Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Vous avez écrit un poème, une histoire ? Vous dessinez, ou bien encore créez de la musique ? Venez, et faites-nous partager vos oeuvres d'art !
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Sleepless Knight
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Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Message par Sleepless Knight » 20 févr. 2017, 08:01

Coucou, mes amis.
Voilà le nouveau thème pour la seconde édition du Q-KIGE !
Un petit rappel des règles:
-Le but est d'écrire en fonction d'un thème proposé. Tous est accepté tant que c'est inspiré du thème
-Vous ne devez pas dépasser les 1000 mots (les histoires de mille et un mots sont acceptées :p).
-Un thème reste d'actualité pendant 2 semaines.
-Tout le monde peut participer ! À vrai dire, tout le monde est invité à la faire.

Bien sûr, ce topic n'échappe pas à la charte du forum :).

Le nouveau thème est: "Et soudain, une musique retentit".


Si vous avez des questions, posez les ici: viewtopic.php?f=15&t=7809
J'espère que le thème est à votre goût, si vous avez des suggestions pour des futures Q-KIGE n'hésitez pas à me les envoyer par MP.
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Re: Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Message par Baelfire » 20 févr. 2017, 19:22

Et soudain une musique retentit…Celle qui sonnait mon glas

« Pardonne-moi mes péchés et accueille-moi dans ton royaume »

J’avais chanté cette dernière phrase avec toute la puissance qui me restait. Jusqu’à en perdre haleine, jusqu’à ce que mes poumons soient en feu, jusqu’à ce que la douleur soit concrète, « soignable » . Et surtout pour qu’elle puisse n’appartenir qu’à moi. Pas à toi. Mon micro casque –je l’aurais-juré en avait vibré. Ce micro casque couleur chair encré à ma bouche et à mon oreille comme une seconde peau. Ou peut-être la première.

Je ne savais plus…

4 ans. Dire que j’ai sué sang et eau pendant tout ce temps pour devenir toi n’est pas une simple expression. Moi qui était rondouillet je me suis amaigri sous le poids de l’anxiété. L’anxiété de ne pas arriver à être toi et d’être un mauvais artiste qui ferait foirer le spectacle. J’ai obtenu ta silhouette. Je n’ai pas pris un seul jour de congé hantant, tel le fantôme de l’opéra, les lieux de répétition. Mon teint est devenu pâle et mes joues ce sont creusées…comme les tiennes.

J’ai gagné en puissance de voix, je me suis entraîné tous les jours pour obtenir ton timbre éraillé. J’ai superbement ignoré les coups de balai au sol de la voisine du 2ème. Celle qui s’amuse à effrayer les occupantes du 3ème avec des histoires de fantôme. Ironie du sort elle ne savait pas qu’au rez de chaussée je m’imprégnais d’un spectre : toi. Jusqu’à m’en oublier moi.

Mes genoux sont rouges d’écorchures et jonchés de bleus parce que j’ai appris à tomber sous le coups de bâton des plus forts, à me traîner pour essayer, maladroitement, de me relever ensuite. Misérable bagnard ! J’ai supplié aussi. J’ai hurlé, j’ai crié, pleuré à l’injustice, je me suis rompu l’échine à transporter Marius sur mon dos après l’attaque des barricades.

No pain no gain !

J’ai recueilli le dernier souffle de Fantine, petite créature morte dans la misère. Trop belle et trop douce pour ce monde là. Tu m’as fait lui jurer que je prendrais soin de sa petite Causette. Et je suis mort seul, incompris, sans gratitude de personne. Comme tu l’as décidé.

Et la foule t’adule, t’applaudit tandis que la dernière note meurt. Tu te courbes tu salues, mais le sourire…il ne vient pas. 4 ans que tu ne souris plus. Tu as perdu l'habitude. Je regarde mes amis engoncés aussi dans leurs personnages et hagards. Agressés par une lumière trop forte qui a surgit d'un coup après la pénombre. Dans un même mouvement nous nous prenons les mains et saluons...ensemble. Un papier jaune dépasse de la poche de mon costume. Ton passeport jaune ! Sans réfléchir je le brandis et le déchire en petits morceaux que la foule en délire recueille.

