Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

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brumenocturne
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Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par brumenocturne » 20 nov. 2017, 14:00

Bonjour,

J'ai dû abandonner récemment mes études à cause de ce trouble qui m'empoisonne depuis des années. J'ai d'énormes difficultés de concentration, je ne cesse de procrastiner, en plus de cette hypersensibilité qui joue sur mes relations sociales. Ces soucis font que je suis une fille introvertie et plutôt solitaire, voire casanière, même si de temps en temps (très rarement même) j'aime sortir et voir des amis.

Voici quelques symptômes du TDA dans lesquels je me retrouve :

- Rêveur : Facilité à rêver dans les tâches monotones et fastidieuses
- Distrait : L'esprit est facilement distrait face aux contraintes et aux consignes
- Avoir beaucoup de difficulté à démarrer un projet ou à rester concentré à la tâche;
- Être incapable de maintenir sa concentration pour une longue période de temps;
- Souffrir de procrastination et de perfectionnisme chronique;
- Hypersensibilité / Impulsivité / Bougeotte.

Ça m'a fait du mal de devoir renoncer à mes études et j'aimerais les reprendre l'année prochaine mais je ne m'en sens pas capable. Cependant, j'aimerais beaucoup lire des conseils ou témoignages de personnes qui vivent la même chose que moi et qui ont réussi à surmonter ça. Car j'ai déjà essayé pas mal de choses, en pure perte.

Merci :)

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Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par Raccoon » 20 nov. 2017, 15:11

Je suis dans le même cas. Dès le lycée j'ai senti que ça allait devenir compliqué pour moi de suivre le rythme. Les méthodes d'enseignements ne me convenaient pas, je comprenais toujours les consignes de travers et la théorie ma gavait, je voulais de l'action. Et devinez quoi ? Je suis en master 2 (#suicidairemasochiste) ! Bref le fait est que j'ai redoublé ma L1 mais à part ça je m'en sors toujours de justesse malgré ce gros défaut. Quand je suis en cours mon esprit se met en mode veille instantanément et ne se reconnecte que si stimuli extérieur : le prof me parle, quelqu'un éternue ou mon portable me balance un gros "Fus-roh-dah" en plein cours car j'ai oublié de le mettre en silencieux, bref.
C'est assez dur à gérer et ça demande beaucoup de travail personnel pour rattraper la déconnexion mentale en cours. J'en suis arrivée à un point où je développe de grosses crises de stress avant les partiels car je sais d'avance que je n'ai pas réussi à réviser assez. C'était devenu invivable et j'étais pas loin de la déprime due en grand partie à tout ce stress donc j'ai instauré un système de "avance ou crève". Depuis quelques semaines (oui tout ça s'est passé assez récemment) je me suis pliée à un programme où chaque jour je me fixe un certain nombre de tâches à accomplir pour ne pas me laisser déborder. Bien sûr j'avais déjà essayé maintes fois avant sans succès, il aura fallu que je frôle la dépression pour arriver à changer. Maintenant ça va beaucoup mieux et j'avance bien dans mon boulot, bien sûr je me force aussi à faire autre chose : sortir, voir des gens et se consacrer à ses loisirs est très important pour continuer à être efficace mais surtout heureux. Je n'ai pas vraiment de conseils à te donner car moi il a fallu que je me batte des années durant avant de réussir à trouver un équilibre. Encore aujourd'hui je suis très peu attentive en cours, réfléchir au fonctionnement interne de la machine à café me semble autrement plus intéressant que d'écouter pourquoi tel et tel chercheur se sont pris la tête sur telle théorie en telle année.
Mais au moins j'arrive à bosser chez moi et de manière assez efficace. Je ne saurais même pas dire ce qui a changé pour que j'y arrive, peut-être que j'ai juste réalisé que je n'avais plus le choix si je voulais enfin finir mes études et passer à autre chose.

