Comment vivez-vous votre asexualité au quotidien?

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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LaVénusDeMulot
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Message par LaVénusDeMulot » 12 juil. 2006, 02:24

Ben écoute Leeloo, j'ai 52 ans, j'ai déjà eu un mari et 2 enfants aussi. Mais le sexe, et ce même si j'atteignais l'orgasme, c'était une corvée pour moi alors, tu vois!

Perso, je vis seule, sans conjoint (bofff à peine 2 hommes depuis que mon ex est parti.) Je vis seule depuis 9 ans, dis-je et je n'ai jamais eu envie de sexe alors tu vois???

:wink: Je pense que tu as un conjoint qui t'aime vraiment ne le laisse pas aller.

jean
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commentje la vis

Message par jean » 23 juil. 2006, 16:12

Maintenant je la vis très bien.
Mis à part mon ex-femme personne ne le sait et je préfère rester discret sur ce sujet de peur d’être classé dans une catégorie « d’anormaux ».
Je dois avouer que c’est un frein pour rencontrer quelqu’un avec qui j’aurais des affinités amoureuses.
la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres

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Chaola
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Message par Chaola » 23 juil. 2006, 18:39

Personnellement je suis seule depuis 3 ans maintenant et maintenant que je travaille c'est plus dificile de trouver quelqu'un.
Surtout quand on se rend compte que plus personne ne nous attire.

ma famille pense que je ne cherche pas, mes parents sont contre le mariage avec toutes ces histoires de divorce mais aimeraient me voir me trouver quelqu'un de stable ( les histoires que j'ai eu n'ont jamais durees longtemps: non-satisfaction sexuelle et mauvais caractere ) et ma famille pense surement que je suis lesbienne :)

je n'ai jamais ete quelqu'un de tactile (mes parents n'étant pas tres demonstratifs) et plus je reste seule, plus le contact physique me degoute, surtout avec les hommes. Des fois je ne supporte pas de serrer la main a un collegue, quand quelqu'un s'approche trop (rentre dans mon espace vitale) il faut absolument que je m'eloigne car je me cripse de peur qu'il me touche.

cela ne m'embete pas d'etre seule, meme si j'aimerai avoir quelqu'un pour me tenir compagnie (pas trop collant non plus j'aime ma solitude), mais lorsque je suis en compagnie de gens (la plupart des couples) cela m'enerve qu'ils ne puissent concevoir que je veuille etre seule et que cela ne me fait ni chaud ni froid de rester celibataire.
les maries-et-fiers-de-l'etre ne cessent de vanter leurs exploits et le bonheur d'etre en couple qu'ils en oublient qu'ils aient ete un jour celibataire, et que etre seul n'est pas une tarre.

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Saison de l'espoir
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Message par Saison de l'espoir » 23 juil. 2006, 21:50

cela ne m'embete pas d'etre seule, meme si j'aimerai avoir quelqu'un pour me tenir compagnie (pas trop collant non plus j'aime ma solitude), mais lorsque je suis en compagnie de gens (la plupart des couples) cela m'enerve qu'ils ne puissent concevoir que je veuille etre seule et que cela ne me fait ni chaud ni froid de rester celibataire.

Comme je te comprends ! :roll:

Et, à mon avis, on est pas les seules à connaître ce genre situation!

mi_esperas
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vivre son asexualité au quotidien

Message par mi_esperas » 05 août 2006, 12:47

bonjour

je vais avoir 44 ans et c'est un peu par hasard que j'ai appris qu'il existait des gens se déclarant a-sexuels et pour ma part, ce n'est que très récemment que j'ai pris conscience que ma relation à la sexualité pouvait me faire renter dans cette catégorie
d'abord pour me situer: je vais bientôt avoir 44 ans
j'ai connu ma première expérience sexuelle à 21 ans, ce fut avec une femme plus agée que moi de 10 ans, elle était mariée avait des enfants, et nous vécumes une liaison très intense durant presque 3 ans, période au terme de la quelle, elle préféra "que nous restions amis" selon la formule consacrée, ce fut pour moi un long cheminement entrecoupée de longues périodes d'abstinence et de quelques relations amoureuses. Enfin pour conclure : à l'âge de 40 ans, rattrapé peut-être par un besoin social de "normalité" je me suis marié. Et c'est au cours de ce mariage récent que j'ai compris que la sexualité pour moi n'était pas très importante. Voilà bientôt 2 ans que je ne ressens plus aucun désir pour mon épouse, que je n'ai aucune envie, aucun désir d'aller voir ailleurs. Des tentatives pour expliquer à ma femme quel était mon point de vue concernant le désir aboutissent au mieux à de l'incompréhension et au pire à un sentiment pour elle d'humiliation de n'être plus désiré physiqument et ainsi de n'être plus rien en tant que femme puisque pour elle la sexualité fait parite de son identité intérieur.

