Un sexuel parle de 8 ans de vie avec un asexuel....

Pour les personnes impliquées dans un couple sexuel-asexuel, ayant besoin de soutien ou voulant partager.
daf75
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Un sexuel parle de 8 ans de vie avec un asexuel....

Message par daf75 » 27 nov. 2005, 11:37

Il y a des rencontres qui se font et d'autres qui ne se font pas vraiment.
Il y a des personnes qui aiment et d'autres qui ne peuvent plus aimer.
Il y a des personnes qui aiment le sexe et d'autres qui le détestent.
De ces 3 vérités toutes faites, j'ai (sans prétention) vécu le sens et mis en forme ces 3 constats.
J'aimerais parler d'un état dans lequel je suis depuis 2,5 ans et des conséquences de cet état suite à cette rencontre faîte le 01 novembre 1997... voilà donc plus de 8 ans... Une rencontre comme tout le monde désire, une rencontre comme tout le monde espère, imagine... tout simplement toucher du doigt un rêve. La magie d'une rencontre a çà de spectaculaire c'est qu'elle ne brille pas dès le premier jour. Mais c'est ce réel désir d'évolution harmonieuse qui en fait toute la beauté.
Mais pour que vous compreniez la situation d'aujourd'hui j'ai besoin d'en décrire le contexte. Je suis homosexuel et en assumais pleinement la reconnaissance depuis toujours. (J'ai 40 ans aujourd'hui). Installé, conscient des heurts que cette vie parfois peut réserver mais désireux de vivre tout simplement peu importe l'étiquette que les autres nous collent sur le dos. Conscient que l'amour n'a pas de prix, que l'amour si difficile à décrire peut revêtir toutes les formes. Partant du principe que les résultats ne viennent jamais sans efforts, mais également d'accepter les bagages de "l'autre" même si ceux-ci sont difficiles à déplacer. J'étais loin de me douter il y a 8 que la vie qui allait se présenter à moi allait être bien différente de cet équilibre que j'avais mis tant de temps à trouver. Bien trop compliquée car trop ancrée dans des non-dits, des gestes qui ne trompent pas et des blocages insurmontables.
Ce garçon que j'ai rencontré avait tout... sentait le bonheur, la vie qui ne pouvait que briller... la rencontre fut merveilleuse comme on peut se l'imaginer, comme vous l'aviez déjà compris plus haut. Alors, on ferme les yeux sur certaines choses de peur que cette vie vous échappe, qu'elle ne se représente pas.
L'essentiel du forum porte sur l'asexualité, il est temps d'en parler et de s'éloigner un temps de ce romantisme absurde de la vraie vie "amoureuse" sans sexe que la plupart des internautes de ce site pronent comme état, celle qui équilibre. Je ne juge plus si cela est bien ou mal, si cela est ou n'est pas condamnable... je sais maintenant que je paye le prix fort de trop d'espoirs. Je rapporte un extrait de ma vie, celle d'un garçon sexuel qui a vécu 8 ans avec un asexuel... et qui ne l'oubliera jamais. Tôt ou tard la nature vous rappelle à l'ordre... elle vient sournoisement vous rappeler qui vous êtes, ce que réllement votre corps désire, ce dont il a besoin pour avancer vers plus de sérenité. Vers plus de confiance.
Ces 8 années se sont réparties en 4 périodes... la rencontre... la vie de couple au quotidien... la prise de conscience... La décision d'éloignement.
(de ce que je vais écrire, j'espère ne pas décourager, ni angoisser certains qui portent beaucoup d'espoirs dans une vraie rencontre). Vous pouvez faire cette rencontre tant espérée..; vous pouvez toucher du doigt de vie partagée même si vous êtes asexuel(le) et que votre chemin se confond avec un sexuel(le) Mais, il faut en connaître les travers, la douleur intense qui viendra unjour à vous... y faire face, et la regarder.
1ère partie : La rencontre....
Comme je disais précédemment, j'avais touché du doigt tous les garçons que je désirais, sans être un "performer addict" de sexe.. on peut dire que j'avais eu les expériences souhaitées. J'avais envie de poser mes bagages, et vivre des projets au dessus de la ceinture... Tout est arrivé ce jour du 01/11/97 vers 16h00... c'est lui que je rencontrais, lui qui se présentait à moi. J'ai tout de suite senti cette attirance vers un autre qui ne se caractérisait pas par la séduction évidente que trop de garçons (j'imagine que les filles vivent la même chose) mettent en oeuvre pour attirer la proie, la consommer, la jeter. Cette fois, c'était différent. Les jours qui ont suivi étaient aussi jolis que les rêves d'enfants... une vraie communication tout azimuth, des caresses physiques (et oui) des rapprochements de corps mais un détail systématiquement revenait à moi... l'acte très limité à des caresses était dans une briéveté.. qui ne m'a jamais fait croire à une asexualité mais plutôt comme à une réelle volonté de ne pas gaspiller ce qui s'offrait à nous deux. Aujourd'hui, (voilà seulement quelques mois) j'ai la révélation d'avoir fait souffrir un asexuel que je voulais sans le savoir tirer jusqu'à mes pratiques.
