A-A (ou asexuel(le)s aromantiques)

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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Eclora
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A-A (ou asexuel(le)s aromantiques)

Message par Eclora » 28 déc. 2005, 15:43

NeeNoon (dans le sujet : "bouquin, l'amour sans le faire") a écrit :j'aimerais même un thread là-dessus, car plus le temps passe, plus je me demande si je ne suis pas AA. Disons, que je me questionne, alors, naturellement, j'aimerais en parler.
Voilà qui est fait :wink:

Donc en fait tu te demandes si tu n'es pas AA, c'est une bonne question. En fait ce doit être assez difficile de savoir si on est aromantique ou pas, enfin je sais pas trop mais c'est pas parce qu'on n'est jamais tombé amoureux que ça ne va jamais arriver, de même c'est pas parce qu'on a déjà été amoureux qu'on le sera à nouveau. Au fait qu'est-ce qui te fait croire que tu es peut-être AA ?

En plus si être aromantique c'est ne pas ressentir de sentiment amoureux, dans ce cas tout le monde est aromantique entre deux amours, non ? (alors ça c'était la phrase mise pour déchaîner les aromantiques pur et dur afin que ce sujet ne fasse pas un bide :lol: )
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Eclora
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Message par Eclora » 31 déc. 2005, 03:12

Eclora a écrit :que ce sujet ne fasse pas un bide
Ah ma chère Eclora c'est pourtant bien partie pour être un bide de chez bide. Et voilà que j'ai une discussion avec moi-même, un léger dédoublement de la personnalité :lol: . Mais non ne cherchez pas le numéro de l'asile le plus proche, je n'ai pas encore perdue toute ma tête, ah qu'est-ce qu'il ne faut pas écrire pour captiver l'attention du lecteur.

Non plus sérieusement je reviens "développer" un point sur l'aromantisme qui me turlupine. Alors voilà, je voudrais faire un parallèle entre l'asexualité et l'aromantisme pour tentre de montrer qu'il est moins aisé de se savoir aromantique qu'asexuel(le).

Alors, être asexuel(le) c'est ne pas avoir envie d'avoir des rapports sexuels mais être aromantique c'est ne pas éprouver de sentiments amoureux et non ne pas avoir envie d'éprouver des sentiments amoureux (donc d'être amoureux), en d'autre termes si je ne suis pas amoureux(ses) c'est que je suis aromantique (dans ce cas beaucoup doivent l'être, non ?) alors que si je dis : "non je n'ai pas envie d'être amoureux(ses)" je suis autre chose (en supposant qu'il existe des personnes qui ont ces pensées).

Donc j'aimerai beaucoup un éclaircissement sur ce fait, est-ce qu'être aromantique c'est n'avoir ni sentiments amoureux ni envie d'en avoir un jour, ou est-ce ne pas avoir de sentiments amoureux tout en souhaitant en éprouver un jour ? (parce que dans le premier cas ça paraît vraiment ... comment dire... originale et novateur (l'idée de ne pas vouloir aimé), et dans le second cas ça ressemble beaucoup à du célibat forcé).
D'où le fait que je trouve très difficile de pouvoir se dire aromantique, donc si des aromantiques avaient envie de venir m'expliquer et expliquer aux autres ça façon de voir les choses, ça serait bien gentil.

En vous remerciant.
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Heimdall
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Message par Heimdall » 31 déc. 2005, 14:46

Eclora a écrit :que ce sujet ne fasse pas un bide
Me voilà alors ^^ .
Eclora a écrit : Alors, être asexuel(le) c'est ne pas avoir envie d'avoir des rapports sexuels mais être aromantique c'est ne pas éprouver de sentiments amoureux et non ne pas avoir envie d'éprouver des sentiments amoureux

est-ce qu'être aromantique c'est n'avoir ni sentiments amoureux ni envie d'en avoir un jour, ou est-ce ne pas avoir de sentiments amoureux tout en souhaitant en éprouver un jour ? (parce que dans le premier cas ça paraît vraiment ... comment dire... originale et novateur (l'idée de ne pas vouloir aimé), et dans le second cas ça ressemble beaucoup à du célibat forcé).
Bon, je ne suis peut-être pas la meileure personne pour répondre à cette question, mais en attendant une réponse de lili par exemple, je vais faire de mon mieux :wink: .

