Un enfer pour moi

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
Alexa
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Un enfer pour moi

Message par Alexa »

Bonjour à tous, je suis une femme de 32 ans.

C'est vraiment très difficile pour moi d'en parler, je l'ai toujours vraiment très mal vécu, c'est pour moi une malédiction.
Donc, je m'excuse par avance, mes propos sont brouillons, ça part un peu dans tout les sens, j'espère que les choses vont s'éclaircir au fur et à mesure.

Je n'ai jamais ressenti de désir, de plaisir, de fantasmes, je ne me masturbe jamais, je n'ai aucun désir d'enfant, rien de rien, le néant complet.

Il m'est arrivée, surtout à l'adolescence (4 ou 5 fois dans ma vie), de ressentir brièvement une sorte de pulsion sexuelle, mais ça ne durais que 2 ou 3 secondes, je n'ai jamais eu le temps de pouvoir en faire quoi que ce soit.

J'ai découvert le terme " asexuel" il y a 7 ou 8 ans, mais je ne me reconnaissais pas, car je le vis mal.

J'ai encore beaucoup de mal à me dire que l'asexualité existe, et surtout que c'est normal.
J'ai tellement souffert dans mes relations amoureuses, la culpabilité, la honte, ce sentiments d'impuissance, la souffrance horrible de devoir se forcer un minimum pour l'autre....

Comme je ne comprenais pas ce que j'avais, ce que j'étais, je me suis forcée, beaucoup trop, pour essayé de satisfaire mon amoureux, pour
retrouver un peu d'estime de moi, à tel point, et pendant si longtemps, que je ne supporte plus aucun contact physique, je suis devenue phobique, je suis complètement détruite.
Je me sentais si coupable de ne pas pouvoir combler celui que j'aimais, de ne pas satisfaire le besoin le plus naturel qui soit.... que je faisais tout pour compenser, au point de m'oublier complètement.

J'ai vécu l'enfer. 7 ans avec mon 1er mec, 5 ans avec le 2eme.

Je suis aller voir un psychiatre sexologue, qui ne m'a été d'aucun secours, lui il me disait que l'appétit viens en mangeant, m'a mise sous antidépresseur et m'a dit de faire des efforts et de prendre sur moi.
J'ai vu une psycologue sophrologue aussi, mais elle a fini de me dégouter en me racontant du porno pendant que j'étais en état second, je suis resorti de son cabinet malade comme un chien.
Et je vois bien que les gens à qui j'en parle (médecin, ami, famille...) ne me croient tout simplement pas.

Je n'arrive vraiment pas a intégrer que ce soit normal.
Est-ce que ça existe dans le règne animal un truc pareil ???
Je me demande si le problème ne viendrais pas plutôt d'une carence ou d'un dérèglement hormonal ??? Ou bien il me manque un morceau de cerveau !
Ou bien, c'est une défense de la nature contre la surpopulation, un instint de survie de la planète qui modifie les gènes de l'humain pour éviter son extinction, une mutation génétique...

J'ai pas tout lu le forum, loin de là, mais j'ai l'impression que la plupart d'entre vous on quand même une vie sexuelle, soit par la masturbation, soit par les rèves érotiques ou les fantasmes, ou un besoin de reproduction, l'envie d'avoir un bébé.... rien de tout ça chez moi.

Je suis une coquille vide, il n'y a rien, et je le vis atrocement mal, d'ailleurs, à force de lutter de toutes mes forces contre ça, je suis traumatisée, démollie.

Ca me parait tellement aberrant, d'etre dénuée de sexualité, d'instint de reproduction. C'est pourtant un de nos besoin primaire physiologique fondamentale.

Je me suis résigner, je vais rester seule, sans couple, sans famille, et sans amis aussi car je leur fait peur.
Bref, vous avez du vous rendre compte que cette situation me pèse et m'angoisse profondement, je suis désolé si mes propos vous semblent choquant.

Mais j'avais besoin d'en parler à des gens qui puissent comprendre. Merci.