Au début de ma vie, quand j'avais 17, 18 ans, j'ai dévoré les bouquins de Reich qui traitait de la révolution sexuelle, j'étais à fond plongé dans la recherche de la plénitude sexuelle et sensuelle. Il va s'en dire que durant des années, j'ai testé divers démarches psy pour tenter d'atteindre ce nirvana tant vanté, tant phantasmé par nos comtemporains. J'ai expérimenté le primal, la bio énergie, etc

J'ai acheté des tas de bouqins sur comment bien faire l'amour à sa partenaire. Dans cette quête "tantrique" j'ai rapidement senti qu'au fond pour moi, je me foutais d'avoir un orgasme, pour moi le plus important était d'être un bon amant, c'est à dire suivant les bouquins que je lisais, c'était accorder du temps, de l'écoute à l'autre. Bref, au fil des ans, j'ai tenté de devenir un parfait petit amant très au fait des caresses et autres préliminaires.
Il m'est arrivé quelques fois au cours de cette "carrière sexuelle" de ressentir des orgasmes très forts, mais jamais ce ne fut ce sentiment océanique tant décrit dans les bouqins autorisés.

En tant qu'homme,j'ai toujours eu comme je supposse la plupart des hommes des érections quotidiennes. J'ai toujours vécu ces manifestations physiques plus comme un état physique que comme une manifestation de ma virilité triomphante. Bref, au cours de toutes ces années, j'ai eu recours à de longues séances de masturbation pour tenter d'évacuer ce trop plein vital.

Ma plus grande période d' a-sexualité à duré 8 années. De l'âge de 29 ans à l'âge de 37 ans. Entre 37 et 40 ans, j'ai eu plusieurs relations sexuelles qui m'ont fait prendre conscience que je ne fonctionnais pas comme la plupart des autres hommes. J'ai toujours fui les éternelles conversations masculines autour de la machine à café au boulot, trouvant crétin de toujours devoir prouver aux autres mecs qu'on est un super bon coup.
Bref, j'ai souvent été perçu comme bizarre.

Et à 40 ans, suite à une belle rencontre avec mon actuelle épouse, j'ai décidé de franchir le cap et me voilà marié. Je dirais que les 18 premiers mois de notre mariage furent très sexuels, c'est à dire nous faissions souvent l'amour. Mais rapidement, je me suis rendu compte qu'une partie de moi n'était pas du tout concerné par le sexe.

Avec le recul, je crois que j'aurais mis toutes ces années pour comprendre et accepter que pour moi le sexe n'est pas une activité primordiale
Voilà de manière décousue comment je me situe par rapport à l'a-sexualit

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Jullianna
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Message par Jullianna » 05 août 2006, 18:34

bienvenu mi_esperas , comme le veut la tradition sur le forum ... :cake:

ton témoignage m'interpelle car il me rappelle un article que j'ai lu , il y a quelques années ( bien avant de connaître Aven) .

Dans cet article , une femme ( de 38 ans ) , racontait son couple et son conjoint ne ressentait aucun désir pour elle après des débuts (moins longtemps) sommes-toutes " dans la norme" ... Au final , cette femme a fini par se rendre compte , que cela ne lui manquait pas à elle non plus , mais elle en souffrait par rapport à l'image de la femme qu'elle renvoyait ou se renvoyait à elle-même ...

Peut-être que ton épouse est dans ce cas-là ... qui sait ...???

mi_esperas
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Message par mi_esperas » 05 août 2006, 19:01

Jullianna a écrit :bienvenu mi_esperas , comme le veut la tradition sur le forum ... :cake:

ton témoignage m'interpelle car il me rappelle un article que j'ai lu , il y a quelques années ( bien avant de connaître Aven) .

Dans cet article , une femme ( de 38 ans ) , racontait son couple et son conjoint ne ressentait aucun désir pour elle après des débuts (moins longtemps) sommes-toutes " dans la norme" ... Au final , cette femme a fini par se rendre compte , que cela ne lui manquait pas à elle non plus , mais elle en souffrait par rapport à l'image de la femme qu'elle renvoyait ou se renvoyait à elle-même ...

