L'asexualité, la remise en question

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
FKK
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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par FKK »

Piccolo a écrit :
FKK a écrit :Une précision qui a son importance, lorsque je dis que "j'aimerai avoir une relation", ce n'est pas une envie, une pulsion, mais juste que j'aimerai être comme les autres, ne pas me sentir différent une fois de plus!

Encore un exemple d'influence sociale, un ! :mrgreen:

Mais pourquoi ce rejet de la différence ? Je trouve ça beau la différence moi. 8-)
(Évidemment que c'est beau la différence. D'ailleurs les gens trop normaux sont trop plats, trop fades, inintéressants ou presque. :roll:
Je me laisse le moins possible happer par tous les codes de la normalité. Mais il faut bien avouer que la différence entraine la non-compréhension et le rejet des autres. :|
Nous vivons dans une société qui n'accepte pas la différence, mais nous en faisons parti. Alors il faut composer avec, l'important étant de savoir qui l'on est vraiment.)
" L'essentiel est d'être ce que nous fit la nature.On n'est toujours que trop ce que les hommes veulent que l'on soit. "
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Piccolo
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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Piccolo »

FKK a écrit : Mais il faut bien avouer que la différence entraine la non-compréhension et le rejet des autres. :|
Et oui malheureusement. Après il faut aussi savoir ce que l'on veut: La garder pour affirmer sa personnalité (au risque de se couper du monde) ou s'en débarrasser pour rentrer dans le moule (avec cette désagréable impression de ne plus être tellement soi-même).

Personnellement j'opte sans hésiter pour le premier choix, mais je comprends parfaitement les personnes qui opteraient pour le second.

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théralène
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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par théralène »

FKK a écrit :(Évidemment que c'est beau la différence. D'ailleurs les gens trop normaux sont trop plats, trop fades, inintéressants ou presque.
Je me laisse le moins possible happer par tous les codes de la normalité. Mais il faut bien avouer que la différence entraine la non-compréhension et le rejet des autres.
Nous vivons dans une société qui n'accepte pas la différence, mais nous en faisons parti. Alors il faut composer avec, l'important étant de savoir qui l'on est vraiment.)
La société a surtout du mal à accepter ce qu'elle ne comprend pas. Après en ce qui concerne l'asexualité, il est facile de le cacher, mais si on en parle il faut pouvoir bien l'expliquer et "l'argumenter", histoire que les autres puissent essayer de l'appréhender, même si ce n'est pas facile, tout comme c'est difficile pour nous de vraiment bien comprendre ce qui se passe pour les s.
Piccolo a écrit : Et oui malheureusement. Après il faut aussi savoir ce que l'on veut: La garder pour affirmer sa personnalité (au risque de se couper du monde) ou s'en débarrasser pour rentrer dans le moule (avec cette désagréable impression de ne plus être tellement soi-même).
Pas besoin de se couper du monde non plus je pense; il y a des façons de s'expliquer ou de se taire avec les personnes qui ne sont pas capables de comprendre. Mais je suis bien d'accord avec toi qu'on ne peut se sentir bien si l'on se force à entrer dans le moule.
"L'amour, quand il n'est qu'amour, est parfait : un geste, un silence, un mot, lancé comme un don, comme une espérance." Gagnand

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Hana-Lyse »

théralène a écrit :La société a surtout du mal à accepter ce qu'elle ne comprend pas. Après en ce qui concerne l'asexualité, il est facile de le cacher, mais si on en parle il faut pouvoir bien l'expliquer et "l'argumenter", histoire que les autres puissent essayer de l'appréhender, même si ce n'est pas facile, tout comme c'est difficile pour nous de vraiment bien comprendre ce qui se passe pour les s.
L'expliquer ou l'argumenter ?
S'il y a une chose qui marche bien, c'est de montrer l'importance démesurée que les gens accordent au sexe en comparant l'asexualité à un sport ( ou autre activité ) qui ne nous intéresse pas . C'est exactement le même principe, portant dans le sport ou autres on n'en fait pas tout un fromage . ( Cf : L'exemple du tennis )

Après tout c'est la réalité, chaque personne, en fonction de son inné et de son acquis, aura des goûts déterminés . Il n'y a pas à considérer les personnes ne s'intéressant pas au sexe comme des personnes qui n'ont rien compris à la vie . Chacun ses goûts . Tant qu'on ne fait de mal à personne ~

Grâce à cette argumentation, je n'ai pas à me cacher, même si je ne crie pas sur tous les toits que ça ne m'intéresse pas . La seule chose qui soit compliquée, c'est d'accepter de démystifier ce sexe de pacotille ~ :roll:
Ce n'est pas l'amour qui maintient deux êtres ensemble dans la durée, c'est la qualité de la communication, la richesse et la tendresse des échanges, le nourrissement mutuel de la relation qui leur permettra d'affronter les inévitables crises qui jalonnent la vie de couple .

