Histoires de coming out

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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Ramón

Re: Histoires de coming out

Message par Ramón » 20 juin 2016, 10:36

Baelifire, je vois tellement plus loin que la plupart de mes aînés, et j'ai travaillé avec des enfants plus jeunes que moi qui avaient encore une conscience plus forte des temps longs. Ce qui n'empêche pas de vivre aussi dans l'immédiateté.
Je n'ai qu'à lire les rapports des travailleurs sociaux et les décisions de justice pour voir que les parents sont très violents avec les enfants et qu'ils ne les respectent pas alors même qu'ils disent les aimer. Et je l'ai vécu, et j'ai fait en sorte de prendre les coups moraux et physiques à la place de ma soeur qui vit de l'autre côté de l'Atlantique parce qu'elle veut être loin d'eux. Il y a des choses qui ne se réparent pas et dont les parents sont à 100% responsables. Et ils osent ne pas assumer ces actes dans la plupart des cas. Les victimes, ce sont les enfants, les agresseurs les parents, et dans nos sociétés nous sommes encore à culpabiliser les victimes et trouver des circonstances atténuantes aux agresseurs. Frapper un enfant, le harceler, lui mettre la pression, c'est normal, après tout : "C'est un petit con ingrat qui pleure pour rien." C'est juste le schéma social le plus courant, il n'y a qu'à entendre des parents parler de leur enfant. Même si ce n'est pas généralisé à 100%.
Nous n'avons pas demandé à naître, nous ne sommes pas responsables de notre arrivée dans cette société, nous n'avons donc aucun tribut à payer à celle-ci ou à nos parents. Aucune violence à subir juste parce que nos parents ne savent pas gérer.

Je mets ici deux ouvrages que je mettrai sûrement avec d'autres sur la discussion sur l'âgisme (qui est équivalent au sexisme, au racisme,...), la discrimination par l'âge.
Ici Christine Delphy présente l'ouvrage d'Yves Bonnardel : https://delphysyllepse.wordpress.com/20 ... bonnardel/
Ici Ivan Illich qui propose une société sans école : http://ecolesdifferentes.free.fr/SILENCEILLICH.htm
Et quand j'en prendrai le temps, j'irai sûrement associer des études en sciences cognitives et psychologiques qui montrent que l'enfant est un adulte comme les autres, ou presque ;)

La génération BabyBoom est une génération dorée, elle n'a pas eu à se remettre en question, c'est tout son problème. Nous vivons dans une société qui doit se remettre en question ou elle finira comme toutes les sociétés qui ne se sont pas mises en question, dans les archives de l'histoire.

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Re: Histoires de coming out

Message par Frejya » 20 juin 2016, 10:51

Baelfire a écrit :Ils savent voir les choses loin tandis que notre génération a beaucoup de mal avec ça. Se projeter dans le lointain...comment on voudrait finir ?
Heu... savoir se projeter dans l'avenir, concevoir l'avenir, n'a aucun rapport avec l'âge de la personne. Dès toute petite (genre primaire), je pensais déjà à ce que je ferai après le bac. Et je l'envisageais avec netteté, et je ressentais déjà la peur de ne pas savoir comment ça se passerait et ce que je deviendrais. Alors je ne prendrais pas mon cas pour une généralité mais je connais d'autres personnes comme moi et après ce que j'ai pu étudier à droite et à gauche, très peu d'humains sont en réalité capables de se projeter loin dans l'avenir, tout simplement parce que ça voudrait dire penser à leur mort future et donc faire remonter à la surface de grosses angoisses. Or, la capacité naturelle de la majorité des gens à pratiquer la politique de l'autruche et donc donc à se gaver de divertissement pour oublier leurs problèmes (et donc cet avenir qui déroule le tapis rouge devant nous plus vite qu'on ne le croit) fait que penser et réfléchir à son avenir devient source d'angoisse. Ce n'est donc pas une incapacité en fonction de l'âge, c'est un choix volontaire lié au désir de tenir le plus éloigné possible ce qui nous fait peur.
Mais après c'est aussi lié à la culture et à certaines générations. Le fait de penser d'envisager l'avenir peut aussi être lié à la religion. En tout cas pour les religions judéo-chrétiennes-islamiques, où on doit bien faire gaffe à ce qu'on va faire dans le temps présent pour se préparer le meilleur avenir possible dans l'au-delà.