C’était la dernière représentation, le rideau va bientôt se refermer. Tout le monde se souviendra de toi à jamais. Tandis que moi, simple intermittent du spectacle, on m’aura oublié.

Et dire que tu n’as même pas existé toi ! Jean Valjean.

Les gens qui pensent que l'amour est plus important que l'argent devraient essayer de rembourser leur prêt immobilier avec de gros bisous.

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Re: Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Message par Hestia » 20 févr. 2017, 21:55

Et soudain une musique retentit ; celle qui me fait penser à toi.

A chaque fois que j’écoute cette musique, les mêmes questions me traversent l’esprit. Ses questions dont je ne trouverais jamais les réponses, du moins pas dans mon vivant. A chaque fois que je pense à toi je ressens cet absence, ce vide que ton départ à laisser dans notre vie. j’ignore à quoi tu ressemblerait aujourd’hui, ni quel serait ta personnalité. Aurions-nous pu être proches ? J’aurais voulu te connaître, j’aurais voulu que tu puisses découvrir ce monde dans lequel je vis.

C’est si absurde, diront certain, mais malgré tout, je me sens liée à toi. Parfois comme aujourd’hui ; alors que j’écoute cette musique, j’ai le sentiment que tu es là, que ton âme m’accompagne et me guide. Je ne sais pas à quoi tu ressemble, ni quel genre d’individu tu aurais pu devenir, mais je le sens au plus profond de moi, que j’aurais été heureuse de t’avoir dans ma vie. J’aurais tant voulu être la sœur que tu n’as pas eu, j’aurais voulu que tu puisses naître et recevoir l’amour de notre famille.

Cette musique raisonne dans mes oreilles, et c’est ton nom qui me vient à l’esprit ; toi qui aurait pu être mon frère, à moins que tu étais trans, qu’importe, je ne serrais jamais qui tu aurais pu être si tu avais vécu, mais je sais que j’aurais voulu que tu vives. La mélodie s’arrête, elle est arrivée au bout. Je devrais faire autre chose, mais je tiens à la réécouter. Entendre cette musique me fait penser à toi, penser à toi me donne la sensation que tu es quelque part près de moi.

Je ferme les yeux, essayant de t’imaginer, mais la seule image qui me vient à l’esprit c’est un nourrisson pourvu d’ailes. Il me regarde, et me tend ses mains, émue, je tends les miennes et quand nous entrâmes en contact, il disparu. Est-ce une illusion ? Est-ce mon imagination ? Ou serait-il possible que tu sois en moi ? Suis-je folle d’espérer une telle chose ? Je suis pensive face à mes interrogation, quand soudain, une musique retentit à mes oreilles. Celle du piano sur lequel papy joue sa partition favorite. Je l’écoute, et je pense à toi, le grand frère que je n’ai pas eu.
Si possible alternez entre l’accord féminin et le langage épicène lorsque vous me désignez à la 3ème personne.

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Re: Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Message par Aganve » 21 févr. 2017, 10:16

- Ecoute-moi !

Ca y est la voix reprenait de plus belle, j’avais l’impression d’être devenu complètement schizophrène. Qui pourrait bien encore me faire confiance ? Elle allait récidiver, m’ordonner, me sonner de lui obéir. Et cette fois, qu’allait-elle exiger de moi ? Comme d’habitude, je ne saurais pas lui résister. Je n’avais jamais su dire non aux autres. Comme le jour de mes dix ans… Nicolas. Cette petite teigne de Nicolas ! A 16 ans, il était déjà très fourbe, aujourd’hui, c’était un requin de la finance corrompu jusqu’aux os. Mon cousin avait pour ambition de devenir footballeur professionnel. S’il avait le physique de l’emploi, il n’en avait pas les capacités. C’en était d’ailleurs presque décevant. Comment pouvait-on afficher des pectoraux aussi structurés que les carreaux bien structurés d’une tablette de chocolat et s’essouffler au bout de trois foulées à vitesse moyenne ? Décevant, vous dis-je. Ce jour-là, ma mère avait jugé bon d’inviter toute la famille pour fêter mes 10 ans, ce qui était censé constituer un âge important dans mon évolution, même si je ne voyais là qu’une année de plus qui me rapprochait de toutes les contraintes des adultes comme devoir faire le ménage, la lessive, le repassage et surtout, surtout se lever tous les matins pour partir accomplir je ne sais quelle tâche, enfermé dans un bureau. A l’époque, je voyais cela comme une prison pour adultes et je croyais que cette prison était la norme. J’étais convaincu qu’après avoir quitté l’école, il fallait rejoindre un nouveau lieu appelé « bureau » et que l’on ne pouvait pas abandonner sous peine de mourir. Et j’avais si peur de mourir. Je n’avais pas fini mes dragibus et je ne voulais pas que ma petite sœur récupère ma collection de pogs (oui, à l’époque, nous jouions aux « pogs »). Et si personne ne voulait de moi là-haut, je ne voulais pas être obligé d’errer dans les nuages. Je ne savais pas voler et les rayons de soleil me brûleraient peut-être la peau et si je développais un cancer au ciel, qui me soignerait puisque je ne pourrais pas retourner à l’hôpital terrestre ? Enfin, je m’égare, je parlais de Nicolas. Nicolas pensait donc m’impressionner mais il tira si mal que le ballon vint percuter la fenêtre qui donnait sur les toilettes de la maison de ma grand-mère. Je me souviendrais toujours de la lueur machiavélique qui anima son regard.