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Liserian
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Re: Un enfer pour moi

Message par Liserian »

lui il me disait que l'appétit viens en mangeant, m'a mise sous antidépresseur et m'a dit de faire des efforts et de prendre sur moi.
Je trouve la réaction de ce sexologue absolument répugnante. "L'appétit vient en mangeant" et puis quoi encore :mrgreen: L'asexualité existe bel et bien sinon aucun d'entre nous ne serait là aujourd'hui. ;) Ce n'est pas du tout anormal, c'est une orientation comme une autre. Pour moi c'est simple : si ce soi-disant sexologue (ou quiconque d'ailleurs) renie l'existence de l'asexualité ça veut dire qu'il renie également celle de l'homosexualité, la bisexualité et toute autre orientation autre que l'hétérosexualité. :P
Modifié en dernier par Liserian le 04 avr. 2016, 20:39, modifié 1 fois.
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Re: Un enfer pour moi

Message par ~flor_vermelha~ »

Bonsoir et bienvenue parmi nous. :cake:
Les personnes A sont toutes différentes entre elles, mais chacun.e a sa place dans la communauté. J'espère que ca va aller mieux pour toi maintenant que tu l'as découverte.

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Bodonie
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Re: Un enfer pour moi

Message par Bodonie »

Alexa a écrit :Est-ce que ça existe dans le règne animal un truc pareil ???
La "mascotte" de l'asexualité dans le règne animal est, supposément, le panda! Il faut les forcer pour qu'ils se reproduisent des fois, ce qui fait un petit problème de population. :mrgreen:
Alexa a écrit :Je me demande si le problème ne viendrais pas plutôt d'une carence ou d'un dérèglement hormonal ??? Ou bien il me manque un morceau de cerveau !
Ou bien, c'est une défense de la nature contre la surpopulation, un instint de survie de la planète qui modifie les gènes de l'humain pour éviter son extinction, une mutation génétique...
Si c'est dû à un dérèglement ou une carence, ce n'est pas l'asexualité. Par contre, il faudrait demander aux humains du passé si ils avaient des A :lol: Enfin, les homosexuels ont, je crois, toujours existés alors je ne vois pas pourquoi les A non?
Alexa a écrit :J'ai pas tout lu le forum, loin de là, mais j'ai l'impression que la plupart d'entre vous on quand même une vie sexuelle, soit par la masturbation, soit par les rèves érotiques ou les fantasmes, ou un besoin de reproduction, l'envie d'avoir un bébé.... rien de tout ça chez moi.
Et une chance que tu n'as pas tout lu! Tu en aurais pour longtemps... Sinon, ils y en a qui ont rien, comme toi. Même moi, j'ai rien pour l'instant! :wink:
Alexa a écrit :Je suis une coquille vide, il n'y a rien, et je le vis atrocement mal, d'ailleurs, à force de lutter de toutes mes forces contre ça, je suis traumatisée, démollie.

Ca me parait tellement aberrant, d'etre dénuée de sexualité, d'instint de reproduction. C'est pourtant un de nos besoin primaire physiologique fondamentale.

Je me suis résigner, je vais rester seule, sans couple, sans famille, et sans amis aussi car je leur fait peur.
Woh woh woh! Il y a tellement d'autres choses de plus intéressantes que le sexe dans la vie! Ça ne tourne pas tout autour de ça! Écoutes, les besoins physiologiques fondamentaux, ils ont été fait quand? Quand est-ce que ces gens ont décidé de ça? Avant que l'asexualité a été représentée?
Et après, je veux bien être ton amie! La famille, elle peut se former! +1% d'As, des tas de gens prêts à se sacrifier...
Whatever,

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Re: Un enfer pour moi

Message par Polymnie »

Coucou si tu es A, laisse toi le temps de l'accepter.
Tu es allé loin dans ta "destruction" en te forçant. Prends le temps de te comprendre, de t'assumer et les autres comprendront aussi.
Quand on est malheureux, on fait fuir les gens quand on est heureux on les attire :-) C'est facile à dire je sais.
Mais je suis sûr que quand tu auras fait le point sur toi et que tu ne souffriras plus de la situation tout va reprendre son cours petit à petit.
Bon courage

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Re: Un enfer pour moi

Message par Zimou »

Alexa a écrit :J'ai découvert le terme " asexuel" il y a 7 ou 8 ans, mais je ne me reconnaissais pas, car je le vis mal.
Je pense pas que ce soit de te définir asexuelle que tu vie mal d’après ta description, ce sont tes relations sociale qui complique ton rapport à l'asexualité. l'asexualité c'est une absence, du vide, rien. un vide ne rend pas mal, c'est la présence des préjugé de tes relations, peut être des croyances ou ton éducation qui font que tu le vie mal. et tout ça n'est heureusement pas immuable.
Alexa a écrit :J'ai encore beaucoup de mal à me dire que l'asexualité existe, et surtout que c'est normal.
J'ai tellement souffert dans mes relations amoureuses, la culpabilité, la honte, ce sentiments d'impuissance, la souffrance horrible de devoir se forcer un minimum pour l'autre....

