Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel...

Pour les personnes impliquées dans un couple sexuel-asexuel, ayant besoin de soutien ou voulant partager.
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ethan
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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par ethan » 14 juil. 2013, 21:40

Jullianna a écrit :C'est vrai que la description de Brigadon peut sembler "crue" mais si elle voit ça comme ça, à l'état brut sans arrangements autour, style érotisme, romantisme ou autre. C'est sa vision. Après tout, c'est vrai même si ça en choque beaucoup
Salut Julianna ! Enchanté, moi c'est Ethan ! En fait personne remet en question la description qui est faite. C'était plus sa portée positive ou négative que Rising Sun relevait. Et du coup elle est négative. Si on voulait en faire quelque chose de purement "biologique" on dirait quelque chose comme "transfert de fluides d'un corps à l'autre, incluant semence, salive et autres organismes" par exemple. Là du coup, c'est plus neutre tu ne trouves pas ?
En revanche, parler de vidange, cuvette de wc et bave, ça renvoie immédiatement à déjection et crachat... Et là, oui c'est connoté.
Je me demande même si la version neutre ne relaierait pas avec justesse et subtilité cette idée d'aversion par sa froideur médicale. Rien ne vaut un dictionnaire médical pour ramener le corps humain à de la viande dissécable. Mais je laisse les autres juges de mon interprétation.

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Piccolo » 14 juil. 2013, 21:50

En fait les sentiments négatifs proviennent justement d'une vision neutre. Dans l'absolu, brigadoon est loin d'avoir tort dans sa description, car c'est précisément cela.

Parler d'amour, de sentiments, de romantisme....tout cela n'a aucune valeur objective, l'excitation altérant la perception des choses.

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Jullianna » 14 juil. 2013, 22:06

:idea: ça me rappelle une carte que j'avais lue il y a longtemps, un dessin "humoristique" :roll:
qui disait à peu près ceci. "Dommage que la salle de jeux soit si près des WC..."
c'est dans la même idée :oops:

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Zimou » 14 juil. 2013, 22:07

Désolé d'avance pour le pavé xD j'écris beaucoup alors que j'ai pas l'impression de dire grand chose...

La discutions est vraiment intéressante :-) Chaque post mérite un réponse, mais je ne vais répondre qu'a un qui devrai me permettre d'expliquer l’essentiel de ce que je pense, et de répondre à tout le monde (ce n'a évidement rien de personnel donc) ^^
CLP a écrit :J'ai eu l'impression à un moment que certain-es affirmaient que les personnes asexuelles qui ne veulent pas avoir de relations sexuelles devraient "faire un effort" et que si elles ne veulent (toujours) pas, c'est qu'elles doivent avoir un problème et qu'il faudrait sans doute "travailler sur soi", etc.
en effet on parle de compromis, et tu dis aussi que ça ne devrai pas etre à l'asexuel de faire des compromis. Un compromis, c'est quelque chose qui coute aux 2 personnes qui doivent compromettre. hors, lorsque l'asexuel refuse catégoriquement les relation sexuel, ce n'est que le sexuel qui fait des "compromis" par l'acceptation de s'abstenir. Le compromis dans ces cas la ne consiste pas d'un coté au sexuel de s'abstenir et à l'asexuel de se forcer. pour le sexuel, il doit s'abstenir, pas le choix. mais pour l'asexuel, son incapacité à avoir des relations sexuel à forcément une cause. tout comme un sexuel peut en avoir. d’ailleurs, quand on dit qu'un sexuel n'est pas capable d'avoir des relation sexuel, la plupart du temps c'est qu'il y a un blocage et on lui conseil généralement de consulter. il n'y a absolument aucune raison que ce soit différent pour les asexuels. bref, dans le compromis, le sexuel doit s'abstenir. en contrepartie, l'asexuel peut accepter les relations sexuel. Ce qui n'est biensur par le cas pour un asexuel pour qui la relation sexuel n'est pas possible. dans ce cas, la contrepartie est, je pense, de chercher à se débloquer. avoir une vision du sexe comme celle de brigadoon est anormal, comme l'explique très bien rising sun, elle décrit pas une relation sexuel, elle décrit un viol. une relation sexuel à en effet des point positif et des point négatif, n'en voir que des négatifs n'a pas de raison d’être et peut se changer si on accepte de voir, comprendre et assimiler les points positif. ne voir que les point négatif n'est pas du tout objectif. c'est quand on voit les négatifs et les positifs qu'on est apte à décider si on veut avoir des relation sexuel ou pas.
CLP a écrit :Pourquoi est-ce que même sur les forums AVEN, les personnes qui refusent d'avoir du sexe sont qualitifées de bloquées ou d'apeurées ?
Parce qu'un refus ou une acceptation a une cause. une indifférence n'en a pas. l'attirance est définit par l'envie/le besoin ou l'indifférence. accepter ou refuser une relation sexuel est une décision (choisie ou forcé), pas l'asexualité (l’indifférence).
CLP a écrit :Sincèrement, cette mentalité qui voudrait faire de la sexualité quelque chose d'obligatoire est déjà assez présent autour de nous. Vraiment, je ne comprends pas.
la sexualité ne doit pas etre obligatoire, on est d'accord la dessus. on devrait normalement pouvoir être d'accord sur le fait qu'elle ne devrait pas être interdite. c'est ce que fait un A à travers un refus systématique.
CLP a écrit :Il est clair que Brigadoon est asexuelle. Personne ne le discute je crois.
on est d'accord sur ce point. son asexualité n'est pas discuté ou remis en doute. l'asexualité permet d’être plus facilement dégouter (vu qu'on a pas l'attirance pour contrebalancer des points négatif) et je pense que c'est pour cette raison qu'elle est aussi dégouté. Si elle etait sexuel, elle serait aussi dégouter, mais moins car elle aurai l'attirance sexuel, qu'elle considérerait comme la plupart des S comme étant un point positif.
CLP a écrit :Et il se trouve que c'est en plus une personne asexuelle qui n'est pas prête à avoir de relations sexuelles, qui refusent ce discours de "fais donc un compromis" et que (peut-être) l'idée d'avoir du sexe repousse. Qu'est-ce qui pose problème là-dedans ? Pourquoi se sentir obligé de lui faire la leçon ?
Je pense que le problème est qu'elle est "une personne asexuelle qui refuse les relations sexuel", alors que cest "une personne asexuel" (rien à dire sur ce point) et "une personne qui refuse d'avoir des relation sexuel". tout comme une personne pourrait "être sexuel" et "refuser des relations sexuel". être asexuel ou sexuel n'est pas un choix et n'a pas de cause. mais le refus des relation sexuel est un choix (abstinence) ou a une cause. Le problème est que l'asexualité et le refus de sexualité est associé, alors qu'un asexuel ne devrait pas faire ce lien et ne pas en parler si ce n'est pas une cause de son asexualité (sachant que l'asexualité n'a justement pas de cause...)