- Reste ici, je reviens. Je vais voir si je trouve quelque chose pour au moins empêcher l’air de passer.
J’étais perplexe mais je restai immuable et attendis. Je n’eus d’ailleurs pas besoin d’attendre bien longtemps. Nicolas réapparut, la lueur maligne au fond de l’œil. Il me fixa bien droit dans les yeux et très vite, je compris ce qu’il avait fomenté.

- A 10 ans, on est res-pon-sa-bleeeee ! C’est malin ! Mais que va dire ton père ?!

J’écopai d’une interdiction de jeux de plein air pendant deux semaines et d’une confiscation de pogs pour 3 semaines. A partir de cette date, je ne fis plus confiance à personne. Ni à mes pairs, ni à mes parents. Plus personne. C’était donc cela être adulte ? Se laisser berner en beauté par un ado stupide de 16 ans ?

A cet instant, une musique retentit. Au début, la petite voix chuchotait sur fond de Beethoven, symphonie n°7 – deuxième mouvement allegretto. Je ne distinguais pas ce qu’elle me disait mais je sentais une peur indicible s’immiscer en moi. Un petit quart d’heure plus tard, la voix et sa musique avaient disparu. J’étais dans ma chambre, je ne savais même plus comment j’y étais retourné. Mon cerveau avait totalement occulté ce moment. Puis, tous les jours, à la même heure, j’entendais Beethoven toujours moins fort tandis que la petite voix se faisait chaque jour plus audible jusqu’au jour où elle me poussa à fuguer. Je quittai la maison pour la gare mais fus rattrapé par des agents de la police qui trouvait curieux qu’un enfant de 11 ans se promène tout seul dans une gare à 19h. La petite voix était devenue mon amie malgré moi. Je faisais tout ce qu’elle me demandait car je craignais qu’elle m’abandonne. Je passais de longues heures à recopier des citations de Camus sur une feuille sans jamais avoir ouvert ne serait-ce qu’un seul de ses livres, je répétais des mantras dans une langue inconnue, je passais des nuits blanches et me réveillais plein d’énergie le lendemain. Et puis, le jour de mes 15 ans, la petite voix me quitta. Cela m’attrista. Je cessai les lubies étranges qu’elles m’avaient dictées jusqu’ici mais un vide abyssal m’envahit. Je pouvais palper le gouffre béant à l’intérieur de mon corps et de mon esprit. Petit à petit, je fis le deuil de cette petite voix et réappris à vivre sans cette compagne.

