Où va votre esprit pendant le sexe ?

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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Walther
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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Walther »

Ce serait pas mal les quote comme il faut, car j'ai aussi parfois le problème. :mrgreen:
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Vilgø (16 sept. 2020, 20:08)
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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Evanescente »

Pour répondre à la question du topic, perso j'avais hâte que ça finisse, je ne ressentais rien physiquement, enfin rien d'agréable mais j'ai détesté une certaine sensation qui fait partie de l'acte. Si on doit la ressentir à chaque fois, c'est sans moi. En plus il y avait un documentaire sur les singes à la télé, je m'en rappelle très bien : je le regardais du coin de l’œil en attendant que ça passe. En même temps, je me disais "punaise, ça y est, tu le fais ! Tu n'es plus cette anormale dont parlaient les autres au collèges/lycée". D'où, mentalement, un mélange d'ennui et de... oui bon d'euphorie. Mais parce que je croyais qu'enfin j'étais devenue "normale", que j'entrais dans le "monde, celui des grands, des adultes". Le type qui a fait ça, l'acte en lui-même, bof. Berk.

Je rappelle que ce n'était pas consenti, mais à l'époque je ne voyais que le côté "je l'ai fait, donc je suis comme les autres". :roll:

Merci l'époque du collège/lycée. :ouhla:
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Walther (16 sept. 2020, 21:00)

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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Walther »

Je rappelle que ce n'était pas consenti, mais à l'époque je ne voyais que le côté "je l'ai fait, donc je suis comme les autres". :roll:

Merci l'époque du collège/lycée. :ouhla:
C'est moche. :(
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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Vince27 »

[Hors sujet]
Walther a écrit :
16 sept. 2020, 20:06
Ce serait pas mal les quote comme il faut, car j'ai aussi parfois le problème. :mrgreen:

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[quote]citation[/quote]
Si vous raccourcissez une citation évitez de supprimer les deux quote qui l'encadrent.
Vérifiez que le / ne soit présent que devant le second quote qui ferme la citation.
[/HS]
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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Evanescente »

Walther a écrit :
16 sept. 2020, 21:03
C'est moche. :(
Merci Walther de ne pas me jeter la pierre parce que j'ai parlé de cette sal***ie d'euphorie... Au moins, sur ce forum (et un autre) je peux/pouvais en parler sans être jugée. Dans la vraie vie, je n'ose pas donner tant de détail, peur du jugement des autres. Enfin, je veux dire, c'est pas une chose que je dirai à n'importe qui bien sûr, je parle de donner ce genre de détail au psy par exemple. Après tout, une psy m'a déjà dit "mais vous aimiez ça ?". Elle n'a rien compris. Pas étonnant que je ne voulais plus la voir. :ouhla:
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Walther (16 sept. 2020, 21:23)

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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Walther »

Quand j'étais au collège, lycée et même jusque 25-30ans, j'ai fait des trucs idiots dont je suis pas fière, et pas que dans le sexe, mais dans ce dernier, ma copine du moment et moi, on s'était alcoolisé pour la première, alors tu imagines le grand art que c'était, très glamour quant tu es moitié bourré.
J'en ai honte rien que d'y repenser. :oops:
-
Je ne me trouve comme excuse que d'avoir eu 18-20ans, alors oui, je sais ce que c'est que l'euphorie du moment, ça rend particulièrement idiot.
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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Evanescente »

Ah ça c'est sûr que je me sens idiote d'avoir ressenti ça. Mais bon, à l'époque, conditionnée comme je l'étais, comment aurais-je pu réagir autrement ?

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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Walther »

Presque tout le monde est passé par là, tu te sens idiote aujourd'hui, mais sur le moment tu te sentais cool.

Tu as voulu faire comme tout le monde, c'est comme ça, il y a rien regretter, ta réaction était normal.
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Virgil21
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Re: Où va votre esprit pendant le sexe ?