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Hana-Lyse »

Piccolo a écrit :Hana-Lyse (super pseudo au passage, j'ai pas encore eu l'occasion de te le dire): Tout à fait, cela rendrait la société plus compliquée qu'elle l'est déjà. Sur le plan social, cela serait encore plus bordélique et il serait difficile pour un enfant de se construire pas rapport à la norme.

Mine de rien, on voit encore une fois que nous sommes tous imprégnés par ces normes sociétales, à différents degrés bien sûr.


Enfin, Hana-Lyse, pour ce qui est de la masturbation, tu ne dois pas culpabiliser pour ça. Personnellement ça ne me tente pas du tout, mais je sais que potentiellement je pourrais y prendre du plaisir. L’auto-stimulation génitale serait très bonne pour la santé. Si cela t’apporte du bien et que tu respectes ton propre corps, alors je ne vois pas où est le souci.
Entre le fait de se faire du bien par soi-même et de se faire pénétrer, j'imagine très bien qu'il y a un fossé énorme entre les deux. C'est pas comparable. Et pour moi ça ne remet absolument pas en cause l'asexualité en tant que telle.
Bref, ne penses surtout pas que tu es sale ou que cela te rabaisses.
Merci beaucoup Piccolo !!! :)

Les normes sociétales ont l'avantage de nous structurer, de nous discipliner et de nous poser des limites . Et puis ça réunit les gens, ce qui est un intérêt majeur . Après, c'est l'excès de dosage au niveau de l'importance de ce genre de normes qui peut poser problème . Comme par exemple dans certaines religions à différentes époques, comme pour les personnes appartenant à des sectes, etc .

Pour la masturbation, j'ai du mal à me le dire . En tout cas merci pour ce message, tu as raison, dans les faits il n'y a pas de mal . Il faut sûrement que je recherche le pourquoi de ma pensée ~
- s'incline -
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théralène
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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par théralène »

Hana-Lyse a écrit :L'expliquer ou l'argumenter ?
L'expliquer je voulais, et l'argumenter dans le sens où l'on argumente la possibilité de l'existence de l'asexualité. Eh oui, rien que le mot peut en faire rire plus d'un... Et ce n'est pas forcément étonnant puisque beaucoup ne l'ont jamais entendu de leur vie. Mais peut-être que ce ne sera pas toujours le cas.
Si on dit "Je suis asexuel, point.", souvent ça ne passera pas. Il faut s'attendre après le rire moqueur à devoir subir une sorte d'interrogatoire.
Hana-Lyse a écrit : Il n'y a pas à considérer les personnes ne s'intéressant pas au sexe comme des personnes qui n'ont rien compris à la vie . Chacun ses goûts . Tant qu'on ne fait de mal à personne ~

ça c'est sûr, ce n'est pas parce que l'on est a que l'on ne connait pas la vie. Au contraire on s'est posé peut-être plus de questions existentielles que certains.
Hana-Lyse a écrit :La seule chose qui soit compliquée, c'est d'accepter de démystifier ce sexe de pacotille ~
Là par contre je pense qu'il ne faut pas dire ça à un s, mais lui faire comprendre que même si on est a, on peut comprendre l'importance que le sexe a pour eux, sans pour autant la partager, sinon il y a peu de chance qu'il fasse l'effort d'essayer de nous comprendre.

Là où je te comprends c'est dans la difficulté que l'on a à appréhender les désirs du s et tout ce que ça implique dans sa vie. Mais du coup ça nous permet de comprendre la réaction du s qui n'a jamais entendu parler d'asexualité et qui en se référant à sa propre expérience a du mal à digérer le fait que l'on puisse vivre son asexualité sans frustration et qu'elle diffère de l'abstinence. ça va dans les deux sens je pense. Après si le s prend suffisamment de recul il pourra nous comprendre, tout comme nous pourrons réussir à le comprendre, et si ce n'est pas le cas, à au moins tolérer le fait que cette différence existe.
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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Lutine »

Hana-Lyse a écrit:
Il n'y a pas à considérer les personnes ne s'intéressant pas au sexe comme des personnes qui n'ont rien compris à la vie . Chacun ses goûts . Tant qu'on ne fait de mal à personne ~

+ 1 :)