Peut-être que ton épouse est dans ce cas-là ... qui sait ...???
c'est vrai, car pour nombre d'hommes ou de femmes, l'entente sexuelle est promulgée comme la norme ou du moins le thermomètre de la solidité d'un couple, il est vrai aussi qu'une partie d'elle même est agressée par ce qu'elle perçoit comme mon non désir, mais bon, mis à part simuler un orgasme (ce qui est possible pour un homme aussi), je ne vois pas la solution, de toutes façon, je ne vois guère de solution, ce n'est pas moi à 44 ans qui va me "forcer" à adopter un comportement sexuellement irréprochable, pour en quelque sorte satisaire l'égo de ma partenaire

mi_esperas
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Re: Comment vivez-vous votre asexualité au quotidien?

Message par mi_esperas » 06 août 2006, 17:45

Leeloo a écrit :J'aimerais comprendre comment chacun de vous vit son asexualité au quotidien. Vos proches, votre famille, sont-ils au courant? Que se passe-t-il lorsque vous rencontrez quelqu'un qui vous plaît et avec qui vous avez des affinités amoureuses? Comment réagissez-vous quand les gens parlent de sexe autour de vous? Exprimez-vous ouvertement votre asexualité? Mentez-vous pour paraître "normal" et ne pas vous confronter à la critique et l'incompréhension?
beaucoup, beaucoup de thèmes à traiter dans cette question ouverte !!!!

il me semble que la manière de vivre son asexualité est différente suivant que l'on est en couple ou suivant que l'on vive seul

j'ai vécu il y'a une quinzaine d'années, une longue période de 8 années d'asexualité, à cette époque je vivais seul, il me semble que je n'avais à "me battre" que contre les questions muettes de mon entourage familial ou professionnel qui sans le dire se posaient de sérieuses questions sur ma santé mental. Etant d'un naturel assez franc, à l'époque, je ne cachais pas que je vivais seul et avec aucun désir de me marier, et surtout "j'avouais" sans ambage cette longue période sans génitalité, ce qui provoqua beaucoup de gène ou de surprise vis à vis de mes interlocuteurs toujours stupérfait de ma brutale franchise d'oser avouer qu'à 30 et quelques années, en quelque sorte un comportement anormal.

A l'époque, je travaillais sur Bordeaux, et il est vrai que mon entourage professionnel, en ce qui concerne les mecs étaient très branchés fiesta, bringue, et avec avidité attendait les week end pour se mettre en chasse de chair fraiche. Et il est vrai, que mon côté stoïque devant l'étalage de leurs frasques libidineuses en a glacé plus d'un, quand je leur signifiais que moi j'avais passé le week end sans attraper qui que ce soit et que ma foi, c'était pas si dramatique que celà

Aujourd'hui, étant marié depuis 5 ans, je trouve que mon état d'asexualité me semble plus dur à gérer avec mon épouse. Ce n'est qu'au bout de 2 ans de mariage consommé que j'ai commencé à ressentir de nouveau les symptomes de mon asexualité qui semblait pointer de nouveau le bout de son nez

pour moi, j'envisagerai très bien une vie de couple avec mon actuel épouse sans sexe, mais cette éventualité déclenche chez elle des réactions très violentes, au mieux est elle stupéfaite que je n'éprouve pas de désir pour elle, au pire, elle se sent humiiée et complêtement bafouée dans sa féminité (ce sont ses propres paroles)

j'ai tout essayé, même de simuler, mais bon, à priori, çà marche pas trop
pour ma part,
je peux tenter de me forcer pour donner de la contenance à des préliminaires que je tente de faire durer le plus longtemps possible de manière à retarder le moment du coït totalement interrompu rapidement pour ma part, mais en réalité cette situation ne génère que tension et rapidement déclenche une dispute

et j'avoue éprouver une certaine solidarité avec toutes ces femmes qui invoquent une crise de migraine pour s'épargner la corvée du dimanche soir

bref, il me semble qu'un coupe Asexeul / Très Sexuel aboutit à terme à une impasse

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drucilla
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Re: Comment vivez-vous votre asexualité au quotidien?

