Asexualité et pathologie ?

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Olib » 01 oct. 2018, 19:23

Exactement Hestia, c'est bien pour ça que l'on parle de "personne en situation de handicap" et non plus de "personne handicapée". C'est bien la situation qui créée le handicap.
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Baelfire » 02 oct. 2018, 08:57

An ben après vous pouvez bien considérer les choses comme vous voulez. Mais il n'empêche que la définition de l'autisme est celle d'un trouble du développement humain caractérisé par des difficultés de l'apprentissage social et de la communication, avec des comportements stéréotypés et persévératifs. Et c'est bel et bien qualifié de pathologie, déficience,handicap

Je n'y peux absolument rien c'est pas moi qui fait les définitions.

Par contre je vous rejoins sur le fait qu'il y a plusieurs degrés, plusieurs sortes d'autisme et que ça n'inclue pas automatiquement un non intérêt des rapports sexuels. Et ça n'enlève absolument rien au fait que ce sont des personnes avec des sentiments, des émotions et parfois bien plus intelligentes que la moyenne.

Seulement ça ne sert à rien de se voiler la face : si on est autistes et qu'on est pas intéressé par les rapports ça peut peser dans la balance.

L'asexualité c'est une orientation, pas une pathologie.
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Grignoteuse de bouquins » 02 oct. 2018, 15:43

Je pense que quelqu'un qui est autiste asperger peut indifféremment de cet handicap être asexuel . Mais si la personne est autiste asperger au point que ça touche les relations sociales , je dirait que c'est juste son trouble qui cause ces effets la (le fait de ne pas vouloir des relations sexuelles) .A noter , il y a des personnes autistes asperger qui ont juste une seule partie du cerveau concernée (exemple ; la partie qui traite la compréhension spécifiquement dans quelque chose en particulier) . Cette personne va être a l'entrée du spectre autistique , donc dans une zone très peu importante qui ne va pas l'affecter . Cette personne peut se dire asexuelle du moment que la partie du cerveau concernée n'est pas la partie traitant des relations sociales . Moi je le suis et la partie du cerveau qui me concerne , c'est la partie qui s'occupe de la compréhension des mathématiques ! Et plus précisément , je suis discalculique . Ce qui explique mes mauvais résultats en mathématiques que je compense avec les autres matières . Le fait d'être mauvaise en maths n'explique pas mon asexualité ;) (et oui , seul le CRA peut poser ces diagnostics) . Donc mon autisme affecte seulement une partie du cerveau très précise, qui diffère selon les gens atteints de ca . Mais ça ne m'handicape pas , puisque les maths bon... C'est pas très grave on va se le dire . Et je suis asexuelle , ce n'est pas ce petit bout de cerveau de math qui va m'empêcher de l'être :lol:
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Hestia » 02 oct. 2018, 16:52

Grignoteuse de bouquins a écrit :
02 oct. 2018, 15:43
je dirait que c'est juste son trouble qui cause ces effets la (le fait de ne pas vouloir des relations sexuelles) .
Justement, s'il est juste question de ne pas vouloir pratiquer les relations sexuelles (de manière permanente et non durant un laps de temps), ce n'est pas l'asexualité, c'est "être sex-repulsed".

Par contre, je trouve abusé de dire qu'une personne n'éprouvant pas d'attirance sexuelle pour autrui n'est pas asexuelle, car elle est autiste. Lorsqu'il est question des autistes, il faudrait faire attention de ne pas confondre les autistes qui ne veulent pas pratiquer les relations sexuelles, et les autistes qui n'éprouvent pas d'attirance sexuelles, et là seules les personnes concernées savent si elles éprouvent ou non de l'attirance sexuelle. Je parle notamment des autistes qui refusent de pratiquer les relations sexuelles. Enfin sauf si elles sont quoi-sexuelles. (elles pour personnes concernées)
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Grignoteuse de bouquins » 02 oct. 2018, 17:49