Je vais ajouter quelque chose qui va peut-être te sembler cruel mais je pense que se victimiser ne va pas faire avancer ton histoire. J'ose te le dire car au final je fais pareil, on se cherche tous des excuses à ses faiblesses mais au final c'est qu'une question d'état d'esprit : la preuve à force de me battre je m'en sors peu à peu. Le TDA n'est pas une maladie, en tous cas moi j'ai décidé de ne pas le considérer comme tel. C'est en partie de ma faute si j'en suis là maintenant, et savoir ça me permet de me dire que je peux m'en sortir en me battant.
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Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par clotaire » 20 nov. 2017, 16:05

Je me demande si le trouble de l'attention n'est pas un mal lié à l'invasion des médias et de leur pouvoir de distraction... qui font qu'on n'a plus l'habitude de rester concentré sur la même chose pendant des heures. Je sais que j'arrivais à le faire avant, beaucoup moins maintenant. J'ai aussi facilement des gros moments, voire des journées entières de distractions et autres procrastinations, mais en général j'ai la chance de pouvoir compenser par une forte efficacité / productivité au moment où je m'y mets. Mais ça n'empêche pas le sentiment que j'ai souvent, de me dire que j'aurais pu en faire beaucoup plus...

En tout cas, bon courage pour les études^^

brumenocturne
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Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par brumenocturne » 20 nov. 2017, 16:17

Raccoon, merci :)

C'est justement de la théorie dont je me plains le plus. Ingurgiter des tonnes et des tonnes de théories tous les jours, avec mes problèmes de concentration, ça devenait impossible. Parfois, j'avais 8 h de CM dans la journée. Je tenais à peine 2 heures puis je m'en allais, avec l'impression que mon crâne allait exploser. Je trouve le système scolaire français très limite sur ce plan là. Apprendre toujours plus... des cours que je finis en plus par oublier.

Félicitations pour être arrivée jusqu'en Master 2. Tu as du mérite, pour avoir réussi à allier cours et amis/loisirs... Moi je n'y arrive pas. Je pense qu'il y a un peu de dépression aussi dans ce que je ressens. J'ai énormément de blocage.

En revanche, je ne pense pas que ce soit en partie de ta faute si tu es arrivée jusque là. A mon avis, ça ne dépend pas de nous. J'ai toujours été étourdie depuis que je suis petite. Puis, les difficultés que j'ai vécu au cours de ma vie ont empiré ma situation.

Comme toi, parfois, je me fais une liste des tâches que je dois accomplir dans la journée mais mon manque d'envie finit toujours par me rattraper. Contente de voir que tu t'en es sortie. Moi, je cherche encore...

Merci Clotaire pour ton intervention.
Ce que tu dis est intéressant. Je pense effectivement que les médias ont leur part de responsabilité. Et aussi les écrans qui diminuent notre capacité de concentration. J'en ai parlé avec une psychologue du travail il y a quelques semaines et elle m'a mise sur cette piste, en me disant que de nombreuses études l'avaient confirmé.

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Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par Drytos » 20 nov. 2017, 16:50

C'est mon cas aussi...
Je suis en Master 1 ! J'ai ce problème depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, déjà en primaire... Et au collège j'ai décroché et rien retenue de ces 4 années... J'ai grandi en entendant chaque année des "tu passe de justesse, on a hésité à te faire redoublé". Je n'en pouvais plus des études, je ne voulais surtout pas aller en général... J'ai été en BEP en professionel et là, je ne saurais dire à quel point ça m'as aidé ! Nos profs n'étaient pas des vrais profs, mais des anciennes infirmières (c'était un BEP sanitaire et social) et le cadre était beaucoup plus détendu ! Les cours étaient très ludique, ça n'avait plus rien à voir avec ce que j'avais connu avant. ça m'as reboosté ! Ces deux années là été un peu les meilleures de ma vie, j'ai gagné de la confiance en moi, et j'ai continué sur un bac, ensuite, je suis aller à la fac.
Aujourd'hui je suis en Master (Philosophie, ce qui n'a absolument rien à voir avec mon BEP, mais je ne regrette pas d'être passé par cette cas :) ) et là, être TDA est effectivement un soucis...
Je dirais que je suis comme Raccoon, mon cerveau se déconnecte en cours... Mais j'écris quand même sans "écouter" ! C'est une faculté que j'ai développé et qui m'est très pratique ! Avant les partiels je relis mes cours, et là, je les découvrent pour la première fois :lol: mais j'ai plutôt une bonne mémoire, ce qui fait que j'ai juste à relire 2 fois chaque cours et hop, je suis prêt !
Enfin après, j'ai jamais été dans le top non plus tous les an, j'ai mon année avec 12 environ... Pas plus ! Mais je passe, c'est l'important pour moi.

