Comment vivez-vous votre asexualité au quotidien?

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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laureliz
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Message par laureliz » 22 juin 2006, 13:57

Je me retrouve tout à fait dans ton témoignage leeloo à part que moi je n'ai jamais eu de relations sexuels (juste carresses poussées). Je suis toujours avec mon copain, il est compréhensif, mais je sais bien que sa patience aura des limites et je regrette que notre relation ne soit pas plus épanouissante de ce côté là.

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Leeloo
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Message par Leeloo » 26 juin 2006, 23:08

laureliz, comme je te comprends. Je dirai que ma relation avec mon copain est parfaite si ce n'est que sur le plan sexuel il n'est bien évidemment pas du tout épanoui. Je ne sais pas si un jour ça changera entre nous. Je ne me vois pas avec quelqu'un d'autre que lui, mais une chose est sûre, si la situation reste ainsi ça ne peut pas durer entre nous. J'aimerais voir l'avenir positivement mais j'ai du mal.
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Mithril
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Message par Mithril » 26 juin 2006, 23:44

...
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Leeloo
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Message par Leeloo » 26 juin 2006, 23:54

Mithril a écrit :je n'ai jamais eu de relations amoureuses du tout et je n'en veux pas
Pourquoi n'en veux-tu pas? Parce que tu sais que ça va être compliqué? Tu préfères rester seule? Tu n'as pas envie de partager avec quelqu'un ce magnifique sentiment qu'est l'amour?
Mithril a écrit :Je n'aime pas le contact physique.
Tu n'aimes pas le contact physique avec les humains mais avec les animaux tu peux les caresser sans problème. As-tu peur des caresses que l'autre peut te faire? Crains-tu le contact de l'autre?
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Saison de l'espoir
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Message par Saison de l'espoir » 27 juin 2006, 12:16

Mithril a écrit :
En fait, moi je n'ai jamais eu de relations amoureuses du tout et je n'en veux pas. Mais j'ai beacoup d'amis. Je n'aime pas le contact physique. Je suis confortable avec un peu de contact avec ma famille et mes amis puis il y a aussi le contact que je n'aime pas autant mais qu'il "faut" faire. Ex: je n'aime pas être serrée dans les bras de quelqu'un mais lorsque les tantes viennent visiter, il faut leur laisser faire sinon je semblerais tres froide.

Je ne suis pas asexuelle à cause de ceci. Je ne desire pas le sexe puis je ne desire pas non plus le contact physique. Je suis asexuelle puis je suis aromantique. Si une femme aime ou non les caresses dépende sur l'individu, je crois.
Salut Mithril,

Ce désamour du contact physique ne viendrait-il pas déjà de ton enfance et de ta relation avec ta famille ?
Tes parents ne sont pas trop du genre démonstratif sur le plan des caresses et baisers, non ?
Ils n'ont jamais pris l'habitude de te serrer dans leurs bras, de te faire la bise, de te prendre par la main...

Est-ce que je me trompe ?
As-tu une idée de l'origine de cette presque aversion du contact physique ?

Si je t'en parle, c'est que je suis un peu comme toi.
Je déteste qu'on me prenne par la main, par ex.
Je n'aime pas que le contact physique soit forcé.
Je préfère un salut de la main pour dire "Bonjour", que de faire la bise. (ça prend plus de temps, en + )

Mais bon, je ne pense pas que je peux parler d'aversion, peut-être de gêne.
C'est pas une tare !
Ca ne me dérange pas plus que ça !
Je suis tout à fait sociable !

Et, je pense sincéremment que c'est dû à mon éducation, plutôt austère du côté sentimental entre mes parents. Ce que j'apprécie. On n'est pas obligé de s'embrasser à pleine bouche devant ses enfants : ça fait partie de l'intimité entre deux personnes.
Mais, je pense que le contact physique m'a inconsciemment manqué entre mes parents et l'enfant que j'étais.
Je n'aime pas qu'ils me fassent la bise. C'est limite, si ça me dégoûte pas.
Alors, je vous dit pas pour Noël, les annivs, et les fêtes... faut y passer !