Oui je voulais dire qu'un autiste qui a la partie du cerveau "relations sociales" touchée est bien dans ce cas la (pas dans tous les cas) sans désir sexuel , je ne dirais pas a titre personnel qu'il est asexuel , sauf si il se considère ainsi . Mais si la partie du cerveau "relations sociales",n'est pas concernée , l'autiste qui n'a pas de désir sexuel peut se considérer asexuel .
Comme je le dis , je suis touchée a une partie du cerveau qui attenue ma compréhension des maths , mais ce n'est pas une forme d'autisme qui fait que je ne peut pas me considérer asexuelle. Effectivement je ne pense pas que contredire ces personnes la soit la meilleure solution , je pense même que du coup ce n'est pas parce que l'autiste a du mal avec les relations sociales qu'il ne peut pas être asexuel , les deux peuvent se superposer , ou se confondre selon la partie du cerveau qui est touchée . Et ça ne veut pas forcément dire que l'asexualité "rentre" dans sa pathologie , ca peut justement se superposer avec sa pathologie ou être une autre composante qui fait partie de lui . Comme je le dit , je suis aspie , ace , et ça ne veut pas dire que c'est parce que je suis autiste , parcque la partie de mon cerveau concernée est la compréhension des maths .
Je trouve ça aussi un peu fort de dire que c'est une conséquence, mais ça dépend aussi la partie du cerveau qui touche la personne et COMBIEN de degrés ca la touche . On ne peut pas résumer ca a : Il est autiste il ne peut pas être asexuel . Il faut voir plus loin que ça . Et puis si la partie de son cerveau qui concerne les interactions sociales n'est que très légèrement touchée , je ne pense pas que remettre en cause son asexualité soit juste . Encore si cette partie du cerveau était pas mal touchée , ca peut mettre le doute . En tout cas tout ce que je voulais dire c'est que ce n'est pas si simple et que ça dépend des personnes .
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Olib » 02 oct. 2018, 18:34

Pour en avoir fait une revue assez rapide, ce qu'il ressort des études scientifiques sur la sexualité des personnes atteintes de troubles du spectre autistique, c'est que globalement la part de la population non-hétérosexuelle est plus élevée chez les autistes que chez les non-autistes (environ 2x plus élevée d'après l'article le plus récent que j'ai lu à ce sujet, et qui est basée sur l'auto-détermination des sujets). Dans non-hétérosexuel.le.s, cela inclut "homosexuel.le.s" ; "bisexuel.le.s" ; "pansexuel.le.s" ; "asexuel.le.s" et "autres".
Il y a une augmentation de la part pour chaque catégorie mais, effectivement, cette augmentation est + importante en ce qui concerne l'asexualité, et surtout chez les personnes de genre féminin.
Je suis donc ok pour dire qu'il y a un lien possible autisme/asexualité.

MAIS je ne vois pas en quoi dire qu'un.e autiste est asexuel.le remet en cause le statut "orientation sexuelle" de l'asexualité... Que cela joue dans la balance ou non, on s'en fiche en fait.
D'ailleurs, dans ce cas il faudrait aussi le faire pour les autres orientations non-hétérosexuelles, puisque la différence de proportion d'homosexuel.le.s et de bisexuel.le.s entre la population d'autiste et la population de non-autistes, est aussi non-négligeable.
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Grignoteuse de bouquins » 02 oct. 2018, 20:16