2ème partie :La vie au quotidien...
La vie a fait le reste, une harmonie intellectuelle indéniable... une parfaite fraternité amoureuse...dans laquelle nous nous sommes enfermés lui et moi..sans nous l'avouer... de peur que tout çà parte. Une vie commune au quotidien, des projets qui comblaient chaque instant, une joie de vivre sur nos visages, dans nos actes, dans nos dires. Rien ne pouvait changer. Lequel des deux selon vous a réduit sa sexualité à celle de l'autre... pour ne pas perdre cette vie harmonieuse.. le sexuel a la hauteur de l'asexuel ou l'asexuel qui s'est mis à la hauteur des désirs sexuels de son partenaire..... C'est moi, le sexuel, qui n'a plus rien demandé.. plus une caresses, plus un geste, plus rien... 6 ans au cours desquels je n'ai absolument pas senti le grain de peau de l'autre.. ni ma peau réagir au contact de l'autre peau. Tous nos projets suffisaient... l'amour y était. Je n'ai rien forcé.. et je pense que j'avais renoncé sans vraiment le savoir. L'équilibre était trouvé. Seul l'un le sentait consciemment. Pour ma part, rien ne me disait que j'allais sombrer dans une véritable dépression par manque de sexe...
3ème partie : La prise de conscience
Eté 2003, un évenement personnel m'oblige à m'éloigner outre atlantique et ce pendant plusieurs semaines... mon "autre" était loin, sans l'être vraiment. Les nouvelles technologies ont du bon.. de vous tenir près de "cet autre"... et puis une rencontre, un regard..un grain de peau qui réagit à un autre... un baiser, un corps qui en touche un autre... une nuit,, puis deux. Ma vie sexuelle renaissait. Je revivais.
Les retrouvailles après 3 semaines ont été les moments les plus difficiles à vivre car j'étais devant un dilemme.. celui de continuer d'aimer sans... sexe.
A ce stade, je ne savais pas que j'allais sombrer, glisser sans que rien puisse me ralentir..
On a toujours eu pour principe de parler lui et moi au moment ou les angoisses, les questions se présentent. Fin Aout 2003, la question de cette non relation sexuelle a été posée. Ce fut difficile pour lui, inconcevable pour moi d'avouer cette tromperie qui m'éloignait de lui.
Je ne voulais pas cesser d'aimer seulement pour des raisons corporelles... j'ai résisté des semaines entières... J'ai fini par consulter car je ne (mon entourage également ) ne me reconnaissais plus. A ce jour je suis toujours suivi car le suicide n'était pas loin... et l'amour dans tout çà ? C'est ce que je voulais garder à tout prix.
4ème partie : La décision d'éloignement...
J'ai décidé en Octobre 2005 de mettre fin à notre relation, notre union, notre complémentarité... Après plus de 107 (1/2 heure) chez 2 psys, après beaucoup, beaucoup de communication entre lui et moi... nous nous apercevons que cette vie en fait si différente devenait suicidaire (surtout pour moi). J'ai donc renoncé à une vie... mais pas celle d'une camaraderie. Je ne voulais pas prononcer ce mot, je ne l'ai jamais considéré comme malade, ni comme frustré.. j'ai compris que la vie d'un sexuel n'est pas vraiment compatible avec celle d'un (vrai) asexuel y compris en ayant la force de dire les choses. D'autres auraient supporté l'adultère. Je n'ai jamais mangé de ce pain. Le choix que j'ai fait est terrible et très conscient que la sexualité ne se décréte pas.. même si j'ai tenu 6 ans. J'aimerai vous dire asexuels que vous êtes... qu'il ne faut pas vous isoler (qu'il faut aller vers les sexuels) que la sexualité n'a rien de dégradant, d'avallisant ni de salissant.... c'est un besoin, que la nature exprime en vous. Et pour les sexuels qui voudraient croire que l'amour ne tient que sous forme de projets... de rires, de mots, de moments de vie.. vous vous trompez votre intimité vous caractérise aussi..... et c'est mieux ainsi.
J'ai raccourci tout ce que je voulais vous dire, vous transmettre.. je vous ai épargné des stratégies mises en place au début pour faire découvrir une sexualité à un asexuel.. je vous ai donc, de ce fait, épargné les échecs que j'ai essuyés.
Ecrivez- moi si vous désirez en savoir plus...
Bonne chance à vous.
Si vous connaissez une telle expérience, mettez moi en contact avec cette autre personne. Merci.
Florian.