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Syd
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Message par Syd » 27 juin 2006, 12:30

Ca peut être une hypersensibilité tactile, tout simplement.

frania
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Message par frania » 28 juin 2006, 07:43

je crois que le terme asexuel dénote un changement de mentalité parce que jusqu'à présent ça s'appelait anaphrodisie et frigidité. L'anaphrodisie étant l'absence de désir tout en conservant la possibilité d'avoir du plaisir (généralement en solitaire) et la frigidité l'absence de désir et de plaisir. Eh bien je suis tout ça en même temps en ce moment et je sens que c'est parti pour durer (les gens croient toujours que c'est une passade, ils disent qu'ils ont connu ça aussi, mais c'est faux). J'ai 41 ans et je n'ai été "normale" (envie d'avoir des rapports avec un homme) que pendant deux ans au total, en 1990 puis en 1996. Le reste du temps j'étais anaphrodisiaque + frigide c'est-à-dire que je n'avais aucune envie, mais alors aucune, même pour la masturbation que j'ai découverte à 29-30 ans, ce qui fait qu'à ce moment-là j'ai cessé d'être frigide pour n'être plus qu'anaphrodisiaque, j'arrivais à me donner des orgasmes toute seule. Ma vie allait de mieux en mieux sur tous les plans et en 2003 je me suis dit que j'étais guérie, que je pouvais avoir une relation, mais comme j'ai fait de très mauvaises expériences avec les hommes, je me suis dit que j'étais lesbienne. J'ai rencontré une femme que j'adore (beaucoup d'affinités intellectuelles), mais sur le plan physique nada, je ne ressens rien, je n'ose pas le lui dire, je mens. Et surtout j'ai compris que même si je vais super bien dans ma vie il n'est pas question de sexe. Reste ces deux années 1990 net 1996 qui restent une énigme.
Je ne souffrais pas de mon état en 2003 parce que je me disais: "Je suis normale, j'ai du désir, c'est juste que je ne trouve pas quelqu'un qui me convient." Maintenant j'ai quelqu'un et ce serait stupide de dire qu'elle ne me convient pas parce que personne ne me conviendrait. En 1990 et en 1996 quand j'étais attirée par les hommes je me rendais bien compte que mon seul intérêt pour eux était sexuel, je n'avais pas de sentiment. Peut-être que mon problème est de dissocier sexe et sentiments, ce qui fait que l'un exclut l'autre. Et si le sexe est exempt de sentiments c'est parce que j'ai des problèmes affectifs, mon asexualité n'est donc en fait qu'un trouble psycho-affectif. Voilà pourquoi je le vis mal. Si je pouvais me dire que c'est en ordre, que je n'ai juste pas envie de sexe, ce serait génial. Mais maintenant je sais que c'est parce que les relations c'est l'enfer pour moi, ça me rappelle les maltraitances quand j'étais enfant.
Alors, j'aimerais faire la paix avec moi, avec mon asexualité, mais je ne sais pas si je vais y arriver. Tant que je pensais que l'asexualité était un choix, une préférence, j'étais heureuse. Maintenant je sais que si je tombe amoureuse je vais revivre et reproduire les relations destructrices que j'ai eues dans ma famille, alors inconsciemment je dois me protéger contre ça, j'ai un coeur de pierre. C'est peut-être pour ça que je suis bloquée sexuellement.

kinou
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Message par kinou » 28 juin 2006, 22:58

J'apprecie ta prise de decision bien analysee et concu par toi meme et toi seule :) - analsye tres
personnel - On n'aime ou on aimeras pas, moi j'adore :-) Tu as une analyse tres precise de ta vie :
tu sais ce que tu veux et ne veux pas , moi j'apprecie la justesse de tes phrases et des mots qui
souligne ton self - estime, tu veux te proteger ou etre en regle avec ta conscience, c'est doublement
bien :) BRAVO !

J'espere que tu pourras encore poussé plus ton analyse encore plus loin, voire te detacher totalement
de ta sexualité - et etre alors bien, meme si je te sens tres bien avec toi meme actuellement :)
- Ca se voit que tu te connais tres bien :) C'est cool :)

J'espere avoir un de ces quatres une analyse aussi parfaite que la tienne, je crois que je suis meme
sur la bonne voie :)

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Renaud
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Message par Renaud » 28 juin 2006, 23:39

J'ai beaucoup aimé ton analyse frania, je trouve qu'elle dénote beaucoup de lucidité et de courage. Je ne peux que te souhaiter d'y voir plus clair et de résoudre ce que tu peux avoir besoin/envie de changer.

Il me semble que beaucoup de cas d'asexualité sont transitoires, ou du moins se révèlent après une période tout à fait "sexuelle" parfois parfaitement épanouie, et ne sont pas nécessairement définitifs.

En tout état de cause, je crois que le message très juste d'AVEN est que n'avoir pas de désir sexuel n'a rien d'anormal et ne doit absolument pas être considéré en lui même comme pathologique. Par contre, la question qui se pose est celle de la souffrance que cela engenre (ou non) ou qui pousse à cette asexualité. Si cet état de fait crée une souffrance psychologique, il faut s'en occuper, selon l'origine du "problème".

