DSM

Installez-vous confortablement et venez nous raconter toutes vos histoires extraordinaires, même si elles n'ont rien à voir avec l'asexualité.
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Zimou
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DSM

Message par Zimou » 28 avr. 2014, 18:26

ce sujet est séparé en 2 car trop long pour être écrit en 1 seul bloc. la 1ere réponse est donc la suite et fin du sujet. Bonne lecture

Bonjour à tous,

En me penchant sur le sujet, je me suis rendu compte qu'on parlait parfois du DSM et de notre présence dans ce manuel référence des psy, qu'on souhaitait biensur en sortir pour ne plus être considéré comme malade quand on a pas d'attirance, mais que finalement on n'a rien de concret sur ce DSM pour se faire un jugement correcte sur ce qui concerne l'asexualité et ce qui ne la concerne pas, ce qui en est aussi distinct selon eux.
dans ma recherche, je me suis déjà rendu compte que le DSM était pas toujours bien perçus. enfin surtout des non professionnel, ce qui a un poids moins grand, mais un poids quand même vu qu'un certain nombre de personnes sont d'accord sur sa remise en cause.
bref, selon moi, ce DSM n'est pas si mal rédigé si il n'est pas mal interprété (ce qui est peut être le cas des personnes qui le remettent en cause dans sa totalité). comme toutes encyclopédie il n'est pas parfait, et de ce fait, il ne doit pas être étudier comme n'importe quel encyclopédie, ça en fait un manuel difficile à intégrer.
On y apprend beaucoup de chose sur la psychiatrie, sur ce que les psy considère comme pathologique, rien que pour ça il est intéressant de le lire. Il ne permet pas de faire de diagnostique, connaitre ce livre par cœur ne permettra pas d’être psy, seulement de connaitre une liste de maladie psychiatrique. le diagnostique d'un patient est difficile et différent d'un patient à l'autre. cause de la remise en question de la psychiatrie aussi, la réussite d'un traitement dépend à la fois du patient mais aussi du médecin qui interprète. Comme n'importe quel médecin d’ailleurs, si un généraliste diagnostique une angine alors que le patient à tous les symptôme d'un rhume, c'est un mauvais médecin. mais si le patient explique au médecin les symptôme d'une angine, le médecin va avoir plus de mal à diagnostiquer un rhume. et comme la psychologie repose principalement sur ce que dit un patient et interprète un médecin, contrairement à la médecine général qu'on peut constater physiquement et facilement qu'importe ce que dit le patient, ça explique pour moi les risque d’échec de la psychiatrie plus élevé ou plus long que dans les autres médecine. Je ne blâme personnellement pas les psy quand un traitement n'agis pas, je pense que c'est surtout causé par de mauvais couple médecin/patient dont le médecin ne pose pas les bonne question ou/et que le patient ne donne pas les bonne réponse.
Bref, je fais ce sujet avant tout pour afficher clairement ce que dit le DSM, puis pouvoir donner son avis dessus. Le DSM V de 2013 n'est pas encore en français (je ne l'ai pas trouvé) mais n'a apparemment rien changé concernant la sexualité depuis le DSM IV TR. Je vous donne donc la liste des diagnostique possible dans le DSM IV TR, toute distincte les une des autres, mais accumulable (comme n'importe quel maladie).
Je n'affiche pas tout car c'est plutôt long, mais surtout les passage qui sont susceptible de nous concerner (j'affiche pas les trouble de l’identité, Dyspareunie, Vaginisme, éjaculation précoce, etc... )
Troubles sexuels et Troubles de l'identité sexuelle

Cette section comprend les Dysfonctions sexuelles, les Paraphilies et les Troubles de l'identité sexuelle. Les
Dysfonctions sexuelles sont caractérisées par une perturbation du désir sexuel et des modifications psychophysiologiques qui caractérisent le déroulement de la réponse sexuelle, et sont à l'origine d'une souffrance
subjective marquée et de difficultés interpersonnelles. Les Dysfonctions sexuelles incluent les Troubles du désir sexuel (c.-à-d. le Trouble : baisse du désir sexuel et le Trouble : aversion sexuelle), les Troubles de l'excitation sexuelle (c.-à-d. le Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme et le Trouble de l'érection chez l'homme), les Troubles de l'orgasme (c.-à-d. le Trouble de l'orgasme chez la femme, le Trouble de l'orgasme chez l'homme, et l'Éjaculation précoce), les Troubles sexuels avec douleurs (c.-à-d. la Dyspareunie et le Vaginisme), la Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale, la Dysfonction sexuelle induite par une substance, et la catégorie des Dysfonctions sexuelles non spécifiées.
La catégorie des Troubles sexuels non spécifiés est incluse afin de pouvoir coder des troubles (lu fonctionnement sexuel qui ne peuvent être classés dans aucune des catégories spécifiées. Il est important de noter que les notions de déviance, de normalité de l'accomplissement de l'acte sexuel, et les concepts (l'identité (le rôle appropriée peuvent varier d'une culture à l'autre.

Dysfonctions sexuelles
Une dysfonction sexuelle est caractérisée par une perturbation des processus qui caractérisent le déroulement de la réponse sexuelle ou par une douleur associée aux rapports sexuels. Le déroulement de la réponse sexuelle peut être subdivisé en plusieurs phases :
1. Désir : cette phase consiste en des fantaisies imaginatives concernant la sexualité et en un désir (l'accomplir un acte sexuel.
2. Excitation : cette phase consiste en une sensation subjective de plaisir sexuel accompagnée des modifications physiologiques correspondantes. Chez l'homme, les modifications principales consistent en une intumescence pénienne et une érection. Chez la femme, les modifications principales consistent en une congestion vasomotrice généralisée du pelvis, accompagnée d'une lubrification et d'un élargissement vaginal et (l'une intumescence des organes génitaux externes.
3. Orgasme : cette phase consiste en une acmé du plaisir sexuel, accompagné d'un relâchement de la tension sexuelle et de contractions rythmiques des muscles périnéaux et des organes reproducteurs pelviens. Chez l'homme, survient une sensation irrépressible d'éjaculation, suivie de l'émission du sperme. Chez la femme, on constate des contractions de la paroi du tiers externe du vagin (qui ne sont pas toujours ressenties). Dans les deux sexes, survient une contraction rythmique du sphincter anal.
4. Résolution : cette phase consiste en une sensation de détente musculaire et un sentiment de bien-être général. Durant cette phase, l'homme est physiologiquement réfractaire pendant un certain temps à une érection ou à un orgasme. La femme, au contraire, peut être capable de répondre presque immédiatement à de nouvelles stimulations.

Les troubles de la réponse sexuelle peuvent concerner l'une ou plusieurs (les phases de ce cycle. En cas d'existence de plusieurs dysfonctions sexuelles, toutes doivent être enregistrées. Dans les tableaux spécifiant les critères diagnostiques, aucune tentative n'est faite pour fixer une fréquence minimale, un ensemble de contextes, d'activités ou de types de rencontres sexuelles qui accompagnent obligatoirement ces perturbations. Le jugement diagnostique doit être établi par le clinicien qui prendra en considération des facteurs tels que l'âge et l'expérience de l'individu, la fréquence et la chronicité du trouble, le désarroi subjectif et le retentissement dans d'autres domaines du fonctionnement. La formule « répété ou persistant » utilisée dans les critères dia gnostiques indique le nécessaire recours à un tel jugement clinique. On ne fera pas le diagnostic d'une Dysfonction sexuelle correspondant à l'excitation ou à l'orgasme si la stimulation sexuelle est inadéquate en intensité, en durée ou quant à son orientation.

Sous-types
Des sous-types sont disponibles pour préciser le mode de début, le contexte, et les facteurs étiologiques associés aux Dysfonctions sexuelles. En présence de Dysfonctions sexuelles multiples, les sous-types appropriés correspondant à chacune (l'entre elles Dysfonctions sexuelles peuvent être notés. Ces sous-types ne s'appliquent pas au diagnostic d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale ou à une Dysfonction sexuelle induite par une substance.

L'un des sous-types suivants peut être utilisé pour préciser le mode de début de la Dysfonction sexuelle :
Type de tout temps.
Ce sous-type s'applique quand la Dysfonction sexuelle était présente dès le début de l'activité sexuelle.
Type acquis.
Ce sous-type s'applique quand la Dysfonction sexuelle n'apparaît qu'après une période d'activité sexuelle normale.

