Les paradoxes de l'asexualité

Pour les personnes impliquées dans un couple sexuel-asexuel, ayant besoin de soutien ou voulant partager.
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sengira
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Les paradoxes de l'asexualité

Message par sengira » 02 mai 2010, 17:40

Bonjour ! Encore moi, avec quantité de questions mal résolues...
Personnellement, je me reconnais assez dans tout ce qui est dit ici pour comprendre que je suis probablement asexuelle. C'est bien agréable de pouvoir mettre un mot sur un ressenti, et de se dire que l'on n'est anormale, ni malade, mais seulement différente. Et de cesser de fouiller en vain dans son passé pour y trouver trace d'un traumatisme ou d'un événement qui expliquerait ce peu d'appétence pour la sexualité...
Je suis mariée depuis quinze ans à un homme qui m'a toujours affirmé que lui-même était parfaitement "normal" -traduisez : sexuel. Un mariage très heureux, une harmonie parfaite entre nous. Sauf, évidemment, sur le plan physique... Là, je comprends moins bien. Puisqu'il est S, (comme on dit), il devrait vivre une insupportable frustration avec moi... Il a bien sûr essayé de me "convertir", de me "guérir" ; de mon côté, j'ai accepté de faire des efforts. Chacun de nous considère que la fidélité en matière de sexe n'est pas un absolu : il m'a encouragée à chercher quelqu'un d'autre, pour mettre du piment dans notre relation... ce que bien entendu je n'ai pas pu faire : la seule personne au monde avec qui je sois assez en confiance pour passer outre mes réticences, c'est lui ! Je me contente donc de regarder les beaux hommes qui passent à ma portée, sans avoir envie d'aller plus loin. Inversement, je lui laisse entière liberté d'aller chercher ailleurs ce que je ne peux lui offrir. Et il se montre d'une fidélité totale, ne profitant absolument pas de cette liberté ! En somme, nous sommes des "libertins non-pratiquants", espèce pour le moins bizarre...
Si encore il avait avec moi une sexualité satisfaisante... Mais lui aussi laisse passer parfois plusieurs semaines avant de manifester du désir ; et bien souvent, les rapports ne sont guère satisfaisants, lui trop rapide, moi trop lente...
Le miracle, c'est que cela n'influe nullement sur notre relation. Nous nous entendons parfaitement, nous sommes complices comme au premier jour. Serait-il un asexuel qui s'ignore ??? C'sst au point que parfois je le souhaiterais plus ardent... Un comble !

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Hermione
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Re: Les paradoxes de l'asexualité

Message par Hermione » 02 mai 2010, 18:31

sengira a écrit : Puisqu'il est S, (comme on dit), il devrait vivre une insupportable frustration avec moi...
sengira a écrit : Serait-il un asexuel qui s'ignore ???
Ou alors tout simplement...... il t'aime :wink:

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Sven L.
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Re: Les paradoxes de l'asexualité

Message par Sven L. » 02 mai 2010, 23:35

J'ai l'impression que tu projettes des fantasmes(dans le sens que tu imagines) sur ton mari
il devrait vivre une insupportable frustration avec moi.
Le reste du post est pareil "Mais pourquoi il ne va pas voir ailleurs ?"
Bonne question, mais je n'ai pas la capacité à y répondre.
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Re: Les paradoxes de l'asexualité