Comme je ne comprenais pas ce que j'avais, ce que j'étais, je me suis forcée, beaucoup trop, pour essayé de satisfaire mon amoureux, pour
retrouver un peu d'estime de moi, à tel point, et pendant si longtemps, que je ne supporte plus aucun contact physique, je suis devenue phobique, je suis complètement détruite.
Je me sentais si coupable de ne pas pouvoir combler celui que j'aimais, de ne pas satisfaire le besoin le plus naturel qui soit.... que je faisais tout pour compenser, au point de m'oublier complètement.
c'est dommage d'en être arrivé là :s personne ne doit avoir à se forcer, jamais. Et il n'y a pas de honte à avoir. Les S peuvent faire culpabiliser pour ça mais ce sont souvent pour de mauvaise raison, avec de mauvais argument (du genre "c'est pas normal de pas avoir envie" par exemple).
Alexa a écrit :Je suis aller voir un psychiatre sexologue, qui ne m'a été d'aucun secours, lui il me disait que l'appétit viens en mangeant, m'a mise sous antidépresseur et m'a dit de faire des efforts et de prendre sur moi.
Il a été très mauvais. un psy doit t'aider à te sentir mieux, pas te pousser à te forcer à faire ce dont tu n'a pas envie. Après, c'est difficile car un psy essaye de t'aider à aller dans la direction que tu souhaite prendre, et si la direction que tu souhaitais prendre était d'avoir des relations sexuel... bien que l'argument de l'appétit viens en mangeant est mauvais et n'aurait pas du être utilisé. Maintenant, que tu es consciente que la direction que tu veux prendre est de ne pas avoir de relation sexuel et de comprendre que c'est normal, ça peut etre bénéfique de consulter quelqu'un pour t'aider (enfin pas un psy qui pense que la sexualité est quelque chose d'obligatoire, malheureusement il y en a encore qui le croient)
Alexa a écrit :J'ai vu une psycologue sophrologue aussi, mais elle a fini de me dégouter en me racontant du porno pendant que j'étais en état second, je suis resorti de son cabinet malade comme un chien.
Attention à la sophrologie, ça peut être utilisé comme "médecine alternative" (mais pas toujours), donc non prouvé comme étant utile ou efficace. et agir avec quelque chose de non utile voir d’inefficacement, c'est au mieux inefficace, au pire destructeur. Donc à prendre avec des pincette ce genre de pratique, faut en savoir un peu plus sur le praticien.
Alexa a écrit :Et je vois bien que les gens à qui j'en parle (médecin, ami, famille...) ne me croient tout simplement pas.
C'est souvent le cas, mais c'est parce que l'asexualité est encore trop méconnu. le temps et la visibilité asexuel changera ça.
Alexa a écrit :Je n'arrive vraiment pas a intégrer que ce soit normal.
Est-ce que ça existe dans le règne animal un truc pareil ???
le fait que ça existe ou pas dans le règne animal n'est pas un argument pour dire que c'est normal ou pas. on fait une grande quantité de chose qu'aucun animaux ne fait et qui n'a rien d'anormal. Mais bon, si ça peut te rassurer, ça existe chez l'animal et ça existe depuis très longtemps (peut être même toujours je sais pas trop) chez l'homme. C'est devenu anormal de pas avoir d'attirance surtout après la révolution sexuel, avant on était invisible car sans l'hypersexualisation de la société (et la croyance qu'elle nous donne qu'il faut avoir une sexualité) il n'y avait pas de raison de parler de nous.
Alexa a écrit :Je me demande si le problème ne viendrais pas plutôt d'une carence ou d'un dérèglement hormonal ??? Ou bien il me manque un morceau de cerveau !
si c'est le cas, ce n'est pas être asexuel. mais si tu as un doute, n'hésite pas à consulter un médecin et faire des analyses pour le vérifier, ça ne peut que te donner des indices supplémentaire pour comprendre comment tu fonctionne et pourquoi. Si tu as un dérèglement, tu aura surement un remede et si s'en est pas un, ça te confortera dans le fait que tu es A.
Alexa a écrit :Ou bien, c'est une défense de la nature contre la surpopulation, un instint de survie de la planète qui modifie les gènes de l'humain pour éviter son extinction, une mutation génétique...
on pourrait penser la meme chose des homosexuels, mais ce n'est pas le cas ^^ sans compter que l'asexualité n’empêche pas de se reproduire :)
Alexa a écrit :J'ai pas tout lu le forum, loin de là, mais j'ai l'impression que la plupart d'entre vous on quand même une vie sexuelle, soit par la masturbation, soit par les rèves érotiques ou les fantasmes, ou un besoin de reproduction, l'envie d'avoir un bébé.... rien de tout ça chez moi.
Il est important de savoir que les asexuels en sont capable. à mon arrivé sur le forum, c'était quelque chose de très peu représenté (j'ai pas mal œuvré pour faire comprendre, comme sur l'AVEN anglophone, qu'on peut très bien être A et avoir une sexualité). Mais il est important de savoir qu'on peut aussi être asexuel et n'avoir aucune de ces pratiques ou envie, c'est tout aussi normal et n’empêchera pas de te définir A. ce n'est pas incompatible non plus. l'asexualité n'est que l'absence d'attirance sexuel pour les autres. que tu ais envie d'avoir un enfant ou non, que tu ais des fantasmes ou non, que tu te masturbe ou non, ça ne t’empêche pas de te définir A.

