Le sexe est-il un besoin vital ?

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galaad
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Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par galaad » 25 avr. 2017, 16:33

le sexe est un besoin, vital ? Oui, pour l'industrie ; Oui, pour les découvertes scientifique ; Oui, pour les chef-d'oeuvres artistiques ; Oui, pour la survie de la société ; Non, pour l'individu.

Le manque que prétendent majorité des gens sur leur sexualité est en grosse majorité un manque de tendresse et d'intimité, lier en partie à l'éducation donné non pas par les parents, mais par la société elle-même (performance et nécessité) et en partie par le coté individualiste de cette même société.

La plupart des gens qui ne ressentent pas ce manque ont souvent diverses activités (physiques / mentales / sociales ) régulière. Ou tout simplement se suffisent de l'auto-sexualité.

Vitale donc ? Non, désolé Freud, retourne dans ta chambre...

mais Vitale Oui, car le sexe fait tourner le monde économique, social et culturel... malheureusement.
Méfiez vous des seraphins, leur fureur peut être destructrice, si vous croisez l'un d'entre eux, il pourra vous sauver la vie ou vous tuer d'un revert de main...

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Ramón

Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par Ramón » 03 mai 2017, 10:24

Hmmm oui pour l'individu aussi quand même, comme le précise Sleepless Knight, t'es un peu physiologiquement mal barré si tu n'as pas de sexe au sens strict. L'absence d'organe génital c'est pas la panacée. Mais au sens "sexualité" le sexe n'est pas vital pour l'individu.

Quant à l'expression de la sexualité, faut aussi comprendre que dans les années 60-70 la société sort d'une période d'un siècle et demi de "pudibonderie victorienne" en Europe. Qu'il y ait une forme de catharsis collective pour expulser la frustration provoquée par des règles strictes n'est pas très étonnant. Et en soi, elle ne nuit pas, c'est certains individus qui prennent cette catharsis pour un "open-sex" qui peuvent poser problème.
Et faut arrêter de dire que la chrétienté a un problème avec le sexe (il y a eu des périodes où c'était le cas cela dit), c'est tout bonnement faux. La chrétienté met en garde contre la fornication (tu détruis ton corps qui contient l'Esprit Saint), le sexe hors union. Elle valorise aussi l'abstinence avant mariage comme étant l'un des piliers de la relation amoureuse dans le couple et en communion avec Dieu : on ne s'intéresse pas à la chair mais à l'être, l'individu, la personne. C'est son sens. Autrement, la sexualité dans le monde chrétien a été, au cours des siècles, plutôt épanouie et au-delà du simple rôle de reproduction.

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Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par adoru-san » 03 mai 2017, 11:13

Tu joues sur les mots, Nya :p
Oui, ça paraît presque une évidence qu'on a besoin d'UN sexe (ou de deux, dans certains cas)... ne serait-ce que parce que physiologiquement c'est aussi le truc qui te sert à uriner -_-'

Après tu dis que cette expression de la frustration sexuelle (à cause de restrictions de l'époque précédente) ne nuit pas... pourtant c'est pas précisément à cause de cette avalanche sur la sexualité que certaines personnes se sentent oppressés concernant la sexualité (notamment tous les Aces qui se demandent s'ils sont normaux, avec ce que ça entraîne parfois de dépressions ou de conflits avec les autres) ou se sentent forcées de passer à la casserole ? (qu'on soit Ace ou non, pour le coup)

Je suis globalement d'accord avec ce que tu dis avec le rapport qu'entretien la religion chrétienne avec la sexualité, même si j'avoue que je m'y connais pas trop sur ce sujet... je serais curieux de te voir développer un peu ça :)
Par contre, il me semble précisément que c'est l'essence de ce rapport (dépréciation de la fornication, du sexe hors mariage, apologie de l'abstinence, etc.) que critiquent les défenseurs du sexe (donc en gros les porteurs du mouvement pro-sexe qui ont donné lieu à la libération sexuelle) ?