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Message par Gianni » 27 nov. 2005, 12:54

Merci Florian pour ce témoignage.

Belle mais ô combien triste histoire !
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Message par Petite Fée » 27 nov. 2005, 12:54

Je trouve que c'est un très joli témoignage que tu nous a écrit.
Personnellement, je ne suis pas encore prete à faire partager mon expérience.
Voilà bonne journée et merci encore à toi.

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Message par Syd » 27 nov. 2005, 14:29

Bonjour Florian,
daf75 a écrit :J'aimerai vous dire asexuels que vous êtes... qu'il ne faut pas vous isoler (qu'il faut aller vers les sexuels) que la sexualité n'a rien de dégradant, d'avallisant ni de salissant.... c'est un besoin, que la nature exprime en vous.
Je sais bien que la sexualité n'a rien de dégradant ou d'avilissant (beaucoup me contrediraient là-dessus), mais c'est justement un besoin ne s'exprimant pas chez nous.
J'ai toujours pensé qu'entre un sexuel et un A, ça ne peut pas marcher (mais il y a des exemples du contraire). Ton histoire me le confirme :(

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Message par Eclora » 27 nov. 2005, 15:37

Syd a écrit :Bonjour Florian,
Daf75 a écrit : daf75 a écrit:
J'aimerai vous dire asexuels que vous êtes... qu'il ne faut pas vous isoler (qu'il faut aller vers les sexuels) que la sexualité n'a rien de dégradant, d'avallisant ni de salissant.... c'est un besoin, que la nature exprime en vous.
Je sais bien que la sexualité n'a rien de dégradant ou d'avilissant (beaucoup me contrediraient là-dessus), mais c'est justement un besoin ne s'exprimant pas chez nous.
Voilà la "nature" n'exprime pas ce besoin chez nous (c'est peut-être dû à un "défaut de fabrication" je sais pas :he?: :lol: :wink: ). (petite remarque : d'autres espèces évolués ne ressentent pas ce besoin elles non plus).
Daf75 a écrit :je vous ai épargné des stratégies mises en place au début pour faire découvrir une sexualité à un asexuel.. je vous ai donc, de ce fait, épargné les échecs que j'ai essuyés.
:non: pas bien les stratégies. Echecs pour toi et souffrances psychologiques pour l'autre, ça peut être destructeur pour les deux d'appliquer des stratégies).

Et quitte à en décevoir certains une relation heureuse A-S ne peut exister. C'est une différence trop importante pour "faire avec" sur du long terme.
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Message par Azerty » 27 nov. 2005, 20:40

Triste, triste, triste, triste histoire ! :(

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Message par lumina » 28 nov. 2005, 06:15

Azerty a écrit :Triste, triste, triste, triste histoire ! :(
c'est bien vrai ... ca m' a donné envie de pleurer :cry:
J'aime pas les ruptures en premier lieu mais celle là, je la trouve encore plus triste .... Peut être car ça m'ote les espoirs que je pouvais avoir...

Mais c'est vrai, il faut être réaliste: aussi bien que c'est stupide pour un sexuel de penser que " ca passera avec le temps" , ce n'est pas bien intelligent non plus pour un asexuel de penser que " il s'y fera avec le temps"... :roll:
C'est vraiment vraiment triste parfois la vie ... :(

Image à toi au fait ! ^_^
~ Lumina ~

"It takes a lot of courage to grow up and be who you really are." (EE Cummings)

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Message par Gianni » 28 nov. 2005, 23:50

Une question me taraude l'esprit depuis que j'ai lu ton message :

Tu dis ne pas vouloir être infidèle, et c'est tout à ton honneur !

Mais, qu'aurait pensé ton copain ? Dans mes relations avec des A, c'est moi qui ai fait des efforts pour devenir un "semblant" de sexuel. Cependant, je sais qu'à long terme je n'aurais pas pu "assurer". Dans le cas d'une relation aussi complice que la tienne et de ton ex, je sais que j'aurais accepté les infidélités, même au risque d'une grande souffrance...

car cette souffrance serait moindre que de perdre la complicité, l'amour...
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Un petit oiseau, un petit poisson s'aimaient d'Amour tendre