Le problème, c'est que le sexe a vraiment beaucoup d'importance pour les S... donc notre façon de vivre peut leur sembler risible.
Pour le moment, je n'ai parlé de l'asexualité qu'à une seule personne, en dehors de ce forum, et ça c'est très bien passé. Cependant, je l'avais soigneusement choisie pour son ouverture d'esprit.
Je ne pense pas pouvoir en parler (facilement) à tout le monde, parce que si je ne trouve pas les bons mots, ils risquent de ne pas comprendre, ou pire... de ne même pas essayer de comprendre, et juste rire, avant même que j'ai fini de parler. :(
Pourtant, le fait de ne pas s'interesser au sexe avec qui que ce soit n'est au fond pas plus risible que le fait de ne pas s'intéresser au sexe avec des femmes pour un homme qui serait gay, par exemple. Et si la société peut comprendre son "cas" (ouais, enfin, tout le monde ne comprend pas, c'est clair qu'il y a encore des esprits obtus...), pourquoi ne pourraient-ils pas nous comprendre ?

J'ai envie de développer, mais je m'endors sur mon clavier, alors pour ne pas écrire de conneries... :zzz:
Au lieu d'essayer d'être parfait, essaie d'être simplement heureux !

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par CLP »

Syd a écrit :
FKK a écrit :on a trop tendance à élargir la définition de l'Asexualité pour être plus nombreux et se rassurer derrière ce mot
Je ne sais pas pourquoi ceux qui sont à l'origine de la création des communautés A (ça remonte même à avant Aven) ont élargi à ce point la définition. Je suppose que c'était pour ne pas paraître sectaire.
Je comprends pas à qui ça s'adresse ? Demi-sexuel ? Hypos ? Personne qui se masturbe ? (Juste pour savoir, hein :roll: )


FKK a écrit :Je dis juste (et c'est un avis très personnel) que ces personnes ne représentent pas la moitié des personnes présentes sur ce forum, et qu'on a trop tendance à élargir la définition de l'Asexualité pour être plus nombreux et se rassurer derrière ce mot. J'en fais parti.

Je suis pas sûr de voir où est le problème là-dedans.

L'asexualité ça a un rapport avec un désir (attraction) sexuel faible ou nul

C'est quand même une base solide. On peut se dire asexuel si on a une attraction sexuelle faible, très faible ou nulle. Attraction, dans ce sens, ça veut dire face à des personnes, pas dans sa tête, pas tout seul, pas en rêve. Je vois pas trop où est le problème dans cet élargissement...
En plus, je ne vois pas l'intérêt d'introduire ces idées de blocages, de maladie, de traumatismes. Peu importe qu'on imagine (c'est toujours des hypothèses, au fond on n'en sait rien) que ce soit à cause d'une expérience passée, d'un situation mentale ou je ne sais quoi.
Est-ce que l'attraction sexuelle d'une personne avec un trouble mental est moins vrai ou doit moins être prise au sérieux ? Je crois pas. Peu importe la raison, ce qui est pertinent pour se dire asexuel-le, c'est que son désir soit faible ou nul.
FKK a écrit : 1- Ceux qui sont attirés par les autres, qui peuvent, mais qui n'ont pas envie d'un rapport sexuel
2- Ceux qui sont attirés par les autres qui ont des rapports sans éprouver de plaisir
3- Ceux qui ne peuvent mécaniquement pas avoir de rapports sexuels
4- Ceux qui ont des rapports, qui éprouvent du plaisir mais sans réel besoin
5- Ceux qui trouvent que la sexualité c'est sale
Pour ces autres personnes, je n'en croise jamais sur les espaces asexuels. Ce que je vois par contre, c'est des gens qui sont asexuelles ET qui sont EN PLUS comme (3) (4) ou (5). Dans ce cas, je vois pas où est le problème.

Et enfin, s'ils sont là quand même, s'il y a des gens qui ont un désir normé mais qui sont comme tu l'as écris, quel est le problème ?
Parce que, si être asexuelle, c'est avoir un désir sexuel faible ou nul, je crois que d'une manière plus large, les espaces asexuels (Forum, FB, Tumblr, etc.), c'est aussi des endroits où on entend d'autres discours sur le sexe. Par exemple qu'il n'est pas ridicule d'imaginer des relations intimes où le sexe est secondaire ou inexistant, que l'on peut relativiser la place du sexe dans l'existence en générale, etc. Et je comprendrais très bien que les gens dont tu parles, même s'ils ne sont pas asexuels, se sentent à l'aise avec nous. Et donc bienvenue ! :)
(De la même façon que des filles ou des garçons hétéros se sentent plus à l'aise dans les lieux LGBT parce que les rapports homme/femme y sont différents, plus libres...)

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Hana-Lyse »

théralène a écrit :1) L'expliquer je voulais, et l'argumenter dans le sens où l'on argumente la possibilité de l'existence de l'asexualité. Eh oui, rien que le mot peut en faire rire plus d'un... Et ce n'est pas forcément étonnant puisque beaucoup ne l'ont jamais entendu de leur vie. Mais peut-être que ce ne sera pas toujours le cas.
Si on dit "Je suis asexuel, point.", souvent ça ne passera pas. Il faut s'attendre après le rire moqueur à devoir subir une sorte d'interrogatoire.