CLP a écrit :Que je sache, il n'y a pas qu'un seul modèle de personne asexuelle, ou bien alors on ne m'a pas prévenu.
En faite, si. un asexuel est quelqu'un qui n'a pas d'attirance sexuel, c'est ça le "modèle", c'est aussi la définition. après il y aura toute sorte d'asexuel aussi divers que varié. et ces différences doivent être jugé presque de la même façon qu'elle devrai l’être chez les S. excepté la peur que l'attirance ne permettra pas de surpasser, ou l'incompréhension, etc... que l'absence d'attirance empêche de surpasser.
CLP a écrit :Je ne vois pas en quoi le fait de faire des "compromis" (je hais cette expression) fait de quiconque une meilleure personne asexuelle. Je ne vois pas en quoi ne pas être repoussé par le sexe fait de quiconque une meilleure personne asexuelle (cf ce fil : http://www.asexuality.org/fr/forum/view ... 1&start=45).
faire des compromis ne fait pas un "meilleur asexuel", mais ça fait pour moi une meilleur personne. car quelqu'un qui fait des compromis c'est quelqu'un qui ne pense pas qu'a lui, qui n'est donc pas égoïste. et par égoïste, je précise que je ne parle pas de se forcer, ça va de soit, mais de se donner les moyen de (pour ceux qui ne s'en donne aucun moyen).
CLP a écrit :L'asexuel-le inataquable est neurotypique, il n'a aucun problème de santé, ni physique ni mental, il est cisgenre, il est indifférent au sexe (et surtout pas dégoûté), il est pro-sexe, il est attirant, etc.
Me concernant, je suis pas neurotypique, j'ai parfois des soucis de santé, surtout physique, je suis cisgenre (bien que je vois pas le rapport, un transgenre pourrait très bien tenir ce même discourt il y a pas de raison), je suis indifférent au sexe, pas pro-sexe (car si j'argumente contre quelqu'un qui refuse systématiquement les relations sexuel, j'argumenterai contre quelqu'un qui dit devoir les accepter systématiquement aussi, j'ai une position neutre), je suis pas attirant du tout (je ne l'ai jamais été sexuellement que pour 1 personne, physiquement que pour 2...)
CLP a écrit :David Jay explique bien dans cette vidéo ( qu'il a créé ce modèle (inconsciemment) parce qu'il passe bien auprès des médias mais que le temps passant, ça a fini par projeter une image de ce à quoi devrait ressembler une personne asexuelle. Une image de la personne asexuelle parfaite, du standard à atteindre. Ce qui évidemment a fini par exclure toute une partie de personnes asexuelles qui se sont retrouvées beaucoup trop en dehors du modèle.
Je suis d'accord. le modéle est ce qui passera forcement de mieux pour les média, car quelqu'un de bloqué et dégouter, quand le média trouvera la cause de ce blocage, il dira que c'est pour cette raison qu'elle est asexuel. hors ce ne sera pas le cas. donc en effet, c'est ce modèle qui doit etre présenté au média. mais on ne doit pas en exclure les autre modèle pour autant. sauf si ceux ci laisse penser qu'ils sont asexuel parce qu'ils ont un blocage. La le dialogue est nécessaire je pense, et tenter de faire comprendre que son blocage n'a peut être aucun lien avec son asexualité et que si il y a un lien directe, ce n'est pas de l'asexualité.
CLP a écrit :Alors, je vais le dire pour ce que soit bien clair : l'asexuel-le inattaquable n'a rien de supérieur. Et de voir que cette image est utilisée pour exclure/juger des personnes asexuelles est assez choquant.
+1. en notant qu'ici on ne juge pas l'asexualité de quelqu'un, mais son blocage.
brigadoon a écrit :Je pense effectivement que les asexuels, parce qu'ils n'ont pas le filtre du désir, ont une approche trop réaliste de l'acte sexuel pour pouvoir le pratiquer.
ils ont une approche réaliste, car ils sont plus sensible aux inconvenante de la sexualité. en aucun cas ça doit les empêcher de pratiquer. l'asexualité n’empêche rien (et heureusement!)
alors que la majorité se moquent d'avoir des rapports ou non.
brigadoon a écrit :Peut-être qu'ils ont un désir microscopique, mais un désir quand même.
de désir sexuel, non. ils peuvent avoir le désir de faire plaisir, d'avoir un enfant, etc... oui mais l'asexualité n’empêche rien, surtout pas de vouloir avoir des enfant ou de faire plaisir à sa partenaire.
brigadoon a écrit :
Rising Sun a écrit :Et d'ailleurs, il y a plein de personnes sexuelles qui ont ce même dégoût que toi et ne peuvent donc avoir de rapports pour cette raison, j'en connais.
Sont-elles vraiment sexuelles ?
De plus, ce n'est pas un dégoût, juste une approche réaliste de ce qu'est l'acte sexuel.
ce genre de discour confirme un peu ce que je dit : pour toi, un asexuel est quelqu'un qui à un dégout du sexe, et tu pense meme que les sexuel qui ont un dégout du sexe pourrai etre des asexuel qui s'ignore! tu est totalement dans l'erreur, un asexuel n'est pas quelqu'un qui est dégouté par le sexe (bien qu'il peut l’être), c'est quelqu'un de non attiré par le sexe.
brigadoon a écrit :On peut avoir le plaisir, la tendresse, et même des enfants - le désir d'avoir des enfants est un filtre de désir qui permet d'avoir des relations sexuelles juste pour procréer - sans pour autant avoir des relations sexuelles pour faire plaisir à son partenaire.
On parle d'un autre sujet, mais ce qui est très important dans ces situations, c'est que le partenaire soit au courant... car nombreux sont les couples dont l'un a eu des relations sexuel que pour les enfants, puis qui après n'a plus rien voulu, ça fini en divorce et c'est l'enfant qui souffre après devant vivre différemment des autres qu'avec l'un ou l'autre des parents devant même parfois subir certain désagrément, dispute etc...
brigadoon a écrit :Mais lorsqu'on n'a pas de blocage, ça ne sert à rien d'en inventer un.
Si quelque chose nous empêche d'avoir des relation sexuel, c'est la définition d'un blocage. donc inventer un blocage ne sert à rien, il faut en comprendre la cause. te concernant, c'est clair : c'est ton dégout du sexe. si tu pensais pas du tout ce que tu pensais et que tu pensais au contraire par exemple que le sexe était un partage, de l'amour, bref que tu n'en voyais que les bon coté, tu serais pas dans l'incapacité d'avoir des relation sexuel.
brigadoon a écrit :Je pense simplement aux personnes asexuelles, hommes ou femmes, qui sont actuellement en couple avec des S.
Donc, je le redis.
Il y a sans doute des degrès dans l'asexualité.
Certains asexuels peuvent avoir des relations sexuelles.
C'est très bien pour eux et leurs partenaires.
Mais il y a des asexuels qui ne peuvent pas avoir de relations sexuelles, qui n'ont pas envie de se forcer à en avoir, et qui, pour autant, n'ont pas de blocage.
Non, ce ne sont pas des degrés d'asexualité. avoir des relation sexuel comme la masturbation est une pratique, ça n'a donc aucun lien a avoir avec l'asexualité!
brigadoon a écrit :Le nier, c'est prendre le risque que ces personnes aient encore plus de difficultés dans leur couple.
Et c'est très exactement la raison pour laquelle je sors de ce forum.
non, c'est noyer le poisson couvert par l'asexualité qui apportera des difficulté dans un couple, car l'asexualité est une fausse raison pour ne pas avoir de relation sexuel, car l'asexualité n'est pas l'incapacité ni l'absence de sexualité. l'absence de sexualité à une autre cause et c'est à vous de trouver cette cause.