Message par reverine » 03 mai 2010, 21:55

En quoi est-ce un paradoxe ? Ca je n'ai pas trop saisi. Je pense que ce topic serait bien dans les relations A/S. :wink:
sengira a écrit :Bonjour ! Encore moi, avec quantité de questions mal résolues...
Personnellement, je me reconnais assez dans tout ce qui est dit ici pour comprendre que je suis probablement asexuelle. C'est bien agréable de pouvoir mettre un mot sur un ressenti, et de se dire que l'on n'est anormale, ni malade, mais seulement différente. Et de cesser de fouiller en vain dans son passé pour y trouver trace d'un traumatisme ou d'un événement qui expliquerait ce peu d'appétence pour la sexualité...
Une recherche sans fin d'ailleurs... Que de bons clients chez les psys...
sengira a écrit : Je suis mariée depuis quinze ans à un homme qui m'a toujours affirmé que lui-même était parfaitement "normal" -traduisez : sexuel. Un mariage très heureux, une harmonie parfaite entre nous. Sauf, évidemment, sur le plan physique... Là, je comprends moins bien. Puisqu'il est S, (comme on dit), il devrait vivre une insupportable frustration avec moi... Il a bien sûr essayé de me "convertir", de me "guérir" ; de mon côté, j'ai accepté de faire des efforts.
Ce n'est pas insupportable, puisque tu fais toi aussi des efforts... il ne se sent ni dévalorisé, ni oublié, ni seul dans la situation.
sengira a écrit : Chacun de nous considère que la fidélité en matière de sexe n'est pas un absolu : il m'a encouragée à chercher quelqu'un d'autre, pour mettre du piment dans notre relation... ce que bien entendu je n'ai pas pu faire : la seule personne au monde avec qui je sois assez en confiance pour passer outre mes réticences, c'est lui !
C'est bizarre comme on a encore plus de mal à leur expliquer ça que l'asexualité elle-même.
sengira a écrit : Je me contente donc de regarder les beaux hommes qui passent à ma portée, sans avoir envie d'aller plus loin. Inversement, je lui laisse entière liberté d'aller chercher ailleurs ce que je ne peux lui offrir. Et il se montre d'une fidélité totale, ne profitant absolument pas de cette liberté ! En somme, nous sommes des "libertins non-pratiquants", espèce pour le moins bizarre...
Dont mon couple fait partie. Mais vu les réactions surprises que j'ai eues au début, ça doit rester rare ce genre d'équilibre libertin A/S. Question de caractères, au-delà des pulsions.
sengira a écrit : Si encore il avait avec moi une sexualité satisfaisante... Mais lui aussi laisse passer parfois plusieurs semaines avant de manifester du désir ; et bien souvent, les rapports ne sont guère satisfaisants, lui trop rapide, moi trop lente...
Ben normal, quand on ne le fait pas souvent on n'arrive pas facilement à être coordonnés :mrgreen: Il n'ose pas le manifester parce qu'il sait que tu n'aimes pas trop ça. T'aurais envie toi, de lui demander souvent de faire un truc qui le fait chier ? Je ne sais pas moi : du jardinage, un footing, un musée...
sengira a écrit : Le miracle, c'est que cela n'influe nullement sur notre relation. Nous nous entendons parfaitement, nous sommes complices comme au premier jour. Serait-il un asexuel qui s'ignore ??? C'sst au point que parfois je le souhaiterais plus ardent... Un comble !
Non c'est normal. Le fait qu'il ne soit pas trop demandeur (sinon il serait déjà parti, chaque S a son degré d'envie), avec un caractère assez conciliant, tolérant, une bonne dose d'amour et de bienveillance. Et le fait que tu ais envie parfois qu'il se lâche, par souci de son bien être. Chez moi aussi on se lâche parfois "tu as envie ?" "non ça va, pas tant que ça." "c'est bon alors ^^"
Se forcer à avoir envie de ce qu'on ne veut pas est une contrainte... Pq donc nous forcer à associer un si vilain mot avec l'acte d'amour ?
"C'est sa catastrophe , le Belge ne va au désir que par le chemin du besoin" Denys-Louis Colaux

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Re: Les paradoxes de l'asexualité

Message par Syd » 05 mai 2010, 07:44

reverine a écrit :En quoi est-ce un paradoxe ? Ca je n'ai pas trop saisi. Je pense que ce topic serait bien dans les relations A/S. :wink:
Tout à fait ;) Le titre n'est pas très évocateur, je pensais arriver sur une discussion philosophique concernant la nature de l'asexualité.

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