2) ça c'est sûr, ce n'est pas parce que l'on est a que l'on ne connait pas la vie. Au contraire on s'est posé peut-être plus de questions existentielles que certains.

3) Là par contre je pense qu'il ne faut pas dire ça à un s, mais lui faire comprendre que même si on est a, on peut comprendre l'importance que le sexe a pour eux, sans pour autant la partager, sinon il y a peu de chance qu'il fasse l'effort d'essayer de nous comprendre.

Là où je te comprends c'est dans la difficulté que l'on a à appréhender les désirs du s et tout ce que ça implique dans sa vie. Mais du coup ça nous permet de comprendre la réaction du s qui n'a jamais entendu parler d'asexualité et qui en se référant à sa propre expérience a du mal à digérer le fait que l'on puisse vivre son asexualité sans frustration et qu'elle diffère de l'abstinence. ça va dans les deux sens je pense. Après si le s prend suffisamment de recul il pourra nous comprendre, tout comme nous pourrons réussir à le comprendre, et si ce n'est pas le cas, à au moins tolérer le fait que cette différence existe.
1) Dans ce sens, pour continuer avec la métaphore du tennis, on peut choisir de le pratiquer avec une personne de sexe différent, comme toute activité . Mais il y a la possibilité de jouer avec des personnes de même sexe, de jouer seul en faisant rebondir la balle contre un mur, et aussi de ne pas jouer au tennis car on n'y trouve pas son compte . La seule chose à faire et de prouver à ton interlocuteur ( ça passe par en être convaincu soi-même sous peine de manquer de conviction ) que le sexe n'est qu'une activité comme une autre ( ici le tennis ) hormis son rôle dans la procréation . C'est la réalité au fond, juste qu'il y a tellement de paroles sans fondement comme quoi le sexe est essentiel que ça influence négativement les gens ( négativement car bien des S cherchent leur plaisir égoïstement dans le domaine, quitte à tromper sans scrupules leur partenaire ) .

Il n'y a pas nécessairement besoin d'évoquer le terme "asexualité" . D'ailleurs je ne te conseille pas, on te met trop vite dans une case sinon .

Par contre si tu n'assumes pas ton avis par rapport au sexe, inutile d'en parler, car forcément il y aura des gens étroits mentalement ou dans l'idéalisation du sexe qui ne vont pas lésiner sur les questions . Pour avoir testé, je peux t'assurer qu'en répondant à toutes les questions en s'assumant assez, même si certains ne comprennent pas tout à fait ( il faudra leur expliquer s'ils savent se remettre en question ), les critiques ne seront faites que par des personnes qui ne valent même pas la peine d'être écoutées . Comme d'autres types de critiques sur le physique, on apprend à assumer et clouer le bec des autres immatures ~

2) Sûrement . Au moins car on ne s'est pas laissé happer aveuglément dans le moule de la course à l'orgasme !

3) Pacotille c'est entre nous, on est d'accord ! Je ne dis pas ça pour le sexe en lui-même mais surtout pour les comportements aberrants qu'il entraîne ~

Maintenant, encore une fois, le terme "asexualité" au départ, je n'ai pas la certitude que ce soit la meilleure stratégie . Après tout, la faiblesse de ce terme à l'heure actuelle n'en fait pas une arme parfaite pour convaincre . Mais si tu y arrives d'emblée c'est tant mieux . Avec un minimum de remise en question, n'importe qui doté d'un cerveau peut commencer à comprendre . Il suffit d'être sûre de toi au niveau de l'asexualité ( donc de ne pas vite faiblir à la moindre critique ) et d'avoir la patience pour laisser du temps aux autres d'intégrer cela dans leur esprit :)
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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Hana-Lyse »

Lutine a écrit :Hana-Lyse a écrit:
Il n'y a pas à considérer les personnes ne s'intéressant pas au sexe comme des personnes qui n'ont rien compris à la vie . Chacun ses goûts . Tant qu'on ne fait de mal à personne ~

+ 1 :)


Le problème, c'est que le sexe a vraiment beaucoup d'importance pour les S... donc notre façon de vivre peut leur sembler risible.
Pour le moment, je n'ai parlé de l'asexualité qu'à une seule personne, en dehors de ce forum, et ça c'est très bien passé. Cependant, je l'avais soigneusement choisie pour son ouverture d'esprit.
Je ne pense pas pouvoir en parler (facilement) à tout le monde, parce que si je ne trouve pas les bons mots, ils risquent de ne pas comprendre, ou pire... de ne même pas essayer de comprendre, et juste rire, avant même que j'ai fini de parler. :(
Pourtant, le fait de ne pas s'interesser au sexe avec qui que ce soit n'est au fond pas plus risible que le fait de ne pas s'intéresser au sexe avec des femmes pour un homme qui serait gay, par exemple. Et si la société peut comprendre son "cas" (ouais, enfin, tout le monde ne comprend pas, c'est clair qu'il y a encore des esprits obtus...), pourquoi ne pourraient-ils pas nous comprendre ?