PS : pendant que j'écrivais, vous avez répondu. j'ajoute juste pour répondre à ce qui à été ajouté concernant l'acceptation ou l'exclusion des personne se définissant asexuel : en fait, il ne s'agit pas d'acceptation de toute façon, un asexuel est quelqu'un qui n'a pas d'attirance sexuel. par contre, doivent être exclu tout ceux qui n'ont pas d'attirance sexuel parce qu'ils sont malade. que ce soit une maladie psychologique ou physique, quelqu'un qui n'a pas d'attirance sexuel à cause de ça n'est pas asexuel, il est seulement malade. et quand sa maladie sera guéris, il aura a nouveau de l'attirance sexuel.
pour rester dans le sujet, quelqu'un qui décrit la sexualité que comme quelque chose de négatif, c'est comme quelqu'un qui déprime car il voit la vie que de façon négative : il a besoin de voir un psy, donc fait partie des "malades" (comme rising sun, c'est pas dit méchamment). si après, sans aucune insinuation de ma part (ce que je fait donc volontairement pas) il me dit que ça ne changera pas sa condition d’être soigné, alors il est clair que cette personne sera asexuel. mais pour être franc, j'ai du mal à concevoir qu'on puisse prédire l'avenir et dire qu'on n'aura toujours pas d'attirance sexuel une fois soigné. mais je ne nie pas cette possibilité, je connais des asexuelles qui ne peuvent avoir des relations sexuel et que je connais suffisamment pour dire que même en aimant ça ou en étant capable d'en avoir, il n'y aura pas plus d'attirance ou de besoin. c'est quasi-clair que brigadoon ne se pose même pas cette question et qu'elle est juste "dépressive du sexe" (qui voit le sexe de façon uniquement négative), et pas "non attiré par le sexe sans raison".
Piccolo a écrit :En fait les sentiments négatifs proviennent justement d'une vision neutre. Dans l'absolu, brigadoon est loin d'avoir tort dans sa description, car c'est précisément cela.
Ce n'est pas que ça, donc sa vision n'est pas neutre.
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Jullianna » 14 juil. 2013, 22:21

Zimou, aussi étrange que cela puisse te paraître, je suis d'accord avec ta notion d'égoïsme en ne faisant pas de compromis, c'est imposer sa façon d'être à une autre personne !
Mais quand on impose rien, à qui que ce soit, et donc on ne blesse personne (ou ne frustre), est-ce aussi de l'égoïsme ? :o :(

Je suis d'accord avec toi, aussi pour les couples qui implosent après avoir eu des enfants :trist: :trist: et hélas, tous n'ont pas l'intelligence de se respecter dans leur différence, justement par manque d'informations aussi.

et cette longue discussion, même si elle est assez calme, montre une fois de plus que c'est extrêmement difficle de parler de ce sujet, car chacun a l'impression d'être plus ou moins remis en cause. :?

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par CLP » 14 juil. 2013, 22:33

Je crois qu'il y a trois questions différentes :

1- L'abstinence est-elle mauvaise ? Faire le choix de ne pas avoir de relation sexuelle que l'on soit asexuel-le ou non est-il le signe d'un rapport dégradé, problématique à la sexualité ?

2- Être dégoûté par le sexe est-il le résultat d'un trouble psychologique ? Doit-on se faire "soigner" ?

3- Peut-on déterminer qui est un-e "vrai-e" asexuelle ou non ? Et sur quels critères ?


A la question (1), je pense que le malentendu tient encore une fois à la médiatisation. On a tellement répété que l'asexualité n'était pas l'abstinence pour les médias qu'on a un peu oublié que nous sommes si nombreux-ses à NE PAS VOULOIR DE RELATIONS SEXUELLES. Même dans le cadre d'un compromis, même pour n'importe quelle raison. Je n'arrive pas à imaginer une seule raison qui puisse amener à dénier ce droit. Chacun a le droit absolu d'avoir du sexe avec qui il ou elle veut ou pas de sexe du tout. C'est le consentement. Le seul moyen de remettre en cause ce droit, c'est de prétendre que lorsqu'on est abstinent, c'est forcément que l'on a un rapport mauvais à la sexualité, qu'on a peur, etc. Personnellement, je trouve cet argument scandaleux, à deux pas de la rape culture.

Pour (2), j'ai déjà dit ce que je pensais. Si une personne dégoûtée veut écrire un texte sur son expérience pour Asexualité-s, qu'elle n'hésite pas à me l'envoyer, je le publierai avec plaisir.

Pour (3), je pense que la question est sérieuse. Quand Zimou écrit que les personnes qui sont asexuelles pour raisons médicales ou autres, doivent être exclues de l'asexualité, je me pince (mais peut-être voulais-tu dire "exclu de la définition"). Je ne vois pas au nom de quoi quiconque est en mesure de dire : toi tu en es, toi pas, etc.

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Zimou » 14 juil. 2013, 23:00

Jullianna a écrit :Mais quand on impose rien, à qui que ce soit, et donc on ne blesse personne (ou ne frustre), est-ce aussi de l'égoïsme ? :o :(
non ^^ si personne ne souffre, inutile de faire quoi que ce soit, tout le monde est heureux ^^
Jullianna a écrit :chacun a l'impression d'être plus ou moins remis en cause. :?
me concernant, je ne remettrai en cause que ceux qui se disent asexuel parce qu'ils sont malade. un asexuel malade mais qui n'utilise ou ne considère pas l'asexualité comme cause de sa maladie, je n'ai pas de raison de le remettre en cause. dans ces 2 cas, la personne peut avoir peur ou être bloqué. mais si toute les personnes qui sont malade (sans exception) sont asexuel... c'est qu'il y a un soucis quelque part. le plus dur est de définir pour qui l'asexualité et la maladie est lié et nous ne sommes malheureusement pas expérimenté pour. seul un psy le serais, un psy pour qui l'asexualité serai quelque chose de parfaitement normal, possible.
CLP a écrit :1- L'abstinence est-elle mauvaise ? Faire le choix de ne pas avoir de relation sexuelle que l'on soit asexuel-le ou non est-il le signe d'un rapport dégradé, problématique à la sexualité ?
pour moi, la question ne devrai pas être posé, l'abstinence étant un choix. l’abstinence n'a rien de mauvais tant qu'elle ne fait souffrir personne. faire ce choix n'est pas forcement le signe d'un rapport dégradé à l'asexualité, certain sont abstinent par religion, par principe, etc... mais l'abstinence est un choix et a toujours une raison d’être.
CLP a écrit :2- Être dégoûté par le sexe est-il le résultat d'un trouble psychologique ? Doit-on se faire "soigner" ?
Je pense que oui, ça a toujours été le cas et l'asexualité n'a pas de raison de changer ça. ne pas avoir d'attirance sexuel ne doit pas être considéré comme un trouble car ça n'a pas de raison d’être, alors qu'un dégout, oui. tout comme le dégout de la vie (vivre est quelque chose d'aussi neutre que la sexualité pour moi, avec ses bons et mauvais coté)
CLP a écrit :3- Peut-on déterminer qui est un-e "vrai-e" asexuelle ou non ? Et sur quels critères ?
pour moi, il n'y a pas de "faux" asexuel, enfin pas plus que si un homme qui se dit homosexuel alors qu'il aime les femmes (même si il les aiment momentanément pas pour une raison quelconque et que du coup il croit dur comme fer qu'il n'aime plus que les hommes), ça restera un hétérosexuel. même si, il est vrai, on pourrait le définir d'homosexuel pendant un temps, mais il n'aura pas été lui même, seulement déstabilisé par un événement quelconque (traumatisme ou autre, qui passe avec l'aide d'un médecin ou pas).
CLP a écrit :Pour (3), je pense que la question est sérieuse. Quand Zimou écrit que les personnes qui sont asexuelles pour raisons médicales ou autres, doivent être exclues de l'asexualité, je me pince (mais peut-être voulais-tu dire "exclu de la définition"). Je ne vois pas au nom de quoi quiconque est en mesure de dire : toi tu en es, toi pas, etc.
oui, je parle d'exclure de la définition, mais la définition fait qu'on se définit ainsi justement. comme un homosexuel qui se définirai hétérosexuel alors qu'il aime les personne de même sexe. il sera exclus de la définition, après si il se sent mieux à se définir hétérosexuel... mais là ça sera encore un autre problème, il à peut etre le besoin de se mentir pour se fondre dans la société... c'est aussi maladif pour moi. tout comme un noir qui se définirai blanc (ou vice versa d’ailleurs) xD tout ces exemples sont des gens qui se définisse par ce qu'ils ne sont pas (ou ne veulent pas être, n’entant pas un choix)
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par brigadoon » 15 juil. 2013, 03:49