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Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par cyclodocus » 03 mai 2017, 14:24

adoru-san a écrit :
03 mai 2017, 11:13
. pourtant c'est pas précisément à cause de cette avalanche sur la sexualité que certaines personnes se sentent oppressés concernant la sexualité (notamment tous les Aces qui se demandent s'ils sont normaux, avec ce que ça entraîne parfois de dépressions ou de conflits avec les autres)
cette avalanche dont tu parles est venue avec le mercantilisme attaché à la sexualité
il y a 50/60 ans, seul le mariage importait sociétalement
la vigueur, les prouesses sexuelles, les gens s'en moquaient.
et finalement ce n'était pas plus mal
(tiens, me voilà reparti en mode vieux c... :mrgreen: )

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Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par galaad » 03 mai 2017, 16:02

...routon ?)

Le sexe ne sert pas qu'à uriner, on a un nullo sur terre (États-Unien) qui sela joue sims de cette manière.
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Ramón

Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par Ramón » 03 mai 2017, 22:18

Mais non je ne joue pas sur les mots. J'utilise le terme dans son sens strict, pas son sens global/étendu, quand bien même je comprends que c'est sous-jacent. Et ce n'est pas jouer avec les mots, c'est utiliser les bonnes prémisses pour répondre le plus précisément possible à une question, à laquelle j'apporte deux réponses justement ;)

En effet, elle ne nuit pas en elle-même, c'est l'usage qui en est fait qui nuit. Ce n'est pas la faute du marteau si tu défonces ton mur que tu voulais repeindre avec. Les restrictions, elles, nuisent clairement, il s'agit d'une contrainte imposée à tout le monde. Quand on est dans le domaine du droit, de la possibilité, la nuisance vient d'individus que l'on peut identifier. L'oppression vient donc d'individus, pas du droit à être libre d'avoir une sexualité débridée.
Ensuite, pour les dépressions&co, désolé, mais les personnes majeures qui restent avec des personnes toxiques, bah je ne vois pas comment les défendre, elles choisissent de rester avec des personnes toxiques, qu'importent les motifs, prétextes et justifications expliquant qu'en fait elles n'ont pas le choix, il s'agit de faux-fuyants. Cela n'a rien à voir avec une séquestration ou un harcèlement ou une mise sous tutelle. Ces personnes ne prennent pas soin d'elles-mêmes et ont une tendance à préférer se ratatiner que de se prendre en main. Pas que ce soit facile de le faire, mais ce ne sont pas les supports qui manquent à l'heure actuelle, c'est surtout de volontés individuelles à agir.

Hush hush, tu me demandes d'aller chercher pas mal de documentations là, dont une partie est trouvable sur le net. J'ai bien un précis de théologie dogmatique mais ça ne traite pas de la sexualité, du moins je n'ai rien vu de tel dans la structure du livre, et ensuite bah tu as la Bible qui est relativement claire sur le pêché de fornication. A une époque où la prévention et les connaissances sur la grossesse devaient être limitées, mettre une femme enceinte et ne pas la prendre pour épouse c'était plutôt mal vu : c'est une bouche à nourrir ou à tuer (et je ne crois pas que tuer un nourrisson soit très toléré dans une religion nataliste), en gros l'homme doit prendre sa responsabilité. C'est ainsi que l'on construit le modèle familial dans les traditions abrahamiques.
Et comme je l'ai signalé, c'est un rapport au corps particulier : "Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu." dans les Corinthiens.

Si, en partie, mais on accuse surtout la bourgeoisie pastorale d'être pudibonde/"coincée du cul" dans les 60's. Et on parle aussi de droit à disposer de son corps, ce que de nombreuses personnes élevées par des chrétiens n'ont pas vraiment le droit de faire dans de nombreux milieux.

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Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par Drytos » 13 mai 2017, 21:02

Mr.Nya a écrit :
03 mai 2017, 22:18
Ce n'est pas la faute du marteau si tu défonces ton mur que tu voulais repeindre avec.
J'aime beaucoup cette méthaphore XD elle est géniale ^^

Aprés je veux quand même nuancé, sur le fait que c'est l'individu qui se limite lui-même... Je dirais oui, MAIS... qu'il n'en a pas conscience... Beaucoup d'entre nous, on cru qu'il devaient avoir une sexualité et qu'il avait un problème si non. Et cette sexualité libre en est pas non plus totalement innocente je dirait... Parce que, plusieurs d'entre nous on grandit voire son nés, dans cette société de libération sexuel, et avant que quelqu'un ou internet le plus souvent nous disent "hey mais Ace ßa existe" on n'avait tout simplement pas concience que c'était possible, de ne pas "aimé" le sexe dans ce temps auquel on vit et ou il est clairement partout où on regarde (comme dit plus tôt, dans les publicité tout ßa)... Donc pour ce point, c'est peut-être l'individu qui se met ses propres barrière mais j'irais pas jusqu'à dire non plus que ßa déculapabilise pour autant la très forte ouverture sexuelle dans laquelle on baigne.