J'ai envie de développer, mais je m'endors sur mon clavier, alors pour ne pas écrire de conneries... :zzz:
Et elle leur semble risible, au moins au départ pour la majorité . Après tout dépend de la manière dont tu l'expliques . C'est le genre de domaine où tu risques d'essuyer des critiques vives donc avant d'en parler il faut être préparée . Tu as le temps, ce n'est ni nécessaire, ni pressé après tout :)

Si les gens ne comprennent pas, à mon avis, c'est parce qu'ils ont une image biaisée du sexe, c'est-à-dire comme étant un élément essentiel pour le bonheur alors qu'en réalité il ne conduit qu'à un certain plaisir . S'en passer est immédiatement vu comme le résultat d'une anomalie, vu que la grande majorité pensent le sexe essentiel pour le bonheur et que les médias confirment cela .

En rétablissant les choses, donc en remettant le sexe à sa place ( activité quelconque parmi d'autres, hors procréation ), il y a moyen de prouver aux autres que ne pas s'intéresser au sexe n'a rien de grave, et n'est qu'un choix comme un autre qui mérite autant qu'un autre le respect, dans la mesure où personne d'autre n'en souffre .

En espérant pouvoir t'aider, bonne nuit Lutine ~ :)
Ce n'est pas l'amour qui maintient deux êtres ensemble dans la durée, c'est la qualité de la communication, la richesse et la tendresse des échanges, le nourrissement mutuel de la relation qui leur permettra d'affronter les inévitables crises qui jalonnent la vie de couple .

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Esteban75 »

théralène a écrit :
Esteban75 a écrit : Alors tout le monde peut venir lire, discuter, rigoler avec nous, mais se dire A, ou encore pire nous dire que c'est nous qui ne somme pas à notre place ici (Un troll qui avait choisi l’abstinence par rejet moraliste de la société qu'il jugeait sur-sexualisée m'a dit ça un jour...), ça, un petit bémol quand même...
Ce type avec la tumeur de l'hypophyse ou celui qui fait un blocage psy mais qui se proclame a ne va pas remettre en cause la place des autres, alors à partir de là où est le problème par rapport aux autres du forum?
Tu te méprends complètement sur mes intentions: pour moi toutes personnes qui n'a pas d’attirance sexuelle et pas de sentiment de manque peut se dire A, quelque soit les origines de cet état: psychologique ou physiologique.
Et je suis de ceux qui pensent qu'il y a forcement une explication, contrairement à ceux qui ont peur de ces mots (peut-être s'imaginent-ils déjà entravé dans la camisole si on leur dit que leur état peut avoir une origine psychologique ? :mrgreen: , c'est pitoyable !)

Ceux que j'excluais dans ma métaphore c’était les abstinents avec délire moralisateur, et Syd y a ajouté les S rassasiés qui n'ont plus faim après les fêtes et les phobiques dégoutés.

Là par contre je maintiens et j'approuve ! tu trouves qu'il n'y en a pas en ce moment même et qu'il n'y en a jamais eu, des gens qui considèrent le sexe comme une abomination dégoutante et les S comme des pervers.
Encore plus débile: qui pensent que le sexe n'est qu'une vue de l'esprit et qu'en réalité ça n’existe pas, que c'est la médiatisation sociétale qui crée le sexe...

Moi j'en vois, je trouve ça consternant, ça occupe d'interminable post dans tous les topics et si j’étais nouveau, je m'en irais. Allez chercher plus loin: mais ou ? c'est la seule adresse crédible pour comprendre ce que l'on est ! pourvu que ça le reste !

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Dexter »

Esteban75 a écrit :
théralène a écrit :
Esteban75 a écrit : Alors tout le monde peut venir lire, discuter, rigoler avec nous, mais se dire A, ou encore pire nous dire que c'est nous qui ne somme pas à notre place ici (Un troll qui avait choisi l’abstinence par rejet moraliste de la société qu'il jugeait sur-sexualisée m'a dit ça un jour...), ça, un petit bémol quand même...
Ce type avec la tumeur de l'hypophyse ou celui qui fait un blocage psy mais qui se proclame a ne va pas remettre en cause la place des autres, alors à partir de là où est le problème par rapport aux autres du forum?
Tu te méprends complètement sur mes intentions: pour moi toutes personnes qui n'a pas d’attirance sexuelle et pas de sentiment de manque peut se dire A, quelque soit les origines de cet état: psychologique ou physiologique.
Et je suis de ceux qui pensent qu'il y a forcement une explication, contrairement à ceux qui ont peur de ces mots (peut-être s'imaginent-ils déjà entravé dans la camisole si on leur dit que leur état peut avoir une origine psychologique ? :mrgreen: , c'est pitoyable !)