Message par Naibed » 30 nov. 2005, 16:17

daf75 a écrit : La magie d'une rencontre a çà de spectaculaire c'est qu'elle ne brille pas dès le premier jour. Mais c'est ce réel désir d'évolution harmonieuse qui en fait toute la beauté.
(c'est beau)
daf75 a écrit :Ce garçon que j'ai rencontré avait tout... sentait le bonheur, la vie qui ne pouvait que briller... la rencontre fut merveilleuse comme on peut se l'imaginer,
Ah bah oui ! et je parierais même que vous avez oublié l'essentiel : il est très intelligent, non ?
daf75 a écrit :comme vous l'aviez déjà compris plus haut. Alors, on ferme les yeux sur certaines choses de peur que cette vie vous échappe, qu'elle ne se représente pas.
Bah ! Juliette Greco vous l'aurait bien chanté. Si vous êtes un petit oiseau qui aimez un petit poisson d'amour tendre.. Difficile de savoir comment s'y prendre hein ? Sauf à pouvoir changer "Des plumes en écailles", "Des ailes en chandail" ou "Des algues en paille"...
daf75 a écrit :L'essentiel du forum porte sur l'asexualité, il est temps d'en parler et de s'éloigner un temps de ce romantisme absurde de la vraie vie "amoureuse" sans sexe que la plupart des internautes de ce site pronent comme état, celle qui équilibre.
Le problème dépasse même le cadre S/Non-S (ou A). Je répugne un peu à en parler, mais je fais pour l'instant l'objet d'un véritable culte (le mot n'est pas trop fort) de la part d'une personne de mon sexe. Nulle trace d'asexualité là-dedans donc : je suis, depuis près de trente ans, sexuée de l'extrémité de mes cheveux jusqu'à la pointe de mes orteils, ..mais j'aime les hommes.
J'aurais pourtant mauvaise grâce à faire la fine bouche: elle est belle, grande, spirituelle, elle a beaucoup de classe, et surtout elle est (très) intelligente, ce qui m'a séduit plus que tout chez elle. Et qui me trouble profondément (comme je le dis toujours : "L'intelligence EST érotique").
Je passe sur les bisous sournois qui commencent à mi-joue et qui dérapent pour atterrir au coin des lèvres (les miennes, donc), et ce genre de choses, qui font que, sans qu'elle se soit vraiment "déclarée", j'ai acquis la certitude que les choses sont bien telles que je les énonce ici.
daf75 a écrit :Je ne juge plus si cela est bien ou mal, si cela est ou n'est pas condamnable...
Bien sûr que non ! On est bien dans le domaine du désir, c'est-à-dire bien au-delà du bien et du mal..
Et l'amour (je vais mettre "L'Amour" pour faire plaisir à certains ici) n'épargne pas les gens qui ont des identités sexuelles différentes.
Malheureusement...
daf75 a écrit :je sais maintenant que je paye le prix fort de trop d'espoirs.[...]Ces 8 années se sont réparties en 4 périodes... la rencontre... la vie de couple au quotidien... la prise de conscience... La décision d'éloignement.
Vous avez toute ma compassion ...et réveillé toute ma vigilance: je pense que je vais y regarder à deux fois avant de m'enfermer dans une idylle amoureuse pour laquelle je ne suis pas vraiment faite, et qui ne pourrait s'annoncer que comme frustrante à long terme.
daf75 a écrit :J'avais envie de poser mes bagages, et vivre des projets au dessus de la ceinture...
La sexualité (la vraie, celle digne de ce nom, celle qui se partage à deux) se passe toujours au-dessus et en dessous de la ceinture..

La sexualité peut être très physique, et, dans le même temps, atteindre à des sommets de spiritualité inimaginables. On peut à la fois s'enivrer de sensations et d'odeurs très physiques, très corporelles, très intimes et communier avec l'autre dans l'esprit autant que dans la jouissance..
A l'inverse, certaines extases spirituelles extraordinaires (relire Sainte Thérèse d'Avila) peuvent avoir des aspects physiques qui en le sont pas moins (certaines descriptions que fait Sainte Thérèse de ses extases sont étonnamment précises (et pas à mettre dans toutes les mains), notamment, quand elle « recevait » Jésus en elle.
daf75 a écrit :Aujourd'hui, (voilà seulement quelques mois) j'ai la révélation d'avoir fait souffrir un asexuel que je voulais sans le savoir tirer jusqu'à mes pratiques.
..sauf que les choses sont fort égales: l'A fait autant souffrir le (la) S par l'abstinence qu'il lui impose que l'inverse (je dis ça pour Eclora ;-)).
Bref, tout le monde fait souffrir tout le monde.. même si c'est souvent involontairement.
daf75 a écrit :2ème partie :La vie au quotidien...
La vie a fait le reste, une harmonie intellectuelle indéniable... [...] C'est moi, le sexuel, qui n'a plus rien demandé.. plus une caresses, plus un geste, plus rien... 6 ans au cours desquels je n'ai absolument pas senti le grain de peau de l'autre.. ni ma peau réagir au contact de l'autre peau.
Dans les communions extatiques dont je parlais plus haut, Sainte Thérèse d'Avila "sentait" le Seigneur au travers de ses prières. Mais c'est peut-être le paradoxe: le Seigneur désincarné s'incarnait en elle quand elle devenait l'«épouse de Jésus-Christ» (ce ne semblait pas être une métaphore purement mystique). Vous, vous aviez "le Seigneur" à côté de vous. A la fois trop proche et pas assez lointain. Enfin, jdçjdr...
daf75 a écrit :.. et puis une rencontre, un regard.. un grain de peau qui réagit à un autre... un baiser, un corps qui en touche un autre...
Mmmmhhhh.... :-)
daf75 a écrit :une nuit,, puis deux. Ma vie sexuelle renaissait. Je revivais.
Ah bah oui ! ...avoir passé autant de temps sous l'eau, quel plaisir de voler, pour un petit oiseau...
daf75 a écrit :Les retrouvailles après 3 semaines ont été les moments les plus difficiles à vivre car j'étais devant un dilemme.. celui de continuer
d'aimer sans... sexe [...]
On a toujours eu pour principe de parler lui et moi
Bon principe : la communication est une pratique importante, voire vitale.. Mais elle ne dispense pas du choix, de la décision.
daf75 a écrit :[...]inconcevable pour moi d'avouer cette tromperie qui m'éloignait de lui. [...] je (mon entourage également ) ne me reconnaissais plus [...] le suicide n'était pas loin...
Comme quoi, suffit pas d'avoir de bons principes : encore faut-il les appliquer : il fallait évidemment lui parler de cette "tromperie" (qui, AMA, n'en était pas une), et tenter d'en débattre sereinement. En lui expliquant en quoi cet appel d'air, cette relation sexuelle était devenue vitale pour vous (au sens propre comme au sens figuré). Et pour cela, il fallait d'abord accepter vous-même le fait.
daf75 a écrit :et l'amour dans tout çà ? C'est ce que je voulais garder à tout prix.
Votre vie vaut bien plus que l'amour. Même avec un grand A. Définitivement !
daf75 a écrit :4ème partie : La décision d'éloignement...
[...] nous nous apercevons que cette vie en fait si différente devenait suicidaire (surtout pour moi). J'ai donc [...] je ne l'ai jamais considéré comme malade, ni comme frustré.. j'ai compris que la vie d'un sexuel n'est pas vraiment compatible avec celle d'un (vrai) asexuel y compris en ayant la force de dire les choses.
Mutatis mutandis, ce que vous dites vaut aussi pour deux sexualités différentes. Raison pour laquelle je vais probablement mettre un terme au développement de cette idylle naissante avec mon amie homosexuelle. Non tant parce que je me définis comme hétérosexuelle (je pense qu'au début de ma vie sexuelle , je devais avoir un fond de bisexualité, qui aurait pu aider à concrétiser la relation), mais parce que des (dizaines d')années de pratique sexuelle ont en quelque sorte "forgé" mon identité hétérosexuelle, et qu'une relation sexuelle qui ne se terminerait pas par la pénétration en point d'orgue, finirait, à force, par me sembler insupportable.
daf75 a écrit :D'autres auraient supporté l'adultère. Je n'ai jamais mangé de ce pain.


