Questionnement sur l'Aromantisme

Vous voulez parler -ou entendre parler de l'asexualité ? Faites-nous part de ce qui vous passe par la tête, comment vous ressentez votre asexualité, votre relation aux autres, comment tout ceci influence votre vie.
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Aphélie
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Re: Questionnement sur l'Aromantisme

Message par Aphélie » 07 mai 2018, 02:05

PassionA a écrit :
07 mai 2018, 00:50
Par exemple j'ai eu une discussion récemment avec mes parents sur le fait que j'aimerai être averti quand vais chez eux s'ils ont d'autres invités, parce que pour moi ce n'est plus la même dose de relations sociales et ça peut m'épuiser très vite au point où je peux préférer ne pas venir afin d'économiser mes forces pour la semaine.
Aaah mais bordel combien de fois ça m'est arrivé ça, je déteste tellement ce genre de situation, je débarque mine de rien et bam, plein de gens que je connais pas et que j'ai pas envie de voir, et d'un coup il faut que je fasse un effort supplémentaire pour pas me foutre dans un coin sans parler. Parfois j'essaie d'esquiver et de me faire discrète mais en général on vient me chercher en me disant de faire un effort. Pareil quand je vais voir quelqu'un et qu'au dernier moment : "j'ai amené quelqu'un j'espère que ça te dérange pas ?". Bah écoute, si, mais c'est un peu trop tard maintenant :arrow: Impossible d'en discuter avec ma famille par contre, au mieux ils comprennent pas, au pire ça va vraiment ouvrir la conversation sur des remarques dont je me passe bien. Du bon côté des choses je vis à 3h d'eux en train, donc je choisis minutieusement quand j'y vais et pour combien de temps. :mrgreen:
J'ai parfois du mal aussi avec la pression que certaines personnes mettent pour se revoir trop vite à mon gout, même si ça veut dire 2 semaines après s'être vu.
Saaame. C'est tellement délicat de réussir à exprimer "non mais vraiment je t'apprécie, mais j'ai pas le courage de te revoir si vite" sans que ce soit mal interprété. Alors que c'est pas vraiment personnel. C'est juste que... j'ai besoin de respirer. Quand même globalement j'ai des potes qui sont soit compréhensifs soit qui ont le même réflexe, mais il a parfois fallu mettre les points sur les i, et pas toujours facile. :?
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Re: Questionnement sur l'Aromantisme

Message par PassionA » 07 mai 2018, 10:08

C'est une sorte de handicap alors j'ai utilisé la théorie des cuillères pour l'expliquer à mes parents. Ils sont plus réceptifs car mon petit frère est handicapé donc ils sont sensibilisés, et comme pour moi son handicap est invisible (neurologique) alors parfois ils avaient du mal à comprendre qu'il soit épuisé "sans raison".


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Re: Questionnement sur l'Aromantisme

Message par mimosa » 10 mai 2018, 01:50

C'est bizarre la théorie des cuillères pour les relations sociales. Autant je comprends au niveau fatigue physique, si je rentre tard un jour, je vais être claquée le lendemain, donc il faut pas trop prévoir d'activités, autant une interaction sociale, pour moi elle est épuisante que si elle est imposée. Au travail par exemple, le sourire obligatoire, être habillée selon les codes de l'entreprise, bien se tenir toute la journée etc ça bouffe de l'énergie à un niveau monstre. Mais voir des potes, si ce sont des vrais potes, tu peux t'habiller comme tu veux, te tenir comme tu veux, parler de tout et de rien, niveau effort t'as que le transport. Après, les gens attachent plus d'importance que je croyais aux vêtements. J'étais récemment à un événement avec une copine et j'étais habillée très décontracté, or comme elle sortait après, elle était très bien habillée. Une femme qu'elle connaissait visiblement est venue la voir et en discutant avec elle, elle l'a présentée à une de ses amies qui était très bien habillée aussi. Moi j'étais à côté aussi, mais elle ne m'a pas présenté. Maintenant, j'essaie de faire un effort vestimentaire quand je vais voir des potes, parce que je me dis qu'ils attachent peut-être de l'importance à ça (alors que moi pas du tout).
Alea jacta est :mrgreen:
In vino veritas. :)