Tu as raison, c'est difficile de pouvoir dire quand on est aromantique.
Mon expérience : je crois que je suis déjà tombé amoureux dans ma vie, disons 4 fois.
Je crois. Les sentiments que j'ai éprouvés, il m'a semblé, correspondaient à ce qu'on appelle l'amour (on te dit que qaund tu ressent de l'amour tu n'as pas besoin de définition, tu le sais, c'est tout...).
Conséquences ? Quelques rêves éveillés, l'envie de partager quelque chose avec la personne, d'être proche d'elle, de faire des sacrifices personnels pour la personne (j'ai des pulsions romantiques, mais dans le sens du romantisme du 18-19è siècle).
Autres conséquences ? Les pulsions restaient à l'état de phantasme, de rêverie, après un moment je les ai oubiées.
Comment le dire, j'ai eu une ébauche de sentiments pour la personne, sentiments que j'ai cru être de l'amour (à tort où à raison ?), comme je suis de nature sentimentale, je les ai poussés dans leurs derniers retranchements, pour en savourer toute la force, et c'était bien de pouvoir mettre une autre personne dans la position de l'être aimé. Puis ensuite, j'en avais mon compte, je n'avais pas envie de vraiment partager la vie de la personne.
En fait, je me rend compte que dans le fond
1 ) je suis plus tombé amoureux d'une idéalisation de la personne, et que dans le fond je savais que la personne elle même ne corerspondait pas à mon phantasme.
2 ) donc en fait la personne allumait les prémices du sentiment amoureux en moi, mais par la suite, l'amour lui-même n'avait plus de base réelle, juste une bas imaginaire; je vivais et ressentais l'amour juste pour le plaisir de le ressentir, plus vraiment pour la personne.
3 ) a partir de là, on peut argumenter. Ce que j'ai ressenti était-il vraiment de l'amour ? Est-ce que je n'aurais vraiment pas pu m'attacher à la personne, et partager cet amour ? Suis-je simplement insensible ? Ou bien volage et capricieux ?

A ces dernières questions, je n'ai pas vraiment de réponses, mais je les cherche, peut-être faudra-t-il que je tente l'expérience pour savoir ?

Pour répondre à tes autres questions,
"un aromantique n'aurait pas de sentiments amoureux, et n'a aucune envie d'en avoir", tu dit que c'est novateur. C'est vrai que l'on associe l'amour au plaisir et au bien être; comme pour la sexualité, qui est aussi associée à la recherche du plaisir, de l'intimité et du bien être. Dire que l'on n'éprouve/recherche pas l'un ou l'autre (ou les deux) fait alors penser que l'on a un problème, on confond, on croit que l'on ne recherche pas le plaisir, que l'on se prive.
Mais comment peut-on se priver de quelque chose que l'on ne ressent pas ?
Mais ce n'est pas tout. Ce n'est pas parce que quelque chose est éventuellement plaisant que l'on va me rechercher. Pourquoi ? Eh bien, si l'on a déjà d'autres plaisirs dans la vie, et s'il se trouve qu'ils nous suffisent, alors nous n'aurons peut-être même pas envie d'en rechercher d'autres. Cela ne veut pas dire que la personne ne pourrait pas ressentir ces plaisirs, juste que ça ne l'intéresse pas, elle a déjà ce qu'il lui faut. Je suppose que ça varie d'individu en individus. Certains se contentent de "peu" (peu pour les autres, pas pour eux) alors que d'autres sont toujours insatisfaits après avoir essayé toutes les sources de plaisir possibles et imaginables.