Si nos parents tentent de nous pousser à procréer, c'est certes un désir de faire perdurer l'héritage familial (bien que je sois totalement d'accord avec Didou, une fois qu'on sera mort, on sera très vite oubliés, la preuve, je ne connais pratiquement rien de mes arrières-grands parents et le peu que je sache de mes ancêtres tient au fait qu'une de mes tantes a décidé il n'y a pas longtemps de faire notre arbre généalogique, ce que toute famille ne fait pas) mais c'est surtout parce qu'eux-même ont été conditionnés de cette façon, et d'une certaines manière ça permet de les rassurer quant-à leur disparition future car ils resteront dans les mémoires d'au moins deux générations de leur famille.
Personnellement je trouve ça un peu lâche. Plutôt que d'essayer de fuir la réalité il serait peut-être temps de l'affronter et d'arrêter de se cacher derrière les tabous érigés par notre société. Il serait peut-être temps d'accepter que oui, un jour nous mourrons, mais si c'est la fin du monde pour nous, ça n'est pas la fin du monde tout court. Même si nous n'avons pas d'enfants, nous laissons un héritage, par ce que nous auront aidé à bâtir, par les idées et valeurs que nous transmettons à tous ceux que nous rencontrons, et pas seulement notre famille qui au final devient une espèce d'entité irréelle divine à vénérer alors qu'à la base il s'agit juste de personnes. D'ailleurs, compter sur l'héritage familial n'a pas de sens, car aucune famille n'est à l'abri de la stérilité un jour ou l'autre. Ce qui nous survivra vraiment c'est ce que nous auront apporté au monde.
C'est pour ça que personnellement, plutôt que de pondre bêtement des mioches qui me prendront tout mon temps et tout mon argent, je préfère faire un travail qui a du sens et qui apportera au plus grand nombre et utiliser mon argent pour des causes qui me sont chères. Plutôt que de faire naître un énième enfant qui sera une bouche de plus à nourrir pour le monde, je préfère m'occuper de ceux qui sont déjà là mais n'ont personne pour s'occuper d'eux.
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Re: Histoires de coming out

Message par Baelfire » 20 juin 2016, 10:55

Vous êtes jeunes c'est normal que vous parliez comme ça :)
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Re: Histoires de coming out

Message par Frejya » 20 juin 2016, 11:05

Jeunes d'âge peut-être ^^
Mais cet âge là est superficiel. A seulement 25 ans j'ai vécu plus d'expériences (la plupart très dures) que beaucoup d'adultes bien plus vieux, et déjà gamine on me disait que je parlais comme une adulte et que mon mode de pensée n'avait rien d'enfantin. Et je connais beaucoup d'adultes bien plus vieux que moi avec la maturité d'adolescents ou de jeunes adultes.
L'âge ne veut rien dire en fait.
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Re: Histoires de coming out

Message par Kat 9 » 20 juin 2016, 11:13

Baelfire Il ne s'agit pas d'une question d'age mais d'opinion. Des personnes de 15 et 55 ans peuvent avoir le même avis.