mes troubles de l'attention (et c'est sûrement pareil pour toi aussi ?) sévissent partout tout le temps, ce n'est pas juste en cours... J'ai un monde intérieur très riche, dans ma tête j'ai créer des univers, et j'aime m'y aventurer, je les aimes parfois bien plus que la réalité. Au collège, période réplié sur moi même, je dirais, sans mentir, que je passais 90% de mon temps dans ma tête. Aujourd'hui, c'est diminué et je l'estime à 75% de mon temps environ ! Ce qui parfois, m'as fais frôlé la mort en manquant de me faire renverser. Pourtant je suis prudent, je regarde autour de moi, je traverse jamais au rouge, mais quand je suis perdue dans mes pensées, tout s'efface autour de moi, et je fais des trucs qui ne me ressemble pas comme traverser sans vérifier, ou pire ! Vérifier, voir la voiture et traverser ! Parce que mes yeux ont vu la voiture, mais que mon cerveau, trop occupé par mes pensées, ne l'as pas remarqué :lol: . C'est donc même dangereux au quotidien...

Pour ce qui est de mes études, c'est compliqué effectivement. Lire un livre me demande un temps fou, beaucoup plus de temps que les autres je suppose... Je suis incapable de lire une page sans m'interrompre, quand bien même j'aime le livre et lit quelque chose qui m’intéresse !
M'organiser dans mon travail est très compliqué. Tu vois là, je devrais être en train de bosser sur mon mémoire... Tous les jours je me le dis, et quand je m'y met, je m'interromps toutes les trois secondes pour des broutilles ! Des pensées m'emportent loin, et hop, sans m'en rendre compte ça fait un moment que j'ai déjà décroché... Où alors je me met au boulot, je lis deux page puis je me lève : ah fallait que je change la litière ! après je m'y remet... Mais après je vais au toilettes, je reviens sur mon livre : je devrais peut-être sortir les pains du frigo avant ce soir !... Enfin bref, ça n'en fini pas ! Entre ces choses là à "faire tout de suite" qui apparaissent comme de par hasard quand je dois bosser, et pleins de pensées qui interromp, comme Raccoon : concernant le fonctionnement de la machine à café, ou tel ou tel question existentielle qui n'est pas le thème de mon travail...
Au final je travaille quand même chaque jours... Mais j'admire les autres étudiant, qui mettent deux heure sur un exercice alors que moi il me faut la journée entière. Et je le sais : si je ne me dispersais pas, je pourrais mettre deux heure aussi !... Mais impossible de ne pas me disperser. Alors en quelque sorte, j'ai accepter le fait que moi, il me faudra toujours plus de temps que les autres pour accomplir quelque chose. C'est pas forcément juste, mais c'est comme tout, personne n'est égaux sur sa capacité à apprendre, travailler et retenir.
Je dois faire aussi avec cette culpabilité qui me dit : t'as fais que ça aujourd'hui ?! Et je dois aussi supporter les remarques de ma directrice de mémoire : c'est tout ce que vous avez fait en 2 semaines ?!...
Je n'ai jamais été doué pour le travail "petit à petit" en réalité chez moi, le travail en bloc en mode stress de la date de rendu marche beaucoup mieux. Et je n'ai pas forcément peur malgré les remarques de ma directrice de mémoire, car de toute ma scolarité, j'ai toujours rendu mes travaux à temps ! (quitte à avoir fait 4 nuit blanche...)