Quinze ans plus tard, sur le chemin du retour, entre deux stations de métro, j’entendis de nouveau Beethoven. Je reconnus aussitôt la musique et pouvais même entendre les pas de la petite voix. Elle était de retour mais ce n’était plus comme avant. Je n’avais plus dix ans. J’avais un travail, des responsabilités, une montagne d’activités et des projets plein la tête. Plus les pas se rapprochaient, plus l’angoisse montait. Mes mains étaient moites, mon souffle court, mes jambes tremblantes. Soudain, je me retrouvais devant la porte de mon appartement. Comment étais-je arrivé là ? Comme autrefois, je ne m’en souvenais pas. La voix me parla longuement et je lui répondais en silence. Je ne pouvais pas jouer, ce n’était pas, plus un jeu. Je ne pouvais pas me plier à sa volonté. La conversation animée dura toute la nuit. J’avais arpenté les couloirs de mon appartement qui semblait avoir triplé de volume. La bouche pâteuse, le regard brouillé et les idées dérangées, je repartis le lendemain au travail en sommant la voix de se trouver un nouveau compagnon. Face à elle, j’avais la force d’un nourrisson.

- Tu vois, ce n’était pas si difficile !
- Tu n’as pas conscience de ce que tu viens de me faire ! Je ne suis plus à l’école. Tout le monde s’en souviendra encore demain et je ne pourrai pas dire que je me sentais mal ! Mais pourquoi ne me laisses-tu pas en paix ? Pars, va-t’en !
- Je ne peux te quitter car je suis une partie de toi. C’était ta décision, pas la mienne. On a toujours le choix et tu as fait le tien.
- Je viens de démissionner – par ta faute.
- Non, c’est ton choix. Et maintenant, tu vas pouvoir tout recommencer. Regarde qui se promène sur le trottoir d’en face !

Nicolas.

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Re: Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Message par Yaya » 23 févr. 2017, 10:35

"Et soudain, une musique retentit"



J’ai toujours ce besoin perpétuel de découvrir le monde que ce soit au travers de mes voyages, des livres, des séries, des documentaires ou des chansons. Et comme en ce moment c’est l’hiver, j’avais besoin d’exotisme, de chaleur, de soleil. C’est donc en toute logique que je me suis tournée vers une série malaisienne.

Installée dans le train, je me suis mise à regarder le premier épisode de la série.

Et soudain une musique retentit...

Celle de l’opening... Et elle me parle directe... Non pas que je comprenne le malaisien, mais parce que je l’ai déjà entendue et qu’elle fait ressurgir d’agréables et exotiques souvenirs...

Deux heures de bateau pour arriver sur cette île. Le Nord de l’île où je débarque avec ma soeur de coeur, ne me plaît pas direct. Trop bétonné, trop touristique. Mais ce n’est pas là qu’on passera notre séjour, donc on ne s’attarde pas et on cherche un moyen de transport pour rejoindre notre destination qui se trouve au sud de l’île.

Apparemment, on a peu de choix... prendre un pick up taxi où se taper 7 km à pieds dans la jungle et vu l’état de ma soeurette de coeur qui ne supporte le bateau, cette dernière solution n’est pas envisageable. L’option pick up s’impose donc et le tarif prohibitif aussi, puisque tous les chauffeurs se sont mis d’accord sur un même tarif !

La seule route étroite de l’île, celle qui relit le nord au sud, est une horreur... Ca monte, ça descend, ça tourne à gauche, à droite... Notre chauffeur roule vite et pile quand une voiture arrive en face. Plus d’une fois j’ai eu le réflexe de vouloir mettre ma ceinture de sécurité, mais impossible de la tirer, ça bloquait.

On s’est demandé où est-ce qu’on allait durant ce trajet qui nous a semblé être une éternité. Et puis la mer, la plage de sable blanc sont apparues, nous faisant oublier rapidement notre parcours chaotique.

Le chauffeur étant apparemment un habitué des lieux, nous a emmené au comptoir du restaurant qui loue les bungalows sur la plage.

Et là nos regards se sont croisés... J’ai senti mes sourcils se hausser de surprise et le rouge me monter aux joues.

La première chose que je regarde chez un homme ce sont ses mains (un reste du petit chaperon rouge ? «c’est pour mieux te toucher mon enfant»...). S’il a des grandes mains aux longs doigts fins et aux ongles propres et non rongés, il part sur de bonnes bases.

La deuxième chose, c’est le torse d’un homme... Mettez moi devant une statue masculine grecque et je pourrais rester des heures à contempler son torse, en regrettant de ne pas être douée en dessin pour le croquer (au crayon bien sur... pas avec les dents hein !). S’il est bien dessiné, musclé (mais pas du genre gonflette) et imberbe, il part sur de très très bonnes bases

Et lui, il cumulait les deux !