Excuse-moi Zimou, mais j'ignorais que tu avais eu un diplôme de docteur en psychiatrie dans les années 50.
Ton diplôme ne peut pas être plus récent car il y a déjà plusieurs années que le fait de ne pas avoir de relations sexuelles n'est plus considéré comme étant une maladie.
Ni même comme un trouble du comportement.
Les législateurs sont même d'accord avec ça puisque le devoir conjugal a été retiré des obligations dans le mariage.
Donc là, en me diagnostiquant malade, tu t'opposes au moins à un de mes psys auquel je disais que je suis asexuelle et qui m'a répondu Votre sexualité c'est de ne pas avoir de désir et de relations sexuelles. C'est une sexualité au même titre que n'importe quelle autre sexualité et si vous n'en souffrez pas, il n'y a aucune raison de changer cela.
Je n'en souffre pas.
Donc, je ne m'oblige pas.
Quant à priver quelqu'un de sexualité, je ne vois pas en quoi. Il y a au moins un milliard de filles et de femmes sur la planète et autant de garçons et d'hommes. Alors, la question à se poser c'est pour quelle raison quelqu'un s'acharne à demander une relation sexuelle a quelqu'un qui a dit clairement qu'il ne pratique pas l'acte sexuel ?
Et qu'on ne me parle pas de tendresse et de je ne sais quoi qui serait lié à l'acte sexuel.
On peut aimer sans sexualité et avoir de la sexualité sans aimer.
Certains lient les deux, mais ce n'est pas une obligation.
Je vais redire une fois encore, parce qu'il semble que ce ne soit pas entendu, que je n'ai aucun blocage relatif au sexe, que je n'éprouve ni peur, ni dégoût, pour l'acte sexuel, mais l'acte sexuel m'ennuie profondément.
Et quand je m'ennuie et que je ne peux rien faire d'autre, j'observe.
Et observer l'acte sexuel, ça a donné ce que j'en ai dit.
Mais, jusqu'à preuve du contraire, une observation brute de décoffrage, n'est pas une maladie.
Et je ne vois pas pour quelle raison je devrais m'obliger à faire quelque chose qui m'ennuie juste pour me conformer au modèle préconisé par Aven, ou par les médias, ou par la société.
Jusqu'à présent, j'ai juste exposé une pensée, c'est à dire que le fait de ne pas avoir de désir pouvait entraîner le fait de ne pas envoir envie de relations sexuelles, et que le fait de ne pas avoir envie de relations sexuelles pouvait entrainer le fait qu'on pouvait refuser de s'obliger à en avoir.
Mais là, poser que j'ai peur, que j'éprouve du dégoût, et que j'ai un blocage, et plus encore, continuer à l'affirmer alors que j'ai dit plusieurs fois le contraire, juste pour pouvoir me traiter de malade et ne pas sortir de la ligne de conduite préconisée par Aven, je trouve cette attitude lamentable.
Mais, une fois encore, ça ne change rien au fait que je n'ai pas de blocage, que je n'éprouve pas de dégoût et pas de peur pour le sexe.
Sinon, je ne l'aurais pas pratiqué.
J'ajoute, pour ne pas que vous sautiez à pieds joints sur le fait que je viens de dire que j'ai consulté un psy, que je l'ai consulté pour apprendre à gérer les émotions de manière à ne pas somatiser.
Rien à voir avec la sexualité.
Vous pensez ce que vous voulez, vous pouvez aussi traiter les asexuels qui ne se conforment pas aux directives de pensée édictées par Aven de malades et de - là, j'hésite, est-ce que je suis considérée comme une menteuse ou comme une imbécile parce que je suis en désaccord avec le fait que j'aurais un blocage, que j'aurais peur, et que j'éprouverais du dégoût ? Bon, vous choisirez vous-même - l'asexualité ne se limite pas au forum d'Aven.
J'ajoute que ne pas vouloir de relations sexuelles, ce n'est pas refuser les sentiments, les émotions, le partage, la complicité, la tendresse, les calins, l'humour, le jeu, et même la sensualité.
Avoir ou non des relations sexuelles est un choix mais qui se heurte à une sorte de pensée unique, une obligation d'être sexuellement actif pour être considéré comme normal.

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Zimou » 15 juil. 2013, 09:15

On s'est visiblement mal compris car ce dont vous parlez n'est pas ce que j'ai dit. Je suis actuellement pas devant un PC pour repondre plus en detail mais je le ferai des que je le pourrai.
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Piccolo
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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Piccolo » 15 juil. 2013, 12:53

Entièrement d'accord avec brigadoon.

Ca rejoint ce que je pensais par rapport au discours bien-pensant sur la sexualité: la fameuse pensée unique dont elle parle.

Quelque part je comprends qu'Aven cherche à se donner une image "sex-friendly" aux yeux des autres, mais personne ne devrait se conformer au fascisme sexuel qui règne dans la société, et que personne n'ose affronter, de peur de paraitre anormal. Remettre en cause des fondamentaux, ce n'est pas à la portée du premier venu, il faut dire.

Là où je suis d'accord avec la définition de l'asexualité, c'est qu'elle se définit avant tout par l'attirance. Mais en quoi le comportement devrait être neutre pour autant ? Rien ne dit que la vraie asexualité devrait se traduire obligatoirement par un sentiment d'indifférence. :ouhla:

Et c'est là que la notion de communauté montre ses limites, nos ressentis sont beaucoup trop uniques pour qu'ils puissent rentrer parfaitement dans une case bien précise.