Je suis une coquille vide, il n'y a rien, et je le vis atrocement mal, d'ailleurs, à force de lutter de toutes mes forces contre ça, je suis traumatisée, démollie.
Alexa a écrit :Ca me parait tellement aberrant, d'etre dénuée de sexualité, d'instint de reproduction. C'est pourtant un de nos besoin primaire physiologique fondamentale.
c'est une croyance, ce n'est pas un besoin primaire physiologique fondamentale. les S le croient car c'est leur orientation et leur envie/besoin leur laisse souvent croire que si ils n'en avaient pas ce serait dramatique mais la sexualité (à 2 en tout cas) n'a rien de vital, ou de fondamentale pour personne. aujourd'hui, la sexualité n'est qu'un moyen de partager de l'intimité, de l'amour, du plaisir et plus rarement pour se reproduire mais on partage toutes ces choses aussi autrement qu'a travers la sexualité (mais sans forcement bien s'en rendre compte). Pour les besoin physiologique, aucun besoin d’être 2, sinon les célibataire ne vivraient pas longtemps ou finiraient en grande partie tous dépressif xD les célibataires prouvent très bien que l’être humain peut très bien vivre sans une sexualité partagé.

Pour conclure et résumer, tu semble avoir trop souffert de tes relations passé, tu as essayé la sexualité pour faire plaisir à tes conjoint jusqu’à t'oublier, ce qui t'a dégouté de tout ce qui s'approche de prêt ou de loin à la sexualité. Pour les personnes qui se disent dégouté mais sans raisons marquante (souvent quand ils ne savent pas pourquoi), je pense que de s'aider d'un spécialiste peut permettre de comprendre et contourner le dégout. Je te donnerais ce même conseil mais en ne pensant pas autant que ça peut être efficace, tu semble avoir un profond et légitime dégout. Le mieux aujourd'hui sera peut être de trouver un autre asexuel qui comme toi refusera tout contact. Je te recommande les site de rencontre A pour trouver quelqu'un, nous sommes trop peu nombreux pour rencontrer quelqu'un par hasard, mais bien suffisamment pour trouver quelqu'un qui puisse nous corresponde avec l'aide du net ^^ Bon courage en tout cas!
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Re: Un enfer pour moi

Message par Alexa »

Merci infiniment à tous, ça me fait un bien fou de me sentir comprise et accepté.
Je pense que grace à cette communauté, mon sentiment d'être une tare va diminuer.
Déjà, ma colère étant entendue et comprise, je sens qu'elle diminue.

Au fur et a mesure que je lis le forum, je me sens bien mieux. C'est assez magique.
Hier, avant d'écrire ce qui me pesais tant, j'étais vraiment pleine de colère, de honte, de culpabilité, j'étais complètement isolée, dans un état très négatif.
Maintenant je suis soulagée et admirative en vous lisant. Merci.

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Re: Un enfer pour moi

Message par Bodonie »

Heureuse de savoir ça! Tu n'es pas seule :wink:
Whatever,

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Re: Un enfer pour moi

Message par Alexa »

sexualité et biologie.
Je me pose la question par rapport à moi, qui n'a absolument aucune sexualité (aucun désir, plaisir, jamais de fantasmes, de rêves érotiques, de sensations érotiques, rien de rien)
Je vis très mal mon état, j'ai la sensation qu'il me manque quelque chose pour être un vrai être humain entier et légitime, je le vit comme une tare.