Pour ma licence trois, je devais écrire des essaies (beaucoup) et ça représentait une quantité de travail énorme. J'allais tout les jours, de 9 à 22 à la biblio pour travailler : je me disais que là bas au moins, je serais loin de mon piano, mes affaires de dessins et toutes les choses qui pourraient me distraire... Je m'égarais beaucoup dans mes pensées, mais je ne m'accordait qu'une seule vraie pause : celle pour manger environ entre 15 et 16h... Ensuite vers là fin, j'étais certes vraiment fatigué, c'était dur de rester concentré alors j'ai essayé quelque chose : j'ai imprimé des étoiles, quand je me déconcentré, j'en colorier une, et mon but était que chaque jour, je tentais d'obtenir moins d'étoile que la veille. Certes parfois, voir le nombre élevé d'étoile me démoralisé, je me disais : mais c'est pas possible !! Mais d'un côté ça me motivé aussi, ça me donné un but, c'était une façon amusante d'apprendre à être concentrée. Bon j'avoue, quand on passé derrière moi au moment où je coloriais une étoile, ça le faisait moyen XD
Après le soucis, c'est que quand je me concentre vraiment à fond pour quelque chose : 1) Je chope des migraine. ça , il suffit que je me concentre un peu trop sur un cours, et PAF... Mais pas juste un mal de tête, une migraine, avec nausées, mal aux yeux, à la nuque, derrière la tête, sinusite, hyper reception des bruits, des odeurs, bref, la total : ce qui ne donne pas envie de se concentrer :lol:
2) je suis dans un état second. Bon ça c'est pas pour les simple cours, mais plus pendant le travail intensif comme la biblio 9h-22h tous les jours pendant plusieurs mois : à la fin, je me déplacé sans m'en rendre compte... Tellement perdue dans la réflexion sur mes essaies, je me retrouvais au milieu d'un rayon de la biblio sans être capable de dire, quand et comment j'étais arrivé là... ^^'
Et mon cerveau à développé une langue, que je ne comprenais pas moi même et se mettait à pensé (c'était bref, quelques secondes seulement) en cette langue quand il saturait ! °°

Malgré tout ça, je veux faire mes études jusqu'au bout ! Pour d'autre ce sera plus simple, mais ça ne veut pas dire que pour nous c'est impossible, et je pense que malgré tout on a plus de mérite s'y on arrive ! Parce qu'on part avec un "désavantage" si je puis dire.
Je peux pas trop te donner de conseils non plus, chacun est différent, ce qui marche sur moi ne marchera peut-être pas sur toi... Mais essaie de te motiver, de te lancer des challenge, comme moi avec les étoiles ! Accorde toi des récompenses, je sais pas, comme un pain au chocolat quand tu as travailler 2h d'affilé et ensuite essaie de pousser à 3h, et 4, etc. Je dis pas que ça empêchera totalement de te déconcentrer, honnêtement je ne pense pas que ce soit possible, quand on est TDA comme ça, mais ont peut au moins essayé de se concentrer un maximum en se motivant.
Après là seule chose que je dirais : si tu as envie de reprendre tes études, fais le. Ce serait dommage de ne pas le faire et le regretter...

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Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par Raccoon » 20 nov. 2017, 17:00

Brumenocturne je pense que le stresse joue aussi énormément dans le TDA. Personnelement je suis loin de ma famille, des mes amis, de mes chats (si si c'est important) de la campagne et de toutes les choses qui me tiennent à cœur. La ville et ce qu'elle implique ne m'aident pas à me sentir en sécurité et par conséquent j'ai du sans m'en rendre compte développé un état de stress quasi permanent. Comme tu l'as dit le TDA implique un désir de perfection hors c'est quasi impossible avec la quantité de travail de la fac d'arriver à un tel résultat. Pour avancer il faut accepter de produire des choses qui ne conviennent pas à notre vision de la perfection. Suivre des consignes qui nous paraissent incongrue, un plan typique et parfois inadapté et surtout le tout dans une période de temps limitée.
Pour ce qui est des cours théoriques en licence j'avais beau dormir bien la nuit je m'endormais brutalement en cours (non je ne suis pas narcoleptique) sans possibilité de me réveiller même en me droguant au café et en me pinçant jusqu'au sang. Cela m'arrive encore parfois mais heureusement cette année nos cours sont très anarchiques au niveau des horaires. Et pareil que toi après les partiels j'oublie tout et je me sens minable.
Dans tous les cas ne te laisse pas aller au stress, qui emmène à la dépression. Tes notes ne font pas ta valeur et tu n'as pas besoin de produire des dossiers parfaits. Ce qui est important c'est que tu retrouves un stimuli, qu'importe lequel, qui t'aide à avancer vers ton but. Je sais c'est plus simple à dire. L'important ce n'est pas d'être parfaite mais de te donner au max, là tu pourras te débarrasser de la culpabilité de la procrastination et tu sauras que tu avances même si ce n'est pas aussi loin que tu l'avais espéré c'est toujours mieux que rester sur place.
Étant moi-même très étourdie je note tout, c'est devenu une habitude et je te jure que ça aide. Un truc qui aide aussi c'est de se trouver une activité hors étude pour se lâcher un peu qu'elle soit physique ou artistique. On en a d'autant plus besoin que les autres.