Contrairement à brigadoon, sans en avoir peur pour autant, le sexe me dégoûte fortement (avec une autre personne, car à la rigueur la masturbation ne me dégoûte pas, c'est juste que ça ne me donne pas envie d'essayer). Et c'est comme ça, ça me fait partie de me personnalité, et celle-ci vaut bien plus qu'une étiquette asexuelle "melting-pot" et fourre-tout.
La seule chose qui peut potentiellement évoluer, c'est mon antisexualité. Le jour où "sexualité" rimera de façon universelle et absolue avec "respect", il y a de fortes chances que je ne sois plus du tout antisexuel, mais ça c'est de l'utopie.

Le cas de brigadoon est ENTIEREMENT valide et légitime, elle n'a certainement pas à renier ce qu'elle est au plus profond d'elle-même.

Après il faut voir les relations comme du petit commerce: finalement ça ressemble un peu à la loi de l'offre et de la demande version relations humaines. Il y a bien plus de personnes qui veulent des relations sexuelles que de personnes qui n'en veulent pas. De ce fait, une personne qui en veut n'a aucun intérêt de rester avec une personne qui n'en veut pas, c'est comme ça: cruel mais juste.

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par ethan » 15 juil. 2013, 13:18

Piccolo a écrit :La seule chose qui peut potentiellement évoluer, c'est mon antisexualité. Le jour où "sexualité" rimera de façon universelle et absolue avec "respect", il y a de fortes chances que je ne sois plus du tout antisexuel, mais ça c'est de l'utopie.
Et seras-tu asexuel au sens de l'absence d'attirance ? Genre : tu pourras faire l'amour avec ta partenaire parce que c'est possible mais en même temps tu n'éprouveras pas de désir ou d'attirance ?
Et du coup, si A inclus ceux qui ne le font pas par choix, est-ce que les abstinents (qui font un choix) sont asexuels pour toi ? Moi je dirais non car A n'est pas un choix - mais qu'en dis-tu ?
Cette conversation a le mérite de m'éclairer aussi sur tout ça, car ça ne m'a jamais paru clair.
Piccolo a écrit :Le cas de brigadoon est ENTIEREMENT valide et légitime, elle n'a certainement pas à renier ce qu'elle est au plus profond d'elle-même.
C'est pas ce qui est dit. Brigadoon fait ce qu'elle veut et n'a rien à prouver à personne. L'impression que j'ai est qu'il y a une différence d'interprétation de la définition des A. D'ailleurs, faut-il dire amen à une définition qui a été donnée. N'évolue t-elle pas elle aussi au grès des recherches ? Mais je comprends aussi que si l'asexualité est un choix, les abstinents religieux rentrent dans la catégorie avec pour certain un argumentaire difficile à avaler.
Zimou reste sur celle en tête du forum, ce qui exclu les personnes A qui le sont de manière provisoire (et parfois provisoire dure toute une vie) pour des raisons collatérales - il parle de maladie, je parlerai plus de facteurs extérieurs. Ce que je comprends de Zimou c'est qu'être A est "inné" et indépendant de facteurs culturels, médicaux, etc. Néanmoins Zimou, est-ce que tout n'est pas baigné de facteurs extérieurs et donc ce qu'on pressent comme inné ne serait pas la conséquence d'un environnement (tu me répondras peut-être que c'est un choix inconscient du coup, dont on n'est pas maître comme l'homosexualité). C'est un peu philo.
Piccolo a écrit :Après il faut voir les relations comme du petit commerce: finalement ça ressemble un peu à la loi de l'offre et de la demande version relations humaines. Il y a bien plus de personnes qui veulent des relations sexuelles que de personnes qui n'en veulent pas. De ce fait, une personne qui en veut n'a aucun intérêt de rester avec une personne qui n'en veut pas, c'est comme ça: cruel mais juste.
C'est vrai. Après, il appartient à chacun de voir s'il y a une zone sur laquelle s'entendre : le fameux compromis. Il n'y a pas à imposer, mais ça coûte rien de le proposer - et si c'est pas possible de prendre les décisions qui s'imposent.

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Message par aharis » 15 juil. 2013, 13:46

Pour ma part, c'est le désir de vivre en couple qui est totalement absent : je ne me pose pas la question du compromis. (question du compromis que je trouve étrange dans un couple car pour moi, l'amour, c'est accepter l'autre tel qu'il est et non pas tel qu'on aimerai qu'il soit). Et oui je ne désire pas vivre en couple mais je peux tomber amoureux. :wink:

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Zimou » 15 juil. 2013, 16:09