L'impression que tu me donne est que tu déprécie leurs avis en utilisant leurs âges... :|

Ce qui ci c'est le cas revient à agir de la même manière qu'une personne étroite d'esprit. Comme ceux qui dise qu'être gay ou ace n'est qu'une phase et qu'en vieillissant ils changeront :?
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Ramón

Re: Histoires de coming out

Message par Ramón » 20 juin 2016, 11:22

C'est bien ce que l'on souligne, l'âgisme, qui n'est rien d'autre que le même phénomène de discrimination que le racisme ou le sexisme ou l'homophobie ou...
Et sinon, je n'ai que 3 ans de moins que toi Baelfire, et dans 3 ans il est clair que je ne tiendrai pas ton discours actuel ^^, je serai allé encore plus loin dans la réflexion et j'aurai trouvé encore plus de personnes qui pensent comme moi, qu'elles aient 75 ans comme Christine Delphy (ou alors elle est peut-être sénile et ne sais plus ce qu'elle dit, après tout notre société est tout aussi intolérante envers les enfants que les personnes âgées) ou 6 ans comme les enfants de mes camarades qui sont aussi concerné.e.s que moi par ces questions.
Petite pique sans méchanceté avec sa sauce auto-dérision : j'ai une conscience des rapports socio-politiques de domination bien plus évoluée que la majorité de mes contemporains, quelque soit leur âge => oh ! et pouf je tombe dans le côté discrimination qui a une conscience supérieure à l'autre ;)
Modifié en dernier par Ramón le 20 juin 2016, 11:25, modifié 1 fois.

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Re: Histoires de coming out

Message par Baelfire » 20 juin 2016, 11:25

Je dis simplement que les choses changent en prenant de l'âge. De là à dire comment elles changeront c'est différent pour chacun.

Eh oui l'âge est important ne vous en déplaise. On a pas les mêmes objectifs/envies à 30 ans qu'à 20 ans (pour simplifier). Ce qui vous contente maintenant ne vous suffira pas éternellement. Tout bouge...en permanence.

A aucun moment je n'ai remis en cause l'idée de ne pas vouloir se marier ou procréer. Simplement il n'y a rien de gravé dans le marbre et dénigrer les parents (même si ils nous mettent une foutue pression à la con) c'est un peu injuste je trouve.

Qui peut être qualifié d'étroit d'esprit ? Ceux qui envisagent que les choses puissent changer ? Ou ceux qui restent campés sur leurs opinions en ne remettant rien en cause ?

Vaste question...

Cela dit quand j'avais vos âges j'étais très entière aussi. Donc je comprends. Et j'en rajoute une couche hé hé!
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Ramón

Re: Histoires de coming out

Message par Ramón » 20 juin 2016, 11:29

Mais qui te dit que tu n'étais pas plus mûre à 20 ans que maintenant ? Vieillir ne veut pas forcément dire mûrir, ça peut parfois dire pourrir, se flétrir.
J'ai encore beaucoup de pièces de monnaie disponible pour remettre deux sous dans la machine aussi :mrgreen:
:bise: :cake:

Ramón

Re: Histoires de coming out

Message par Ramón » 20 juin 2016, 11:35

J'ai, mais pas que moi, décidé d'être l'équivalent d'une mutation au sein de la société dans laquelle je vis. Les mutations, en génétique, altèrent la reproduction des cellules pour en donner de nouvelles. Dans une société, l'idée d'être un élément mutagène est d'empêcher la reproduction sociale. Nous vivons dans une société très violente, y compris en France. Et comme beaucoup avant moi et beaucoup après moi je préfère sacrifier mon confort de vie pour que toujours plus de monde ait conscience de ces violences et que toujours plus de monde réagisse et transmette cette mutation.

Le coming-out fait partie de cette méthode qui permet de rendre visible ce que le modèle dominant voudrait rendre invisible. Et donc de générer des mutations.

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Re: Histoires de coming out

Message par Baelfire » 20 juin 2016, 11:36

Ouiiii moi aussi j'en ai sous le pieds!