L'un des sous-types suivants peut être utilisé pour préciser le contexte dans lequel apparaît la Dysfonction sexuelle :
Type généralisé.
Ce sous-type s'applique quand la Dysfonction sexuelle ne se limite pas à un certain type de stimulations, de situations ou de partenaires.
Type situationnel.
Ce sous-type s'applique quand la Dysfonction sexuelle se limite à un certain type de stimulations, de situations ou de partenaires. Le schéma situationnel spécifique de la dysfonction peut aider au diagnostic différentiel. Par exemple, l'existence d'une fonction masturbatoire normale en présence d'une altération du fonctionnement relationnel avec le/la partenaire fait suspecter que la plainte principale d'une dysfonction érectile est davantage
due à un problème interpersonnel ou intrapsychique qu'imputable à une affection médicale générale ou à une substance.

L'un des sous-types suivants peut être utilisé pour préciser les facteurs étiologiques associés à la Dysfonction sexuelle :
Due à des facteurs psychologiques.
Ce sous-type s'applique quand on estime que des facteurs psychologiques jouent un rôle majeur dans l'installation, la sévérité, l'exacerbation ou la persistance de la Dysfonction sexuelle, et quand aucune affection médicale générale ni aucune substance ne joue un rôle dans l'étiologie de la Dysfonction sexuelle.
Due à une combinaison de facteurs.
Ce sous-type s'applique quand 1) on estime que des facteurs psychologiques jouent un rôle dans l'installation, la sévérité, l'exacerbation ou la persistance de la Dysfonction sexuelle et quand
2) on estime également qu'une affection médicale générale ou l'utilisation d'une substance contribue à la Dysfonction sexuelle mais ne l'explique pas entièrement. Si une affection médicale générale ou l'utilisation d'une substance (y compris les effets secondaires d'un médicament) rend entièrement compte de la Dysfonction sexuelle, le diagnostic est celui d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale et/ou celui d'une Dysfonction sexuelle induite par une substance.

Troubles associés
Une dysfonction sexuelle peut être associée à des Troubles de l'humeur et à des Troubles anxieux (Trouble obsessionnel-compulsif, Trouble panique avec agoraphobie, et Phobie spécifique).

Prévalence
Il y a très peu de données épidémiologiques systématiques relatives à la prévalence des diverses dysfonctions sexuelles, et elles sont extrêmement variables, ce qui reflète probablement des différences dans les méthodes d'évaluation, les définitions utilisées et les caractéristiques des échantillons de population. L'enquête la plus exhaustive à l'heure actuelle, réalisée sur un échantillon représentatif de la population des États-Unis dans une tranche d'âge de 18 à 59 ans, donne les taux de prévalences suivants pour diverses plaintes d'ordre sexuel :
3 % pour la dyspareunie masculine, 15 % pour la dyspareunie féminine, 10 % pour les problèmes d'orgasme chez l'homme, 25 % pour les problèmes d'orgasme chez la femme, 33 % pour la baisse du désir sexuel chez la femme, 27 % pour l'éjaculation précoce, 20 % pour les problèmes d'excitation sexuelle chez la femme, et 10 % pour les difficultés d'érection chez l'homme. La prévalence des difficultés d'érection chez l'homme augmente également après 50 ans. Ces plaintes sexuelles n'auraient peut-être pas rempli les critères diagnostiques d'un Trouble sexuel selon le DSM-IV. On ne dispose pas d'estimations des taux de prévalence pour l'aversion sexuelle, le vaginisme, les dysfonctions sexuelles dues à une affection médicale générale, et les dysfonctions sexuelles induites par une substance.

on ne fait pas le diagnostic d'une Dysfonction sexuelle si la dysfonction est mieux expliquée par un autre trouble (le l'Axe I (p. ex., si la diminution du désir survient exclusivement dans le contexte d'un Épisode dépressif majeur). Cependant, si la perturbation du fonctionnement sexuel précède le trouble de l'Axe I ou si elle justifie, en elle-même, un examen clinique, un diagnostic additionnel de Dysfonction sexuelle peut également être porté. En cas de présence d'une dysfonction sexuelle (par exemple, un trouble de l'excitation sexuelle), il n'est pas rare que des Dysfonctions sexuelles additionnelles soient également présentes (p. ex., un Trouble : baisse du désir sexuel). Dans ce cas, toutes les dysfonctions doivent être diagnostiquées. Un Trouble de la personnalité peut coexister avec une Dvsfonction sexuelle. Dans un tel cas, la Dvsfonction sexuelle doit être codée sur l'Axe I et le Trouble de la personnalité sur l'Axe II. Si une autre situation clinique telle qu'un Problème relationnel, est associée à la perturbation du fonctionnement sexuel, la Dysfonction sexuelle doit être diagnostiquée et l'autre situation clinique sera également enregistrée sur l'Axe I. Des perturbations occasionnelles du désir sexuel, de l'excitation sexuelle et de l'orgasme qui ne sont ni persistants ni récurrents, ou ne s'accompagnent pas de désarroi pro- noncé ou de difficultés relationnelles ne sont pas considérés comme des Dysfonctions sexuelles.

Troubles du désir sexuel

Trouble : baisse du désir sexuel
Caractéristiques diagnostiques
La caractéristique essentielle du Trouble : baisse du désir sexuel est une déficience ou une absence de fantaisies imaginatives d'ordre sexuel ou de désir d'activité sexuelle (Critère A). La perturbation doit être à l'origine d'un désarroi prononcé ou de difficultés relationnelles (Critère B). La dysfonction n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (à l'exception d'une autre Dysfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (y compris un médicament) ou d'une affection médicale générale (Critère C). La baisse du désir sexuel peut être globale et concerner toutes les formes d'expression de la sexualité ou peut être situationnelle et limitée à un partenaire ou à une activité sexuelle spécifique (p. ex., les relations sexuelles mais pas la masturbation). Le sujet est peu motivé dans la recherche des stimulus et éprouve peu de frustration quand il est privé de la possibilité d'une activité sexuelle. Habituellement, il ne prend pas l'initiative d'une activité sexuelle ou ne s'y livre qu'avec réticence quand son partenaire en prend l'initiative. Bien que la fréquence des rapports sexuels soit habituellement réduite, elle peut être augmentée du fait de la pression du partenaire ou de besoins non sexuels (p. ex., de bien-être physique ou d'intimité). Du fait de l'absence de données sur les normes de fréquence ou d'intensité du désir sexuel en fonction de l'âge ou du sexe, le diagnostic repose sur un jugement clinique fondé sur les caractéristiques personnelles et interpersonnelles, le cadre de vie, et le contexte culturel. Il se peut que le clinicien doive examiner les deux partenaires quand des divergences de désir sexuel conduisent à une demande de consultation d'un professionnel. Une apparente « baisse du désir sexuel » chez l'un des partenaires peut refléter en fait un besoin excessif d'activité sexuelle chez l'autre partenaire. Ou bien, les deux partenaires peuvent avoir un niveau de désir sexuel qui se situe dans les limites de la normale, mais aux deux extrêmes du continuum.
Sous-types
Des sous-types sont disponibles afin de préciser le mode de début (de tout temps versus acquis), le contexte (généralisé versus situationnel) et les facteurs étiologiques (dû à des facteurs psychologiques ou dû à une combinaison de facteurs) du Trouble : baisse du désir sexuel.
Caractéristiques et Troubles associés
Une diminution de l'intérêt sexuel est souvent associée à des problèmes d'excitation sexuelle ou à des difficultés orgasmiques. La déficience du désir sexuel peut être la dysfonction primaire ou peut être la conséquence du désarroi émotionnel induit par des perturbations de l'excitation ou de l'orgasme. Néanmoins, certains sujets ayant un désir sexuel faible restent capables d'une excitation sexuelle et d'un orgasme adéquats en réponse à une stimulation sexuelle. Des affections médicales générales peuvent avoir un effet délétère non spécifique sur le désir sexuel du fait d'un affaiblissement, d'une douleur, de problèmes de l'image du corps, ou de préoccupations concernant l'avenir. Les Troubles dépressifs sont souvent associés à une diminution du désir sexuel et le début de la dépression peut précéder, accompagner ou être la conséquence d'une déficience du désir sexuel. Les sujets ayant un Trouble : baisse du désir sexuel peuvent avoir des difficultés à instaurer des relaxions sexuelles stables et peuvent éprouver une insatisfaction conjugale ou connaître des ruptures.
Évolution
L'âge de début dans sa forme : de tout temps du Trouble : baisse du désir sexuel se situe à la puberté. Dans la majorité des cas, le trouble se développe chez l'adulte, après une période d'intérêt sexuel adéquat, en association à un désarroi psychologique, des événements stressants ou des difficultés relationnelles. La perte du désir sexuel peut être continue ou épisodique, dépendant de facteurs psychosociaux ou relationnels. Un mode épisodique de perte de désir sexuel se rencontre chez certains individus en relation avec des problèmes à accepter l'intimité et l'engagement relationnel.
Diagnostic différentiel
Le Trouble : baisse du désir sexuel doit être distingué d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale. Le diagnostic approprié sera celui d'une Dvsfonction sexuelle due à une affection médicale générale si on estime que la dysfonction est due exclusivement aux effets physiologiques d'une affection médicale générale spécifiée. Cette détermination sera fondée sur les antécédents, les examens complémentaires ou l'examen physique. Certaines affections médicales générales telles que (les anomalies neurologiques, hormonales ou métaboliques peuvent altérer spécifiquement les substrats physiologiques du désir sexuel. Des anomalies (les taux de testostérone totale, de testostérone libre et de prolactine peuvent témoigner de troubles hormonaux responsables d'une perte du désir sexuel.
Si un trouble : baisse du désir sexuel et une affection médicale générale sont tous deux présents, mais qu'on estime que la Dvsfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une affection médicale générale, on fait un diagnostic de Trouble : baisse du désir sexuel dû à une combinaison de facteurs. Contrairement au Trouble : baisse du désir sexuel, une Dysfonction sexuelle induite par une substance est estimée être due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (p. ex., un médicament antihypertenseur, une substance donnant lieu à abus). Si un Trouble : baisse du désir sexuel et l'utilisation d'une substance sont tous deux présents, mais qu'on estime que la dysfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs de la substance utilisée, on fera un diagnostic de Trouble : baisse du désir sexuel dû à une combinaison de facteurs. Si on estime que la diminution du désir sexuel est due exclusivement aux effets physiologiques directs à la fois d'une affection médicale générale et de l'utilisation d'une substance, on fera à la fois un diagnostic de Dvsfonction sexuelle due à une affection médicale générale et de Dysfonction sexuelle induite par une substance.
Le Trouble : baisse du désir sexuel peut également survenir en association avec d'autres Dysfonctions sexuelles (p. ex., Dysfonction érectile chez l'homme). Dans ce cas, les deux diagnostics peuvent être enregistrés. Généralement, on ne fait pas le diagnostic additionnel d'un Trouble : baisse du désir sexuel si la diminution du désir sexuel peut être mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (p. ex., Trouble dépressif majeur, Trouble obsessionnel-compulsif, État de stress post-traumatique). Un diagnostic additionnel peut être approprié quand la baisse du désir précède le trouble de l'Axe I ou si elle justifie, en elle-même, un examen clinique. Des problèmes occasionnels de désir sexuel qui ne sont ni persistants ni récurrents ou qui ne s'accompagnent pas d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles ne sont pas considérés comme un Trouble : baisse du désir sexuel. Correspondance avec les Critères diagnostiques pour la Recherche de la CIM-10 Les Critères Diagnostiques pour la Recherche de la C1M-10 et les critères du DSM-IV sont pratiquement identiques ; d'après les critères de la CIM-10, la perturbation doit toutefois persister au moins six mois. Dans la CIM-10, ce trouble est appelé Absence ou perte de désir sexuel.

