J'ai inversé ma conception du consentement

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PassionA
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Re: J'ai inversé ma conception du consentement

Message par PassionA » 18 août 2018, 12:24

drole2bete a écrit :
22 juil. 2018, 23:31
Parfois j'absorbe certainement l'envie de l'autre, de manière inconsciente, je me sens bien voire forte, en confiance et je ne suis pas dérangée à l'idée de faire l'amour avec elle. Et ce n'est qu'àpres l'acte que mon corps me parle et m'envoye des signes comme si je ne me sens pas très bien. Donc je trouve assez difficile de savoir si l'on souhaite réellement au fond de nous cela ou pas. Je pense que cela est plus évident quand on est en couple avéré mais comment cela se passe t il dans une phase transitoire où les personnes ne sont encore pas sûre d'être en couple? Vous voyez le truc?
Je vois de quoi tu parles et, en effet, j'ai déjà ressenti cela. Il me faut d'abord me sentir vraiment à l'aise avec quelqu'un et d'humeur câline, mais dès que l'acte commence je ne suis plus consentant et je souhaite y mettre un terme. Ne suis-je en réalité consentant que pour l'idée de l'acte et non de sa réalisation ? Je crois que je bascule temporairement dans une humeur propice au consentement, mais sans réellement consentir - une sorte d'entre deux où les possibles se croisent - et je ne peux vraiment pas blâmer l'autre de méprendre cela pour un consentement car il y a indéniablement une part de jeu équivoque dans ce que je ressens à ce moment là - et c'est très difficile à expliquer. En revanche à chaque fois que j'ai laissé aller les choses jusqu'au bout pour faire plaisir à l'autre, j'avais bien le sentiment désagréable de malaise d'avoir été violé.

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Re: J'ai inversé ma conception du consentement

Message par drole2bete » 20 août 2018, 22:46

PassionA tes mots me parlent. C'est ce ressenti que j'ai aussi
PassionA a écrit :
18 août 2018, 12:24
Ne suis-je en réalité consentant que pour l'idée de l'acte et non de sa réalisation ? Je crois que je bascule temporairement dans une humeur propice au consentement, mais sans réellement consentir - une sorte d'entre deux où les possibles se croisent - et je ne peux vraiment pas blâmer l'autre de méprendre cela pour un consentement car il y a indéniablement une part de jeu équivoque dans ce que je ressens à ce moment là - et c'est très difficile à expliquer.
sauf que pour moi oui c'est désagréable mais pas au point de dire que je me suis sentie violé. je trouve ce terme très violent. ça devait être dure de vivre cette situation.
A partir du moment que j'ai pris la décision en mon âme et conscience de coucher avec une personne qui a clairement exprimé son envie de sexe sans m'y influencer de trop (qui est un minimum à l'écoute de l'autre) et bien je l'assume et ne me sens pas violée. Mais parfois quand je sens que la personne est plongé dans son propre plaisir lors de l'acte sans de connexion envers moi, je me sens très mal. Je pense aussi tout bêtement, que c'est une forme de lâcher prise et que la personne pense que l'autre est pareil.

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Re: J'ai inversé ma conception du consentement

Message par PassionA » 21 août 2018, 08:17

Je comprends ce que tu veux dire, mais en ce qui me concerne la sensation est pourtant celle d'être violé. Il y a comme toi le fait que je prends la décision consciente d'avoir le rapport (même si je ne le désire pas), et ça ne change rien au fait qu'au final je me sente violé car c'est bien un rapport sexuel forcé. En revanche, je n'applique pas l'adjectif violeur à l'autre, car l'autre n'est pas responsable de ce malaise et je n'ai pas de sentiment négatif envers cette personne après coup - c'est la situation, le fait de "devoir" avoir des rapports sexuels contre ma volonté intime, c'est une violence que ma volonté fait subir à mon corps, je suis mon propre violeur. C'est un peu comme quand tu décides de manger un aliment alors que tu sais que ton corps va le rejeter quasi-immédiatement, ton conscient fait souffrir ton corps et personne d'autre que toi n'est coupable de ça.

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