Ceux que j'excluais dans ma métaphore c’était les abstinents avec délire moralisateur, et Syd y a ajouté les S rassasiés qui n'ont plus faim après les fêtes et les phobiques dégoutés.

Là par contre je maintiens et j'approuve ! tu trouves qu'il n'y en a pas en ce moment même et qu'il n'y en a jamais eu, des gens qui considèrent le sexe comme une abomination dégoutante et les S comme des pervers.
Encore plus débile: qui pensent que le sexe n'est qu'une vue de l'esprit et qu'en réalité ça n’existe pas, que c'est la médiatisation sociétale qui crée le sexe...

Moi j'en vois, je trouve ça consternant, ça occupe d'interminable post dans tous les topics et si j’étais nouveau, je m'en irais. Allez chercher plus loin: mais ou ? c'est la seule adresse crédible pour comprendre ce que l'on est ! pourvu que ça le reste !
+1
ça va le reste, je suis prêt à faire le ménage si il le faut !! :mrgreen:
La civilisation ne consiste pas à multiplier les besoins mais à les réduire volontairement, délibérément. Cela seul amène le vrai bonheur.
Nous vivons dans une culture où le superflu est devenu si nécessaire que nous sommes condamnés à toujours vivre dans le manque!

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par théralène »

Esteban75 a écrit :Tu te méprends complètement sur mes intentions: pour moi toutes personnes qui n'a pas d’attirance sexuelle et pas de sentiment de manque peut se dire A, quelque soit les origines de cet état: psychologique ou physiologique.
Et je suis de ceux qui pensent qu'il y a forcement une explication, contrairement à ceux qui ont peur de ces mots (peut-être s'imaginent-ils déjà entravé dans la camisole si on leur dit que leur état peut avoir une origine psychologique ? , c'est pitoyable !)
Je suis désolée, j'avais effectivement mal compris en pensant que "ceux qui se prétendent a" s’élargissait aussi à ceux qui avaient un blocage psy par exemple.
Esteban75 a écrit :Personnellement je pense que l'asexualité s'arrête là ou on éprouverait la pulsion sexuelle et qu’on la réprimerait (pour quelque raison que ce soit...) ce qui induirait un sentiment de manque et de frustration.
J'ai relu et je comprends mieux ce que tu voulais dire. Donc jusque là on est d'accord.
Esteban75 a écrit :Ceux que j'excluais dans ma métaphore c’était les abstinents avec délire moralisateur, et Syd y a ajouté les S rassasiés qui n'ont plus faim après les fêtes et les phobiques dégoutés.