Mais il y a une différence notable entre nous (surement dû à la différence d'âge je vois pas d'autres explications ^^)

Je sais m'arrêter quand il le faut :bise:
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Re: Histoires de coming out

Message par FTC » 20 juin 2016, 12:26

J'arrive après la bataille à la manière de la cavalerie dans Lucky Luke mais j'avais interprété le message de Baelfire comme elle sous-entendait l'hypothèse que nos parents aimeraient que l'on ait des enfants, car ils pourront apporter un soutien à nous, comme nous l'avons apporter à nos parents ou nous l'apporteront à nos parents. En sorte, qu'ils s'inquiètent et deviennent anxieux en nous imaginant sans soutien de type conjoint (car ils peuvent interpréter le "je n'ai pas de désir de sexe" par "je n'ai pas de désir à être en couple"), et par conséquent ni même de soutien de type enfant. Dans ce cas ils s'inquiètent de laisser, seul leur enfant (car malgré nos âges, 20 ou 35, ou autres, on reste toujours leur "petit") face au monde. Nous voir accompagné, les rassureraient.

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Re: Histoires de coming out

Message par Leonie » 20 juin 2016, 16:45

FTC a écrit :J'arrive après la bataille à la manière de la cavalerie dans Lucky Luke mais j'avais interprété le message de Baelfire comme elle sous-entendait l'hypothèse que nos parents aimeraient que l'on ait des enfants, car ils pourront apporter un soutien à nous, comme nous l'avons apporter à nos parents ou nous l'apporteront à nos parents. En sorte, qu'ils s'inquiètent et deviennent anxieux en nous imaginant sans soutien de type conjoint (car ils peuvent interpréter le "je n'ai pas de désir de sexe" par "je n'ai pas de désir à être en couple"), et par conséquent ni même de soutien de type enfant. Dans ce cas ils s'inquiètent de laisser, seul leur enfant (car malgré nos âges, 20 ou 35, ou autres, on reste toujours leur "petit") face au monde. Nous voir accompagné, les rassureraient.
Je viens rajouter mon grain de sel! :D

Pour info, ma grand-mère a passé sa vie à dire à ma mère qu'elle regrettait qu'elle soit née. Elle s'était sentie obligée de se marier, de procréer... Elle a toujours refusé de l'appeler par son prénom, c'était "la fille" quand elle lui parlait. Elle ne lui a jamais souhaité son anniversaire, parce que cela lui rappelait trop les souffrances qu'elle avait eues en couches (naissance à domicile, sans soins, etc.)

Bref, non, l'enfant n'est pas toujours un soutien qui rend service aux parents. Par contre, parfois, ça l'est: ça fait 28 ans que je sers de psy à ma mère, parce qu'elle ne souhaite pas "étaler son linge sale en public", donc je dois toujours répondre présente quand elle se fait harceler, lui donner des conseils juridiques, financiers, peu importe de quoi elle a besoin, l'aider à prendre soin de mon père alcoolique quand elle n'en peut plus et qu'elle a juste envie de se foutre en l'air...
Donc l'enfant soutien du parent, j'ai déjà donné, et non merci! :ignit: L'enfant ne sert pas à ça, et si vous faites des enfants simplement pour ne pas vous sentir seuls quand vous avez l'impression d'avoir raté votre vie, et bien passez votre chemin!!!
Un enfant qui naît, ne naît pas pour apporter QUOI QUE CE SOIT aux parents. Au contraire. J'adore ma mère, je n'ai jamais été maltraitée, je ne suis pas à plaindre, mais pour info ma mère aurait souhaité avorter sauf que ça ne faisait pas à l'époque. Et j'ai toujours senti qu'elle attendait de moi bien plus que je ne pouvais lui donner. Et ça, pour un enfant, c'est particulièrement horrible.
Je me suis toujours sentie obligée d'être la première à l'école, de ne jamais parler du harcèlement que j'y subissais, je ne devais jamais pleurer si j'avais un bobo... j'étais là pour la soutenir, donc je me forçais à être la plus parfaite possible pour ne pas la déranger dans sa vie qui était déjà suffisamment ratée. Et ça, je ne le souhaite vraiment à aucun enfant.