Brigadoon, on s'est visiblement mal compris car ce dont tu parle n'est pas ce que j'ai dit.
brigadoon a écrit :Excuse-moi Zimou, mais j'ignorais que tu avais eu un diplôme de docteur en psychiatrie dans les années 50.
Ton diplôme ne peut pas être plus récent car il y a déjà plusieurs années que le fait de ne pas avoir de relations sexuelles n'est plus considéré comme étant une maladie.
Je suis pas psy xD ne pas en avoir, ne pas en désirer, oui c'est parfaitement normal. en être incapable n'est pas la meme chose. je parle bien d'en être incapable, pas de ne pas en désirer ou ne pas en avoir.
brigadoon a écrit :Les législateurs sont même d'accord avec ça puisque le devoir conjugal a été retiré des obligations dans le mariage.
ça a été retiré des obligations du mariage car un rapport non consenti entre mari et femme, c'est un viol conjugal. relis moi et tu verra que j'ai précisé que je ne parlais pas de devoir se forcer à avoir des relations sexuel.
brigadoon a écrit :tu t'opposes au moins à un de mes psys auquel je disais que je suis asexuelle et qui m'a répondu Votre sexualité c'est de ne pas avoir de désir et de relations sexuelles. C'est une sexualité au même titre que n'importe quelle autre sexualité et si vous n'en souffrez pas, il n'y a aucune raison de changer cela.
Je n'en souffre pas.
Donc, je ne m'oblige pas.
je ne m’oppose absolument pas au psy, et je suis totalement d'accord avec ce qu'elle dit : ne pas avoir de désir ou de relation sexuel est une forme de sexualité parfaitement normal. pour info, je suis en couple depuis 2 ans sans avoir pratiquer de "coït". donc je suis bien placé pour savoir ça. encore une fois, je parle pas d'absence de relation sexuel, mais de refus de relation sexuel.
brigadoon a écrit :Quant à priver quelqu'un de sexualité, je ne vois pas en quoi. Il y a au moins un milliard de filles et de femmes sur la planète et autant de garçons et d'hommes. Alors, la question à se poser c'est pour quelle raison quelqu'un s'acharne à demander une relation sexuelle a quelqu'un qui a dit clairement qu'il ne pratique pas l'acte sexuel ?
quand on est seul ou en couple avec un A, il est inutile de s'obliger à... on ne fait souffrir personne. ce dont je parle n'est valable que dans un couple A/S (sujet du message). Je ne parle pas des personnes qui "s'acharne à demander du sexe", mais d'une personne qu'on aime et qui nous aime, qu'on ne veux pas faire souffrir et qui ne veut pas nous faire souffrir, qu'on respecte et qui nous respecte. et ces personnes ont des besoins parfaitement normaux inchangeable. alors que la peur, une mauvaise vision de la sexualité, etc... ça peut se changer. donc c'est à l'asexuel de faire un effort pour ne pas faire souffrir la personne qu'il aime. l'attirance se change pas, le dégout de la sexualité oui (car il y a une cause et qu'on peut aussi avoir des cause qui donne gout à la sexualité)
brigadoon a écrit :Et qu'on ne me parle pas de tendresse et de je ne sais quoi qui serait lié à l'acte sexuel.
Je vois pas pourquoi, c'est pas parce que t'as eu des expériences sexuel sans tendresse que ça n'existe pas (j'en ai vécu) et que tu ne peux pas le demander si c'est ce que tu veux... Je suis d'accord sur le fait que lors de l'acte sexuel pour certain S, ils oublient la tendresse, mais on peut très bien informer ce S sur nos besoin...
brigadoon a écrit :On peut aimer sans sexualité et avoir de la sexualité sans aimer.
Certains lient les deux, mais ce n'est pas une obligation.
j'ai pas dit le contraire, c'est l'un de mes arguments quand j'en parle aux S qui comprennent pas d'ailleurs.
brigadoon a écrit :Je vais redire une fois encore, parce qu'il semble que ce ne soit pas entendu, que je n'ai aucun blocage relatif au sexe, que je n'éprouve ni peur, ni dégoût, pour l'acte sexuel, mais l'acte sexuel m'ennuie profondément.
Et quand je m'ennuie et que je ne peux rien faire d'autre, j'observe.
Et observer l'acte sexuel, ça a donné ce que j'en ai dit.
Je le redis aussi, mais un blocage est un obstacle qui nous empêche de faire. ton obstacle est ton ennuie, et ce que tu regarde pour occuper ton ennuie, ainsi que la façon dont tu l’interprète. hors l'acte sexuel n'est pas ennuyeux, pas plus que d'embrasser quelqu'un ou que de lui faire un câlin. c'est sur que pour celui qui refuse d’être embrasser ou câline, ça devient ennuyeux... mais refuser un câlin ou un bisous est un blocage car ça a une cause, tout comme de refuser la sexualité.
brigadoon a écrit :Mais, jusqu'à preuve du contraire, une observation brute de décoffrage, n'est pas une maladie.
comme l'explique très bien ethan, le terme "maladie" que j'utilise est un peu inapproprié. Je devrais plutôt parler "d'élément extérieur" (j'utilise maladie car c'est un élément extérieur fort et facilement compréhensible). cet élément extérieur, c'est ton ennuie, et ton jugement causé par cette ennuie. mais l'ennuie est un choix, tu n'es pas obliger de rester passive pendant l'acte et attendre que ça passe. t'a aussi la possibilité de voir la personne que t'aime essayer de te donner du plaisir et en prendre, lui dire que tu l'aime, par la parole, avec les yeux, ou par certain geste, etc... moi c'est ce que je vois quand je fait l'amour. toi tu te vois comme un "sac à f...." ne regardant que ce que tu es et pas ce que vous formez, alors que ce n'est pas comme ça que te considère ton partenaire (ou alors change vite de partenaire!). ce n'est donc pas une observation que tu as faite, mais une interprétation de ce que tu as vu. libre à toi de changer ton interprétation des choses qui t'es personnel et que tu as choisie! encore faut-il le vouloir... et c'est précisément de ce "vouloir" dont je parle quand je parle de faire des compromis. c'est pas de vouloir se forcer, c'est d'accepter de voir les chose différemment, idéalement de la même façon que son partenaire.
brigadoon a écrit :Et je ne vois pas pour quelle raison je devrais m'obliger à faire quelque chose qui m'ennuie juste pour me conformer au modèle préconisé par Aven, ou par les médias, ou par la société.
qui a parler de devoir se conformer à quoi que ce soit ici? on a parler de "modèle" idéal pour les média, il n'existe pas de modèle sur aven, tout le monde est bienvenue tant qu'ils se définissent pas asexuel parce qu'ils ont un traumatisme, une maladie, ou une aversion pour la sexualité. l'asexualité n'est rien de tout ça. chacun à le droit d’être malade, traumatisé, d'avoir une aversion pour la sexualité, tout comme chez les S, mais utiliser l'asexualité comme cause de ce traumatisme, cet maladie ou cet aversion, non! on a vu qu'un asexuel peut être plus sensible à certaine chose, comme la peur de la première fois dont on ne se débarrasse pas avec l'aide de l'attirance comme les S, mais cette peur est une peur de la douleur (par exemple), non provoqué et non lié avec l'asexualité. Donc un A qui a plus de difficulté pour sa première fois sera bloqué par la peur (ça reste un blocage), mais si il dit qu'il a peur parce qu'il est asexuel, alors non! il a pas de lien entre l'asexualité et la peur.

brigadoon a écrit :Jusqu'à présent, j'ai juste exposé une pensée, c'est à dire que le fait de ne pas avoir de désir pouvait entraîner le fait de ne pas envoir envie de relations sexuelles, et que le fait de ne pas avoir envie de relations sexuelles pouvait entrainer le fait qu'on pouvait refuser de s'obliger à en avoir.
je suis d'accord sur ce point, mais il y a refuser (de temps en temps) et refuser (systématiquement). refuser de temps en temps c'est normal, même chez les S d'ailleurs car dans un coupe S, les 2 n'ont pas toujours envie en même temps. mais refuser systématiquement, c'est un blocage (lié à un élément extérieur, que ce soit une maladie ou autre).
brigadoon a écrit :poser que j'ai peur, que j'éprouve du dégoût, et que j'ai un blocage, et plus encore, continuer à l'affirmer alors que j'ai dit plusieurs fois le contraire, juste pour pouvoir me traiter de malade et ne pas sortir de la ligne de conduite préconisée par Aven, je trouve cette attitude lamentable.
faut pas commencer à voir qu'il existe une ligne de conduite ici, t'es pas la premiere à le dire, c'est peut etre une impression qu'on peut avoir, mais une fausse impression. la seul ligne de conduite pour être asexuel, c'est de ne pas avoir d'attirance sexuel pour les autre, sans raison. c'est exactement pour cette raison qu'on souhaite être retiré du DSM, c'est parce qu'il n'y a pas de cause, que c'est naturel et que par conséquent, ça ne peut changer.
brigadoon a écrit :Mais, une fois encore, ça ne change rien au fait que je n'ai pas de blocage, que je n'éprouve pas de dégoût et pas de peur pour le sexe.
quand on se considère comme un vidoir à c..., j’appelle ça du dégout.
brigadoon a écrit :Vous pensez ce que vous voulez, vous pouvez aussi traiter les asexuels qui ne se conforment pas aux directives de pensée édictées par Aven de malades et de - là, j'hésite, est-ce que je suis considérée comme une menteuse ou comme une imbécile parce que je suis en désaccord avec le fait que j'aurais un blocage, que j'aurais peur, et que j'éprouverais du dégoût ? Bon, vous choisirez vous-même - l'asexualité ne se limite pas au forum d'Aven.
l'asexualité est, encore une fois, l'absence d'attirance sexuel pour les autre, pas une aversion, une peur ou une maladie sexuel. ce n'est pas la définition d'aven, c'est la définition de l'asexualité! c'est la même partout! si tu te reconnait pas dans cette définition, tu es exactement comme si tu étais quelqu'un qui déteste les personne de sexe opposé et qui se définit donc comme homosexuel. hors ce n'est pas la définition d'un homosexuel et ce n'est pas ce qui fait d'un homo, un homo. l'homosexualité est l'attirance pour les personne de même sexe, ce n'est pas ceux qui sont dégouté par l'hétérosexualité. un homosexuel ne dira pas "je suis homo car je déteste les personne de sexe opposé qui m'utilise et me dégoute", mais "je suis homo car je suis attiré par les personnes qui ont le même sexe que moi". c'est exactement la même chose pour toutes les orientations sexuel, asexualité comprise!
brigadoon a écrit :Avoir ou non des relations sexuelles est un choix mais qui se heurte à une sorte de pensée unique, une obligation d'être sexuellement actif pour être considéré comme normal.
un asexuel peut être sexuellement inactif et parfaitement normal... lorsqu'il est en couple avec un asexuel ou célibataire. les chose sont différent lorsqu'on est avec quelqu'un de différent de nous.
Piccolo a écrit :Entièrement d'accord avec brigadoon.
ayant admis que tu avais une aversion de la sexualité (plutôt anti-sexuel), ça me conforte dans ce que je pense, qu'elle a une aversion aussi.
Piccolo a écrit :Ca rejoint ce que je pensais par rapport au discours bien-pensant sur la sexualité: la fameuse pensée unique dont elle parle.