Dans ma tête, la sexualité, l'érotisme sont une question de biologie, d'hormones et de phéromones, de dopamine, adrénaline et endorphine, de testostérone et d'ostrogène, d'hypophyse et de surrénales.
J'aimerais avoir fait des études scientifique pour comprendre vraiment tout ça.
Mais voilà, l'asexualité ne serait-elle pas un manque de quelque chose de biologique ?

J'aimerais beaucoup me détacher de cette sensation d'incomplétude et d'anormalité.

Je suis désolé, j'ai beaucoup de mal à expliquer, exprimer les choses, ça tourne tellement dans la tête, c'est un vrai ouragan depuis que j'ai compris et intégré le fait que je suis asexuelle.
J'ai des phase de soulagement, suivi de colère intense que tout les professionnels à qui j'ai demandé de l'aide ne m'est pas parler de l'asexualité, de m être battue contre moi même et de m'être fait violence pour être autres choses que ce que je suis pendant tant d'années.

Et je suis jalouse de ceux qui sont quand même capable de se masturber, de se faire plaisir, de relacher la tension, ou de faire plaisir à leur conjoint S de temps en temps, sans se sentir agresser ou violé. Moi, comme il n'y a vraiment rien d'érotique qui fonctionne chez moi, j'en suis complètement incapable, je me suis fait tellement de mal en me forçant.

Alors, et la biologie dans tout ça, comment ça fonctionne, pourquoi sui-je insensible aux hormones qui devrait me pousser a la sexualité ?

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Re: Un enfer pour moi

Message par Bodonie »

Alexa a écrit : Moi, comme il n'y a vraiment rien d'érotique qui fonctionne chez moi, j'en suis complètement incapable, je me suis fait tellement de mal en me forçant.
Première chose... Ne te force surtout pas pour quelque chose qui ne te fais pas plaisir. Tu seras bien plus heureuse en mangeant, par exemple, un gâteau, qu'en te forcant à avoir des rapports.
Alexa a écrit :Dans ma tête, la sexualité, l'érotisme sont une question de biologie, d'hormones et de phéromones, de dopamine, adrénaline et endorphine, de testostérone et d'ostrogène, d'hypophyse et de surrénales.
J'aimerais avoir fait des études scientifique pour comprendre vraiment tout ça.
Mais voilà, l'asexualité ne serait-elle pas un manque de quelque chose de biologique ?
Il y a sûrement des gens plus qualifiés en bio sur le forum, mais j'ose m'essayer... Après une recherche intense sur Wikipédia, :mrgreen: j'ai trouvé que:
Mais ces résultats ne permettent pas de savoir : 1) quels sont les effets, en particulier émotionnels et comportementaux, de ces phéromones, et 2) quelle est l'importance, majeure ou résiduelle, de cette activation hypothalamique. Car 90 % des gènes des récepteurs aux phéromones sont altérés chez l'être humain[4], les activités sexuelles sont découplées des cycles hormonaux et le réflexe crucial de lordose – facilité par les phéromones[23] – n'est plus fonctionnel. D'où quel est l'effet de cette activation hypothalamique ?
En fait, ça parlait d'une étude sur l'effet des phéromones sur les humains, ce qui n'était pas très concluant. Peut-être que nous ne les utilisons plus, le parfum a aussi pas mal remplacé les phéromones, non?
Chez les mammifères, la diminution de l'importance des phéromones depuis les rongeurs jusqu'à l'Homme[16] est cohérente avec la réalité neuroanatomique : chez les rongeurs, les structures olfactives représentent un tiers du cerveau, tandis que chez l'Homme elles ne représentent plus que quelques pour-cent
. Au cours de l'évolution, les phéromones ont été remplacées[3],[9] par les récompenses / renforcements[28], et le comportement de reproduction est devenu un comportement érotique
À ce que je comprend, les phéromones servent le comportement reproductif. Il est clair qu'ici, le sexe n'est pas que pour la reproduction!
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Re: Un enfer pour moi

Message par Zimou »