Donc quand je vois ton poste, ça me révolte, c'est plus fort que moi. Un enfant n'a pas à être un soutien. En aucun cas. Et si tu ne parlais que du conjoint et que je m'emporte vite, je m'en excuse. Mais là encore, quand on ne se sent pas heureux, ce n'est pas au conjoint de payer systématiquement les pots cassés (je prends l'exemple de comment mon père traite ma mère). A un moment, il faut aussi se prendre en main soi-même. :non:
“If you don’t decide what you will do with the rest of your life, someone else will decide it for you.”
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Re: Histoires de coming out

Message par Baelfire » 20 juin 2016, 16:56

Perso je parlais plus des projets de vie que sont avoir un enfant et un(e) conjoint(e).

C'est sur qu'on ne fait pas des enfants que pour soit. A un moment, si le job de parent et bien fait, l'oiseau quitte le nids. J'aime bien bâtir pour ma part (au sens figuré). Mais tout le monde n'a pas envie d'être architecte de sa vie.

J'ajouterais que le conjoint n'est effectivement pas là pour subir...c'est le gros plus qui peut donner une couleur supplémentaire à la vie. Mais c'est pas une obligation. C'est comme le porte goblets dans la voiture XD.

On naît, on meurt. Si entre les deux on fait quelque chose c'est pas plus mal

En tous cas j'espère pour ma part que je ne passerais pas à côté de ces expériences là.
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Re: Histoires de coming out

Message par Leonie » 20 juin 2016, 17:35

Baelfire a écrit :Perso je parlais plus des projets de vie que sont avoir un enfant et un(e) conjoint(e).
Héhéhé...

Alors je vais être encore pas d'accord! :mrgreen:
Pour ma part, je fais partie de ces gens qui se sont plus ou moins sentis "obligés" inconsciemment de suivre ce projet de vie traditionnel, et je culpabilisais même d'avoir trop tardé avant de me marier (je vous ai parlé de la fille qui se sent obligée d'être parfaite tout le temps? :ouhla: ).
Bref, j'étais en pleine dépression au moment de mon mariage, je le suis restée, et comme me l'a dit récemment un ami, je n'ai jamais été aussi heureuse que depuis que j'ai décidé de divorcer.
Je retiens le mariage comme un ensemble de limitations que je m'imposais pour faire que mon couple fonctionne, et qui au final m'interdisaient simplement de me faire plaisir ou d'être heureuse. Et pourtant, je continue d'apprécier et de respecter mon (futur ex)mari!
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Re: Histoires de coming out

Message par FTC » 20 juin 2016, 19:03

Leonie a écrit :
FTC a écrit :
voir plus haut

Leonie, il ne faudrait pas tout mélanger non plus, et un exemple personnel, bien qu'important ça reste un exemple. Si tu me dis la vitesse c'est dangereux en voiture, et je te dis que je roule tout le temps 30km/h au dessus et je n'ai pas d'accident, ça veut pas pour autant dire que ton postulat est faux.

Ce que je veux dire par là, c'est que pour les gens dits "familiaux", la famille c'est un pilier dans leur vie. A priori les parents, ils ont fondé une famille donc ils sont plutôt familiaux et perçoient donc leur famille comme un pilier. Quand je parle de soutien, c'est à la manière d'un bateau avec un phare, quand tu te retrouves perdu dans ta vie pour diverses raisons, tu as toujours ta famille comme point de repère et donc comme soutien (car cela t'aide à te repérer).
Il ne faut pas interpréter ce que je dis par fais un enfant, ce sera ton psy.
Encore une fois, j'imagine que pour les parents ça les inquiète d'imaginer qu'une fois partie, toi leur enfant tu n'auras plus de point de repère (pas de mari, pas d'enfants) si jamais tu es perdu à un moment donné dans ta vie.

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