Enfin, pour terminer et pour rajouter un dernier parallèle avec l'asexualité : on confond souvent plusieurs sentiments ensembles parce que pour la plupart du monde, ils vont toujours de pair. L'amour et le sexe par exemple.
Eh bien, si dissocier l'amour et la sexualité est possible, je suppose que dissocier l'attirance envers une autre personne d'avec l'attirance envers les sensations qu'apporte l'amour est possible aussi.

Donc, on peut être aromantique de plusieurs façons, ( et j'en ai sûrement manquées); on peut ne pas ressentir le sentiment amoureux, du tout, ou bien le ressentir, mais ne pas l'associer à une attirance ou à une personne en particulier.

Bon, ben, voilà, j'ai dit ce que j'avais à dire je crois :) .

A plus.

Miaous
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Message par Miaous » 31 déc. 2005, 16:40

Ca ne fait pas un bide, il y a déja eu 33 visites sur ce message, qui est pourtant récent. C'est juste que c'est un sujet très sérieux, et que pendant les périodes de fêtes, c'est pas facile de se focaliser sur des sujets sérieux :D

Bon je me lance, mais je ne pense pas que ma réponse sera aussi complète que celle d'Heimdall :wink:
Eclora a écrit :Alors voilà, je voudrais faire un parallèle entre l'asexualité et l'aromantisme pour tentre de montrer qu'il est moins aisé de se savoir aromantique qu'asexuel(le).
Image Tout a fait d'accord. Le problème est que chacun a sa définition de ce qu'est l'amour ou le sentiment amoureux. Même la définition que l'on peut trouver dans un dictionnaire peut sembler limitée. Une personne peut se définir comme aromantique, mais d'autres peuvent la percevoir comme romantique d'après leur propre définition. Ca dépend du point de vue.

Exemple concret pour illustrer mes propos : La chanson "C'est pas d'l'amour" du trio Fredericks / Goldman / Jones
"Harmonie, intelligence et raison ou sérénité
Complice conivence, autant de mots pour exprimer tout ce que c'est
C'est un peu tout ça tour à tour
Mais en tout cas c'est pas d'l'amour"


Pour certains c'est la définition même de l'amour. Pour d'autres, cette définition reste incomplète.
Heimdall a écrit :on confond souvent plusieurs sentiments ensembles parce que pour la plupart du monde, ils vont toujours de pair.
Je sors cette phrase de son contexte mais je pense qu'elle peut être utile dans le cas présent. Mes excuses auprès d'Heimdall pour avoir déformé ses propos.

Eclora a écrit :Donc j'aimerai beaucoup un éclaircissement sur ce fait, est-ce qu'être aromantique c'est n'avoir ni sentiments amoureux ni envie d'en avoir un jour, ou est-ce ne pas avoir de sentiments amoureux tout en souhaitant en éprouver un jour ? (parce que dans le premier cas ça paraît vraiment ... comment dire... originale et novateur (l'idée de ne pas vouloir aimé), et dans le second cas ça ressemble beaucoup à du célibat forcé).
Image Hum, je ne pense pas pouvoir apporter de réponse à cette question, mais je vais essayer d'apporter des éléments à prendre en compte. D'après moi, il existe différentes catégories de personnes:

- pas de sentiments amoureux et pas envie d'en avoir
- pas de sentiments amoureux mais que ca ne dérangerait pas d'en ressentir un jour, mais ne le cherche pas vraiment (passif)
- pas de sentiments amoureux et souhaite en avoir un jour (passif / actif)
- pas de sentiments amoureux et et focalise toute son énergie à la recherche de l'âme soeur (actif)
- etc...

Tout cela pour dire que comme dans l'asexualité, on peut trouver différents degrés d'envie. On peut avoir le cas de la personne qui s'en fiche complètement, comme croiser quelqu'un pour qui la quète de l'âme soeur est son seul but dans la vie.