Critères diagnostiques du Trouble :
baisse du désir sexuel
A. Déficience (ou absence) persistante ou répétée de fantaisies imaginatives d'ordre sexuel et de désir d'activité sexuelle. Pour faire la différence entre déficience et absence, le clinicien doit tenir compte des facteurs qui retentissent sur le fonctionnement sexuel, tels que l'âge et le contexte existentiel du sujet.
B. La perturbation est à l'origine d'une souffrance marquée ou de difficultés interpersonnelles.
C. La dysfonction sexuelle n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (à l'exception d'une autre Dvsfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (c.-à-d. une substance donnant lieu à abus, un médicament)
ou d'une affection médicale générale.
Spécifier le type :
Type de tout temps
Type acquis
Spécifier le type :
Type généralisé
Type situationnel
Spécifier :
Dû à des facteurs psychologiques
Dû à une combinaison de facteurs


Trouble : aversion sexuelle
Caractéristiques diagnostiques
La caractéristique essentielle du Trouble :
aversion sexuelle est une aversion et un évitement actif des contacts sexuels génitaux avec un partenaire sexuel (Critère A). La perturbation doit être à l'origine d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles (Critère B). La Dysfonction n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (sauf une autre Dysfonction sexuelle) (Critère C). Le sujet fait part d'une réaction (l'anxiété, d'appréhension Ou d'une réaction de dégoût quand il est confronté a une occasion de relation sexuelle avec un partenaire. L'aversion pour le contact génital peut se focaliser sur un aspect particulier de l'expérience sexuelle (p. ex., les sécrétions génitales, la pénétration vaginale). Certaines sujets éprouvent une répugnance généralisée à tous les stimulus sexuels, y compris les baisers et les caresses. L'intensité de la réaction (le l'individu exposé au stimulus aversif peut aller d'une anxiété modérée et d'une absence de plaisir à une détresse psychologique extrême.
Sous-types
Pour le Trouble : aversion sexuelle des sous-types sont disponibles pour préciser le
mode de début(de tout temps versus acquis), le contexte(généralisé versus situationnel) et les facteurs étiologiques (dû à des facteurs psychologiques, dû à une combinaison de facteurs)
Caractéristiques et Troubles associés
Quand ils sont confrontés à une situation sexuelle, certains sujets ayant une Aversion sexuelle sévère peuvent ressentir des Attaques de panique avec anxiété extrême, sentiments de terreur, malaises, nausées, palpitations, vertiges et difficultés respiratoires. Les relations interpersonnelles peuvent être très altérées (p. ex., insatisfaction conjugale). Les sujets peuvent éviter les situations sexuelles ou les partenaires sexuels potentiels en ayant recours à des stratégies indirectes (p. ex., en allant se coucher plus tôt, en voyageant, en négligeant leur apparence extérieure, en consommant des substances et en investissant excessivement des activités professionnelles, sociales ou familiales).
Diagnostic différentiel
Un Trouble : aversion sexuelle peut également survenir en association avec d'autres Dysfonctions sexuelles (p. ex., Dyspareunie). Dans ce cas, les deux diagnostics doivent être enregistrés. Généralement, on ne fait pas de diagnostic additionnel du Trouble : aversion sexuelle si l'aversion sexuelle peut mieux s'expliquer par un autre trouble de l'Axe I (p. ex., Trouble dépressif majeur, Trouble obsessionnel-compulsif, État de Stress post-traumatique). Un diagnostic additionnel peut être fait si l'aversion précède le trouble de l'Axe I ou si elle justifie, en elle-même, un examen clinique. Bien qu'une aversion sexuelle puisse remplir les critères d'une Phobie spécifique, ce diagnostic additionnel ne doit pas être porté. Une Aversion sexuelle occasionnelle ni persistante, ni récurrente, ne s'accompagnant pas de souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles n'est pas considérée comme un Trouble : aversion sexuelle.
Correspondance avec les Critères diagnostiques pour la Recherche de la CIM-10
Les Critères Diagnostiques pour la Recherche de la CIM-10 et les critères du DSM-IV diffèrent sur plusieurs points. Contrairement au DSM-IV, qui limite l'affection à une aversion pour les contacts sexuels génitaux et à leur évitement, la CIM-10 inclut également des tableaux cliniques dans lesquels l'activité sexuelle s'accompagne de sentiments très négatifs et d'une incapacité à ressentir du plaisir ». Dans la CIM-10, l'aversion ne doit pas être due à une anxiété concernant la performance. Enfin, d'après les critères de la CIM-10, la perturbation doit persister au moins 6 mois.