Quelque part je comprends qu'Aven cherche à se donner une image "sex-friendly" aux yeux des autres, mais personne ne devrait se conformer au fascisme sexuel qui règne dans la société, et que personne n'ose affronter, de peur de paraitre anormal. Remettre en cause des fondamentaux, ce n'est pas à la portée du premier venu, il faut dire.
c'est qu'il n'y a aucune raison de remettre en cause les fondamentaux, si ce n'est d'avoir une vision principalement pessimiste, négative de la sexualité, donc pas objective.
Piccolo a écrit :Mais en quoi le comportement devrait être neutre pour autant ? Rien ne dit que la vraie asexualité devrait se traduire obligatoirement par un sentiment d'indifférence. :ouhla:
c'est (malheureusement) pas dit clairement, probablement pour ne pas exclure les asexuels qui ont un blocage (et pas les asexuels qui le sont à cause d'un blocage), ce que je trouve normal. mais c'est fortement insinué quand on lit la FAQ, l'asexualité est l'absence d'attirance, mais pas l'absence de sexualité.
l'absence (ou la présence) de sexualité est un choix. un choix modulable pour ceux qui désire le modeler, comme tous les choix qu'on fait dans la vie (et qui ne sont pas figé).
Piccolo a écrit :Et c'est là que la notion de communauté montre ses limites, nos ressentis sont beaucoup trop uniques pour qu'ils puissent rentrer parfaitement dans une case bien précise.
ces "cases" sont faite car une majorité y correspond je pense. après, il est évident que tout le monde ne rentre pas dedans, d’où l’existence de la case "hyposexuel" par exemple, pour ceux qui ne rentre ni dans la case sexuel, ni asexuel. il n'existe pas de "case" pour les personnes qui sont antisexuel. mais c'est probablement parce que contrairement aux orientation sexuel, l'anti-sexualité est un choix (on ne choisie de voir que ce que l'ont veux voir).
Piccolo a écrit :c'est comme ça, ça me fait partie de me personnalité, et celle-ci vaut bien plus qu'une étiquette asexuelle "melting-pot" et fourre-tout.
qu'est ce que tu entend par "melting pot" et fourre tout? en quoi est ce que ça a plus de valeur?
Piccolo a écrit :Le jour où "sexualité" rimera de façon universelle et absolue avec "respect", il y a de fortes chances que je ne sois plus du tout antisexuel, mais ça c'est de l'utopie.
la sexualité rime avec ce que tu veux bien faire rimer (toi même, personnellement). si tu es influencé par la sexualité des autres (un élément extérieur dont je parlais tout à l'heure justement) pour te donner un avis sur ta propre sexualité, j’appelle ça de la gamberge (comme tout ce qui est de penser à la place des autre, pire en croyant que beaucoup pense pareille, pour les même raisons), car tu n'es pas dans la tête des autres et tu ne devrai juger ce qu'est la sexualité que sur la façon dont tu pense que devrais être les chose, et seulement exiger de ceux qui veulent avoir des relations sexuel avec toi la même chose : le respect. refuser d'avoir des relation sexuel avec quelqu'un qui en veux avec toi alors qu'elle te respecte n'a pas lieu d’être. elle ne devrai pas avoir a payer pour les autres. Il y aura toujours des personnes qui seront pas respectueux, l'important c'est que ceux que tu fréquente soit respectueux avec toi et surtout que tu le soit avec eux.
Piccolo a écrit :Après il faut voir les relations comme du petit commerce: finalement ça ressemble un peu à la loi de l'offre et de la demande version relations humaines. Il y a bien plus de personnes qui veulent des relations sexuelles que de personnes qui n'en veulent pas. De ce fait, une personne qui en veut n'a aucun intérêt de rester avec une personne qui n'en veut pas, c'est comme ça: cruel mais juste.
Je suis d'accord, n'en déplaise à ceux qui disent que seul l'amour compte. mais ne pas vouloir de relation sexuel n'est pas de l'asexualité, toi par exemple c'est à cause de l'irrespect des hommes.
ethan a écrit :
Piccolo a écrit :La seule chose qui peut potentiellement évoluer, c'est mon antisexualité. Le jour où "sexualité" rimera de façon universelle et absolue avec "respect", il y a de fortes chances que je ne sois plus du tout antisexuel, mais ça c'est de l'utopie.
Et seras-tu asexuel au sens de l'absence d'attirance ? Genre : tu pourras faire l'amour avec ta partenaire parce que c'est possible mais en même temps tu n'éprouveras pas de désir ou d'attirance ?
Et du coup, si A inclus ceux qui ne le font pas par choix, est-ce que les abstinents (qui font un choix) sont asexuels pour toi ? Moi je dirais non car A n'est pas un choix - mais qu'en dis-tu ?
Cette conversation a le mérite de m'éclairer aussi sur tout ça, car ça ne m'a jamais paru clair.
Piccolo a écrit :Le cas de brigadoon est ENTIEREMENT valide et légitime, elle n'a certainement pas à renier ce qu'elle est au plus profond d'elle-même.
C'est pas ce qui est dit. Brigadoon fait ce qu'elle veut et n'a rien à prouver à personne. L'impression que j'ai est qu'il y a une différence d'interprétation de la définition des A. D'ailleurs, faut-il dire amen à une définition qui a été donnée. N'évolue t-elle pas elle aussi au grès des recherches ? Mais je comprends aussi que si l'asexualité est un choix, les abstinents religieux rentrent dans la catégorie avec pour certain un argumentaire difficile à avaler.
Zimou reste sur celle en tête du forum, ce qui exclu les personnes A qui le sont de manière provisoire (et parfois provisoire dure toute une vie) pour des raisons collatérales - il parle de maladie, je parlerai plus de facteurs extérieurs. Ce que je comprends de Zimou c'est qu'être A est "inné" et indépendant de facteurs culturels, médicaux, etc. Néanmoins Zimou, est-ce que tout n'est pas baigné de facteurs extérieurs et donc ce qu'on pressent comme inné ne serait pas la conséquence d'un environnement (tu me répondras peut-être que c'est un choix inconscient du coup, dont on n'est pas maître comme l'homosexualité). C'est un peu philo.
Piccolo a écrit :Après il faut voir les relations comme du petit commerce: finalement ça ressemble un peu à la loi de l'offre et de la demande version relations humaines. Il y a bien plus de personnes qui veulent des relations sexuelles que de personnes qui n'en veulent pas. De ce fait, une personne qui en veut n'a aucun intérêt de rester avec une personne qui n'en veut pas, c'est comme ça: cruel mais juste.
C'est vrai. Après, il appartient à chacun de voir s'il y a une zone sur laquelle s'entendre : le fameux compromis. Il n'y a pas à imposer, mais ça coûte rien de le proposer - et si c'est pas possible de prendre les décisions qui s'imposent.
Je suis d'accord dans l'ensemble, tu comprend bien ce que j'essaye d'exprimer ^^
pour l'histoire de l'inné et de l'acquis, c'est compliqué. il faudrait commencer par définir ce qui est quelque chose d’acquis et ce qui est inné. car comme le dit wikipédia :
On oppose souvent inné et acquis mais ces deux concepts ne sont en réalité pas exclusifs l'un de l'autre
mais on va pas parler de ça, c'est totalement un autre sujet ^^
aharis a écrit :Pour ma part, c'est le désir de vivre en couple qui est totalement absent : je ne me pose pas la question du compromis. (question du compromis que je trouve étrange dans un couple car pour moi, l'amour, c'est accepter l'autre tel qu'il est et non pas tel qu'on aimerai qu'il soit). Et oui je ne désire pas vivre en couple mais je peux tomber amoureux. :wink:
au moins t'es tranquille ^^ pour les histoire de compromis, il n'existe pas de couple qui fait aucun compromis. il y a toujours quelque chose qui déplait chez l'un et plait chez l'autre ou vice et versa. le compromis, c'est de ne pas demander à l'un de changer complétement pour qu'il finisse par aimer ce qu'il aime, et c'est aussi faire des effort pour participer ou laisser faire quelque chose qui ne nous plait pas mais plait à l'autre. pour moi, un bon compromis, c'est quand celui qui n'aime pas quelque chose le fait autant de fois que celui qui aime doit s'abstenir de le faire. celui qui aime pas le fait pour faire plaisir à celui qui aime, et celui qui aime se retient de le faire pour faire plaisir à celui qui n'aime pas. par exemple, pour jouer aux jeux video, celui qui n'aime pas devrai accepter de faire, une fois sur 2 une partie avec celui qui aime, et celui qui aime dois accepter une fois sur 2 faire autre chose que jouer aux jeux video avec celui qui n'aime pas.
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par Piccolo » 15 juil. 2013, 16:33