Mmh.. Je ne suis pas d'accord . Je ne pense pas qu'il y ait de lien . On n'a même pas des preuves scientifiques fiables sur la "cause" de l'homosexualité , alors dire que l'orientation sexuelle a un lien avec l'autisme .... Il faudrait deja pouvoir s'appuyer sur des étude sur l'orientation sexuelle pour pouvoir faire des suppositions .
Et ça reviendrait a dire que chez certaines personne , l'asexualité a une cause (sauf que pour l'instant , personne n'a prouvé la cause des orientations sexuelles) Ou que ces personnes ne sont pas asexuelles , et nier l'orientation de quelqu'un c'est pas très sympa .
Ce qui est a différencier , c'est les préférences des orientations . Parce que les préférences ont une cause (meme par rapport a l'environnement) .
Mais l'orientation c'est différent . Personne n'a prouvé que l'environnement causait une orientation . Il y a des pistes sur un noyau qui se developperait avant la naissances , mais ce ne sont que des théories et je n'y croit pas trop ...
Et puis ça veut dire quoi cette étude ? Les autistes on une population non-heterosexuelle plus élevée et.... Et bah non en fait . Il n'y a pas de conclusion a cette enquête ? Je ne sais pas trop quoi en penser , il n'y a pas assez de matière pour émettre un avis .
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Olib » 02 oct. 2018, 21:55

Oui pardon, par "lien", je ne voulais pas dire "lien de cause à effet" mais simplement que c'est lié dans le sens où il y a une corrélation entre les deux. Ca ne veut effectivement pas dire que l'un est à l'origine de l'autre.
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par thailog » 03 oct. 2018, 13:55

Au-delà de chercher si l'asexualité des autistes peut s'expliquer par leur particularité, je me dit que si c'était le cas ba ça ne ferai pas d'eux des "faux" asexuels.

Mon médecin traitant pense que je suis dans spectre autistique, c'est-à-d'ire que j'ai beaucoup de caractéristique commune avec les autistes mais pas toutes bref j'aurai un autisme léger en gros.

J'ai par exemple énormément de mal à saisir les codes de certaine intéractions sociales et notamment sur tout ce qui tourne sur la drague ou la séduction. Du coup je ne sais pas si cette difficulté est lié à mon autisme mais ce que je sais c'est que les S peuvent aussi avoir ce genre de difficulté.

Néanmoins si mon autisme peut expliquer ma difficulté à avoir une copine, je ne sais pas si ça explique mon manque d'attirance sexuelle. Ce que je suis sur c'est que j'en ai pas d'attirance sexuelle, je ne serai pas en dire la cause, je ne sais pas si ça s'explique par l'autisme mais si c'est le cas ba je trouverai pas ça grave.

J'ai cru comprendre que Baelfire différenciai les autistes A avec les autres A car les autistes seraient des S qui n'ont pas d'attirance sexuelle à cause de leur pathologie contrairement aux A qui n'aurai ni attirance sexuelle ni pathologie ba je pense que c'est une erreur de voir les choses comme ça.

Il ne faut pas oublié que les psys qui parle de pathologie pour l'autisme sont surement les mêmes qui hier parlait de pathologie pour le manque d'attirance sexuel. De plus j'ajouterai qu'il faut distinguer pathologie et maladie surtout dans le domaine de la psychologie ou beaucoup de choses sont jugés pathologique uniquement en rapport avec la société dans laquelle on vit. Une difficulté à établir des relations sociales ce n'est pas qqch de mal en soi, c'est juste que ça empêche de bien vivre dans une société comme la nôtre ou le but d'un adulte est de devenir indépendant donc d'être capable d'avoir des relations sociales pour étudier, trouver du travail, etc...

L'autisme n'est pas une maladie, ce n'est pas qqch qui se guérit, l'autisme c'est un handicap, c'est qqch qui fait qu'on a des comportements qui sortent de la norme. Je précise que j'ai conscience que l'autisme peut créer des comportements très problématiques, je ne sous-estime pas la difficulté de cette particularité ni la nécessité pour certain autiste d'essayer de modifier leur comportement. Je précise ça car on peut pas dire que je représente la "moyenne" des autistes puisque mon autisme reste léger.

Dans mon cas, si j'arrivai à modifier mon comportement, à être plus à l'aise dans différentes intéractions sociales(professionnelle, amicale, drague, etc...) ba je ne pense pas que ça change qqe chose à mon asexualité. C'est possible que ça me permettre plus facilement de vivre une histoire d'amour et peut-être que ma partenaire réussira à créer du désir sexuel en moi mas en ce qui concerne le manque d'attirance sexuelle c'est en moi et je ne pense pas que ça change un jour, même si je deviens plus "normal" que je ne le suis aujourd'hui.