Critères diagnostiques du Trouble : aversion sexuelle
A. Aversion extrême, persistante ou répétée, et évitement de tout (ou presque tout) contact génital avec un partenaire sexuel.
B. La perturbation est à l'origine d'une souffrance marquée ou de difficultés interpersonnelles.
C. La dysfonction sexuelle n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe 1 (à l'exception d'une autre Dysfonction sexuelle).
Spécifier le type :
Type de tout temps
Type acquis
Spécifier le type :
Type généralisé
Type situationnel
Spécifier :
Dû à des facteurs psychologiques
Dû à une combinaison de facteurs

Troubles de l'excitation sexuelle
Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme
Caractéristiques diagnostiques
La caractéristique essentielle du Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme est une incapacité à atteindre ou à maintenir jusqu'à l'accomplissement de l'acte sexuel, une réactivité sexuelle adéquate (lubrification, intumescence) (Critère A). La réactivité sexuelle de la phase d'excitation consiste en une congestion vasomotrice du pelvis, une lubrification et un élargissement vaginal et une intumescence des organes génitaux externes. La perturbation doit être à l'origine d'un désarroi marqué ou de difficultés relationnelles (Critère B). La dysfonction n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (à l'exception d'une autre Dysfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (y compris des médicaments) ou d'une affection médicale générale (Critère C)
Sous-types
Des sous-types sont disponibles pour préciser le mode de début (de tout temps ou acquis), le contexte (généralisé versus situationnel) et les facteurs étiologiques (dû à des facteurs psychologiques, dû à une combinaison de facteurs) du Trouble (le l'excitation sexuelle chez la femme.
Caractéristiques et Troubles associés
Des données limitées suggèrent que le Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme s'accompagne souvent de Troubles du désir sexuel et d'un Trouble (le l'orgasme chez la femme. Les femmes atteintes d'un Trouble de l'excitation sexuelle peuvent avoir peu ou pas du tout de sensation subjective d'excitation sexuelle. Le trouble peut occasionner des rapports sexuels douloureux, un évitement sexuel et une perturbation des relations conjugales ou sexuelles.
Diagnostic différentiel
Le Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme doit être distingué d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale. Le diagnostic approprié est celui d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale quand on estime que la dysfonction est due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une affection médicale générale spécifiée (p. ex., réduction des taux d'oestrogènes à la ménopause ou ultérieurement, vaginite atrophique, diabète sucré, radiothérapie pelvienne) (voir p. 645). On a également constaté une réduction de la lubrification pendant la lactation. Cette détermination sera fondée sur les antécédents, les examens complémentaires ou l'examen physique. Si le Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme et une affection médicale générale sont tous deux présents, mais qu'on estime que la dysfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux conséquences physiologiques directes de l'affection médicale générale, alors, on fera un diagnostic de Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme dû à une combinaison de facteurs. Contrairement au Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme, une Dysfonction sexuelle induite par une substance est jugée être due exclusivement aux effets phy- siologiques directs d'une substance (p. ex., réduction de la lubrification causée par les antihypertenseurs ou les antihistaminiques). Si un Trouble de l'excitation sexuelle et l'utilisation d'une substance sont tous deux présents, mais qu'on estime que la dysfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs de l'utilisation de la substance, on fait le diagnostic de Trouble de l'excitation sexuelle dû à une combinaison de facteurs. Si on estime que les problèmes d'excitation sont dus exclusivement aux effets physiologiques à la fois d'une affection médicale générale et de l'utilisation d'une substance, alors, on fait les deux diagnostics de Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale et de Dysfonction sexuelle induite par une substance. Le Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme peut également survenir en association avec (l'autres Dysfonctions sexuelles (p. ex., Trouble de l'orgasme chez la femme). Dans ce cas, les deux diagnostics doivent être notés. Généralement, on ne fait pas de diagnostic additionnel de Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme si le problème d'excitation sexuelle peut être attribué à un autre Trouble de l'Axe I (p. ex., Dépression majeure, Trouble obsessionnel-compulsif, État de Stress post-traumatique). On peut faire un diagnostic additionnel si le problème d'excitation sexuelle précède le trouble de l'Axe I ou s'il justifie, en lui-même, un examen clinique. Des Problèmes occasionnels d'excitation sexuelle qui ne sont ni persistants ni récurrents ou qui ne s'accompagnent pas d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles ne sont pas considérés comme un Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme. Un diagnostic de Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme n'est pas approprié si les problèmes d'excitation sont dus à une stimulation sexuelle inadéquate en intensité, en durée ou quant à son orientation.
Les Critères Diagnostiques pour la Recherche de la CIM-10 et les critères du DSM-IV sont pratiquement identiques ; d'après les critères de la CIM-10, la perturbation doit toutefois persister au moins six mois. Dans la CIM-10, ce trouble est appelé Échec de la réponse génitale.
Critères diagnostiques du Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme
A. Incapacité persistante ou répétée à atteindre, ou à maintenir jusqu'à l'accomplissement de l'acte sexuel, une activité sexuelle adéquate (lubrification, intumescence).
B. La perturbation est à l'origine d'une souffrance marquée ou de difficultés interpersonnelles.
C. La dysfonction sexuelle n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe (à l'exception d'une autre Dysfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (c.-à-d. une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou d'une affection médicale générale.
Spécifier le type :
Type de tout temps
Type acquis
Spécifier le type :
Type généralisé
Type situationnel
Spécifier :
Dû à des facteurs psychologiques
Dû à une combinaison de facteurs

Trouble de l'érection chez l'homme
(voir sur le PDF)

Trouble de l'orgasme chez la femme (auparavant Inhibition de l'orgasme chez la femme)
Caractéristiques diagnostiques
La caractéristique essentielle du Trouble de l'orgasme chez la femme est une absence ou un retard répété ou persistant de l'orgasme après une phase d'excitation sexuelle normale (Critère A). Il existe chez la femme une grande variabilité dans le type ou l'intensité cle la stimulation nécessaire pour déclencher un orgasme. Le diagnostic d'un Trouble de l'orgasme chez la femme doit reposer sur le jugement du clinicien, qui estime que la capacité orgasmique de la femme est inférieure à ce qu'elle devrait être étant donné son âge, son expérience sexuelle et l'adéquation de la stimulation sexuelle reçue. La perturbation doit être à l'origine d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles (Critère B). La dysfonction n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (à part une autre Dysfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (y compris des médicaments) ou d'une affection médicale générale (Critère C)
Sous-types
Des sous-types sont disponibles pour préciser le mode de début (de tout temps ou acquis), le contexte (généralisé versus situationnel) et les facteurs étiologiques (dû à des facteurs psychologiques, dû à une combinaison de facteurs) du Trouble de l'orgasme chez la femme.
Caractéristiques et troubles associés
Aucune association n'a été retrouvée entre des traits de personnalité ou une psychopathologie spécifiques et la dysfonction orgasmique chez la femme. Le Trouble de l'orgasme chez la femme peut affecter l'image du corps, l'estime de soi, ou la satisfaction relationnelle. D'après des études contrôlées, la capacité orgasmique n'est pas corrélée à la taille du vagin ou au tonus musculaire pelvien. Bien que les femmes atteintes de lésions de la moelle épinière, d'exérèse de la vulve, ou d'excision et de reconstruction vaginale aient relaté une capacité à atteindre l'orgasme, une dysfonction orgasmique est fréquemment rapportée chez les femmes présentant ces affections. Cependant, en général, les affections médicales générales chroniques comme le diabète ou le cancer pelvien ont plutôt tendance à altérer la phase excitatoire de la réponse sexuelle, préservant relativement la capacité orgasmique. Évolution Comme la capacité orgasmique de la femme augmente en fonction de la croissance rie l'expérience sexuelle, le Trouble de l'orgasme chez la femme pourrait être plus fréquent chez les femmes plus jeunes. La plupart des troubles de l'orgasme chez la femme sont de tout temps, plutôt qu'acquis. Une fois qu'une femme a réussi à atteindre l'orgasme, il est rare qu'elle perde cette capacité, à moins qu'une mauvaise communication sexuelle, un conflit relationnel, une expérience traumatisante (p. ex., un viol), un Trouble de l'humeur, ou une affection médicale générale n'intervienne. Quand la dysfonction orgasmique ne se produit que dans certaines situations, des difficultés de désir et d'excitation sexuelle sont souvent présentes en plus du trouble orgasmique. Beaucoup de femmes accroissent leur capacité orgasmique en expérimentant une plus grande diversité de stimulations et en acquérant plus de connaissances sur le fonctionnement de leur propre corps.
Diagnostic différentiel
Le Trouble de l'orgasme chez la femme doit être distingué d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale. Le diagnostic approprié est celui d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale quand on estime que la Dvsfonction est due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une affection médicale générale spécifiée (p. ex., lésions de la moelle épinière). Cette détermination repose sur les antécédents, les examens complémentaires ou l'examen physique. Si un Trouble de l'orgasme chez la femme et une affection médicale générale sont tous cieux présents, mais qu'on estime que la Dysfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs de l'affection médicale générale, on fait un diagnostic de Trouble de l'orgasme chez la femme, dû à une combinaison de facteurs. Contrairement au Trouble de l'orgasme chez la femme, une Dysfonction sexuelle induite par une substance est jugée être Glue exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (p. ex., antidépresseurs, benzodiazépines, neuroleptiques, antihypertenseurs, opiacés). Si un Trouble de l'orgasme chez la femme et l'utilisation d'une substance sont tous cieux présents, mais qu'on estime que la Dysfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs de l'utilisation de la substance, on fait le diagnostic de Trouble de l'orgasme chez la femme, dû à une combinaison de facteurs. Si on estime que les problèmes d'excitation sont dus exclusivement aux effets physiologiques à la fois d'une affection médicale générale et de l'utilisation d'une substance, on fait les cieux diagnostics : Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale et Dysfonction sexuelle induite par une substance. Le Trouble de l'orgasme chez la femme peut également survenir en association avec d'autres Dysfonctions sexuelles (p. ex., Trouble de l'excitation sexuelle chez la femme). Dans ce cas, les cieux diagnostics doivent être notés. Généralement, on ne fait pas de diagnostic additionnel de Trouble de l'orgasme chez la femme si le problème d'orgasme peut être attribué à un autre Trouble de l'Axe I (p. ex., Trouble dépressif majeur). On peut faire un diagnostic additionnel si le problème d'orgasme précède le trouble de l'Axe I ou s'il justifie, en lui-même, un examen clinique. Des Problèmes orgasmiques occasionnels qui ne sont ni persistants ni récurrents ou qui ne s'accompagnent pas d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles ne sont pas considérés comme un Trouble de l'orgasme chez la femme. Un diagnostic de Trouble de l'orgasme chez la femme n'est pas approprié si les problèmes d'excitation sont dus à une stimulation sexuelle inadéquate en intensité, en durée ou quant à son orientation.
Correspondance avec les Critères diagnostiques
Les Critères Diagnostiques pour la Recherche de la CIM-10 et les critères du DSM-IV sont pratiquement identiques ; d'après les critères de la CIM-10, la perturbation doit toutefois persister au moins six mois. Dans la CIM-10, les critères diagnostiques du dysfonctionnement orgasmique sont identiques pour les hommes et pour les femmes.