Là par contre je maintiens et j'approuve ! tu trouves qu'il n'y en a pas en ce moment même et qu'il n'y en a jamais eu, des gens qui considèrent le sexe comme une abomination dégoutante et les S comme des pervers.
Encore plus débile: qui pensent que le sexe n'est qu'une vue de l'esprit et qu'en réalité ça n’existe pas, que c'est la médiatisation sociétale qui crée le sexe...
Je suis bien d'accord aussi que le forum n'est pas la place des abstinents, en particulier des abstinents qui seraient virulents et qui pourraient faire fuir les nouveaux. Je suis trop nouvelle sur le forum pour prétendre qu'il n'y en avait jamais eu, mais pour ce qui est de maintenant, je vois où tu veux en venir mais ne suis pas certaine qu'il s'agisse d'abstinents moralisateurs, mais peut-être de a moralisateurs qui n'ont pas encore réussi à se mettre à la place du s pour essayer de comprendre sa façon de penser. Et ça parait peut-être étonnant à dire, mais arriver sur le forum pourrait aider à dépasser les à priori sur les s. Bien sûr je ne parle pas pour tous les nouveaux, mais il me semble qu'on puisse passer par une phase de "a moralisateur" rejetant tout ce qui est s. Et cela surtout dans le cas où l'on s'est senti rejeté, ridiculisé par le s ("coincé", "tu ne comprends rien à la vie" "tu es comme un enfant" "menteur" etc etc) Du coup ce a qui se sent complètement isolé et qui ne connait rien des autres a, si il a eu en plus une éducation plutôt rigide concernant la sexualité avec des notions de "pureté" de mariage avant la relation qui ne doit servir qu'à la procréation (principes véhiculés ces derniers siècles et qui sont loin d'avoir complètement disparus, même si dans les faits ils devaient contournés, on en a pas mal de preuves dans l'histoire) etc ou même pas forcément, j'exagère l'exemple exprès, alors ce a peut très bien se dire "mince, ils sont tous en train de m'insulter, mais qu'est-ce qui me prouve que ce ne sont pas eux qui ont tord avec leur société hypersexualisée? Après tout pendant longtemps la sexualité était considérée comme une mauvaise chose en dehors de la procréation. " et donc il va se servir de tout ça pour se trouver une certaine légitimité par rapport au s. (Ce qui ne veut pas dire que la morale est légitime ou qu'elle ne l'est pas, je ne fais que constater). Autre chose aussi, un a ne va pas forcément spontanément comprendre où est la différence entre le a et le s et comment il se fait que le s a ses désirs et ses besoins de sexualité pour être épanoui et qu'elle n'est pas une mauvaise chose, en tout cas dans la majorité des cas. Et donc de la même façon qu'un s ne va pas spontanément admettre l'existence de l'asexualité, un a pourrait être amener à penser que la sexualité en dehors de la procréation pourrait être le fait de la médiatisation.
Après à partir du moment où on accepte et on intègre le fait que l'on est asexuel, on intègre le fait qu'il existe une différence vis-vis des s (pulsions, désir, etc, en tout cas des notions abstraites pour le a car incomprises et non vécues) et ce a peut plus facilement comprendre qu'il y a des manières différentes d'appréhender la sexualité et que celle des s est légitime (en dehors du fait qu'elle soit majoritaire). Mais tout ce processus peut prendre du temps... Et bien sûr cette phase n'est pas obligatoire, je dis juste qu'elle est possible. Le s qui a dans ses proches un a s'étant révélé passe certainement par cette phase aussi, d'abord le déni (ça n'existe pas), puis l'incompréhension et ensuite il essaye d'intégrer le fait que l'asexualité est possible. Et bien sûr comme les s sont majoritaires et qu'ils n'ont pas grandi au milieu de a, cette phase est pour eux bien plus fréquente.

En ce qui concerne les abstinents, leur but c'est de rejeter leurs pulsions et leurs désirs, mais ce qui les intéresse surtout (je pense), c'est la notion de privation, de dépassement de soi, et donc je ne vois pas trop pourquoi ils iraient inventer qu'ils sont a parce que cet effort disparaîtrait (encore une fois sans jugement de valeur, juste une constatation). Après il y a peut-être des abstinents de mauvaise foie, je n'en sais rien. Et il y a aussi des s moralisateurs jaloux des a, et des s moralisateurs qui vont être virulents envers les a car ils culpabilisent de leur propre sexualité, et ressentent le besoin de justifier l'impossibilité de l'existence des a mais ça c'est complètement hors sujet.

Pour essayer de revenir sur quelque chose qui a un rapport avec "l'asexualité, la remise en question", peut-être qu'une question est de se demander si on hésite et que l'on pense avoir eu une éducation trop rigide sur les principes de la moralité: est-il possible que les principes moraux aient été tellement intériorisés qu'ils ont entraîner notre asexualité? (au sens ne pas ressentir de désir ni de frustration) ou est-on déjà asexuel, mais que de ce fait il nous a été plus facile d'intégrer ces principes pour par exemple se défendre face au s? (tout cela n'étant pas forcément en pleine conscience) ou notre asexualité est-elle due à l'ensemble des deux? : asexualité innée renforcée par ces principes et qu'en l'absence d'une de ces composantes on serait s.

Après par principes moraux je n'entends pas ici des principes sur la fidélité mais sur la culpabilité d'avoir des relations sexuelles en général (que ce soit dans le cadre conjugal ou autre peu importe ici)
Esteban75 a écrit :Moi j'en vois, je trouve ça consternant, ça occupe d'interminable post dans tous les topics et si j’étais nouveau, je m'en irais. Allez chercher plus loin: mais ou ? c'est la seule adresse crédible pour comprendre ce que l'on est ! pourvu que ça le reste !