Pour conclure je dirai que je ne sais pas si mon asexualité à un lien avec mon autisme léger mais si c'est le cas ba ça ne change rien pour moi puisque mon autisme c'est qqch qui fait parti de moi, qui est inné donc ça rentre bien dans la définition de l'asexualité, ce n'est pas un manque d'attirance sexuelle du à un traumatisme ou une maladie mais bien un manque d'attirance sexuelle inné.

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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Baelfire » 03 oct. 2018, 16:39

thailog a écrit :
03 oct. 2018, 13:55
J'ai cru comprendre que Baelfire différenciai les autistes A avec les autres A car les autistes seraient des S qui n'ont pas d'attirance sexuelle à cause de leur pathologie contrairement aux A qui n'aurai ni attirance sexuelle ni pathologie ba je pense que c'est une erreur de voir les choses comme ça.
Pas vraiment en fait. Je n'assimile pas les autistes à des S qui serait A à cause de leur autisme. J'ai simplement dit que l'autisme était un facteur non négligeable dans le fait de se sentir A. Pour moi aucune catégorie de personne n'est "naturellement" un S qui deviendra A. Pour moi les personnes autistes, ainsi que tout le reste de la liste que j'ai cité ont des facteurs qui les influencent à ne pas/plus être branchés rapports sexuels.

Je différencie en effet les personnes traumatisées ou ayant une pathologie des autres A. Pourquoi ? Parce que quand ça résulte d'une maladie, d'un traumatisme etc c'est explicable. Il y a une cause tangible. Et parfois ça peut être résolu, avec un bon accompagnement, des habitudes, des changements, un traitement ou je ne sais quoi. Tandis qu'un A qui n'a pas subit quoi que ce soit c'est simplement une question de goûts et de couleurs. I

Une personne qui a des soucis avec les émotions et les codes sociaux c'est un peu logique qu'elle tende à ne pas vouloir de rapports sexuels.

C'est un peu comme si un fumeur disait "je tousse beaucoup parce que je suis tout le temps enrhumé". Euh...OK. Il est peut-être enrhumé parfois mais le fait qu'il fume doit quand même jouer là dedans hein.

Pour autant ça ne fait pas de lui un "faux tousseur". C'est juste que si il arrête de fumer il toussera certainement beaucoup moins. Il vaut mieux lui dire "oui mais puisque tu fumes peut-être que..." plutôt que de dire "ah là là mon pauvre. C'est pénible d'être tout le temps enrhumé mais je vais t'expliquer comment on peut vivre avec...".

Je trouve pas que ce soit rendre service. C'est être complaisant et ça n'apporte pas grand chose si ce n'est de se conforter dans une illusion. On envoie les gens sur des fausses pistes et c'est moche. Le gars il va se détruire en prenant plein de médocs contre le rhume alors qu'il n'est pas enrhumé tout le temps.

D'ailleurs, rien qu'ici, si on était sur ce principe de complaisance. On ne chercherait pas à recueillir les témoignages détaillés, à savoir au cas par cas, à poser des questions, on dirait juste "cool bienvenue. On va t'apprendre comment vivre avec". Ca serait beaucoup plus facile, rapide. Mais franchement à ce moment là autant générer des réponses automatiques plutôt que de se casser la nénette hein. Et ça c'est du mauvais boulot
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par thailog » 03 oct. 2018, 16:49

Baelfire : "Une personne qui a des soucis avec les émotions et les codes sociaux c'est un peu logique qu'elle tende à ne pas vouloir de rapports sexuels."

Je suis pas sur de ça. En fait ça dépend de ce que tu entends par "ne pas vouloir de rapport sexuel" mais si c'est de ne pas avoir d'attirance sexuelle je suis pas trop convaincu. Je pense qu'il est possible que des autistes aient de l'attirance sexuelle mais qu'ils ne concrétisent pas cette envie en rapport sexuel à cause de leur soucis et dans ce cas la oui le fait de se "normaliser" pourrait changer les choses mais je crois aussi qu'il y a des autistes A et ceux la ba ils resterons A quoiqu'il arrive.