Critères diagnostiques du Trouble de "orgasme chez la femme".
Absence ou retard persistant ou répété de l'orgasme après une phase d'excitation sexuelle normale. Il existe chez la femme une grande variabilité dans le type ou l'intensité de la stimulation nécessaire pour déclencher un orgasme. Le diagnostic d'un trouble de l'orgasme chez la femme repose sur le jugement du clinicien qui estime que la capacité orgasmique de la femme est inférieure à ce qu'elle devrait être, compte tenu de son âge, de son expérience sexuelle et de l'adéquation de la stimulation sexuelle reçue.
B. La perturbation est à l'origine d'une souffrance marquée ou de difficultés interpersonnelles.
C. La dysfonction orgasmique n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (à l'exception d'une autre Dysfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (c.-à-d. une substance donnant lieu à abus, un médicament) ou d'une affection médicale générale.
Spécifier le type :
Type de tout temps
Type acquis
Spécifier le type :
Type généralisé
Type situationnel Spécifier :
Dû à des facteurs psychologiques
Dû à une combinaison de facteurs

Trouble de l'orgasme chez l'homme
(voir le PDF)

Éjaculation précoce
(voir le PDF)

Troubles sexuels avec douleur
Dyspareunie (non due à une affection médicale générale)
(voir le PDF)

Vaginisme (non dû à une affection médicale générale)
(voir le PDF)

Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale
(voir le PDF)

Dysfonction sexuelle induite par une substance
(voir le PDF)

Dysfonction sexuelle non spécifiée
(voir le PDF)

Paraphilies
(voir le PDF)

Exhibitionnisme
La focalisation paraphilique dans l'Exhibitionnisme consiste à exposer ses organes génitaux à une personne étrangère. Parfois, le sujet se masturbe tout en s'exhibant (ou en s'imaginant en train de s'exhiber). Si l'individu cède à ses impulsions, il n'y a généralement pas de tentative de poursuivre une activité sexuelle avec la personne étrangère. Dans certains cas, le sujet est conscient de son désir de surprendre ou de choquer l'observateur. Dans d'autres cas, le sujet éprouve la fantaisie imaginative sexuellement excitante que l'observateur va être excité sexuellement.

Fétichisme
La focalisation paraphilique dans le Fétichisme implique l'utilisation d'objets inanimés(le « fétiche »). Parmi les objets fétiches les plus courants, on trouve les culottes féminines, les soutiens-gorge, les bas, les chaussures, les bottes, ou toute autre pièce (l'habillement. La personne présentant un Fétichisme se masturbe fréquemment tout en tenant à la main, frottant, ou sentant l'objet fétiche ou peut demander à son partenaire sexuel de porter l'objet au cours de leurs relations sexuelles. Habituellement, le fétiche est requis ou fortement préféré pour obtenir une excitation sexuelle, et en son absence, il peut y avoir une dysfonction érectile chez l'homme.

Frotteurisme
La focalisation paraphilique du Frotteurisme implique l'acte de toucher et de se frotter contre une personne non consentante.

Pédophilie
(voir le PDF)

Masochisme sexuel
La focalisation paraphilique du Masochisme sexuel implique l'acte (réel, non simulé) d'être humilié, battu, attaché ou livré à la souffrance par d'autres moyens. Certains individus sont importunés par leurs fantaisies imaginatives masochistes qui peuvent être évoquées au cours des rapports sexuels ou la masturbation, mais non mises en acte d'une autre manière. Dans de tels cas, les fantaisies imaginatives masochistes impliquent habituellement le fait d'être violé tout en étant maintenu ou attaché par autrui de telle façon qu'il n'y ait pas de possibilité de s'échapper. D'autres mettent en acte leurs impulsions sexuelles masochistes sur eux-mêmes (p. ex., en s'attachant eux mêmes, en s'enfonçant eux-mêmes des aiguilles, en se choquant eux-mêmes a l'électricité, ou en se mutilant eux-mêmes) ou avec un partenaire. Les actes masochistes qui peuvent être recherchés avec un partenaire comprennent le fait d'être entravé (contrainte physique), d'avoir les yeux bandés (contrainte sensorielle), d'être frappé avec une baguette, d'être fessé, fouetté, battu, de subir des chocs électriques, d'être coupé, d'être « transpercé et épinglé » (infibulation), et humilié (p. ex., se faire uriner ou déféquer sur soi, être forcé de marcher à quatre pattes et d'aboyer comme un chien ou être soumis à des injures). Le fait d'être forcé à revêtir des habits du sexe opposé peut être recherché pour ses connotations humiliantes. Le sujet peut désirer être traité comme un enfant sans défense et qu'on lui mette des couches (« infantilisme »). Une forme particulièrement dangereuse du Masochisme sexuel appelée « hypoxyphilie », implique une excitation sexuelle due à un manque d'oxygénation obtenu par divers moyens : compression de la poitrine, noeud coulant, ligature, sac en plastique, masque, ou produit chimique (souvent un nitrite volatile qui provoque une réduction temporaire de l'oxygénation cérébrale du fait d'une vasodilatation périphérique).

Sadisme sexuel
La focalisation paraphilique du Sadisme sexuel implique des actes (réels, non simulés) dans lesquels le sujet retire une excitation sexuelle de la souffrance psychologique ou physique de la victime (y compris son humiliation). Certains individus présentant cette Paraphilie sont importunés par leurs fantaisies imaginatives sadiques qui peuvent être évoquées au cours d'un acte sexuel, mais qui ne sont pas mises en acte d'une autre manière ; dans de tels cas, les fantaisies imaginatives sadiques impliquent habituellement le fait d'exercer un contrôle total de la victime, qui est terrifiée par anticipation de l'acte sadique imminent. D'autres mettent en acte leurs impulsions sexuelles sadiques avec un partenaire consentant (qui peut présenter un Masochisme sexuel) qui endure volontiers douleur et humiliation. D'autres encore mettent en acte leurs impulsions sexuelles sadiques sur des victimes non consentantes.

Transvestisme fétichiste
(voir le PDF)

Voyeurisme
La focalisation paraphil que du Voyeurisme implique l'acte d'observer des personnes qui ne s'en doutent pas, généralement des personnes étrangères, qui sont nues, en train de se déshabiller ou en train (l'avoir des rapports sexuels. L'acte de regarder (« mater ») a pour but (le déclencher une excitation sexuelle et, habituellement, le sujet ne cherche pas à avoir une activité sexuelle avec la personne observée.

