle riche et variée mais ne jamais rencontrer de femmes avec qui je partagerais autre chose que du sexe ;
- rencontrer des femmes avec une personnalité très intéressante, avoir avec elles des échanges riches et variés, et pouvoir les enlacer, les câliner, les embrasser, dormir à leur côté, sans jamais rencontrer de femme avec qui je puisse avoir du sexe.
Je choisirais la seconde option.

Il me semble que le désir sexuel, l'attirance sexuelle, peuvent être mis entre parenthèses (ou "soulagés" autrement) plus facilement que le besoin de relations amicales, intimes, tendres, sensuelles (dans le sens non-sexuel du terme).

L'avantage, cela dit, quand on est polyamoureux, c'est qu'on peut aimer des personnes asexuelles, sans les forcer à avoir du sexe, et sans se condamner soi-même à ne plus en avoir.

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Re: Expérimenter les relations... asexuelles ?

Message par brigadoon » 21 juil. 2013, 11:43

Amireux a écrit : En plus, je trouve cela tellement subversif, vraiment, de se dire : oui, on s'aime, on sort ensemble, on se fait des câlins, mais on ne couche pas ensemble. Ça place de facto ce genre de relation dans une sorte de frontière floue entre l'amitié telle qu'on la conçoit et l'amour tel qu'on le conçoit, qui échappe aux normes sociétales. Et ça rejoint un sujet qui m'est cher et dont j'ai déjà parlé ici : le polyamour. A deux titres :
- Déjà, en polyamour, cette notion de frontière floue est assez centrale. Sur trois femmes polyamoureuses revendiquées que je connais, j'ai, avec deux, une relation qui sort plus ou moins des canons de l'amitié stricte (quoique non-sexuelle). Car comme la non-exclusivité est la règle, dirais-je, il s'ensuit que les émotions peuvent se libérer plus facilement, et la tendresse/sensualité qu'on n'exprimerait peut-être pas en temps normal parce que telle ou telle personne nous plaît suffisamment pour être plus qu'un ami mais ne nous plaît pas suffisamment pour être un amoureux, peut là s'exprimer sans problème car personne n'est en compétition avec personne pour l'amour, donc on exprime simplement ce que l'on ressent, parce qu'on le ressent, sans risque d'être incompris ou mal jugé.
- Ensuite, le polyamour peut fort bien se vivre, en tant que tel, selon un mode asexuel, pour tout ou partie des amoureux avec qui ont est en relation, et cela est subversif également, car la tendance profonde dans la société est d'assimiler polyamour avec libertinage, débauche, adultère ou polygamie. Or si des recoupements sont possibles avec tout ça, le fait est que le polyamour ne se réduit aucunement à ces catégories. Le polyamour, comme son nom l'indique, a à voir avec l'amour (pas forcément au sens romantique du terme cependant : il peut s'agir aussi d'une sorte d'intimité un peu spéciale, d'une amitié particulière, d'une amitié amoureuse), pas avec le sexe (même si le sexe n'est pas forcément exclu).
C'est exactement le genre de relations que j'ai depuis des années et c'est une liberté sans égal.
Le seul problème, c'est l'incompréhension que l'on peut rencontrer des personnes qui veulent absolument se référer à des cadres référencés et acceptés par la société. :(

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Re: Expérimenter les relations... asexuelles ?

Message par giby » 21 juil. 2013, 14:38

Juste comme ça… Il y a plusieurs cas ou une personne S se sentira mieux avec un A…
Voici une liste de cas que j'ai rencontré:
-Personne ayant été victime d'abus sexuel
-Paraplégique
-Personne avec des valeurs morale strict
(\__/)
( :'.': )
(")_(") Copie et colle le lapin dans ta signature pour l'aider à envahir le monde.
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Re: Expérimenter les relations... asexuelles ?

Message par Amireux » 21 juil. 2013, 18:18

giby a écrit :Juste comme ça… Il y a plusieurs cas ou une personne S se sentira mieux avec un A…
Voici une liste de cas que j'ai rencontré:
-Personne ayant été victime d'abus sexuel
-Paraplégique
-Personne avec des valeurs morale strict
Je ne corresponds à aucun des trois cas. Cela dit, je suis A-acceptant, non pas A-préférant.
C'est-à-dire que je trouverais dommage de passer à côté d'une femme avec une personnalité intéressante, de l'empathie, de la douceur, etc. juste parce qu'elle serait A.
Je me suis senti rejeté moi-même dans ma jeunesse parce que j'ai été très longtemps vierge et sans copine (oui, le rejet entraîne souvent le rejet...). Ce n'est pas pour rejeter moi-même quelqu'un pour ce qui est, finalement, un point de détail.
Par ailleurs, j'aime le sexe, mais je ne supporte pas la mentalité qui consiste à rechercher de manière effrénée la performance, et à mettre la pression en ce sens. Au moins, avec une A, je n'aurais pas ce problème :) Une A ne me reprocherait pas une panne, puisque nous n'aurions pas de relations sexuelles (à part peut-être pour procréer).
Pas non plus de risque d'IST, pas besoin de contraception...
De plus, dans le sexe, je crois que je préfère désirer qu'assouvir le désir, un peu dans l'esprit de l'assag, dans l'amour courtois.

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