ethan a écrit :Et seras-tu asexuel au sens de l'absence d'attirance ? Genre : tu pourras faire l'amour avec ta partenaire parce que c'est possible mais en même temps tu n'éprouveras pas de désir ou d'attirance ?
Asexuel au sens de l'absence d'attirance, c'est un pléonasme. :P
Non ce ne serait pas possible pour moi, mais dans mon cas la question ne se pose même pas en fait.
ethan a écrit :Et du coup, si A inclus ceux qui ne le font pas par choix, est-ce que les abstinents (qui font un choix) sont asexuels pour toi ? Moi je dirais non car A n'est pas un choix - mais qu'en dis-tu ?
Pour moi non plus, puisque les abstinents se privent volontairement de relations sexuelles avec les hommes et/ou les femmes (selon leur orientation). Fondamentalement, ils restent S.

En soi l'orientation sexuelle est avant tout une question d'attirance, mais il n'y a pas forcément de comportement type qui valide ou invalide cette orientation. Or, beaucoup de gens font l'amalgame et jugent l'orientation à partir du comportement (le fameux et récurrent "comment sais-tu si t'aimes pas si t'as jamais essayé ?). Raison pour laquelle un homme hétéro qui a eu des expériences homos, ne sera jamais un pur hétéro dans l'imagerie collective.
ethan a écrit :C'est pas ce qui est dit. Brigadoon fait ce qu'elle veut et n'a rien à prouver à personne.
Un peu quand même. Zimou dit que l'asexualité ne s'explique pas (ok, même si dans l'absolu on n'en sait rien; peut-être que oui, peut-être que non), mais que brigadoon aurait un problème de par sa façon de ressentir les choses. Je peux dire la même chose: ses sentiments ne proviennent de rien non plus, c'est juste sa façon d'être.
ethan a écrit :Ce que je comprends de Zimou c'est qu'être A est "inné" et indépendant de facteurs culturels, médicaux, etc.
C'est sa conviction, mais pas la vérité.
ethan a écrit :Néanmoins Zimou, est-ce que tout n'est pas baigné de facteurs extérieurs et donc ce qu'on pressent comme inné ne serait pas la conséquence d'un environnement (tu me répondras peut-être que c'est un choix inconscient du coup, dont on n'est pas maître comme l'homosexualité). C'est un peu philo.
C'est très intéressant, et ça mérite réflexion.
Mais bon, un choix inconscient c'est presque un oxymore pour moi: il est dur de se mentir à soi-même, et on le sait parfaitement au bout du compte si on est en en accord avec soi-même ou non.

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Re: Sexuelle en couple depuis près de 15 ans avec un asexuel

Message par ethan » 15 juil. 2013, 18:06

Piccolo a écrit :Non ce ne serait pas possible pour moi, mais dans mon cas la question ne se pose même pas en fait.
Et bien du coup, j'ai pas saisi ce que tu disais :mrgreen:
Piccolo a écrit :C'est sa conviction, mais pas la vérité.
Comme dit Jérôme : la vérité est ailleurs... :wink:
Piccolo a écrit :Mais bon, un choix inconscient c'est presque un oxymore pour moi: il est dur de se mentir à soi-même, et on le sait parfaitement au bout du compte si on est en en accord avec soi-même ou non.
Il y a des choix conscients que nous faisons tous les jours. Et effectivement, le choix inconscient serait celui qui titille la conscience dès lors qu'on le refoule ou qu'on le détourne : d'où l'idée se mentir à soi-même en quelque sorte. Peut-être parles-tu d'interdépendance des choses qui laisserait (presque) entendre qu'il n'y a pas de choix car pas de libre-arbitre ? J'ai le cerveau qui chauffe !
Zimou a écrit :pour l'histoire de l'inné et de l'acquis, c'est compliqué. il faudrait commencer par définir ce qui est quelque chose d’acquis et ce qui est inné. car comme le dit wikipédia
Wikipédia... mm... depuis quand c'est une source fiable ? :P Bref, j'entendais "inné" dans le sens de ce qui est de fait par la naissance, qui ne s'acquiert pas. Sans aller trop loin, tu vois très bien de quoi je parle :wink:

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