L'adultère (surtout celui de la femme) était souvent considéré comme un crime dans les sociétés patriarcales traditionnelles, où la femme était, en quelque sorte, la propriété du mari, et où il était important que les enfants ne soient pas de pères différents. Comme ça se passe encore aujourd'hui dans des sociétés, où des femmes, particulièrement, sont victimes, tous les jours, de lapidation, de crimes dits "d'honneur", etc..

Le choix du mot "adultère", au sens de tromperie de la vie conjugale, prête un peu à sourire dans une relation homosexuelle. Mais bon, on comprend que vous parlez d'infidélité, et que vous avez cherché à rendre plus percutant ce mot "infidélité" . Mais ce choix n'est pas innocent: il montre bien, par ricochet, le poids écrasant de la tradition judéo-chrétienne qui peut étouffer l'individu, même celui dont on pourrait croire, a priori, que l'orientation sexuelle homosexuelle assumée l'affranchirait du cadre conventionnel de la relation hétérosexuelle classique, celle de la chasteté du couple pratiquant l'acte de reproduction dans les liens sacrés du mariage..

La fidélité traditionnelle, au sens de chasteté forcée en dehors du cadre du couple, couple sacralisé comme entité intouchable et éternelle, a
pourtant été balayée par la révolution sexuelle due au féminisme des années '60.
La fidélité moderne, dans un couple moderne, est devenue une fidélité d'engagement. Une fidélité aux engagements contractés, une forme de contrat moral négocié entre individus adultes, responsables et consentants, et rien de plus. Contrat moral dont le contenu et l'étendue se définit entre parties, suivant l'idée (si possible commune) qu'elle se font de ce couple. Idée qui peut être, à tout moment, remis en cause par l'une d'elles (1).

(1) le couple moderne, selon l'analyse féministe, ne saurait encore être cette entité intangible, intemporelle, enfermante qui écrase et étouffe les individus qui en font partie. Le couple moderne n'est plus "coulé dans le bronze" pour la vie: il peut se faire, se défaire, se refaire autrement, comme dans les familles recomposées, et c'est très bien. Rien de plus effroyable qu'un "couple-pour-la-vie", dont les individus se déchirent, ou dont l'un se retrouverait "à la merci" de l'autre, au point d'envisager la violence ou le suicide..
Hélas, je constate que ce couple archaïque, reliquat d'une période patriarcale et religieuse révolue, tend à reprendre vigueur, et notamment là où on l'attendait le moins, chez un certain nombre de couples homosexuels. A côté de l'image de l'homosexuel artiste, "branché", moderne, décomplexé, on trouve maintenant bien souvent une image beaucoup plus traditionaliste, voire carrémant neo-conservatrice, où des homosexuels s'évertuent à revêtir les anciens oripeaux sacralisés du couple hétérosexuel traditionnel. D'où l'engouement pour des institutions vieillottes comme le mariage, en Belgique.

(2) Et que c'est bien ça (la libération de l'individu de cet enfermement intenable de la chasteté à l'intérieur du "cou-couple" traditionnel) le sens profond de la révolution sexuelle due au féminisme des années '60. Bien plus encore que le fait, pour chaque individu, de devenir enfin libre de concevoir ou non, où d'adopter l'identité sexuelle qui lui convient : hétéro, homo, bi, ou asexuelle. A quoi rimerait cette liberté individuelle, si c'est pour l'enfermer dans le cadre étroit et rigide du couple traditionnel, même étendu selon l'identité sexuelle des individus ?


Je pense donc, au contraire, que pour l'individu réellement moderne, il ne devrait pas y avoir de tabous. Et qu'on doit toujours aborder la question sexuelle. Et le faire de façon franche, ouverte, sans tabous et sans oeillères.