Paraphilie non spécifiée
Cette catégorie est incluse afin de coder les Paraphilies qui ne répondent aux critères d'aucune des catégories spécifiques. Exemples non exhaustifs : la scatologie téléphonique (appels téléphoniques obscènes), la nécrophilie (cadavres), le partialisme (focalisation exclusive sur une partie du corps), la zoophilie (animaux), la coprophilie (fèces), la clystérophilie (lavement), et l'urophilie (urine).
Je conclu en disant qu'il est important, avant de porter un quelconque jugement, de lire le manuel disponible ici en PDF, surtout sur les points non complet ou ceux noté "(voir le PDF)". J'ai ajouté, pour que ce soit pas mal interprété, les définitions des troubles qui pourraient ne pas vous sembler en être, comme l’exhibitionnisme, le fétichisme, le voyeurisme, etc... qui ne sont pas définit d'une façon "saine" (dans des cadres consentant) que nous pouvons connaitre, mais comme de véritable dysfonction sexuel maladive.
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Re: DSM

Message par Zimou » 28 avr. 2014, 18:27

Nous constaterons, sans surprise, que le terme "asexuel" n'existe pas sur ce manuel. Alors quand on parle de ne plus figurer dans ce manuel, finalement, que faut-il retirer? car nous ne pouvons bien sur pas tout retirer et faire comme si aucun trouble psychologique sexuel n'existaient. De mon avis il n'y a que la partie "baisse du désir sexuel", appelé "Absence ou perte de désir sexuel" dans le CIM-10. c'est la seul chose qui colle vraiment avec "absence d'attirance sexuel", qui en est un synonyme proche. Je reprend ce passage (pour vous éviter de le chercher ^^ )
Trouble : baisse du désir sexuel
Caractéristiques diagnostiques
La caractéristique essentielle du Trouble : baisse du désir sexuel est une déficience ou une absence de fantaisies imaginatives d'ordre sexuel ou de désir d'activité sexuelle (Critère A). La perturbation doit être à l'origine d'un désarroi prononcé ou de difficultés relationnelles (Critère B). La dysfonction n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (à l'exception d'une autre Dysfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (y compris un médicament) ou d'une affection médicale générale (Critère C). La baisse du désir sexuel peut être globale et concerner toutes les formes d'expression de la sexualité ou peut être situationnelle et limitée à un partenaire ou à une activité sexuelle spécifique (p. ex., les relations sexuelles mais pas la masturbation). Le sujet est peu motivé dans la recherche des stimulus et éprouve peu de frustration quand il est privé de la possibilité d'une activité sexuelle. Habituellement, il ne prend pas l'initiative d'une activité sexuelle ou ne s'y livre qu'avec réticence quand son partenaire en prend l'initiative. Bien que la fréquence des rapports sexuels soit habituellement réduite, elle peut être augmentée du fait de la pression du partenaire ou de besoins non sexuels (p. ex., de bien-être physique ou d'intimité). Du fait de l'absence de données sur les normes de fréquence ou d'intensité du désir sexuel en fonction de l'âge ou du sexe, le diagnostic repose sur un jugement clinique fondé sur les caractéristiques personnelles et interpersonnelles, le cadre de vie, et le contexte culturel. Il se peut que le clinicien doive examiner les deux partenaires quand des divergences de désir sexuel conduisent à une demande de consultation d'un professionnel. Une apparente « baisse du désir sexuel » chez l'un des partenaires peut refléter en fait un besoin excessif d'activité sexuelle chez l'autre partenaire. Ou bien, les deux partenaires peuvent avoir un niveau de désir sexuel qui se situe dans les limites de la normale, mais aux deux extrêmes du continuum.
Sous-types
Des sous-types sont disponibles afin de préciser le mode de début (de tout temps versus acquis), le contexte (généralisé versus situationnel) et les facteurs étiologiques (dû à des facteurs psychologiques ou dû à une combinaison de facteurs) du Trouble : baisse du désir sexuel.
Caractéristiques et Troubles associés
Une diminution de l'intérêt sexuel est souvent associée à des problèmes d'excitation sexuelle ou à des difficultés orgasmiques. La déficience du désir sexuel peut être la dysfonction primaire ou peut être la conséquence du désarroi émotionnel induit par des perturbations de l'excitation ou de l'orgasme. Néanmoins, certains sujets ayant un désir sexuel faible restent capables d'une excitation sexuelle et d'un orgasme adéquats en réponse à une stimulation sexuelle. Des affections médicales générales peuvent avoir un effet délétère non spécifique sur le désir sexuel du fait d'un affaiblissement, d'une douleur, de problèmes de l'image du corps, ou de préoccupations concernant l'avenir. Les Troubles dépressifs sont souvent associés à une diminution du désir sexuel et le début de la dépression peut précéder, accompagner ou être la conséquence d'une déficience du désir sexuel. Les sujets ayant un Trouble : baisse du désir sexuel peuvent avoir des difficultés à instaurer des relaxions sexuelles stables et peuvent éprouver une insatisfaction conjugale ou connaître des ruptures.
Évolution
L'âge de début dans sa forme : de tout temps du Trouble : baisse du désir sexuel se situe à la puberté. Dans la majorité des cas, le trouble se développe chez l'adulte, après une période d'intérêt sexuel adéquat, en association à un désarroi psychologique, des événements stressants ou des difficultés relationnelles. La perte du désir sexuel peut être continue ou épisodique, dépendant de facteurs psychosociaux ou relationnels. Un mode épisodique de perte de désir sexuel se rencontre chez certains individus en relation avec des problèmes à accepter l'intimité et l'engagement relationnel.
Diagnostic différentiel
Le Trouble : baisse du désir sexuel doit être distingué d'une Dysfonction sexuelle due à une affection médicale générale. Le diagnostic approprié sera celui d'une Dvsfonction sexuelle due à une affection médicale générale si on estime que la dysfonction est due exclusivement aux effets physiologiques d'une affection médicale générale spécifiée. Cette détermination sera fondée sur les antécédents, les examens complémentaires ou l'examen physique. Certaines affections médicales générales telles que (les anomalies neurologiques, hormonales ou métaboliques peuvent altérer spécifiquement les substrats physiologiques du désir sexuel. Des anomalies (les taux de testostérone totale, de testostérone libre et de prolactine peuvent témoigner de troubles hormonaux responsables d'une perte du désir sexuel.
Si un trouble : baisse du désir sexuel et une affection médicale générale sont tous deux présents, mais qu'on estime que la Dvsfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une affection médicale générale, on fait un diagnostic de Trouble : baisse du désir sexuel dû à une combinaison de facteurs. Contrairement au Trouble : baisse du désir sexuel, une Dysfonction sexuelle induite par une substance est estimée être due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (p. ex., un médicament antihypertenseur, une substance donnant lieu à abus). Si un Trouble : baisse du désir sexuel et l'utilisation d'une substance sont tous deux présents, mais qu'on estime que la dysfonction sexuelle n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs de la substance utilisée, on fera un diagnostic de Trouble : baisse du désir sexuel dû à une combinaison de facteurs. Si on estime que la diminution du désir sexuel est due exclusivement aux effets physiologiques directs à la fois d'une affection médicale générale et de l'utilisation d'une substance, on fera à la fois un diagnostic de Dvsfonction sexuelle due à une affection médicale générale et de Dysfonction sexuelle induite par une substance.
Le Trouble : baisse du désir sexuel peut également survenir en association avec d'autres Dysfonctions sexuelles (p. ex., Dysfonction érectile chez l'homme). Dans ce cas, les deux diagnostics peuvent être enregistrés. Généralement, on ne fait pas le diagnostic additionnel d'un Trouble : baisse du désir sexuel si la diminution du désir sexuel peut être mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (p. ex., Trouble dépressif majeur, Trouble obsessionnel-compulsif, État de stress post-traumatique). Un diagnostic additionnel peut être approprié quand la baisse du désir précède le trouble de l'Axe I ou si elle justifie, en elle-même, un examen clinique. Des problèmes occasionnels de désir sexuel qui ne sont ni persistants ni récurrents ou qui ne s'accompagnent pas d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles ne sont pas considérés comme un Trouble : baisse du désir sexuel. Correspondance avec les Critères diagnostiques pour la Recherche de la CIM-10 Les Critères Diagnostiques pour la Recherche de la C1M-10 et les critères du DSM-IV sont pratiquement identiques ; d'après les critères de la CIM-10, la perturbation doit toutefois persister au moins six mois. Dans la CIM-10, ce trouble est appelé Absence ou perte de désir sexuel. 624 Troubles sexuels et Troubles de l'identité sexuelle