Heimdall a écrit :Mais ce n'est pas tout. Ce n'est pas parce que quelque chose est éventuellement plaisant que l'on va me rechercher. Pourquoi ? Eh bien, si l'on a déjà d'autres plaisirs dans la vie, et s'il se trouve qu'ils nous suffisent, alors nous n'aurons peut-être même pas envie d'en rechercher d'autres. Cela ne veut pas dire que la personne ne pourrait pas ressentir ces plaisirs, juste que ça ne l'intéresse pas, elle a déjà ce qu'il lui faut. Je suppose que ça varie d'individu en individus. Certains se contentent de "peu" (peu pour les autres, pas pour eux) alors que d'autres sont toujours insatisfaits après avoir essayé toutes les sources de plaisir possibles et imaginables.
Je pense qu'Heimdall résume bien la situation. Certains se contentent de peu, d'autres ont besoin de plus pour se sentir satisfaits.
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Eclora
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Message par Eclora » 01 janv. 2006, 20:20

Heimdall a écrit :Bon, je ne suis peut-être pas la meileure personne pour répondre à cette question, mais en attendant une réponse de lili par exemple, je vais faire de mon mieux
Miaous a écrit :Bon je me lance, mais je ne pense pas que ma réponse sera aussi complète que celle d'Heimdall
Image à vous deux d'être venus exposés vos points de vue sur la question.
Heimdall a écrit :En fait, je me rend compte que dans le fond
1 ) je suis plus tombé amoureux d'une idéalisation de la personne, et que dans le fond je savais que la personne elle même ne corerspondait pas à mon phantasme.
2 ) donc en fait la personne allumait les prémices du sentiment amoureux en moi, mais par la suite, l'amour lui-même n'avait plus de base réelle, juste une bas imaginaire; je vivais et ressentais l'amour juste pour le plaisir de le ressentir, plus vraiment pour la personne.
3 ) a partir de là, on peut argumenter. Ce que j'ai ressenti était-il vraiment de l'amour ? Est-ce que je n'aurais vraiment pas pu m'attacher à la personne, et partager cet amour ? Suis-je simplement insensible ? Ou bien volage et capricieux ?
Ce que tu décris me fait penser au coup de foudre dans le sens où le coup de foudre est une idéalisation de la personne
En fait, lors du coup de foudre on a tendance à sublimer la personne rencontrée, on l'admire. On est alors privé de tout jugement objectif et on ne perçoit de la personne aimée que les qualités, même ses défauts (lorsqu'on les voit) deviennent des charmes !
Tout cela peut donc mener à des désillusions qui provoquent un mal d'une intensité proportionnelle au bonheur ressenti auparavant ! En un mot attention à la chute !
Vous avez tendance à idéaliser

Merveilleux, tendre, galant. Bref vous venez de rencontrer le ou la conjoint(e) idéal(e). Aveuglé par l’amour, vous avez tendance à idéaliser l'être aimé et à projeter vos fantasmes de bonheur sur lui. Le piège ? Ne pas le voir tel qu'il est vraiment mais tel qu'on le rêve. Or personne n’est parfait, et dès que le train-train quotidien s’installe, c’est la déconfiture…
Pour plus d'info c'est ici
Miaous a écrit :Hum, je ne pense pas pouvoir apporter de réponse à cette question, mais je vais essayer d'apporter des éléments à prendre en compte. D'après moi, il existe différentes catégories de personnes:

- pas de sentiments amoureux et pas envie d'en avoir
- pas de sentiments amoureux mais que ca ne dérangerait pas d'en ressentir un jour, mais ne le cherche pas vraiment (passif)
- pas de sentiments amoureux et souhaite en avoir un jour (passif / actif)
- pas de sentiments amoureux et et focalise toute son énergie à la recherche de l'âme soeur (actif)
- etc...
En fait là seule la première catégorie pourrait être qualifié d'aromantique, les autres étant des célibataires non ?
Heimdall a écrit :Donc, on peut être aromantique de plusieurs façons, ( et j'en ai sûrement manquées); on peut ne pas ressentir le sentiment amoureux, du tout, ou bien le ressentir, mais ne pas l'associer à une attirance ou à une personne en particulier.
Miaous a écrit :Tout cela pour dire que comme dans l'asexualité, on peut trouver différents degrés d'envie. On peut avoir le cas de la personne qui s'en fiche complètement, comme croiser quelqu'un pour qui la quète de l'âme soeur est son seul but dans la vie.
:roll: Très intéressant tout ça, même si je trouve qu'il s'agit plutôt de différents types de célibataires qui irait du célibataire aromantique (qui s'en fout totalement) au célibataire très romantique (qui cherche l'âme soeur). Ceci dit il est fort probable qu'il existe différents types d'aromantiques mais là faudrait voir avec les principaux concernés.
Miaous a écrit :
Heimdall a écrit :Certains se contentent de "peu" (peu pour les autres, pas pour eux) alors que d'autres sont toujours insatisfaits après avoir essayé toutes les sources de plaisir possibles et imaginables.
Je pense qu'Heimdall résume bien la situation. Certains se contentent de peu, d'autres ont besoin de plus pour se sentir satisfaits.
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Message par Miaous » 02 janv. 2006, 23:22

Eclora a écrit :En fait là seule la première catégorie pourrait être qualifié d'aromantique, les autres étant des célibataires non ?
C'est la que l'on se rend compte que chacun à sa propre définition de ce qu'est l'aromantisme :wink:

Pour moi, la première ainsi que la seconde catégorie peuvent être considérées comme de l'aromantisme.
La seule distinction est que dans la première situation, l'aromantique restera indifférent(e) face à la possibilité d'avoir une relation amoureuse (avec ou sans sexe :D), alors que dans le second cas, la personne l'acceptera si elle trouve en l'autre ce qu'elle cherche.


Mais, dans la vie de tous les jours, il serait impossible de les distinguer. On se rend compte que dans les 2 cas, les personnes :
- ne souffrent pas de la situation (vivre sans un(e) partenaire)
- ne cherchent pas à rencontrer quelqu'un
- ont d'autres intérêts dans la vie que connaître l'amour (petit ou grand)
- etc...

Pour moi, c'est un peu cela être aromantique. Celui qui est prêt à accepter l'amour n'est pas forcément un(e) romantique. Il est aromantique jusqu'à ce qu'il rencontre l'être aimé :wink:

Pour la notion de célibataire, c'est l'état dans lequel une personne se trouve si elle ne vit pas en couple.

Je pense aussi que l'on peut vivre en couple et être aromantique :wink:
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Message par Syd » 03 janv. 2006, 09:35

Eclora a écrit :Ceci dit il est fort probable qu'il existe différents types d'aromantiques mais là faudrait voir avec les principaux concernés.
Après les sous-catégories d'asexuels, voilà les sous-catégories d'aromantiques :D

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Message par Eclora » 03 janv. 2006, 14:24

Miaous a écrit :les personnes :
- ne souffrent pas de la situation (vivre sans un(e) partenaire)
- ne cherchent pas à rencontrer quelqu'un
- ont d'autres intérêts dans la vie que connaître l'amour (petit ou grand)
- etc...
:shock: Dis comme ça, ça voudrait dire que je suis aromantique et je ne pense pas l'être puisque j'ai déjà été amoureuse :roll: .
Miaous a écrit :Pour moi, c'est un peu cela être aromantique. Celui qui est prêt à accepter l'amour n'est pas forcément un(e) romantique. Il est aromantique jusqu'à ce qu'il rencontre l'être aimé
:?
Miaous a écrit :Je pense aussi que l'on peut vivre en couple et être aromantique
Re :shock: je vois pas l'interêt de se mettre en couple si on n'aime pas la personne en face de nous (a moins d'être aromantique Sexuel(le), parce que dans ce cas il y aurait une raison).
Syd a écrit :Après les sous-catégories d'asexuels, voilà les sous-catégories d'aromantiques
Image on ne va jamais s'en sortir :lol: .
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Message par Miaous » 03 janv. 2006, 16:06