Et je pense qu'une relation entre un individu asexuel et un individu sexuel n'est tenable que pour autant que ce dernier puisse aller chercher ailleurs ce qui lui est refusé dans la relation..
daf75 a écrit : la sexualité ne se décrète pas..
Hélas..
daf75 a écrit : la sexualité n'a rien de dégradant, d’avilissant ni de salissant .... c'est un besoin, que la nature exprime en vous.
Absolument ! Et ceci, il faut le dire et le redire !

La sexualité peut être très physique, et, dans le même temps, si elle est pratiquée avec amour, atteindre à des sommets de spiritualité inimaginables On peut à la fois s'enivrer de sensations physiques, au milieu d'odeurs de foutre, de musc, de sécrétions vaginales, et j'en passe.. et communier de toute la force de son esprit avec celui de la personne aimée. C'est sans doute un de ses aspects les plus incroyables, cette communion du physique et du psychique, quand elle se produit ! Et, comme vous le dites très bien, ça n'a rien de dégradant, d’avilissant ni de salissant
daf75 a écrit :Et pour les sexuels qui voudraient croire que l'amour ne tient que sous forme de projets... de rires, de mots, de moments de vie.. vous vous trompez votre intimité vous caractérise aussi..... et c'est mieux ainsi.

Je ne sais pas si c'est mieux ainsi. Mais c'est en tout cas indissolublement lié. Et il convient d'en tenir compte. Dans tous les cas de figure.
N
--
Ici il y avait une signature cool

Peace of mind
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Re: Un petit oiseau, un petit poisson s'aimaient d'Amour ten

Message par Peace of mind » 07 déc. 2005, 16:51

Naibed a écrit : . Raison pour laquelle je vais probablement mettre un terme au développement de cette idylle naissante avec mon amie homosexuelle. Non tant parce que je me définis comme hétérosexuelle (, mais parce que des (dizaines d')années de pratique sexuelle ont en quelque sorte "forgé" mon identité hétérosexuelle, et qu'une relation sexuelle qui ne se terminerait pas par la pénétration en point d'orgue, finirait, à force, par sembler insupportable.
bcp de choses a répondre sur ce long post de réponse...mais je m'en tiendrais a cela:
ok tu te sens hétéro mais tu ne peux en aucun cas juger la relation homo comme insupportable sans pénétration, sans l'avoir vécu et testé....

Soit tu as des sentiments et du désir pour cette personne soit non.
Dans le 1er cas, puisqu'il y a Amour, il y a aussi cette "exaltation", ce "trip fantastique et extatique" dont tu parles lors de relations hétéro...

Bref, la relation sexuelle est au delà de la pénétration et tu te contredis en disant qu'elle peut être "une expérience spirituelle" et qu'elle deviendrait "insupportable" dans une relation homo...
C'est bien au delà du pur physique non?c'est bien ce que j'ai compris?
Alors ds une relation homo, c'est idem et le- ou plutôt LES- points d'orgues sont aussi forts que ds une relation hétéro.

Et d'ailleurs...les points d'orgue peuvent aussi exister dans une relation A: la communion peut être forte sans être purement charnelle et un effleurement,une simple caresse sur la main, un baiser sur la joue peut aussi apporter a l'un et a l'autre tout ce qu'il attend pour être au comble du bonheur...

Voilà.Je suis pas ste thérése,je baise pas avec jésus et je ne me faispas de trip sur le seigneur, je suis avant tout humaine et je ne compare pas ma vie en attendant un réveil spirituel comparable a tout les saints de cette terre...

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Un petit oiseau, un petit poisson s'aimaient d'Amour tendre

Message par Naibed » 08 déc. 2005, 02:34

Peace of mind a écrit :
Naibed a écrit : Raison pour laquelle je vais probablement mettre un terme au développement de cette idylle naissante avec mon amie homosexuelle. Non tant parce que je me définis comme hétérosexuelle (mais parce que des (dizaines d')années de pratique sexuelle ont en quelque sorte "forgé" mon identité hétérosexuelle, et qu'une relation sexuelle qui ne se terminerait pas par la pénétration en point d'orgue, finirait, à force, par [me] sembler insupportable.
bcp de choses a répondre sur ce long post de réponse...mais je m'en tiendrais a cela:
ok tu te sens hétéro mais tu ne peux en aucun cas juger la relation homo comme insupportable sans pénétration, sans l'avoir vécu et testé....
Avant tout, soyons bien clair : il ne s'agit aucunement pour moi de porter un quelconque jugement sur la qualité d'une relation homosexuelle, quelle qu'elle soit, avec ou sans pénétration. Je pense que tout est affaire de cas d'espèce, et d'historique dans le vécu de chacun des deux partenaires.

Ici, je parlais de mon vécu particulier à moi, pour donner un exemple; mais sans aucune volonté de généraliser quoi que ce soit. Je l'ai narrée parce que certains détails de cette rencontre peuvent être mis en parallèle avec l'expérience de daf75 dans «Un sexuel parle de 8 ans de vie avec un asexuel....» , et que ça entrait en résonance avec mon propre vécu.