Cela me fait penser au cas du couple où le désir finit par s'émousser. L'un des partenaires (ou les deux) vire A graduellement, ou brusquement après une naissance par exemple... et après ? il ya tous les problèmes liés au couple A/S que vous connaissez, mais même lorsque les deux deviennent A il y a souvent un gros soucis : ils considèrent que c'est anormal, et que l'absence de sexualité dénote un échec du couple... or ce n'est pas forcément le cas, simplement il faut pour cela savoir que l'asexualité n'est pas une anomalie, que l'on peut s'adorer sans faire crac-crac rituellement ! Et ce n'est pas le message fondamental de notre société, comme vous savez ;-)

Bref, ce que je comprends à tout cela se résume ainsi : l'absence de désir n'est aucunement un problème en soi, mais il ne faut pas pour autant négliger de prendre en charge les causes de souffrances éventuelles dans la situation, lorsque souffrance il y a : se définir asexuell(le) ne "résoud" pas tout.

frania
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Message par frania » 29 juin 2006, 06:45

hello,
je suis sciée par vos réponses quand je lis qu'on voit que je suis une personne qui sait ce qu'elle veut.
Incroyable, mon psy m'a dit ça aussi, je donne l'impression de savoir ce que je veux!
Moi je ne me perçois pas du tout comme ça, ou alors je finis par savoir ce que je veux mais avant d'y arriver je suis une vraie girouette, ou un aveugle qui marche à tâtons.
Si j'ai fait une distinction entre anaphrodisie et frigidité c'est parce que chez moi il y a des degrés dans l'asexualité et selon le degré je vis plus ou moins bien.
Degré 1: Quand il y a du désir pour l'autre (ce que j'ai vécu en tout et pour tout pendant deux ans en 41 ans d'existence), et la capacité à ressentir du plaisir, je suis heureuse, je dors bien, je me sens bien dans ma peau.
Degré 2: Quand il n'y a pas de désir pour l'autre (anaphrodisie) mais que je peux ressentir du plaisir en me masturbant, je suis heureuse, du moins je l'étais jusqu'ici quand je me trouvais dans cette zone, car je me suffisais à moi-même, je me sentais bien seule.
Degré 3: Quand il n'y a ni désir ni plaisir possibles (anophrodisie + frigidité), je vis très mal. Quand je me trouve dans cette zone je suis déprimée, je dors mal, parce que je me rends compte que j'ai des problèmes psycho-affectifs. Et plus je me rends compte que j'ai des problèmes psycho-affectifs, plus j'en souffre et moins j'arrive à les résoudre, ou à avoir l'impression de les résoudre.


Je vis très mal mon asexualité parce qu'en ce moment

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melancolie
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Message par melancolie » 29 juin 2006, 08:31

frania a écrit : . Peut-être que mon problème est de dissocier sexe et sentiments, ce qui fait que l'un exclut l'autre. Et si le sexe est exempt de sentiments c'est parce que j'ai des problèmes affectifs, mon asexualité n'est donc en fait qu'un trouble psycho-affectif. Voilà pourquoi je le vis mal. Si je pouvais me dire que c'est en ordre, que je n'ai juste pas envie de sexe, ce serait génial. Mais maintenant je sais que c'est parce que les relations c'est l'enfer pour moi, ça me rappelle les maltraitances quand j'étais enfant.
Alors, j'aimerais faire la paix avec moi, avec mon asexualité, mais je ne sais pas si je vais y arriver. Tant que je pensais que l'asexualité était un choix, une préférence, j'étais heureuse. Maintenant je sais que si je tombe amoureuse je vais revivre et reproduire les relations destructrices que j'ai eues dans ma famille, alors inconsciemment je dois me protéger contre ça, j'ai un coeur de pierre. C'est peut-être pour ça que je suis bloquée sexuellement.
J'ai souvent dissocié sexe et sentiments dans le passé mais n'ai jamais souffert de frigidité, je sais que je suis capable d'avoir du plaisir et de jouir, mais ca ne m'interesse plus, plus aucun désir depuis longtemps...
Pourtant je le vis de mieux en mieux, me trouve pas anormale juste differente...
A 27 ans, j'étais déjà suivie par un psy et lui en ai parlé, il m'a dit que j'étais normale si je le vivais bien (je n'avais pas envie de changer mais je culpabilisais car vivais en couple avec une femme à l'époque).
Tu as vécu des sévices enfants, la source de souffrance est peut être là, le besoin de prouver que tu es "normale" et que "ça" ne t'a pas affecté... je ne sais pas.
Bref, ce que je comprends à tout cela se résume ainsi : l'absence de désir n'est aucunement un problème en soi, mais il ne faut pas pour autant négliger de prendre en charge les causes de souffrances éventuelles dans la situation, lorsque souffrance il y a : se définir asexuell(le) ne "résoud" pas tout.
Que de sages paroles Renaud...
Je pensai : "Pourquoi est-ce que quelqu'un ne fait pas quelquechose pour cela ?"
Et alors, je réalisai que j'étais quelqu'un.
(Anonyme)

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Message par Mithril » 01 juil. 2006, 12:14

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Modifié en dernier par Mithril le 16 déc. 2006, 05:41, modifié 1 fois.