Et oui Clotaire c'est sûr que ça doit jouer. Internet est un piège !

Drytos je comprends totalement et te rejoins sur plusieurs points, comme le fait d'être toujours dans mes pensées. Avant c'était proche du 90%. Je m'améliore depuis ma phase noire je suis passée à quasi 50%. Bon après il y a aussi des jours pires que d'autres. Les migraines aussi, j'y ai toujours été abonnée.
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Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par clotaire » 20 nov. 2017, 17:39

Intéressant Drytos, merci :)
Je pense que la solution passe par les TCC (thérapies cognitivo-comportementalistes), c'est assez clair. Après, à chacun de définir les siennes, en effet^^

Raccoon, je connais des gens qui ont été jusqu'à passer un séjour dans une abbaye pour rédiger un mémoire à l’abri de toute possibilité de connexion ;-)

Ramón

Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par Ramón » 20 nov. 2017, 19:12

Alors pour les TDA comme nous, les facteurs sont multiples : problèmes familiaux, neuro-atypicité clairement établie (avec dans notre cas une activité électrique cérébrale moins importante), manques affectifs, fatigue récurrente,... Des soucis que peuvent aggraver les NTIC comme le net ou la télévision, mais ces technologies ne semblent pas explicatives des TDA.
Pour ma part, on me l'a diagnostiqué jeune, puis avec hyperactivité, puis sans, puis dédiagnostiqué, puis en fait à un moment j'ai lâché le monde médical et ses expériences sur les gens quand il ne sait pas de quoi il parle (si je n'avais pu avoir que des grippes, je n'aurais pas pris le monde médical... en grippe).

Et dès la primaire il s'est manifesté par divers moyens théâtraux de mon fait pour montrer à tout le monde que ça me faisait chier d'être là (alors que j'y étais déjà moins que tout le monde). Qu'être assis à écouter un prof c'était un truc de nazes. Enfin, tout un tas de choses.
Mes problèmes scolaires n'étaient pas tant liés que ça à la logique scolaire qui n'est pas adaptée à des personnes comme nous, et même à 80% des enfants (à la louche, une grosse louche, basée sur mes années à bosser avec l'enfance, et quelques écrits de personnes qui ont saisi que le modèle éducatif est un modèle de propagande et non pas de connaissances). Non, même que j'avais tellement de facilités que j'étais dans les plus performants de mes classes alors que je n'écoutais pas en classe et que j'étais presque toujours dos au prof (cela dit, je bossais avec mes livres chez moi). Les problèmes TDA se manifestaient surtout dans le fait que j'étais incapable (et je le suis toujours, mais dans une moindre mesure) de correctement suivre des conversations avec les copains, c'est qu'il y avait toujours un autre truc à faire en même temps...