Au-delà des détails, heu.. disons "techniques" propres à mon cas particulier, ce qui est susceptible d'une certaine généralisation, ama, c'est que si notre identité sexuelle n'est souvent pas parfaitement définie, lorsqu'on est jeune (au point qu'il puisse y avoir certaines réversibilité), elle se renforce généralement avec le temps, dans un sens ou dans un autre (peut importe lequel d'ailleurs : ça peut aussi être l'asexualité) et cesse souvent, à partir d'un certain âge, délai ou que sais-je, ..d'être réversible.

Et que si deux individus A et B se sont finalement forgé des identité X et Y différentes, il va devenir très difficile, même s'ils sont attirés l'un par l'autre, de passer outre, même si A, étant jeune, pouvait balancer entre X et Y. Car souvent, avec le temps s'installe une prévalence difficilement réversible.

C'était surtout sur ce point que je voulais insister.

Le reste, c-à-d la façon dont je "fonctionne" moi dans ma propre sexualité, par contre, n'est qu'une occurrence particulière parmi d'autres dans l'éventail des identités sexuelles, avec leurs innombrables variantes.
Peace of mind a écrit :Soit tu as des sentiments et du désir pour cette personne soit non.
Dans le 1er cas, puisqu'il y a Amour, il y a aussi cette "exaltation", ce "trip fantastique et extatique" dont tu parles lors de relations hétéro...
Je crois que c'est parfaitement possible, en effet, dans toute forme de relation sexuelle.
Peace of mind a écrit :Bref, la relation sexuelle est au delà de la pénétration et tu te contredis en disant qu'elle peut être "une expérience spirituelle" et qu'elle deviendrait "insupportable" dans une relation homo...
Attention : je n'ai pas dit qu'elle deviendrait "insupportable" dans *une* relation homo. J'ai essayé de dire que, dans mon cas-à-moi-que-je-suis (qui peut être très particulier, et dont je ne suis en rien responsable), passé un certain seuil d'excitation, il y a comme une forme d'emballement, de réaction en chaîne, et que j'ai alors absolument besoin d'être pénétrée (je suis vaginale au moins autant que je suis clitoridienne, sinon beaucoup plus (ce qui est déjà une particularité peu courante)). Si ça m'arrive, et que je ne suis pas bien baisée, je peux être (involontairement) violente, sans m'en rendre compte. Il m'est par exemple arrivé plusieurs fois de mordre un amant à l'épaule parce qu'il m'avait excité au delà d'un certain seuil, et qu'il ne pouvait plus « m'honorer » (on avait fait l'amour plusieurs fois de suite avant).

Il faut bien comprendre que cette "méchanceté" n'est est pas vraiment une et n'est en aucun cas volontaire. C'est une forme de réaction animale et parfois violente que je peux avoir dans des cas de besoin extrême, et dont je ne suis pas consciente au moment de l'acte. (Même si je peux être affreusement gênée, quand je sors en quelque sorte "de mon trip" et que je constate par après ce que j'ai fait)
Peace of mind a écrit :C'est bien au delà du pur physique non?c'est bien ce que j'ai compris?
Oui. ..jusqu'à un certain moment et jusqu'à un certain point. Cette expérience peut, par exemple, en l'absence de la personne que je désire, se traduire par une forme de ressenti quasi mystique, et durer plusieurs heures comme plusieurs jours. Je suis alors un vrai morceau d'amadou capable de s'embraser à la moindre étincelle. Et si ça se produit, c'est l'emballement : l'expérience, même si elle est purement spirituelle au départ, se double alors (et parfois brusquement) d'une forme de besoin de communion physique d'une urgence extraordinaire, immédiate, irrépressible.. (c'est le moment où je suis la plus dangereuse, si je ne suis pas pénétrée).

Enfin. Hem ! valà valàà.. :oops: :oops:

Peace of mind a écrit :Alors ds une relation homo, c'est idem et le- ou plutôt LES- points d'orgues sont aussi forts que ds une relation hétéro.
Peut-être. Je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas exister entre deux hommes, par exemple.

Ceci dit, quelle que soit l'identité sexuelle, le genre de comportement paroxystique dont je jouis/souffre doit quand même (et heureusement) être assez rare. Car il entraîne aussi des inconvénients qui sont loin d'être négligeables. D'ailleurs, même si ça prête à sourire, dans la réalité, ce n'est pas si facile d'en parler. Il se trouve que je suis arrivée à en parler à mon amie, il y a seulement deux jours (notre histoire a démarré il y a un peu plus d'un mois, et finissait par m'empêcher de dormir. Il fallait qu'elle connaisse les risques qu'elle court si elle entame une relation sexuelle avec moi).
Peace of mind a écrit :Et d'ailleurs...les points d'orgue peuvent aussi exister dans une relation A: la communion peut être forte sans être purement charnelle et un effleurement,une simple caresse sur la main, un baiser sur la joue peut aussi apporter a l'un et a l'autre tout ce qu'il attend pour être au comble du bonheur...
Ben oui. Il y a sûrement trente-six façons de connaître des points d'orgue. Et je ne prétend aucunement que la mienne soit meilleure qu'une autre.. au contraire ! :-)
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Ici il y avait une signature cool

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Angel.A
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Message par Angel.A » 09 juin 2006, 20:45