Eclora a écrit : :shock: Dis comme ça, ça voudrait dire que je suis aromantique et je ne pense pas l'être puisque j'ai déjà été amoureuse :roll: .
Ben tu viens juste de soulever un autre problème. Est ce qu'il suffit d'avoir connu l'amour une fois dans sa vie pour ne pas être un aromantique? Image Il y a des gens qui ont connu le grand amour Image, qui l'ont perdu, et qui maintenant ne souhaitent plus s'engager dans ce genre de relation.

Comme dans le cas de l'asexualité, il y a des A qui ont eu une vie amoureuse avant de perdre tout intérêt pour la bagatelle. A l'autre bout on a des A qui ont rencontré la bonne personne Image et qui ont fini par ne plus s'identifier comme A.

Tu pensais avoir soulever le couvercle d'une petite boîte à surprises. Désolé de l'avoir transformée en boîte de Pandore :wink:

Enfin c'est un peu mon point de vue. J'aimerais connaître ta position ou celle d'autres membres sur le sujet.
Eclora a écrit :Re :shock: je vois pas l'interêt de se mettre en couple si on n'aime pas la personne en face de nous (a moins d'être aromantique Sexuel(le), parce que dans ce cas il y aurait une raison).
Ben c'est encore un chouilla plus compliqué que cela. Il y a des gens qui vont se mettre en ménage avec quelqu'un d'autre non pas par amour mais :
- parce que la pression sociale est trop forte pour eux (tu as 35 ans, tu dois être marié(e) avec au moins 2 enfants sinon t'es anormal(e)Image)
- par intérêt (Jeune fille Image cherche Homme 75-80 ans Image et milliardaire, ou jeune jeune homme sportif Imagecherche riche veuve de 75-80 ans à consoler :wink:)
- pour le confort et la sécurité
- etc... Il doit y en avoir d'autres mais j'arrive pas à les trouver pour le moment :wink:

Et dans le tas, crois moi, tu en trouveras qui chercheront à s'épanouir sexuellement avec un amant ou une maîtresse Image :wink:
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lili
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Message par lili » 05 janv. 2006, 19:02

;;
Modifié en dernier par lili le 08 avr. 2012, 18:59, modifié 1 fois.

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Eclora
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Message par Eclora » 06 janv. 2006, 17:12

lili a écrit :alors pour moi c'ets pas juste ne pas être amoureux c'est plutôt être incapable de tomber amoureux.

C'ets difficile à expliquer mais je ressens que je ne peux pas ressentir se sentiment et que je le pourrais jamais.

C'ets pas que j'en ai pas envie mais c'ets que je ne le peux pas.
Coucou Lili,
c'est justement ton point de vue que j'attendais puisque tu te considères aromantique. Point de vue intéressant d'ailleurs puisqu'apparement pour toi l'aromantisme c'est une incapacité à être amoureux et non juste ne pas être amoureux. (Ca change tout, et c'est beaucoup plus simple comme définition :lol: )
miaous a écrit : Il y a des gens qui vont se mettre en ménage avec quelqu'un d'autre non pas par amour mais :
- parce que la pression sociale est trop forte pour eux (tu as 35 ans, tu dois être marié(e) avec au moins 2 enfants sinon t'es anormal(e))
- par intérêt (Jeune fille cherche Homme 75-80 ans et milliardaire, ou jeune jeune homme sportif cherche riche veuve de 75-80 ans à consoler )
- pour le confort et la sécurité
Oui c'est vrai, j' avais oubliés les lâches et les intéressés :lol:
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Miaous
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Message par Miaous » 06 janv. 2006, 18:25

Eclora a écrit :Coucou Lili,
c'est justement ton point de vue que j'attendais puisque tu te considères aromantique. Point de vue intéressant d'ailleurs puisqu'apparement pour toi l'aromantisme c'est une incapacité à être amoureux et non juste ne pas être amoureux.
:oops: Désolé de revenir mettre le souk dans la jolie boîte à surprises que tu as ouverte, mais y'a un truc qui me chiffonne.