Tu te pose des questions et j'aurai tendance à dire que c'est très bien de le faire. Le soucis est que de ces réponses à ces questions découle un mal être. Que tu sois asexuel ou non, tu ne devrais pas avoir de mal être : si tu es malade et qu'il te manque quelque chose tu n'y es pour rien, et si tu es asexuelle tu n'y es pour rien non plus. Dans aucun cas tu ne dois culpabiliser.
Maintenant, l'asexualité, n'est pas un manque d'hormone ou quelque chose comme ça. Cependant, il y a des maladies qui peuvent provoquer l’absence d'attirance sexuel. L'idéal serais pour un asexuel de s'assurer qu'il n'a aucune de ces maladies, dans les fait on ne le fait pas vraiment (car il est rare qu'une maladie provoque qu'un seul symptôme et si on est malade, d'autre symptôme que l'absence d'attirance sexuel le montrerons surement). Si tu avais un manque biologique, il y a de forte chance pour que tu t'en soit rendu compte via autre chose.
Cependant, à titre informatif, j'ai dressé il y a un peu plus d'un an une liste des causes possible à l'absence d'attirance sexuel : http://www.asexuality.org/fr/forum/view ... f=6&t=6598
Si tu pense que tu es sujet à l'un de ces causes, je te conseille d'aller consulter un médecin et lui expliquer ton cas : que tu as aucune attirance sexuel et que tu as peur que ce soit pour tel cause, et lui demander si il peut vérifier, et trouver une solution si il confirme.
je prend un exemple : la pilule. Elle peut provoquer une baisse ou une absence de libido, tu peux donc demander conseil à ton médecin qui peut te proposer une autre pilule, voir peut être une méthode de contraception qui n'utilise pas d’hormone. Bon c'est un exemple au hasard pour que tu comprenne le concept : si tu as un doute sur ta santé, consulte un médecin pour demander confirmation ou infirmation de ton état de santé et trouver une solution.
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Alexa
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Re: Un enfer pour moi

Message par Alexa »

Merci pour vos réponses.
En fait, avant de comprendre que j'étais A, j'ai toujours cru que j'avais un problème de santé, étant donné que tout le monde autour de moi avait de la libido et de l'attirance. Puis c'est devenu vraiment grave quand je suis tombé amoureuse et me suis mise en couple. Forcement, on me disait que c'était pas normal, qu'il fallait que je me soigne.
Alors j'en ai parlé à des médecins, des gynéco, des psycologues, des psychiatres, des sexologues. Il semblent que tout ces gens ne croient pas en l'asexualité, pour eux, c'est forcement un problème psy ou physique.
Comme je n'ai pas subi de trauma (sauf de me forcer pour me guérir de ma frigidité ou pour soulager mon copain), et que au niveau biologique, les médecins ne m'ont jamais prises au sérieux, donc je n'est pas réussi à obtenir une analyse poussé de mon système hormonal.

J'ai bien sur essayé toutes les pilules, implants et autres, j'ai essayé sans pilules, j'ai vraiment tout essayé, mais rien n'a fonctionné. Je n'ai jamais eu envie de faire l'amour, et même en forçant j'aime pas ça, y a rien a faire.

Mais ça me parait si étrange et pas normal de n'avoir ni d'envie, ni de plaisir, ni rien du tout, surtout que ça paraît impossible pour presque le monde entier, sauf ici.

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Re: Un enfer pour moi

Message par didou »