Message par Virgil21 »

Animé ce topic! ^^
Je partage assez l'avis de Lau sur la dissociation cognitive qui me semble aussi relativement problématique.

Car ok elle peut être "utile" si la personne se fait vraiment chié et qu'elle tiens à faire plaisir à son partenaire. A condition d'avoir des talents d'acteurs en parallèle ou que le partenaire soit très peu empathique (voir aveugle), ou tolère le manque d'intérêt/de plaisir de l'autre pour satisfaire ses besoins car il ne veut pas aller voir ailleurs. Chose qui s'entend si les 2 parties sont claires là dessus (et consentantes donc).
De la dissociation mineure, de confort ou "de divertissement" on diras et qui peut le rester selon les ressentis/psychologies de chacun.
Un moyen de s'évader un peu en étant conscient de cette évasion, sans partir trop loin ou du moins sans l'a subir.

Seulement voilà, je me trompe peut être mais la dissociation est un processus psychique plus facilement "imposé" par le sub-conscient que "choisis" (par la raison). En tout cas à l'origine on sait que c'est un processus profond servant à se déconnecté de la réalité pour permettre à l'esprit de traverser un trauma. Un truc pas choisis et pas confortable car les refoulements ont (parfois?souvent?toujours?) des conséquences.

Question de "degrés de dissociations" donc mais surtout de recul, de choix, de contrôle sur le phénomène. De force de caractère pour savoir le vivre, l'accepter et le maitriser de façon saine. En admettant que ce soit possible.
Car un "divertissement dissociatif" reste peut être toujours un peu la preuve que l'on pourrais/voudrais s'impliquer à autre chose pleinement (en full conscience), ou qu'on force l'esprit à un exercice mentale particulier alors qu'en principe, le sexe sert justement de lâcher prise aux esprits de chacun. Ce qui au passage pourrait créer un sentiment d'inégalité ressentis en plus de la différence (probable) de plaisir physique.

Il faut voir enfin dans quelle mesure la dissociation volontaire peut ou non se transformer en dissociation subie sur le long terme. Car si avec le temps manque de communication, de "préparation", ou si fatigue psychique par exemple, ça deviens peut être plus difficle de pouvoir bien délimiter chacune des deux frontières. Et là c'est problèmes en perspective.

L'autre problème est celui bien expliqué par Lau à savoir la conception du partage lors d'un échange aussi intimes. C'est peut être une vision trop "standard" mais je trouve vraiment difficile de pouvoir accepter de rester psychologiquement éloigné de l'autre au moment ou tu es justement en fusion charnelle avec. D'accepter d'être "égoiste", de "lacher prise" psychiquement (cf le retour à la case animale) tout en sachant que l'autre est volontairement dans un état plutôt opposé (selon les psychologies encore une fois). Bref c'est le genre de paradoxe qui ne ma parle pas.

D'un point de vu personnel quand je sexais je pensais rarement à grand chose et c'était sous réserve "d'être" avec l'autre, dans une certaine union psychique avant-pendant-après (car c'est dans chacune de ces phases que c'est censé être "marrant"... non?)
Les seuls moments où je me souviens être un peu sortis du truc volontairement c'était si je devais faire durer un peu plus la chose en pensant à des trucs stressants (du style sa famille débarque et nous surprends).
Et contrairement à Walther je n'ai pas honte du sexe sous substances récréatives. Je suis d'accord pour dire que le sexe est un truc assez comique en soit et qui n'en à pas besoin en théorie. Mais logiquement des désinhibiteurs peuvent aussi aider pour préparer au lâcher prise sexuel et donner l'occasion de rire à deux un peu plus (ou plus fort) que d'accoutumé. Je parle dans le contexte couple (avec confiance) car de toute façon j'ai rarement eut de rapports hors "relation suivie". Bref question de contextes.
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Henri7888 (24 oct. 2020, 02:17)
Flectere si nequeo superos, Acheronta movebo

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