Critères diagnostiques du Trouble :
baisse du désir sexuel
A. Déficience (ou absence) persistante ou répétée de fantaisies imaginatives d'ordre sexuel et de désir d'activité sexuelle. Pour faire la différence entre déficience et absence, le clinicien doit tenir compte des facteurs qui retentissent sur le fonctionnement sexuel, tels que l'âge et le contexte existentiel du sujet.
B. La perturbation est à l'origine d'une souffrance marquée ou de difficultés interpersonnelles.
C. La dysfonction sexuelle n'est pas mieux expliquée par un autre trouble de l'Axe I (à l'exception d'une autre Dvsfonction sexuelle) et n'est pas due exclusivement aux effets physiologiques directs d'une substance (c.-à-d. une substance donnant lieu à abus, un médicament)
ou d'une affection médicale générale.
Spécifier le type :
Type de tout temps
Type acquis
Spécifier le type :
Type généralisé
Type situationnel
Spécifier :
Dû à des facteurs psychologiques
Dû à une combinaison de facteurs
alors que faut-il modifier/supprimer pour ne plus paraitre dans ce paragraphe? qu'est ce qui décrit précisément l'asexualité? tout en ne suggérant pas de retirer ce qui est pourrait être vraiment maladif? Car finalement, dans notre FAQ actuel, il est dit "on peut etre asexuel et avoir des fantasme", "on peut être asexuel et prendre du plaisir sexuel", etc... il est en réalité sous entendu (ce que beaucoup comprennent) qu'on peut aussi être asexuel et ne pas avoir de fantasme, être asexuel et ne pas prendre de plaisir... sans préciser que c'est considéré comme étant un trouble, tout à fait indépendamment de l'attirance sexuel. Comme je l'ai toujours dit, l'asexualité et avoir ou pas des fantasmes sont dissocié, l'asexualité et avoir du plaisir est dissocié, etc... et l'asexualité n'est pas un trouble. Pour le reste, ce n'est pas à moi d'en jugé, je ne suis ni concerné, ni compétent pour dire si c'est un trouble ou pas. mais aucun d'entre nous est compétent pour affirmer quelque chose.
Du coup, que retirer du DSM pour en exclure l'asexualité? déjà, il est indiqué "La perturbation doit être à l'origine d'un désarroi prononcé ou de difficultés relationnelles", ce qui je pense n'est pas le cas de beaucoup d'entre nous, ce qui doit déjà relativement nous exclure du DSM. Mais : "La baisse du désir sexuel peut être globale et concerner toutes les formes d'expression de la sexualité". là, ça nous concerne. une absence de désir global pour toutes forme de sexualité correspond bien à l'asexualité, et une personne ayant ce symptôme a plus de chance d’être asexuel qu’atteint d'un trouble, si "la perturbation" n'est pas à l'origine d'un désarroi prononcé ou de difficultés relationnelles, contrairement à "peut être situationnelle et limitée à un partenaire ou à une activité sexuelle spécifique". en effet, un asexuel attiré pas une forme de sexualité mais pas une autre a peut de chance d’être asexuel. un asexuel ne sera attiré par aucune forme de sexualité avec autrui. on parlera peut être plus d'hyposexualité dans cette situation, et encore, toujours si "la perturbation" n'est pas à l'origine d'un désarroi prononcé ou de difficultés relationnelles.
"Le sujet est peu motivé dans la recherche des stimulus et éprouve peu de frustration quand il est privé de la possibilité d'une activité sexuelle. Habituellement, il ne prend pas l'initiative d'une activité sexuelle" ceci est aussi une parfaite description de ce qu'est l'asexualité et qui nous représente. quelque chose de plus à retirer selon moi. Quelqu'un qui ne recherche pas de stimulus, qui ne prend pas d'initiative et n'a pas de frustration est asexuel.
Pour les sous-type, le mode de début d'un asexuel peut être de tout temps ou acquis, bien que de tout temps est ce qui est le plus souvent, le contexte ne peut être que généralisé et il n'y a pas de facteurs étiologiques (dû à des facteurs psychologiques ou dû à une combinaison de facteurs). quelqu'un diagnostiqué comme ayant un trouble du désir de tout temps (plus rarement acquis), généralisé, sans facteur étiologiques sera très certainement asexuel.
Il est précisé aussi "Des problèmes occasionnels de désir sexuel qui ne sont ni persistants ni récurrents ou qui ne s'accompagnent pas d'une souffrance subjective marquée ou de difficultés interpersonnelles ne sont pas considérés comme un Trouble : baisse du désir sexuel.". il serait bien de supprimer "qui ne sont ni persistants ni récurrents ou " pour nous que ça ne nous concerne plus.

Bref, il y a des point qui nous corresponde plutôt bien et qui mériterait d’être supprimé. il y a d'autre point qui concerne plus le trouble du désir que l'asexualité et qui doivent rester. dans sa globalité, je trouve pas que le DSM retranscrit vraiment ce qu'est l'asexualité. si on regarde les Critères diagnostiques du Trouble, nous ne sommes pas sujet au point B. La perturbation est à l'origine d'une souffrance marquée ou de difficultés interpersonnelles.
Par contre, concernant les autre trouble de la sexualité, en dehors du trouble du désir, je suis d'accord sur la plupart des choses qui sont dites. Si on se reconnait dans ces trouble, je pense qu'il faut en parler à son médecin, notamment si ça provoque des problème au sein de son couple (un conseil pour les couple A/S pour qui c'est compliqué sans que ce soit forcément du à l'asexualité, si il y a une autre difficulté en parallèle).
Vous aurez surement votre mot à dire sur le DSM, ce que vous en pensez, peut etre ce qu'il faut garder/supprimer... je vous laisse en discuter. tout en n'oubliant surtout pas, c'est le point important, qu'il y a des personnes qui peuvent être atteint d'un trouble cité et que le fait que vous pensez ne pas etre atteint de se trouble si vous vous y reconnaissez ne veut pas dire que personne ne peut l’être. les modifications que je suggère ne concerne pas, je pense, les personnes qui sont vraiment atteint d'un trouble mais seulement les asexuels, qui ont une absence d'attirance sexuel pour les autre.
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Re: DSM

Message par Piccolo » 28 avr. 2014, 18:43

Ca n'a strictement aucun rapport avec l'asexualité, donc je ne vois même pas pourquoi tu poses la question.

Cette partie fait référence au trouble du désir sexuel hypoactif qui ne concerne que les "S", et doit impérativement générer de la souffrance subjective chez l'individu concerné.

A la base c'est Aven qui voulait faire retirer cette section pour une raison inconnue vue qu'elle ne concerne pas les asexuels. Ils sont à côté de la plaque depuis le début.

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Re: DSM

Message par Divine » 28 avr. 2014, 19:07

J'ajouterai que pour les bons psys, le DSM n'est qu'un fichu aide-mémoire, pas une Bible.
Ça m'est égal d'être laide ou belle. Il faut seulement que je plaise aux gens qui m'intéressent.

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Re: DSM

Message par Relax » 28 avr. 2014, 22:39

Moi, ce qui me dérange dans tout ça, c'est que le DSM présuppose aussi que j'hyposexualité est un trouble sans parler surtout et d'abord de la question de la souffrance engendrée par cet état.

Le trouble (anciennement appelé névrose) commence quand la personne souffre de son manque ou son absence de désir. Un hyposexuel ne souffre que dans la mesure où il ne peut répondre aux besoins d'un S ou qu'il s'interroge négativement sur sa virilité ou sa féminité au regard des standards sociaux qu'il/elle croit conforme à son idéal.

Ton commentaire sur le fait que les A puissent développer des troubles car ils vivent volontairement avec des S est particulièrement pertinent. Je peux en témoigner car j'ai fini par faire une dépression à force d'essayer de faire des compromis avec mon S. C'est épuisant et très dévalorisant d'être l'exception à la règle. Le déni ne mène pas à la "guérison". Ma santé mentale n'a jamais été aussi bonne que depuis que j'ai fait mon deuil d'une vie à deux...

Peut-être qu'un jour je trouverai un A avec qui retenter l'expérience ? Les chances sont minces...

C'est la relation A/S qui est en trouble, pas le A en soi. Il est triste de constater que quelques uns sur ce site souffrent de cet espoir vain (à mon avis) de trouver un équilibre sans en payer le prix.
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Re: DSM

Message par jethro cain » 29 avr. 2014, 18:49

Bon, il a plusieurs points importants que je voudrais reprendre.
Pour resituer le bousin, je suis entrain de finir mon baccalauréat en psycho et donc j'ai l’habitude du DSM. J'avais déjà lu ce passage pour un travail de sexo et c'est toujours une douleur vu la longueur :mrgreen:

Premièrement, la ou le DSM 4 était deja fort critiqué, le DSM 5 l'est encore plus, en gros il diagnostique des pathologie sur base d'à moitié rien. Beaucoup de nos profs (et de praticiens) ne soutiennent pas le DSM et son approche par critères. Il ne faut pas donner trop de poids à ce livre, les psy l'utilisent mais c'est pas ca qui fait la psycho.