Alexa a écrit : J'ai découvert le terme " asexuel" il y a 7 ou 8 ans, mais je ne me reconnaissais pas, car je le vis mal.
Cela dit l'un n'est peut-être pas incompatible avec l'autre. Je ne sais pas si tous les sexuels le vivent bien. En tout cas, avant d'avoir réussi à mettre un mot sur cet état de fait, il est clair qu'un nombre non négligeable d'entre eux le vivaient mal.
Alexa a écrit :J'ai encore beaucoup de mal à me dire que l'asexualité existe, et surtout que c'est normal.
"Normal"... Bon, la définition de la normalité étant quelque chose d'assez peut clair ("comportement de la majorité des individus" ?), je ne sais pas quoi répondre à cette question.
Alexa a écrit : Je suis aller voir un psychiatre sexologue, qui ne m'a été d'aucun secours, lui il me disait que l'appétit viens en mangeant, m'a mise sous antidépresseur et m'a dit de faire des efforts et de prendre sur moi.
Hum... Faut nous donner l'adresse du praticien, pour conseiller à toutnotre entourage d'aller voir quiconque sauf lui :evil: J'ose espérer que pour la teneur de ses conseils, il faisait des consultations gratuites ! :roll:
Alexa a écrit :J'ai vu une psycologue sophrologue aussi, mais elle a fini de me dégouter en me racontant du porno pendant que j'étais en état second [...]
Deuxième à mettre sur la black-list :roll:
Alexa a écrit :Et je vois bien que les gens à qui j'en parle (médecin, ami, famille...) ne me croient tout simplement pas.
Déjà, je ne suis pas certain que tous les toubibs aient entendu parler d'asexualité. Mais le vulgum pecum, c'est encore moins probable. Donc ce n'est que moyennement étonnant. C'est quelque chose de très personnel, il faut n'en parler qu'avec des gens à qui on fait confiance et dont on est relativement sûr d'une ouverture d'esprit raisonnable.
Alexa a écrit :Je me demande si le problème ne viendrais pas plutôt d'une carence ou d'un dérèglement hormonal ??? Ou bien il me manque un morceau de cerveau !
Peut-être qu'à côté de ton côté asexuel il y a d'autres problèmes, mais ce n'est pas forcément le cas. Ca, c'est surtout toi qui est la mieux placée pour tenter d'analyser tes idées (même si, je le confesse, c'est un exercice parfois très compliqué).
Alexa a écrit :Ou bien, c'est une défense de la nature contre la surpopulation, un instint de survie de la planète qui modifie les gènes de l'humain pour éviter son extinction, une mutation génétique...
Euh, là... je n'y crois pas :D On pourrait aussi évoquer l'idée d'une influence télépathique en provenance d'extraterrestres qui voudraient nous protéger de nous même :wink: Ou pire, une manipulation de la part de la CIA, du KDG, leu Mossad, de la DGSE (rayez la ou les mentions inutiles) pour réduire justement la population, donc la crise :D Non, non, il ne faut pas chercher ailleurs que dans nous-même.
Alexa a écrit :J'ai pas tout lu le forum, loin de là, mais j'ai l'impression que la plupart d'entre vous on quand même une vie sexuelle, soit par la masturbation, soit par les rèves érotiques ou les fantasmes, ou un besoin de reproduction, l'envie d'avoir un bébé.... rien de tout ça chez moi.
Ne te méprends pas: il y a tous les profils. Les variations entre les sexuels sont très grandes. Il y en a qui veulent des enfants, d'autres non, des qui se masturbent, d'autres non, des qui aiment bien les câlins, d'autres ne supportent même pas de faire la bise, etc. Vraiment, c'est très varié.
Alexa a écrit :Je suis une coquille vide, il n'y a rien, et je le vis atrocement mal, d'ailleurs, à force de lutter de toutes mes forces contre ça, je suis traumatisée, démollie.
Peut-être qu'une question que tu devras éclaircir est "est-ce ton rejet pour les relations sexuelles" qui te fait mal vivre ou "est-ce le fait que tu aies du te forcer pendant autant de temps" ? Ou y a-t-il encore d'autres choses auxquelles tu penses ? Je ne te dis absolument pas de nous le dire. C'est juste pour toi.
Alexa a écrit :Ca me parait tellement aberrant, d'etre dénuée de sexualité, d'instint de reproduction. C'est pourtant un de nos besoin primaire physiologique fondamentale.
Oui, sauf que l'espèce humaine à évolué (hum... des fois on se demande :roll: ) depuis la préhistoire et que les instincts primitifs/primaires se sont un peu émoussés. Le confort, l'éducation, le fait de ne plus avoir à lutter contre le froid, les loups, la peste a fait que l'Homme a pu concevoir sa vie différemment. D'ailleurs, cette diminution du besoin de lutte pour la survie au jour le jour fait parfois que certaines personnes se posent des questions existentielles ... car elles ont plus le temps qu'à la préhistoire. La société humaine aussi a changé (pas qu'en bien d'ailleurs).
Donc, cette divergence avec le besoin primaire de reproduction ne me choque pas. D'ailleurs, il y a plein de couples qui ne veulent pas d'enfants.
Alexa a écrit :Je me suis résigner, je vais rester seule, sans couple, sans famille, et sans amis aussi car je leur fait peur.
Ce n'est pas définitif, les choses peuvent évoluer avec le temps. Après, si tu en souffres, effectivement il va falloir que tu essayes de comprendre comment lutter contre ... ou l'accepter. Il y a des gens qui vivent plutôt bien à être seuls, voire même casaniers :)
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Alexa
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Re: Un enfer pour moi

Message par Alexa »

Je m'excuse, mais je vais jeter mes sentiments sur le post, un peu à l'arrache, car je n'arrive pas vraiment a organiser tout ça, j'espère que ce ne sera pas trop chiant à lire quand même. Pourtant, j'écris d'abord sur un brouillon pour essayé de synthétiser, mais ça ne m'aide pas vraiment.

