Comment supporter la pression sociale en tant qu'asexuel.

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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SteveB
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Comment supporter la pression sociale en tant qu'asexuel.

Message par SteveB » 01 avr. 2013, 06:30

J'ai plusieurs amis qui me demandent pourquoi à 35 ans je n'ai jamais eu de partenaire. J,ai longtemps tenté de trouver mille et une excuses : j'étais trop occupé, je n'ai pas trouvé la bonne,etc...Mais voilà, j'en ai eu marre de mentir et j'ai finalement dit à un de mes meilleurs amis que j'étais asexuel. Il m'a répondu que c'était impossible, anormal...que c'était juste parce que j'avais jamais essayé. Je l'ai dit parce que je ne veux plus qu'on essaie de me trouver quelqu'un. La réaction que j'ai obtenue ne me motive pas à en parler plus ouvertement, mais comment faire pour éviter que les cupidons en herbe cessent de gaspiller leurs efforts...je suis un peu blasé là.

Bravo pour votre site. Au moins ici les gens vont sûrement me croire :)

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Quelqu'un
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Re: Comment supporter la pression sociale en tant qu'asexuel

Message par Quelqu'un » 01 avr. 2013, 12:41

Selon moi, il n'y a pas 36 000 manières, il faut, je pense, simplement expliquer correctement ce qu'est l'asexualité.
L'homosexualité étant maintenant presque reconnue par tout le monde, il est important de faire le parallèle, notamment sur le fait que comme l'homosexualité, l'asexualité n'est pas un choix.
Pour répondre à l'argument "c'est juste que tu n'as jamais essayé", il y quelque chose de tout simple à répondre à un(e) hétérosexuel(le), c'est :
"Et toi ? Comment peux tu savoir que tu n'es pas homosexuel(le), tu n'as jamais essayé d'avoir un rapport sexuel avec une personne du même sexe que je sache. Cela ne t'empêches pourtant pas d'être sûr d'être hétérosexuel(le), et bien c'est pareil pour moi, je n'ai jamais eu l'envie d'avoir un partenaire, peu importe son sexe, et ce n'est pas l'absence d'expériences qui m'empêche d'être certain de mon orientation sexuelle..."
Après, être asexuel ne définit pas l'attirance romantique, et il s'agit là d'une autre chose à expliquer...

Toscane
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Re: Comment supporter la pression sociale en tant qu'asexuel

Message par Toscane » 01 avr. 2013, 14:26

Une réponse parmi tant d'autres , en ce qui me concerne .

Je m'en suis déjà expliqué sur d'autres posts , mais cela ne regarde que nous , et nous n'avons pas à nous justifier .

Je ne sais pas si je suis asexuel ( cela fait neuf ans , cependant d'abstinence) mais , je me répète , je ne peux pas faire l'amour si je n'ai pas de sentiments envers ma partenaire ( voir ma présentation ) .

Encore une fois cela ne regarde que soi , les autres n'ont pas à s'y méler , c'est du domaine de la vie privée .

On m'a trop souvent bassiné vers la fin de mon adolescence parce qu'on ne m'avait jamais vu avec une fille , jusqu'a l'âge de 26 ans , " Alors , comment s'appelle t'elle" ? me demandait-on , avec ironie , et je souffrai de n'avoir personne", je me réfugiai dans le fantasme , celui de rencontrer quelqu'un , notamment la nuit .

J'ai 51 ans , j'ai vécu la génération d'après 68 , celle des années 80 , où si vous n'aviez pas eu de rapports à 18 ans ou avant , cela semblait suspect , anormal , notamment peut-être parce que la sexualité est libéralisée .

Mais les problèmes sexuels de ceux qui la pratiquent , et j'en suis désolé pour eux ( voir les innombrables Sites , sont incroyables .

Maintenant les choses sont differentes .

Puceau jusqu'a 26 ans , oh oui ! , quelle tare ! .