J'espère que tout ça ne fait pas fuir les nouveaux, qu'ils comprennent que ces longs posts ne sont pas là pour donner un jugement de valeur sur la moralité ou l'abstinence qui n'est pas le but du forum, mais plus un débat sur ce que l'on comprend ou non des s. Et puis il y a quand même beaucoup d'autres post, beaucoup de témoignages où ils pourront se retrouver.
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Lutine
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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Lutine »

théralène a écrit :J'espère que tout ça ne fait pas fuir les nouveaux, qu'ils comprennent que ces longs posts ne sont pas là pour donner un jugement de valeur sur la moralité ou l'abstinence qui n'est pas le but du forum, mais plus un débat sur ce que l'on comprend ou non des s. Et puis il y a quand même beaucoup d'autres post, beaucoup de témoignages où ils pourront se retrouver.
Je suis nouvelle, et jusqu'à présent, aucun message ici ne m'a donné envie de fuir... :wink:
J'essaie de lire les messages les plus récents, et de parcourir les archives, et les seuls messages qui me semblent un peu "bizarres" à comprendre sont ceux où la personne se dit extremement fière d'être A.
Vous allez penser que douter, c'est une habitude chez moi (et c'est vrai...) mais, même en parcourant vos archives et tout, je ne suis toujours pas sûre à 100% d'être A, et donc, l'idée d'être fière d'être A... ça n'est pas quelque chose qui me vient naturellement, non.
Je n'ai pas demandé à être A. Il semble que je sois née comme ça. Je ne dis pas qu'il faut avoir honte d'être A, je tiens à le préciser (parce que, comme j'ai tendance à écrire mes messages quand je suis explosée de sommeil, j'ai peur de dire des choses maladroites) !
J'avais honte d'être une "inclassable" quand je ne savais rien de l'asexualité. Mais maintenant, si j'ai perdu ma honte... je n'ai pas "pris la grosse tête" pour autant.
L'asexualité, je vois plutôt ça comme un état, un fait dont je ne peux pas légitimement me vanter puisque je n'y suis pour rien, au même titre que la couleur de mes yeux, par exemple...
En fait, avec les aléas de la génétique, j'aurais aussi bien pu être une S épanouie dans sa vie en couple, ou une fougère, ou...
J'aurai du mérite si être A necessitait un effort, mais ce n'est pas le cas...
Pour le moment, je suis juste contente de savoir qui je suis/où j'en suis. Et c'est une grande amélioration ! :)

ok, je voulais développer le sujet, mais je sens que je frôle le hors-sujet... :oops:
Au lieu d'essayer d'être parfait, essaie d'être simplement heureux !

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Re: L'asexualité, la remise en question

Message par Hana-Lyse »

Lutine a écrit :Je suis nouvelle, et jusqu'à présent, aucun message ici ne m'a donné envie de fuir... :wink:
J'essaie de lire les messages les plus récents, et de parcourir les archives, et les seuls messages qui me semblent un peu "bizarres" à comprendre sont ceux où la personne se dit extremement fière d'être A.
Vous allez penser que douter, c'est une habitude chez moi (et c'est vrai...) mais, même en parcourant vos archives et tout, je ne suis toujours pas sûre à 100% d'être A, et donc, l'idée d'être fière d'être A... ça n'est pas quelque chose qui me vient naturellement, non.
Je n'ai pas demandé à être A. Il semble que je sois née comme ça. Je ne dis pas qu'il faut avoir honte d'être A, je tiens à le préciser (parce que, comme j'ai tendance à écrire mes messages quand je suis explosée de sommeil, j'ai peur de dire des choses maladroites) !
J'avais honte d'être une "inclassable" quand je ne savais rien de l'asexualité. Mais maintenant, si j'ai perdu ma honte... je n'ai pas "pris la grosse tête" pour autant.
L'asexualité, je vois plutôt ça comme un état, un fait dont je ne peux pas légitimement me vanter puisque je n'y suis pour rien, au même titre que la couleur de mes yeux, par exemple...
En fait, avec les aléas de la génétique, j'aurais aussi bien pu être une S épanouie dans sa vie en couple, ou une fougère, ou...
J'aurai du mérite si être A necessitait un effort, mais ce n'est pas le cas...
Pour le moment, je suis juste contente de savoir qui je suis/où j'en suis. Et c'est une grande amélioration ! :)

ok, je voulais développer le sujet, mais je sens que je frôle le hors-sujet... :oops:

Ce n'est pas naturel . Peut-être qu'il y a une certaine acceptation de soi mais c'est comme être fier d'aimer ou ne pas aimer quelque chose, c'est un peu absurde . Sans doute que ces personnes sont fières de ne pas agir comme des moutons mais ça se dissocie du fait d'être A, et heureusement ! Tu as raison dans ta comparaison avec tes yeux, d'une certaine manière ~ :wink:

Tu n'es pas HS du tout, la remise en question sur l'asexualité est un sujet assez large pour ça ~
Ce n'est pas l'amour qui maintient deux êtres ensemble dans la durée, c'est la qualité de la communication, la richesse et la tendresse des échanges, le nourrissement mutuel de la relation qui leur permettra d'affronter les inévitables crises qui jalonnent la vie de couple .

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