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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Baelfire » 03 oct. 2018, 16:55

C'est possible aussi oui.
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Hestia » 03 oct. 2018, 17:14

thailog a écrit :
03 oct. 2018, 16:49
Baelfire : "Une personne qui a des soucis avec les émotions et les codes sociaux c'est un peu logique qu'elle tende à ne pas vouloir de rapports sexuels."

Je suis pas sur de ça. En fait ça dépend de ce que tu entends par "ne pas vouloir de rapport sexuel" mais si c'est de ne pas avoir d'attirance sexuelle je suis pas trop convaincu.
Moi j'affirme que ne pas vouloir avoir de rapport sexuel est une chose, ne pas éprouver d'attirance sexuelle en est une autre.
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Olib » 03 oct. 2018, 17:41

On est parti un peu loin dans le débat par rapport au message d'origine d'eleuth.

Maintenant je comprends mieux ce que voulait dire Baelfire dans son 1er message, en le relisant. Je crois que ce qui m'a fait réagir sur le moment était la parenthèse "non ils ne sont pas A, ils sont autistes" (enfin de toute façon j'ai jamais été réceptif aux raisonnements des gens qui cherchent à coller une étiquette A ou autres à des personnages de films/séries/mangas, etc. Les personnages sont A lorsqu'ils se réclament A, point).

Oui, beaucoup de personnes se posent des questions, parce que l'asexualité c'est pas une orientation "évidente", en tout cas pour beaucoup de gens. Oui, il est important de les aiguiller. Mais en fait, quel que soit le profil de la personne, la définition de l'asexualité est simple et est la même pour tout le monde. On parle effectivement d'attirance sexuelle, pas de "non volonté de coucher avec quelqu'un".

Que les autistes aient des difficultés avec les normes et codes sociaux est une chose, mais qu'ils aient des difficultés à faire la différence entre leur orientation sexuelle et le fait qu'ils aient ou non des rapports sexuels, ça ça reste à prouver ;-)
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Re: Asexualité et pathologie ?

Message par Grignoteuse de bouquins » 03 oct. 2018, 17:52

Hestia a écrit :
03 oct. 2018, 17:14
thailog a écrit :
03 oct. 2018, 16:49
Baelfire : "Une personne qui a des soucis avec les émotions et les codes sociaux c'est un peu logique qu'elle tende à ne pas vouloir de rapports sexuels."

Je suis pas sur de ça. En fait ça dépend de ce que tu entends par "ne pas vouloir de rapport sexuel" mais si c'est de ne pas avoir d'attirance sexuelle je suis pas trop convaincu.
Moi j'affirme que ne pas vouloir avoir de rapport sexuel est une chose, ne pas éprouver d'attirance sexuelle en est une autre.
Je rappelle que l'autisme n'est pas forcément lié aux problèmes sociaux et a la communication , puisqu'il en existe plusieurs formes . Donc dire que quelqu'un qui est autiste est moins asexuel qu'une personne lambda , c'est un peu réducteur .

Par exemple je suis un peu lourde avec ca mais je suis autiste- ce qui ne signifie pas que j'ai des problèmes sociaux , mais dans mon cas ca atténue grandement la logique/compréhension des sciences. C'est aussi de l'autisme . Est ce que si je vais régler mes problèmes de logiques / compréhension a ce niveau la (puisque c'est ça qui constitue ma forme d'autisme) chez une professionnelle de santé spécialisée , ca va me rendre sexuelle ?

Non , je vais peut être juste réussir a faire des soustractions . Donc c'est pour ça que je dit que autisme = pas asexuel.le c'est pas mal réducteur . Tout dépend de la forme d'autisme de la personne et de la / des parties du cerveau touchées .
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