Comme je dis souvent à mon ex-femme :

" J'étais puceau quand je t'ai rencontrée , mais je t'ai fait quand même , deux beaux enfants " .

" C'est ce qui compte pour moi ", m'a t'elle dit , et elle m'a permis de me déculpabiliser d'avoir attendu si tardivement .

Le premier qui se fiche de moi , parmi mon entourage , je le vire de ma vie .

Quand , je regarde certains Sites (dont je tairai le nom ) , incroyables sont les problèmes évoqués pa les " S" , pire que nous .

Je retrouve tout cela lorsque j'étais en couple et où il ne se passait plus rien au fil des années , après l'arrivée des enfants .

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Tatamie
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Re: Comment supporter la pression sociale en tant qu'asexuel

Message par Tatamie » 02 avr. 2013, 22:22

Et oui, c'est pénible. Il y en a peu, mais il y en a, qui commencent à sérieusement me gonfler aussi...
(le désavantage de l'âge avançant je pense - leur "espoir" devient peur sans doute, de l'homosexualité, de l'anormalité, de... ? en quoi ça les regarde?!)

A croire qu'il vaut mieux être avec un(e) con(ne), plutôt qu'avec personne et ne pas s'en plaindre ! ^^

Mais c'est justement parce que je n'ai pas à me justifier que je ne dis rien, de toute façon, la vérité n'arrangerait rien, ça serait sans doute pire d'ailleurs ! Et pourquoi faut-il à tout prix qu'on est tous la même vie ?

Par contre, je ne ferais pas le parrallèle avec l'homosexualité. Tout le monde ne l'accepte pas non plus, ou on ose moins dire ouvertement qu'on ne l'accepte pas...

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Re: Comment supporter la pression sociale en tant qu'asexuel

Message par aldoraine » 06 avr. 2013, 13:26

Je suis dans la même situation que toi. On me prenait beaucoup la tête pendant de longues années, en gros de 16 à 25 ans, sur le fait que je n'avais jamais personne. Puis ça a changé. Je ne saurais pas tellement dire pourquoi...
Peut-être que les gens se sont lassés, ou qu'ils ont compris que ça ne servait à rien.

Je sais qu'il y a un moment où je n'ai plus eu peur de dire, avec sourire et gentillesse, aux gens de se mêler de ce qui les regardait. C'est possible à dire sans être vexant ("le jour où j'aurais besoin de ton aide, je la solliciterai, mais en attendant ce n'est pas la peine"). En général ils n'y sont pas revenus, et ne se sont pas fâchés non plus. Ils ont compris que j'avais mon histoire personnelle à mener et que je ne souhaitais pas qu'ils interviennent concrètement dedans, sans pour autant que cela n'élève des barrières dans nos relations amicales.

Après, un petit conseil de pure sémantique, qui ne mange pas de pain et qui vaut ce qu'il vaut, mais dont j'ai remarqué qu'il changeait pas mal de choses: quand on aborde le sujet, il vaut mieux employer des phrases positives que des phrases négatives.
Une phrase négative ("ça ne m'intéresse pas", "je n'ai pas envie de ça") entraîne en général des réactions négatives ("tu n'as jamais essayé", "c'est parce que tu as peur, il faut te lâcher", tout ça tout ça).
Alors qu'une phrase positive ("je me sens bien comme cela", "je sais que c'est curieux mais j'assume, je m'intéresse à d'autres choses") entraîne des réactions... peut-être pas positives, l'asexualité est évidemment peu acceptée et comprise en société, mais en tout cas plus ouvertes, curieuses et intéressées ( "ça ne te manque pas du tout ?", "c'est étonnant mais je connais effectivement des gens comme toi", etc...).

Voilà, ce n'est pas le conseil du siècle, mais j'ai remarqué que ça modifiait parfois sensiblement la donne quand même. Après il y a toujours des cons partout et on n'y peut hélas pas grand-chose. :D ;)

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