Message par drucilla » 09 août 2006, 15:16

Leeloo a écrit :J'aimerais comprendre comment chacun de vous vit son asexualité au quotidien. Vos proches, votre famille, sont-ils au courant ?
Ma famille proche est au courant ; je l'ai annoncé à ma maman quand j'avais 17 - 18 ans sans vraiment savoir que ça s'appellait l'asexualité. Je n'en ai pas parlé directement à mon père et mon frère mais ils sont au courant. Pour eux de toutes manières ce qui compte c'est que je sois heureuse comme je suis.
Leeloo a écrit :Que se passe-t-il lorsque vous rencontrez quelqu'un qui vous plaît et avec qui vous avez des affinités amoureuses?
Depuis toujours, j'ai essayé d'éviter le "problème". Quand quelqu'un me plaît, j'évite de le lui montrer, j'essaye de ne plus le voir. Ainsi, je me préserve : moins j'apprend à connaître la personne, moins je m'attache. Je n'ai pas envie de m'attacher pour m'entendre dire, au final, que je suis gentil mais trop frigide.
Leeloo a écrit :Comment réagissez-vous quand les gens parlent de sexe autour de vous?
Le sexe ne m'intéresse pas mais ça ne me dérange pas qu'on en parle autour de moi. Ce n'est pas parce que ça ne m'intéresse pas que les autres ne peuvent pas en parler, être intéressé.
En fait, on peut me parler de sadomaso, d'échangisme, etc. ça ne me dérange pas. Pour moi, les gens font ce qu'ils veulent au niveau de la sexualité tant qu'ils le font avec des gens consentants et adultes. Dans mon métier, je suis aussi amenée à entendre les gens parler de leur sexualité, j'ai donc intéret à savoir entendre parler de sexe.
Leeloo a écrit :Exprimez-vous ouvertement votre asexualité? Mentez-vous pour paraître "normal" et ne pas vous confronter à la critique et l'incompréhension?
Je ne l'exprime pas ouvertement. C'est vrai que depuis que je me suis rendu compte de mon asexualité, j'ai eu tendance à mentir pour "paraître normal". Maintenant, avec les années, je crois que ça me dérange de moins en moins qu'on apprenne que je suis asexuel. Par contre à 13 - 14 ans, on ne pense pas de la même façon, j'avais d'ailleurs plus tendance à mentir à cet âge là que maintenant.
Ce qui m'ennuie le plus ce sont les personnes qui veulent absolument vous remettre dans la norme,dans le droit chemin, qui ne veulent pas comprendre que vous voulez rester comme vous êtes. C'est à ces gens là que j'aurais le plus tendance à mentir aujourd'hui, pour qu'ils me fichent la paix.

D'ailleurs, je me demande ou se trouve la norme dans laquelle on veut mettre les gens. Il me semble qu'il y a autant de sexualité différente qu'il y a de personne différente.

Drucilla.

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Michel
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Re: Comment vivez-vous votre asexualité au quotidien?

Message par Michel » 09 août 2006, 23:19

Leeloo a écrit :J'aimerais comprendre comment chacun de vous vit son asexualité au quotidien. Vos proches, votre famille, sont-ils au courant?
Toutes les personnes qui me fréquentent doivent deviner que c'est un pur néant et ne me questionnent pas ou plus à ce sujet, par délicatesse je pense. Mes amis proches ne m'ont jamais questionné (et c'est une raison pour laquelle je les aime infiniment). Pour ma famille ça a été un peu long. Je dirais que la dernière question (de mon beau-père) doit remonter à plus de 15 ans maintenant. J'en ai 42. Mais il y a eu un moment où c'était vraiment pénible.
Leeloo a écrit :Que se passe-t-il lorsque vous rencontrez quelqu'un qui vous plaît et avec qui vous avez des affinités amoureuses?
Que du chagrin, si je ne fais pas taire très vite cet élan d'affection. Ou énormément d'embarras si c'est moi qui l'ai suscité. Je fuis pour éviter ce genre de situation, j'ai la réputation d'être un peu ours.
Leeloo a écrit :Comment réagissez-vous quand les gens parlent de sexe autour de vous?
Heureusement je suis peu confronté à ce genre de propos dans mon travail, et je suis souvent dans une position hiérarchique qui me permettrait de faire sentir que je les trouve malséants. Ou je sais décourager les questions. Sinon de toute façon je quitte le cercle de la conversation.
Leeloo a écrit :Exprimez-vous ouvertement votre asexualité?
Non pas ouvertement. D'autant que ce serait parler de sexe de toute façon. :oops:
Leeloo a écrit :Mentez-vous pour paraître "normal" et ne pas vous confronter à la critique et l'incompréhension?
Je l'ai fait, plus jeune, par manque de caractère. :evil: Mais je le ferai plus. :roll:

Tutu
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Message par Tutu » 17 août 2006, 12:45

Comment je vis mon asexualité. Plutôt mal car nous vivons dans une société ou le sexe est partout, et étant chrétien il est difficile de vivre dans ce monde-ci. Et aussi étant pompier, je vis dans un monde professsionnel ou le sexe fait partit des premiers sujets mis en valeur et extrapolé à outrance.
Et oui je suis asexuel et je le revendique, je n'ai aucune pulsion sexuelle pour qui que ce soit

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Message par Stranger » 17 août 2006, 16:18

Bonjour à tous et merci pour vos témoignages.