Naibed a écrit :Bah ! Juliette Greco vous l'aurait bien chanté. Si vous êtes un petit oiseau qui aimez un petit poisson d'amour tendre.. Difficile de savoir comment s'y prendre hein ? Sauf à pouvoir changer "Des plumes en écailles", "Des ailes en chandail" ou "Des algues en paille"...
Comme le dit si bien la chanson, je fais souvent cette métaphore pour expliquer la relation A-nonA...c'est comme quelqu'un qui est toujours dans sa vie aquatique qui aime quelqu'un d'autre qui vole deja de ses propres ailes :(

les oiseaux de meme plumage volent ensemble :)
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kinou
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Message par kinou » 09 juin 2006, 21:47

Supprimé par l'auteur - désolé pour la lecture.
Modifié en dernier par kinou le 28 oct. 2014, 20:45, modifié 1 fois.
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pouyin
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4 ans....4 ans...mais je ne me diagnostique pas

Message par pouyin » 25 sept. 2006, 07:06

bonjour a tous....voila..je me presente,je m'apel damien,j'ai 22 ans,et je suis tombé sur votre site,par inquietude sur ma sexualité,voila...donc rentrons dans le vif,j'ai eu mes premier rapport sexuel assez jeunes,voir tres,raplons que je suis quelqun de tres peu confiant,je ne mestime pas du tout,je suis anorexique egalement,juste pour situé le personnage,jy reviendrai apres,donc parlons de mes premier rapport,ma premiere exp fu avec un garcon,un pouce plus vieu que moi,tres exiter de l'embrassé,vraiment tres,puis lors du passage a lact,absolument plus de desire,et une erection casi inexistante,inexistante disons,apres mainte et mainte tentative,jamais parvenu a une erection,et un plaisir quelquoncque pendant l'act,absolument rien,juste me contentant de satisfaire l'autre,sans aucune exitation,puis rebelote,une autre relation amoureuse,tres passionelle,beaucoup d'amour mais coté sex,l'horeure,aucun plaisir aucun desir et aucune exitation,rien rien,le vide total..comme une "froideur" face a l'act,vraiment,un bloc de beton dans le ventre,presque un refus,voir meme un degout,je ne sais pas,puis nous voici a nos jour...une nouvelle relation qui dure depuis 4 ans,un garcon que j'aime,avec qui j'habite,ma vie entiere est cosntruite autour de lui,on est similaire en tt point,un bonheure total et plus que fraternel...fusionel....certain nous pense frere,on se resemble sois disant,bref,mais niveau sexualité...au debut,j'arrivais a prendre sur moi et pour lui faire plaisir,car c le mot,j'arrivais a lui faire l'amour tt les jours ou presque,sans aucun desire,mais juste une delivrance,d'avoir accompli mon "travail",j'ai joui,il a joui,c bon...on peu dormir,au fil du temp,car comme tt le monde le sais,les debuts de relation sont dure et l'on veu paraitre au mieu,j'ai finis par diminué sensiblement ma cadence,limite point mort,1 fois par mois et entre deux porte,pour entretenir quoi....j'ai tt de meme eu sans mentir,4 ou 5 fois en 4 ans,un certain desire et/ou plaisir pendant l'act,mais plutot comme un " l'apetit vien en mangean",et donc voila,je voudrai revenir au debut de ma petite histoire,je suis quelqu'un qui pert facilement confiance en lui,qui se haie profondement,j'ai pensé que mon "blocage sexuel pouvait resulté d'une perte total de confiance sur ce sujet,ayant beaucoup d'echec,du toujours a mon probleme d'image,j'aurai pu prendre l'habitude de "raté"...comme je vous l'ai di,je suis anorexique,preuve d'une rejet certain de moi meme,et de mon corp egalement,je ne suporte pas trop que l'on me touche sans doute par inaceptation,je n'arrive pas a m'oublier dans l'act,je me visualise trop,et comme je me deteste,cala n'arange rien,je ne me sens pas a la hauteur de l'act ( je supose,je crois,jessai de trouver une reponse....)rapelons et c la que ca comfirmerais un peu ma these de soucis d'estime plus qu'une asexualité,je peu rensentir une atirance,lors dun chat erotique,reelement,une exitation tres forte meme,c parfois le seul moyen que j'ai d'avoir une vie sexuel,cela pourait confirmer le faite que je ne me sens pas encor une fois a la hauteur et prefere un act virtuelle et denué de performance ou de ma personne,juste un fantasme,un trip cerebral.......mais le point sur lequel je voudrai revenir,c que ma premiere fois,javais un desire tres fort pour ce garcon,vraiment,mais arrivé a l'act,plus rien,mais rien du tout,et ce,a chaque fois,mais l'anti these fais que,voir un sex d'homme mexite plus en virtuel qu'en reel,voyez un peu......est-ce un probleme d'estime,ou une asexualité,je ne sais,ya t'il des degrets d'asexualité??? aidez moi.........
bisous a tous et merci de m'avoir lu....
damien

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Gianni
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Message par Gianni » 25 sept. 2006, 22:18

Damien, je te réponds par mp
Le sexe, c'est la rencontre de deux corps. Le bonheur, c'est la rencontre de deux personnes. [Hervé Desbois]
Notre ville: http://asexuellecity.miniville.fr/env

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