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Re: Questionnement sur l'Aromantisme

Message par Aphélie » 14 mai 2018, 21:51

Je trouve pas ça bizarre, j'avoue que ça me parle assez. J'ai plus tendance à voir ça comme dans un jeu, un genre de barre de vie de socialisation, mais c'est la même idée :mrgreen: Et de fait, pour moi ça inclut aussi les interactions non imposées. Je suis contente de voir mes amis, de passer du temps avec eux, mais ça vient toujours au prix de certains efforts. Parce que oui, certes, je peux plus me laisser aller avec eux que je ne le fais au travail ou dans un autre contexte plus "sérieux". Mais jamais autant que je ne le peux quand je suis seule chez moi. Et j'ai besoin parfois de dire stop, d'être seule, de ne pas avoir à m'adapter à quelqu'un d'autre, même si c'est au travers de choses aussi simple que de répondre quand on me parle. C'est moins exigeant que de devoir forcer un sourire, parler et s'habiller de façon appropriée, mais ça demande quand même une attention. C'est difficile à expliquer parce que c'est vraiment du domaine du ressenti, mais c'est drainant, et si tu prends pas une potion de vie bah, ça peut te laisser K.O :mrgreen:
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Re: Questionnement sur l'Aromantisme

Message par Scorbus » 08 août 2018, 18:26

Je me retrouve assez dans vos propos, PassionA et Aphélie !
Moi aussi, j'ai besoin de moments à moi pour me retrouver et je ne supporte les interactions avec les autres (qu'il s'agisse de ma famille, de mes amis ou toute autre personne extérieure) qu'à petites doses. Le problème, c'est que je vis encore chez mes parents. Je n'ai, par conséquent, que très rarement la possibilité de me retrouver seul et de "m'enfermer dans ma bulle". Et c'est assez pesant à la longue. Surtout pour quelqu'un d'assez solitaire comme moi. J'attends le jour où je pourrai avoir mon propre appartement et vivre seul avec impatience :mrgreen: !
Mais le plus dur, c'est de participer aux repas de famille ou à tout autre événement rassemblant plus de trois ou quatre personnes. En effet, lorsqu'il y a trop de monde, j'ai tendance à me renfermer sur moi-même et à être plus spectateur qu'acteur de la situation. Je reste dans mon coin et je ne parle que lorsque l'on me pose une question ou s'adresse à moi.
Mon comportement n'a cependant jamais réellement choqué ou interpellé qui que ce soit étant donné que les gens l'associent habituellement à une certaine forme de réserve. Lorsque je suis en mode spectateur, certaines personnes me trouvent également tellement calme qu'elles n'osent pas me parler par peur de me déranger !
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Re: Questionnement sur l'Aromantisme

Message par ElvirA » 29 nov. 2018, 14:41

Ali-chan a écrit :
07 mars 2018, 19:13

Je sais déjà que je suis Asexuelle (Merci Forum d'Aven je t'aime d'amour!) Mais depuis quelques temps je me pose des questions vis à vis d'un potentiel Aromantisme.

Je me suis dis que le plus simple serais de vous partager une histoire (mon "béguin" le plus fort) et qu'on se pose ensemble la question de savoir si c'était un cruch (dans ce cas je serais Ro?) ou un squish (et donc je serais Aro?). Mais depuis j'ai lu cet article:

Et je me suis dis que si on transposait ça au romantisme c'était un peu ce que je ressentais. Donc je me suis dis (oui je me dis beaucoup de chose ^^), je suis peut être aro mais ro-positif (un peu comme une Ace peut être sex-positif).

Quand j'étais à la fac, j'ai vécu l'émotion la plus forte que je n'ai jamais ressenti avant pour une autre personne. C'était un garçon qui allait à la même fac que moi, dans les même cours (pas la même classe) et qui me plaisait vraiment. Je voulais passé BEAUCOUP de temps avec lui et j'adorais nos conversations, je n'ai jamais eu envie qu'il m'embrasse ou autre juste le voir et lui parler me rendait vraiment heureuse, néanmoins je me suis dis que si lui voulais je ne le repousserais pas (si ça ne devenais pas dégouttant genre avec la langue ou autre et qu'on passe vite à autre chose, qu'on se s’éternise pas sur le contact) car ça pourrait lui faire plaisir.