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Message par alain6295 » 04 juil. 2006, 18:51

J'ai 44 ans et je vis très bien mon asexualité.
C'est vrai qu'il y a eu une période où celà me pesait beaucoup (entre 20 et 30 ans), mais je me suis rendu compte par la suite que c'était surtout, par besoin de paraître "normal". Mais aujourd'hui je me dis qu'il faut vivre sa vie comme on l'entend, et ne pas vouloir s'assujettir à des soit disant normes de société.
Ma famille est au courant de ma vie, et il est vrai que mon père a parfois du mal à l'assumer. Ma mère par contre l'accepte très bien.
Pour ce qui est de mes collègues de travail, elles sont toutes au courant,(je suis le seul homme dans le service), et celà leur est complètement égal. Celà n'est à l'origine d'aucun problème au niveau relationel.
Pour ce qui est des rencontres avec des personnes qui me plaisent, je recherche des personnes qui partagent mes opinions, donc de préférence des personnes elles aussi asexuelles.
J'ai actuellement une amie, rencontrée au travail, que je connais depuis plus de 10 ans, et nos relations ont toujours été platoniques. Nos conversations, portent rarement sur le sexe. La première fois que nous avons parlé de sexe c'est lorsqu'elle m'a avoué qu'elle avait des affinités homo. Celà m'a choqué sur le coup, mais finalement tout est rentré dans l'ordre. Je lui ai par la suite expliqué que moi même je ne me sentais pas homo, mais que le sexe ne m'attirait tout simplement pas.
Pour ce qui est des autres relations, quand on parle de sexe autour de moi, je fais celui que le sujet laisse indifférent. Mais si la conversation s'éternise et que l'on me pose des questions sur ma sexualité, je ne cache rien à personne, et j'y vais par la franchise. Peu importe ce que les autres penseront, ils sont libre de me juger comme ils l'entendent. Après tout, moi aussi je suis libre de les juger comme je l'entend.

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Message par LaVénusDeMulot » 10 juil. 2006, 16:26

Leeloo, est-ce que tu serais prête à laisser ton copain aller se chercher du sexe avec une autre femme attitrée du genre (fuckfriend), si tu savais qu'il te reviendrait comblé et heureux par la suite?

Perso, je viens tout juste d'apprendre ce qu'est l'asexualité. À peine deux jours que je connais ce terme mais ça fait des lunes que je sais que je n'ai jamais été attirée par le sexe. C'est ce qui m'a amené à ce forum.

Je suis bien contente de pouvoir partager mon senti et de ne plus me sentir aussi seule.

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Message par Leeloo » 12 juil. 2006, 01:03

LaVénusDeMulot a écrit :Leeloo, est-ce que tu serais prête à laisser ton copain aller se chercher du sexe avec une autre femme attitrée du genre (fuckfriend), si tu savais qu'il te reviendrait comblé et heureux par la suite?
J'y ai déjà pensé mais ça serait insupportable comme situation. Je ne peux pas l'imaginer en train de coucher avec une autre nana, c'est impossible. On en a déjà un peu parlé et je crois que lui ne voudrait pas de toute façon.

Pour l'instant, on essaye petit à petit de s'apprivoiser (sexuellement) tous les deux. J'entends par là que je ne suis pas non plus totalement insensible à certaines choses, mais ça demande quand même quelques efforts et ça ne va jamais bien loin dans le plaisir. Je me demande si ma non envie ne vient pas du fait que je ne prends jamais réellement de plaisir dans l'acte sexuelle. Du coup, je ne serai pas asexuelle mais juste une nana qui n'arrive pas à prendre de plaisir (comme beaucoup), parce que la sexualité féminine est extrêmement complexe. Il y a des femmes qui n'ont connu le plaisir qu'à 40 ans par exemple. Mais c'est vrai que quand on ne ressent pas grand chose, ça ne donne pas envie de persévérer.
"Ce qu'il y a de plus subtil dans l'homme, c'est la sexualité." Céline

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