En bref, imaginez vous vous retrouver face à un homme typé polynésien, peau mate, cheveux long ondulés attachés en catogan, sourire ultrabright, tatouage tribal, toujours torse nu, bien fait de sa personne... et en plus surfeur ! Le cliché type du parfait tombeur exotique que toutes les femmes jeunes, âgées, célibataires ou en couple mangeaient du regard.

Je n’ai pas fait exception... Et malheureusement j’ai perdu le contrôle de mon regard et ma soeurette s’est bien gardé de me dire qu’il faisait des appels de phare à Monsieur Torse (surnom qu’on lui a donné). C’est dans le bungalow qu’elle m’en a parlé en étant morte de rire... Grumpfff...

En rentrant en fin d’après-midi d’une tentative de rejoindre une chute d’eau dans la jungle, qui s’est soldée par un échec vu l’effort physique et surtout vu à l’immense varan qu’on a vu chasser (qu’est ce que ça court vite ces gros patapoufs sur pattes !), je l’ai vu avec une robe et un calot sur la tête.

La plage, la mer turquoise, les bungalows, les quelques clientes en bikinis, et la tenue des patrons et de Monsieur Torse, m’ont fait oublier que les locaux du sud de l’île sont en majorité musulmans !

C’est assez déroutant de voir se croiser ces deux facettes chez une personne : celle du surfeur beau gosse et du musulman qui va à la prière...

Lors de notre séjour, il y a avait une blonde, bronzée, péroxydée plus proche des 50 ans que des 40 ans qui lui faisait un rentre dedans bien direct, sa fille aussi d’ailleurs , version «vient me voir je fais du yoga acrobatique sur la plage dans mon itsi bitsi petit bikini» ... Concurrence mère/fille ! outch ! Monsieur à gagner la victoire par KO... aucune des deux ne l’a eu.

Cette situation m’amusait et en même temps m’affligeait, car à mes yeux c’était une perte de temps... Partir au bout du monde, sur une île paradisiaque et ne pas en profiter pleinement avec ses magnifiques paysages, plages... Tout ça à cause d’un homme ? Taratata... c’est une perte de temps.

Ne voulant pas faire la même erreur, j’ai pris parti d’ignorer Monsieur Torse pour me concentrer sur l’île, la plage et les délires avec ma soeurette ! Et des délires, des rires, il y en a eu dans la jungle, comme sur la plage, ou dans la mer qui n’est pas mon élément.

Et pourtant...

Jamais on n’aura prononcer mon prénom aussi sensuellement, jamais on ne m’aura poursuivi dans la mer allongé sur une planche de surf, jamais on ne m’aura dévoré des yeux pendant que je faisais la sieste dans mon hamac, jamais on ne m’aura autant effleuré la main en me servant mon petit déjeuner, comme lui l’a fait !

Mais voilà... J’ai un préjugé à la con (et je ne m’en cache pas), j’ai peur que de fricotter avec un musulman, entraîne obligatoirement le mariage (c’est con je sais ! j’ai même refusé un voyage en Turquie chez un ami à cause de cette idée... Je crois que je peux compter le mariage dans ma liste de phobie...). Je n’ai donc pas mordu aux hameçons qu’il me lançait, même si l'envie était là.

Les 3 jours sont vite passés... Je garde un souvenir magique de cette île et des belles rencontres que j’ai pu y faire !

"Et soudain, une musique retentit"

Cette musique, je l’ai entendu à la radio sur son comptoir... Dans la chanson, une femme demande à Dieu de veiller sur son bien aimé...

Je t’ai juste dit «Take care of you !» et je le renouvelle ici sans passer par Dieu !
"Ne suivez jamais les traces du malheur, il pourrait bien se retourner et faire volte-face" (dicton japonais)

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Re: Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Message par Sleepless Knight » 07 mars 2017, 07:16

C'est fini ! Merci de votre participation !
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Re: Q-KIGE (Écriture d'invention): Thème DEUX

Message par Natsu » 11 mars 2017, 13:06

Mince, trop tard !
J'avais commencé à écrire une histoire, mais pas eu le temps de terminer...

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