Ensuite, le DSM est la pour diagnostiquer une pathologie et trouver ses comorbidités (troubles liés) et comme piccolo le disait, le coté "souffrance" est essentiel, les simples A n'ont rien à craindre d'une "chasse au sorcière" contre eux. Et surtout, Zimou quand tu parles de supprimer des passages je me doute que tu le faits pour les A mais il y a d'autres types de personnes que cela concerne et le DSM se doit d’être complet sur ce genre de cas.

A un moment, le vrai problème c'est pas qu'on doivent sortir du DSM, c'est juste que officiellement l’asexualité n'est pas prise en compte comme une orientation et qu'on se retrouve obligé de se référencer à ce genre de théorie. Le trouble du désir fait partie des psycho-pathologie mais l'asexualité c'est bien plus que ca, non ?

voila, j’espère ne pas avoir dit trop de bêtises et comme je suis sur d'avoir oublié un certains nombre de tes arguments, le débat reste ouvert ^^

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Re: DSM

Message par Zimou » 30 avr. 2014, 13:49

Piccolo a écrit :Ca n'a strictement aucun rapport avec l'asexualité, donc je ne vois même pas pourquoi tu poses la question.
Je l'ai expliqué en tout début d'article : parce qu'on parle parfois du DSM et du retrait de l'asexualité. J'en parle surtout parce que si d'autre en parlent, c'est certainement parce qu'il y a une raison et pour la découvrir, connaitre son importance, son poids, si il est important de militer contre ça ou pas.

Je suis d'accord avec la plupart des réponses. D'autant plus si jethro cain, qui travaille donc dans ce milieu, affirme que c'est aussi critiqué par les professionnels (chose qu'on ne peut constater autrement). Le DSM ne décrit pas l'asexualité et ne nécessite pas d’être changé. Si il le devait, j'ai déjà affiché les passages qui selon moi devrait être modifié qui sont susceptible de concerner l'asexualité. Mais c'est loin d’être une nécessite je pense.
Une autre question est : pourquoi un psy diagnostiquera l'asexualité de quelqu'un comme un trouble?
Si un asexuel souffre de se sentir anormal parce qu'il n'a aucun désir sexuel, comment un médecin fait-il pour savoir si il doit travailler sur son absence de désir sexuel ou sur son sentiment d'anormalité? car l'absence de désir est susceptible de faire souffrir de façon indirecte n'importe lequel d'entre nous, à cause de l'image de la société, ou de son couple... Malheureusement, seul un psy pourra nous répondre, peut être jethro cain aura des éléments de réponse?

Et pourquoi avoir parlé de retirer l'asexualité du DSM? est ce parce que l'homosexualité à été déclaré comme non maladive et accepté grâce à son retrait du DSM, donc juste pour copier le procédé d'acceptation? Quel méthode devrions nous appliquer pour être accepter au même titre que les homosexuel, ne plus risquer d’être jugé comme malade? la visibilité et l'information sont-elles les seuls chose que nous puissions faire pour être reconnu?
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Re: DSM

Message par Piccolo » 30 avr. 2014, 14:26

Zimou a écrit :Je l'ai expliqué en tout début d'article : parce qu'on parle parfois du DSM et du retrait de l'asexualité. J'en parle surtout parce que si d'autre en parlent, c'est certainement parce qu'il y a une raison et pour la découvrir, connaitre son importance, son poids, si il est important de militer contre ça ou pas.
On en a parlé à cause d'Aven, tout simplement.
Zimou a écrit :Et pourquoi avoir parlé de retirer l'asexualité du DSM? est ce parce que l'homosexualité à été déclaré comme non maladive et accepté grâce à son retrait du DSM, donc juste pour copier le procédé d'acceptation? Quel méthode devrions nous appliquer pour être accepter au même titre que les homosexuel, ne plus risquer d’être jugé comme malade? la visibilité et l'information sont-elles les seuls chose que nous puissions faire pour être reconnu?
Mais...tu le fais exprès ou quoi ? J'ai dis plus haut que ça n'avait pas de rapport avec l'asexualité.

Alors oui, les personnes qui souffrent d'un manque de désir pourraient s'identifier comme asexuelles, car le terme en lui-même est fourre-tout et ambigu. Tu comprends pourquoi j'ai abandonné le terme maintenant ?
Non seulement sur le plan identitaire, mais également par rapport au manque de signification du terme en lui-même.

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Re: DSM

Message par Zimou » 30 avr. 2014, 15:25

Piccolo a écrit :
Zimou a écrit :Et pourquoi avoir parlé de retirer l'asexualité du DSM? est ce parce que l'homosexualité à été déclaré comme non maladive et accepté grâce à son retrait du DSM, donc juste pour copier le procédé d'acceptation? Quel méthode devrions nous appliquer pour être accepter au même titre que les homosexuel, ne plus risquer d’être jugé comme malade? la visibilité et l'information sont-elles les seuls chose que nous puissions faire pour être reconnu?
Mais...tu le fais exprès ou quoi ? J'ai dis plus haut que ça n'avait pas de rapport avec l'asexualité.
Je n'ai dit nul part dans cette citation que ça avait un rapport avec l'asexualité. Je cherche à comprendre justement pourquoi ce sujet a été évoqué auparavant... Comment un lien a t'il pu se faire entre le DSM et l'asexualité, et/ou pourquoi. car le fait que ça n'ai rien à voir n’élève pas l’existence de ce lien, qui lui a forcement une cause.
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.
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Re: DSM

Message par Piccolo » 30 avr. 2014, 15:34

Toutes mes excuses alors, je n'avais pas interprété ta phrase ainsi. Je me disais "mais c'est pas vrai, il se fout de ma poire ou quoi ?" :P

C'est une bonne question. Peut-être qu'ils ont fait un amalgame, ou bien peut-être qu'ils voulaient élargir l'asexualité autant que possible, dans le but d'accroitre la visibilité par tous les moyens.
C'est leur but non ?

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Re: DSM

Message par jethro cain » 30 avr. 2014, 17:35

Une autre question est : pourquoi un psy diagnostiquera l'asexualité de quelqu'un comme un trouble?
Si un asexuel souffre de se sentir anormal parce qu'il n'a aucun désir sexuel, comment un médecin fait-il pour savoir si il doit travailler sur son absence de désir sexuel ou sur son sentiment d'anormalité? car l'absence de désir est susceptible de faire souffrir de façon indirecte n'importe lequel d'entre nous, à cause de l'image de la société, ou de son couple...
C'est une des raisons pour les quels je suis venu sur ce site, les psy ne connaissent pas forcement l'asexualité et ça les amènent a diagnostiqué des troubles du désir a des A (ce qui est inutile vu qu'on ne pourra pas changer son orientation). C'est pour ça que je travail a faire connaitre l'asexualité chez le psy.

Quand a savoir si on bosse sur le désir ou le sentiment de conformité, ca passe par une anamnèse avec le client (discussion) et aussi parfois par des tests normés. Mais à nouveau, cette pratique a beau être très bonne pour les cas habituels (les gens avec un vrai problème), le fait que l'asexualité ne soit pas une hypothèse prise en compte est très délétère pour "les nôtres" :cake: . Voila, j’espère que l’explication est claire :wink:

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Re: DSM

Message par jethro cain » 30 avr. 2014, 17:42

Comment un lien a t'il pu se faire entre le DSM et l'asexualité, et/ou pourquoi. car le fait que ça n'ai rien à voir n’élève pas l’existence de ce lien, qui lui a forcement une cause.
Je pense juste que le domaine pathologie est le seul référentiel qu'on ai. A tort malheureusement, mais les homos étaient exactement dans la même position y a pas encore si longtemps ^^ alors courage.
Peut-être qu'ils ont fait un amalgame, ou bien peut-être qu'ils voulaient élargir l'asexualité autant que possible, dans le but d'accroitre la visibilité par tous les moyens.
C'est leur but non ?
tu parles de AVEN (celui de base) ? ca leur pose pas justement problème ?

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Re: DSM

Message par Piccolo » 30 avr. 2014, 23:18

jethro cain a écrit :Je pense juste que le domaine pathologie est le seul référentiel qu'on ai. A tort malheureusement, mais les homos étaient exactement dans la même position y a pas encore si longtemps ^^ alors courage.
Sauf que le DSM n'a jamais fait de référence à "l'asexualité". A mon avis, c'était plus dans l'intérêt des "demisexuels", histoire d'élargir la "communauté" autant que possible.
Plus de personnes = plus de visibilité.

jethro cain a écrit :tu parles de AVEN (celui de base) ? ca leur pose pas justement problème ?
La version "principale" oui.

Non au contraire, tout ce qu'ils veulent c'est faire de la visibilité à tout prix. Ce site est une blague de toute façon, tout ce que tu peux dire est inutile si tu ne vas pas exactement dans leur sens.

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