Ze m'explique:
Lili ainsi que toi parlez d'une INCAPACITE à être amoureux. Pour moi je considère cela comme une sorte de conséquence, dont les causes sont connues ou inconnues.
Pour Lili, on ne connait pas les causes qui ont entraînées cette incapacité (biologique, culturel, trait de personnalité, etc...)

Mais dans d'autres cas, les causes sont connues et le résultat est le même.
Exemple : il existe des personnes (souvent des filles) qui ont une idée précise du partenaire parfait, du prince charmant. Dans certains cas, les critères de sélection sont tellement élevés qu'elles passent d'une rencontre à une autre sans jamais trouver satisfaction. Elles peuvent éprouver au mieux de l'affection voire de l'attirance pour leur partenaire mais en aucun cas de l'amour. Leurs exigences sont telles qu'elles ne tombent jamais amoureuses d'un homme. Dans ce cas aussi il y a incapacité à être amoureux(se).

Doit-on conclure que ces personnes sont aussi Aromantiques? :?

:trist: Je fais pas ça pour t'embêter :trist: C'est juste que je me pose des questions
Eclora a écrit :Oui c'est vrai, j' avais oubliés les lâches et les intéressés :lol:


Lâches est un peu fort à mon goût. Disons que certains ont besoin d'atteindre leurs rêves ou les rêves "imposés" par la société. Si cela leur permet d'être heureux, alors il n'y a rien de lâche à renoncer à l'amour. On peut considérer cela comme une voie alternative pour toucher du doigt le bonheur :wink:

Il y a aussi les mariages arrangés auxquels je n'avais pas pensé. Une vie de couple imposée par la société. Toujours d'actualité en plus. :?
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Eclora
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Message par Eclora » 07 janv. 2006, 00:05

Miaous a écrit :Lili ainsi que toi parlez d'une INCAPACITE à être amoureux.
Là je ne faisais que reprendre le terme de Lili :wink:
Miaous a écrit :Elles peuvent éprouver au mieux de l'affection voire de l'attirance pour leur partenaire mais en aucun cas de l'amour. Leurs exigences sont telles qu'elles ne tombent jamais amoureuses d'un homme. Dans ce cas aussi il y a incapacité à être amoureux(se).

Doit-on conclure que ces personnes sont aussi Aromantiques?
Si on prend pour définition de l'aromantisme le fait de ne pouvoir éprouver de sentiments amoureux alors oui ces personnes sont aromantiques.
Miaous a écrit :Je fais pas ça pour t'embêter C'est juste que je me pose des questions
Et moi qui croyais que t'étais pharmacien et que tu disais ça pour mieux me vendre de l'aspirine après :lol: :wink:
Miaous a écrit :Lâches est un peu fort à mon goût. Disons que certains ont besoin d'atteindre leurs rêves ou les rêves "imposés" par la société. Si cela leur permet d'être heureux, alors il n'y a rien de lâche à renoncer à l'amour. On peut considérer cela comme une voie alternative pour toucher du doigt le bonheur
Pour précision, ceux que je trouve lâchent ce sont les gens qui se marient alors qu'ils n'aiment pas la personne qu'ils vont épouser juste pour être normal, un mariage c'est quand même pas rien. Maintenant s'ils y en a qui peuvent être heureux comme ça je n'ai rien contre, mais ça me paraît tellement inconcevable d'être heureux en étant marié à quelqu'un qu'on n'aime pas (mis à part les mariages d'interêts ou les mariages arrangés) que je trouve ça vraiment glauque.
Pour être bien clair je dirais que quelqu'un qui se mari avec une personne qu'elle n'aime pas juste parce que cette dernière lui a demandé (par exemple) et que c'est tellement mieux à partir d'un certain âge d'être marier plutôt qu'une vieille fille (parce qu'il est bien là le préjugé qui peut pousser à se marier quand on n'aime pas quelqu'un), je trouve ça nul.
Voilà, j'espère que je me suis bien fait comprendre :roll: .
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NeeNoon
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Message par NeeNoon » 07 janv. 2006, 15:08

Bonjour, désolé du retard a m'impliquer ici. J'ai été distraite par les Fêtes de Noel et ma mère qui a déménagé, enfin, me voici, et plus qu'intéressé par le sujet.