C'est évidement pas la faute du marteau si tu défonce le mur que tu voulais repeindre, avec. Dans tout les cas, c'est toi qui a fait les geste de lever le bras pour cogner le mur. Mais quand le marteau t'as chuchoté tout le long "tu dois défoncé le mur", même sans être le coupable, est-ce qu'on peut vraiment dire, qu'il est innocent ?

Ramón

Re: Le sexe est-il un besoin vital ?

Message par Ramón » 14 mai 2017, 20:16

Je vais m'approprier les mots d'une autre personne pour parler de la conscience.

"Ceux qui deviennent conscients de leur conditionnement saisissent tout le champ de leur conscience, lequel est celui où fonctionne la pensée et où existe l'ensemble des rapports et des relations. Mobiles, intentions, désirs, plaisirs, craintes, inspirations, espérances, espoirs, douleurs, joies: tout est dans ce champ. Mais nous en sommes venus à diviser la conscience en deux, une partie active, et l'autre en sommeil, se situant à deux niveaux différents: nos pensées, nos activités, ce qui nous est sensible étant à la surface, et au-dessous, le prétendu subconscient,
lequel se compose de tout ce qui ne nous est pas familier et qui s'exprime, à l'occasion, par des émissions, des intuitions, des rêves.
Un seul petit coin de notre conscience occupe presque toute notre vie, cependant que nous ne savons même pas pénétrer dans le reste, que nous appelons le subconscient, avec ses impératifs, ses peurs, ses qualités raciales, héritées ou acquises.
Or, je vous le demande: existe-t-il vraiment quoi que ce soit que l'on puisse appeler subconscient? nous employons ce mot très librement. Nous avons accepté qu'existe la chose qu'il désigne. Les locutions, le jargon des analystes, des psychologues en général, ont pénétré dans notre langage courant, mais existe-t-elle? Pourquoi lui accordons-nous une telle importance? Le subconscient m'apparaît, quant à moi, aussi insignifiant et stupide que le conscient: aussi étroit, crédule, conditionné, angoissé, vulgaire.
Est-il donc possible d'être conscient dans le champ total de la conscience et non simplement dans une de ses parties, dans un de ses fragments? Si on l'est, on vit constamment dans un état de totale attention, au lieu de n'être que partiellement attentif. Il est important de comprendre ce fait, car lorsqu'on est réellement conscient du champ total de la conscience, on n'est pas dans un état de conflit. C'est lorsqu'on divise en couches superposées la conscience, laquelle est « tout » le penser, le sentir, et l'agir, que se produisent les frottements et les conflits intérieurs."
"Se libérer du connu" Jiddu Krishnamurti.

L'être responsable sera toujours celui qui agit, personne d'autre. Ce n'est pas le père violeur d'un individu qui viole qui est responsable du viol d'une autre personne, c'est celui qui viole (ou alors on s'accorde avec notre société actuelle et allons-y => circonstances atténuantes pour tout le monde et déresponsabilisation pour tous puisque nous sommes tous des êtres sociaux). La responsabilité incombe à l'être agissant, toujours. Le marteau est un être inanimé, sans vie, sans volonté,... il ne peut être coupable de rien ;)

C'est toujours l'individu qui met ses propres barrières aux choses, ses propres angoisses, ses propres envies, ses propres fantasmes,... Sauf dans le cas où il est contraint par d'autres humains que lui-même. C'est son rapport au marteau et à la peinture dont il est question, pas celui du monde dans lequel il vit ;) Et s'il vient à copier un autre, ça ne change rien à cet état car il aurait pu en copier un autre. Et dans une dynamique où nous sommes 7 milliards, c'est d'autant plus vrai que dans une société de 10000 personnes car la mécanique de diversité est complètement amplifiée.

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