Pour les études supérieures, l'objet de ton intervention. Tu as les moyens d'y parvenir, simplement le modèle classique de rester en cours, prendre des notes, réviser,... bah ça ne fonctionne pas vraiment pour nous. Tout simplement parce qu'il demande une intense concentration, sur du très long terme.
Alors, ma stratégie n'a pas trop différée des années de primaire, collège et lycée : j'ai lu les bibliographies accessibles. On a toujours des références dans les manuels scolaires, comme dans les polycopiés des enseignants de fac. Et au pire, puisque l'enseignant n'a pas appris à faire son cours sans références, il y a toujours moyen de lui demander ses références pour nous renseigner à côté.
Donc, je prenais les plans du cours sur le semestre, les plans du cours de l'enseignant, et ensuite j'allais glaner autant d'infos et de bouquins sur le sujet avant de me lancer dans des lectures transversales de tout ça. J'avais une amie qui prenait tous les cours pour moi, je les photocopiais, et je réécrivais entièrement le cours (mémoire scripturale, mon doux et bel amour <3) pour pouvoir suivre un minimum ce qu'attendait l'enseignant.
Bon, comme j'ai passé une partie de ma fac à consommer de nombreux types de drogues et à jouer au tarot, je n'ai pas excellé comme auparavant, mais je n'ai jamais eu à m'en faire pour avoir mes années. J'étais dans les élèves moyens, et c'était très bien, on avait arrêté de me prendre pour un extra-terrestre capable de réussir un exercice sans avoir de notions de cet exercice. C'était cool. Pour le reste, j'étais toujours un extra-terrestre ^^
J'ai arrêté en Master 1 car mon président de jury a refusé que je passe mon année à l'étranger (je travaillais en Irlande) et que je ne revienne que pour les examens. Mais ça ne me manque pas, j'ai trouvé le monde du travail beaucoup plus épanouissant que les études. Et l'avantage est que chez les anglosaxons le niveau d'études n'a pas d'importance puisque faire des études ne donne pas de compétences pour le monde du travail.

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Re: Etudiants, souffrez-vous aussi du trouble du déficit de l'attention ? (TDA)

Message par Caesarius » 20 nov. 2017, 21:03

Je ne suis plus étudiants... depuis quelques mois seulement donc bon je donne mon avis quand même :)

@brumenocturne : d'après les symptômes que tu décris, je les ai tous mais je ne pense pas être atteint... ceci dit moi ce qui m'a gâché un peu toutes mes années d'étude, et qui risque de continuer si jamais je relâche mon attention, c'est l'alimentation et le stress.
D'ailleurs j'avais trouvé une solution juste pour pouvoir aller en cours: ne pas manger le matin et peu le soir, me réveiller et rester un peu comateux le matin pour pas que mon cerveau se mette à réfléchir ou alors lire toute la journée pendant les cours (pour occuper mon cerveau et qu'il ne me fasse pas des crises de stress pour rien vu qu'apparemment c'est inconscient). En gros, faire acte de présence et surtout ne pas commencer à écrire un traitre mot de ce que le prof dictait ou écrivait sinon j'étais malade toute la matinée.
Par contre je n'étais pas malade pendant les très gros examens, allez savoir pourquoi, et là par contre ce sont mes deux autres problème qui survenaient, le manque de concentration et de rigueur (attention?). C'était soit je rêvais soit je faisais à chaque fois une erreur (ou plusieurs) toute bête qui forcément coûte des points. Je me suis même déjà retrouvé en rattrapage à cause de ça (j'avais eu 3/20 ALORS que je savais tout faire...), c'était un devoir où la rigueur était hyper importante, j'avais même fait (je croyais...) très attention en relisant 3 fois chaque ligne. Résultat des courses : je m'étais trompé à la première variable... du coup tout le reste était faux...

Ne pas suivre 90% des cours et faire des bêtises pendants les examens ne m'a pas empêché d'avoir eu mon Master en ingénierie informatique, n'étant pas plus malin qu'un autre, je pense que ça dépend surtout de la formation que tu veux suivre, de ton affinité avec ce que tu veux faire et de ta fortitude mentale.

Sinon j'avais une petite astuce pour la procrastination :
- Tu fais un tout petit peu en écrivant une ou deux lignes pour la conclusion.
- Tu écris une ligne pour chaque paragraphe important les jours d'après.
- Tu fais l'intro (c'est le plus compliqué)
- Tu étoffes tant que tu en as le courage et rassemble le reste la veille...
Pour ma part j'ai jamais eu de note catastrophique avec ça... (bon après c'est pas un master de droit ni de philo que j'ai fait :) )

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