mi_esperas , ton témoignage me rapelle une situation que j'ai également vécue.
Pour ma part c'est ma dernière expérience qui m'a réellement confirmé mon asexualité. Je sortais avec une femme qui, elle, avait une libido qui me semblait évidemment trop développée alors que pour elle, j'étais comme asexué. Durant les premières semaines, j'ai essayé de trouver des réponses aux questions qu'elle se posait, car évidemment, elle ne pouvait pas comprendre. La situation s'est compliquée quand elle a commencé à ressentir une frustration, que moi, je n'éprouvais bien entendu nullement, puis, quand elle a commencé à se sentir complexée (d'après ce que j'ai compris) à s'interroger sur elle-même, puis à emettre des considération sur ce que devait être une relation normale, jusqu'au jour où j'ai cessé de répondre à ses questions, parce que je ne trouvais pas une manière satisfaisante de lui expliquer les choses, je n'éprouvais pas d'attirance sexuelle pour elle, c'était un fait, fallait-il que je m'en explique ? Nous avons rompu, tous les deux lassés sans doute l'un de l'autre. J'ai ressenti une forme de culpabilité d'avoir été en partie la cause de cette rupture car bien que je ne ressentais pas de désir j'éprouvais de l'amour et l'absence de rapports sexuels à été la source d'incompréhension, de désaccords, puis de désafection. Je crois malheureusement que les personnes asexuelles sont condamnées à la solitude dans notre monde.

krash
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Re: Comment vivez-vous votre asexualité au quotidien?

Message par krash » 12 sept. 2006, 12:21

Leeloo a écrit :J'aimerais comprendre comment chacun de vous vit son asexualité au quotidien. Vos proches, votre famille, sont-ils au courant? Que se passe-t-il lorsque vous rencontrez quelqu'un qui vous plaît et avec qui vous avez des affinités amoureuses? Comment réagissez-vous quand les gens parlent de sexe autour de vous? Exprimez-vous ouvertement votre asexualité? Mentez-vous pour paraître "normal" et ne pas vous confronter à la critique et l'incompréhension?
Non personne ne le sait.
Mais cela ne m'a pas empéché d'avoir une relation amoureuse avec quelqu'un.
Quand les gens parle de sexe autour de moi ca me met quelquefois mal a l'aise parceque je me sens different par rapport à eux.
Oui ca m'est déja arrivé de mentir pour paraitre "normal"

CarpeDiem
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Message par CarpeDiem » 14 sept. 2006, 12:06

Leeloo a écrit :J'ai toujours adoré les câlins, être blottie dans les bras de mon copain pendant des heures sans bouger. J'adore les bisous, les caresses.
Hey, moi, c'est pareil !!!!!
Leeloo a écrit :Avec mon copain actuel, j'ai une relation très intense, fusionnelle, passionnée. C'est l'Amour avec un grand A....Dès qu'il me prenait dans ses bras, qu'il m'embrassait, qu'il me touchait, j'avais peur qu'il ait des envies.
On a un peu vécu la même chose. Je suis marié, j'ai des enfants et j'ai donc été "obligé" de faire l'amour. Mais c'était difficile pour moi par manque total de désir. Alors, un jour, j'ai aussi avoué. Et là est revenu le bonheur de se caresser, de se faire des câlins. Parfois, elle me le dit, il lui manque quelque chose. Et là, les inquiétudes peuvent revenir. Pour l'instant, ça se gère (ça fait 8 ans sans rapports)...
Leeloo a écrit :Mais pour revenir à ta question plus précisément, je ne vois pas en quoi l'asexualité (qu'elle soit masculine ou féminine) pourrait être liée à un refus de câlin ou de contact physique. Pour moi c'est uniquement basé sur le non désir sexuel.
Là, pleinement d'accord en ce qui me concerne. Et sur la non pénétration...

CarpeDiem
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Message par CarpeDiem » 14 sept. 2006, 13:43

Mystery a écrit :C' est stupide comme raisonnement. Je pense qu' on a le droit de ne pas aimer les rapports sexuels.
Certains hommes aiment le foot, d' autres, ne s' y intéressent pas, sont-ils anormaux pour autant ?
Bon, je n' aime pas le foot, décidément, je suis vraiment un cas ! :D
:arrow: :wink:
Hey ; j'aime pas le foot non plus...
Oui, on a le droit de ne pas aimer... c'est juste une question de tolérance. Mais il y a longtemps qu'on a remarqué que ça n'était pas le fort de l'homme, la tolérance. Tout ce qui n'est pas dans une certaine norme fait peur. Pourquoi ? That is the question.

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