Alors, effectivement il semble que le terme aromantisme nécessite une définition...

Pour moi le aromantisme débute par une incapacité ou un non-désir de tomber amoureux (ou d'avoir le coup de foudre).

Les gens en relation de couple que je connais on tous débuté de cette façon.

Ensuite ils se sont mit ensemble et après quelques temps (mois parfois années) se sentiments amoureux utopique (car basé sur une idéalisation de la personne) a disparu (bien qu'il semble que parfois il revienne périodiquement).

BOn moi, j'ai eu un coup de foudre dans ma vie mais pas de relation avec le type, et ensuite j'ai eu 2 relations mais pas de coup de foudre. Tout ça n'a pas très bien fonctionné dans le sens que je n'ai pas été très heureuse à l'intérieur de ces expériences.

J'ai réalisé qu'au plus profond de chacun d'entre nous il y a ce désir de fusion avec un être aimé, avoir le coup de foudre me semble combler ce besoin. On pense que l'autre nous convient parfaitement. On enfin trouvé l'âme soeur, malheureusement, ce n'est qu'une illusion et quand le sentiment amoureux s'estompe, comme il est inévitable qu'il ne le fasse, c'est là que les relations se terminent ou se transforment.

Enfin, j'ai beaucoup plus à dire mais peu de temps ce matin, je m'envais en classe de Tai Chi (au cas ou ça intéresse quelqu'un) mais je serai de retour et reprendrai soit ce post ou un autre.

p.s.: Je n'ai pas eu le temps de reviser le texte alors ne soyez pas offencer par quoi que ce soit, ce n'est que mon opinion en ce moment.

;o)

Neenoon
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Si le sexe est une chose toute naturelle, comment se fait-il qu'on plublie autant de livres sur le sujet? [Bette Midler]

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Eclora
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Message par Eclora » 07 janv. 2006, 17:31

NeeNoon a écrit :me voici, et plus qu'intéressé par le sujet
Tant mieux parce que c'est pour toi que j'ai lancé ce sujet à la base :lol:
NeeNoon a écrit :Ensuite ils se sont mit ensemble et après quelques temps (mois parfois années) se sentiments amoureux utopique (car basé sur une idéalisation de la personne) a disparu (bien qu'il semble que parfois il revienne périodiquement).
Si je puis me permettre de donner mon avis, l'idéalisation de la personne n'est valable que lorsqu'il s'agit d'un coup de foudre et là c'est vrai que dans ce cas un couple ne peut pas durer très longtemps. Mais ceux qui sont tomber amoureux en ayant pris soin de faire d'abord un peu connaissance peuvent durer, ce qui les arrêtes à mon avis c'est plus le fait qu'avec le temps chacun évolue et que cette évolution ne vas pas toujours dans le même sens et c'est ce qui crée des divergences d'opinion et autres (et c'est aussi valable en amitié), c'est très difficile de rester sur la même longueur d'onde toute une vie.
NeeNoon a écrit :BOn moi, j'ai eu un coup de foudre dans ma vie mais pas de relation avec le type, et ensuite j'ai eu 2 relations mais pas de coup de foudre.
Le coup de foudre vaut mieux ne pas l'avoir parce qu'on est sûre de se ramasser après, donc méfiance parce que comme tu l'as dit ce n'est qu'une illusion :wink: .
NeeNoon a écrit :j'ai beaucoup plus à dire
J'attends la suite avec impatience :D .
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