Oui ça m'a détruite. De mes 16 ans jusqu'à il y a quelques jours, j'étais persuadée que j'avais un problème, une tare, et que je me devais de régler cette tare, car je faisais du mal à ceux que j'aimais pourtant de tout mon coeur.
Alors j'ai lutter de toutes mes forces contre moi même et je me suis fait violence beaucoup beaucoup trop.

Je me souviens que avant, j'aimais le jeu de séduction, j'aimais flirtouiller, j'aimais me sentir amoureuse et me sentir aimé.
Mis à par le sexe que je n'ai jamais compris, tout le reste était sympa, ça me rendais vivante, je ressentais des émotions et des sentiments qui me
faisais me sentir légère.
Je rêve d'un monde ou on reste sexuellement des prè ado, le flirt et les calinoux gentils serais la norme, le sexe serait la minorité, ou juste pour faire des bébés.

Enfin voilà, désormais, j'ai peur de tout, je me refuse à séduire, à me faire belle, je ne regarde pas les gens pour ne pas les attirer, pour ne pas provoqué l'attirance sexuel des autres.
Je me sens tellement coupable d'avoir provoqué tant de malaise et de frustation chez mes ex copains, et je leurs en veut tellement d'avoir à tout pris voulu me réparer, de m'avoir forcé à me soigner, mais je les comprend tellement aussi.

Je me suis décidé il y a 2 ans, après ma rupture avec mon ex, de ne plus jamais m'autoriser à aimer, car c'est méchant de refuser le sexe à l'autre, je générais une tel souffrance en lui (frustration, incomprhénsion, sentiment d'être rejeté, depression) et en moi (culpabilité, honte extreme, sentiment d'inaptitude et de nullité...).
Sur le coup, et pendant 1 an et demi, je me suis senti soulagée, j'étais seule et le resterais, c'était choses aquise, je n'avais plus ni a me forcer, ni a essayé de me réparer, j'ai pu souffler un peu et lécher mes blessures.

Mais est arrivé le sentiment de solitude. C'est vrai que pour me protéger, je me suis complètement isolée, je suis maintenant une phobique sociale qui n'ose pas la moindre rencontre ou le moindre contact avec qui que ce soit, de peur de suciter l'envie sexuel sans pouvoir y répondre. puis de toute façon, un monstre comme moi n'a pas droit a une vie sociale.

Maintenant, au moins je sais. C'est génial car je ne chercherais plus a me réparer. Si par malheur j'attire un S, je pourrais lui dire que je suis A, que c'est comme ça et pas autrement, et que si il est pas content c'est son problème et pas le mien.
Mais ça va être long a intégrer vraiment dans ma tête et dans ma vie. Toute ma structure s'est écroulé, il va falloir tout reconstruire petit a petit, et prudamment.
J'aimerais retrouver ce que je ressentais avant, oser flirter avec les gens et avec la vie, sans me sentir odieuse et salope, car flirter puis refuser d'aller plus loin, c'est pas bien pris par les autres, et je le comprend, donc je me refuse le peu qui me fait me sentir vivante.

Avec mon ex, je ne supporter même plus qu'il s'approche de moi, ou qu'il me regarde amoureusement, car ça voulait dire qu'il avait envie, et que j'allais encore le frustrer.
J'aurais aimé qu'il puissent me toucher sans arrière pensé, mais c'était impossible pour lui, alors je ne supporte plus le moindre contact, j'en ai besoin pourtant, de contact physique, de massage, de caresses, de gestes affectueux, mais surtout pas sexuelle. J'aurai aimais pouvoir être sexy, m'habiller légèrement et me mettre en valeur, mais c'est tellement dangereux pour moi.

Je suis empli de peurs paralysantes. C'est ma punition.

voyez, je sais pas comment vous faites, car pour moi ça reste ultra compliqué et culpabilisant. Je ne peut pas me laissé aller a ce que je suis sans risquer de froisser les autres par un comportement inapproprié selon eux.

Faudrait que je trouve quelqu'un comme moi.

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Re: Un enfer pour moi

Message par Piccolo »

Bonjour,

L'asexualité n'est rien d'autre que le fait de désigner une absence d'attirance sexuelle pour tous les genres, rien de plus.

Dans ton cas il est clair qu'il y a un véritable mal-être qui déteint sur tout.
Si t'as vraiment envie d'être S alors peut-être qu'il y a quelque chose à faire. Mais il y a un truc qui me chiffonne, c'est que d'un côte tu aimerais être S et d'un autre côté tu aimerais que la norme en terme de geste amoureux/affectifs se passe au-dessus de la ceinture. Je trouve ça incohérent.

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