Nöut et les mots

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Reî Nöut
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Nöut et les mots

Message par Reî Nöut »

Bonjour,

La nuit j'aime bien écrire, divaguer et compter.
Voici un haïku (en tout cas je l'espère) :

Jouissant de l'obscurité, (7)
Traverser par des désirs, (7)
Coeurs et esprits s'éveillent. (7)

Nocturne et merveille, (7)
animal de tout plaisir, (7)
l'âme - en infime - envolée. (7)

La nuit, seule - et esseulée, (7)
Sirotant cet élixir, (7)
Je fuis l'implacable - éveil. (7)

Les yeux vermeils, satyres d'un reste - évadé. (12)
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clotaire
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Re: Nöut et les mots

Message par clotaire »

Joli :)

Ce serait même plusieurs haïku, non ? C'est pas juste une strophe un haïku ?

Bravo en tout cas, continue !
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Reî Nöut
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Re: Nöut et les mots

Message par Reî Nöut »

Salut,

Merci ;)!

Tu m'as mis le doute!
Du coup ce n'est pas du tout un haïku qui est court (3 vers) et composé de 2 vers en 5 et 1 en 7.
Et oui ce n'est qu'une strophe.

Mais mon intention était celle de l'haïku : evanescence et sensation sans vraiment avoir ni début ni fin.
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Reî Nöut
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Re: Nöut et les mots

Message par Reî Nöut »

Bonsoir,

Aimer et croire, c'est fou. Certains y arrivent, dois-je en être jaloux ?
Reclus dans ma tour de désarroi, voguant de passant à leurs regards loi.
Je marche vers le dessein de ce gigantesque essaim.
Partout grouillant, partout à l'infini, suffoquant car aucun "nous" n'est permit.

Aimer sans connaître, c'est stupide.
Là encore il faut se méfier du loup qui dort, non ?
Aimes-tu futilement ? Est-ce pour oublier le vide, devenir l'avide ?
Est-ce par le mensonge que je réponds à mes amants ?

Connaitre sans aimer, c'est masochiste.
Que je sois pacifiste, anarchiste, je me bats finalement contre ce qui est autour de moi.
Tous ces mensonges transforment passion en larme, l'amour en arme, et inversement avec faiblesse et émoi.
Seul, sans autre raison que moi, un augure antique me montrera la voie; sceptique, face à tous ce qui ne vient pas, face à la vie et mes désirs rois et ceux qui ne sont pas là..

Croire sans aimer, ce n'est pas possible.
Cela rend paisible quand on le fait par sincérité, désintéressé.
Proximité, change mes pensées, recoins sombres, tétanies.
Une fois nue, sans les artifices, voici les miroirs et les mirages de mon cœur fragmenté.

Aimer sans croire, c'est trahir. Surpris de douter ? Surpris de douter de l'être chère !
Dans les longues nuits solitaires, contemplation et abandon temporaires.
Mutations, mouvements tournoyants, chaque sourire, parole.
Mensonge séduisant porté par Éole.

Aimer et connaitre, c'est un mythe. Oh et pourtant, essayons, donnons, permettons.
Attaché aux regards, temporelles, nostalgiques et égocentriques.
Ingénues énigmes sans sens, tous mes paradigmes n'avaient aucune finalité.
Ce présent et ses changements imperceptibles avaient raison de ma rationalité.

Et donc tout cela ? Cela pour te dire qu'aimer n'a jamais été su.
Cacher sous mes draps, les mots; bel essai, fausse réussite, laissons cela aux autres yeux, loin.
Il y a partout à l'infini de la richesse pour peu que l'on lui donne sa chance.
Prise à contrepied, laissant le reste tourner comme un disque rayé, de plus en plus éloigné, pour disparaitre dans les remous agités d'un subconscient.
Je suis un pentagonadodécaédre cosmique, sinon vous ça va ?

Système humain : une hiérarchie complexe d'administratif, plus d'homme que de femmes de pouvoir qui gère entre autres, le groupe des créatifs en les divisant.

Geronimo, Allons-y, Alonzo, GERONIMO!!!
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