Je ne sais pas s'il s'agissait d'un squish ou d'un crush car j'étais trop jalouse pour un squish (d'après ce que j'ai compris) et pas assez "amoureuse" pour un crush, néanmoins c'est ce que j'ai ressenti de plus fort en 25 ans et j'ai été effondrée quand il a fini par m'en vouloir après d'autres péripéties avec une autres amie qui a précipité les choses...

J'avoue ne pas manquer de relations amoureuses, je me dis juste que je serais heureuse de trouver quelqu'un comme lui à nouveau à qui je pourrais faire un câlin (de temps en temps) et dire "je t'aime beaucoup" sans qu'il comprenne "je suis amoureuse de toi" (je dis souvent je t'aime à mes proches (parents/grands parents) et je t'adore à mes ami.e.s), quelqu'un qui à la place comprendrait tu es important pour moi même si je ne suis pas amoureuse.
- Je suis pas très tactile avec ce genre de personne (même si je peux l'être avec certain.e.s de mes ami.e.s (pas beaucoup par contre mais je fais parfois des câlins, le plus souvent pas appuyé mais bref), en gros mes ami.e.s c'est différents, lui ne serais pas un ami)
- j'idéalise un peu l'amour (j'adore les histoires qui finissent en "et ils s’aimèrent toutes leur vie") mais je n'ai pas envie d'une relation dans laquelle j'aurais droit à 10000 câlins des baisers H24 et autres "je t'aimes/ je t'adore" incessant, où je devrais faire l'amour tout le temps etc...
- En même temps je me dis que si la personne est comme lui (très importante pour moi) et que lui il veux je pourrais faire des concessions, quelques baisers, quelques câlins, quelques "crac crac" ne me dérangerais pas, je n'en aurais pas envie mais je serais pas contre si ça ne devient pas étouffant et qu'il comprends que parfois je suis d'accord et parfois non
- si un jour je suis dans une relation avec quelqu'un comme lui je voudrais qu'on ai des chambres séparées, qu'on puissent dormir parfois ensemble (quand on parle tant qu'on fini par discuter au lit, ou alors qu'il veux faire ...) mais en ayant chacun sa propre intimité.

Du coup je ne sais pas si je suis Aro ou pas Aro, je trouve déjà ça très "romantique" du coup je ne suis pas sûre de moi... Mais en même temps je ne me sent pas Romantique.
Je me dis que je suis peut être Aro mais ro-positif (comme dis plus haut) ou peut être Gray Romantique... Je ne sais pas. Si vous pouviez m'éclairer un peu je suis preneuse!!
Je comprends parfaitement Ali-chan! J'en suis au même questionnement en ce moment. Je ressens parfois plus que de l'amitié pour certaines personnes, et j'ai une vague envie de développer la relation plus loin, mais une fois que ça arrive je me retrouve au pied du mur en me rendant compte que ce n'est pas ce que je voulais... Tenir la main ou faire des bisous à mes amis ne me dérange pas le moins du monde alors qu'avec la personne concernée ça me met mal à l'aise. Je ne veux pas forcément passer tout mon temps avec lui ou échanger des <3 et des 'je t'aime' à longueur de journée... Ni même "passer à l'action" si possible (ou même s'embrasser d'ailleurs). :ouhla:
Pourtant j'ai bien une attirance que je ne me connais pas avec mes amies proches, et que je ne sais pas définir.

Maiiis mon problème maintenant, c'est que j'ai une attirance pour quelqu'un, et qu'on s'est mis ensemble il y a peu. Il sait que je suis asexuelle et pas sur de mon "romantisme", mais je suis en train de découvrir toutes ces nuances et je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose dans un couple avec un allosexuel/romantique(?). :shock: donc que faire? Ces sentiments on déjà foutu en l'air ma première relation, je veux pas faire autant de mal à quelqu'un d'autre... Ça m'aiderait déjà de savoir ce que je ressens/suis. Aro ro-positive? En quête d'une relation queer-platonique? J'espère qu'un jour on y verra plus clair :)

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